Jean-Luc Raymond

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vendredi 18 mai 2007

Formation Développement durable et Technologies de l'Information et de la Communication

J'ai modélisé et conduit en avril dernier une formation sur le thème "Développement durable et Technologies de l'Information et de la Communication" au Centre de Compétences Technofutur TIC à Gosselies (Belgique) pour les Espaces Publics Numériques de Wallonie.

"Fait qui s'installe dans les enjeux majeurs d'aujourd'hui et de demain, le rapport de chacun à l'environnement et à son respect devient une question majeure et un enjeu d'éducation prégnant.

Savoir repérer sur Internet et sur son territoire de vie, des ressources pertinentes pour construire un projet, monter des animations ou informer ; tels sont les objectifs de ce séminaire. Des ressources ludo-éducatives en ligne et la connaissance des acteurs locaux existants sur cette thématique seront mises en valeur pour pouvoir aborder ce thème concrètement au plus près des citoyens."


Cette formation Développement durable et TIC (1 journée) sera reconduite au 3e trimestre 2007 à Technofutur TIC pour un public élargi : associations, collectivités territoriales, organismes tutellaires et entreprises souhaitant mettre en place concrètement dans leur organisation une politique liée à la préservation de l'environnement et utiliser pour cela, entre autres des outils technologiques et Internet aussi bien que de s'attacher à utiliser avec intelligence les outils techniques pour réduire leur impact écologique.

Parmi les ressources utiles sur ce sujet, l'espace de coworking de San Francico CitizenSpace est en pointe sur des recommandations. Sur leur wiki, les cotravailleurs de CitizenSpace ont produit une liste de bonnes pratiques (en discussion) à mettre en place dans l'univers professionnel pour préserver l'environnement et réduire la pollution : "San Francisco Green Business Program : Resource Conservation and Pollution Prevention Checklist for Office/Retail".

Consulter également les articles comportant le mot-clé "Environnement" du blog du Centre de Ressources des EPN de Wallonie.

Jean-Marie Dru, La publicité autrement, le consommateur devient un média

Dans Le Monde 2 de ce vendredi, le Président du Réseau International TBWA et auteur du slogan d'Apple "Think Different", Jean-Marie Dru est interviewé à l'occasion de la sortie de son ouvrage "La publicité autrement" (aux Editions Gallimard, collection Autrement) avec un titre d'article choc "La publicité sera créative ou ne sera plus".

Dans cette entrevue, Jean-Marie Dru parle du nécessaire renouvellement de la publicité avec l'usage personnalisé des nouvelles technologies. Il conte comment les gens peuvent, dès maintenant et encore plus dans le futur, créer leur propre environnement médiatique et musical, leur divertissement grâce au téléchargement, aux consoles de jeux, aux télévisions auto-programmées, aux portables transformés en multimédias.

"A côté de la publicité classique, celle de l'affichage public et des magazines qui restera importante, il va falloir imaginer une nouvelle interactivité, de nouveaux messages, de nouveaux films que les consommateurs blasés auraient envie de voir. Faut-il d'ailleurs encore parler de "consommateurs" ? Aujourd'hui, chacun devient capable de créer son blog, des wikis (les pages Internet ouvertes à tous), des films, son ambiance musicale, ses avatars dans les mondes virtuels. Le consommateur devient un média, l'élément actif d'un réseau. Dans ce contexte, la plupart des gens acceptent de regarder un message publicitaire une fois ou deux, pas plus. Il faut que celui-ci les attire, les amuse, sinon ils s'en vont. Moi, je crois au retour des spots publicitaires longs, talentueux, des 60 ou 90 secondes, véritables "courts-métrages" que les gens voudront regarder, conserver. Je crains que les petits films répétitifs, didactiques, de 15 secondes apparaissent comme du matraquage. La publicité va devoir arrêter le rabâchage pour redevenir un divertissement."


Pour l'anecdote, Jean-Marie Le Dru envoie tous les jeudis un texte appelé "Jeudi" à toutes les agences du réseau TBWA, une note d'une page présentant une idée médiatique nouvelle ou un paradoxe de notre époque.

lundi 7 mai 2007

Apprendre à utiliser Twitter

En janvier, on évoquait sur ce blog Twitter "Un service pour blogs, téléphones (par textos), IM (Gtalk, etc) qui permet de résumer en 150 signes ce que vous êtes en train de faire ou quelles sont vos profondes pensées du moment, pour le communiquer au monde entier ou à vos amis et connaissances (liste restreinte)".

Dans la lignée du nouveau Web ou Web 2.0, cette application de "résonnance" permanente ou indicielle de connexion continue via du micro-blogging centré sur l'utilisateur et son faisceau proche de relations bénéficie d'un écho important chez les prescripteurs de l'Internet renforcée par des outils annexes tels qu'un moteur de recherche (Twitterment), un Top 100 des conversations les plus consultées (Twitterholic), la localisation de propos d'adeptes de Twitter (Twittervision), un plugin pour le navigateur Firefox avec des fonctionnalités de partage et d'affichage d'infos supplémentaires (PowerTwitter) et un wiki des fans de Twitter qui recense les réseaux des utilisateurs de Twitter et des outils additionnels.

Pour mieux comprendre comment fonctionne Twitter, pour apprendre à l'utiliser et en entrevoir les usages, Christophe Ducamp a récemment traduit le texte de Fred Stutzman "Twitter : le Guide Officiel en 12 minutes" en 4 points : Explorer Twitter ; Twitter : utilisez-le comme vous voulez ; Culture RSS et science de l'interruption ; les hyper-gazouilleurs et l'armée montante de Twitter.

mercredi 2 mai 2007

Web 2.0, nouvel âge du net ? Dossier d'Aquitaine Numérique

Dans sa publication bimestrielle "L'Aquitaine Numérique" (n°5, mai 2007), Aquitaine Europe Communication consacre un dossier de 8 pages sur le nouveau Web : "Web 2.0, nouvel âge (du net) ?" (en .pdf, à télécharger à cette adresse) complet en terme de pratiques, d'enjeux, de modèles d'affaires, du rôle central de l'internaute. Au sommaire :

1. Massification des accès, démocratisation des outils : Toujours plus d'internautes à haut débit ; des usages qui se diversifient ; équipement numérique à grande vitesse ; capacité individuelle accrue d'édition ; publication pour (presque) tou ; vers un internaute Web 2.0 ?

2. Web communautaire et web lego : Créations de contenus par l'internaute ; création de valeur par les internautes ; le "virage social" du Web ; gratification "sociale" de la participation ; toujours plus de transversalité ; la force de la syndication ;  le Web "Lego".

3. Vers un nouvel âge : Les "widgets" débarquent sur le bureau ; "Webisation" des applicatifs ; entreprise 2.0 ; bénéfice 2.0 ? ; Régulation 2.0 ; foisonnement à la marge, concentration au centre.


Ce long article comprend également un lexique de l'usager 2.0, un point juridique sur le Web 2.0 et 2 mini-interviews : Benjamin Rosoor (gérant de Web Report) sur la question de la qualité des contenus et Claire Decroix (animatrice à l'Echangeur Bordeaux Aquitaine) sur le thème des outils de travail collaboratifs (blogs, wikis) pour les PME et TPE. Des références complémentaires au dossier Web 2.0 figurent en ligne à cet URL.

"L’expression «Web 2.0» a commencé à circuler sur internet il y a bientôt deux ans; elle formalise le sentiment qu’après la période initiale de la bulle internet et des désillusions engendrées par son éclatement, une deuxième période aurait commencé, fondée sur des bases à la fois technologiques, sociales et économiques différentes. Le concept comme l’étiquette ont désormais largement débordé de la sphère spécialisée, y compris dans le monde «réel» où apparaissent des services estampillés 2.0, pour peu qu’ils aient une dimension communautaire ou participative – certains y voient une révolution encore plus profonde, de nature à transformer nos sociétés : n’a-t-on pas récemment organisé une conférence «Politique 2.0»? Le présent dossier s’attache à remettre cette évolution en contexte, à en cerner les composantes techniques et sociétales, en un mot : à faire le point avant que ne s’ouvre la prochaine étape, que certains se sont empressés de baptiser… web 3."

dimanche 29 avril 2007

Wikipédia, le rêve de Diderot? dans Philosophie Magazine et colloque sur Wikipédia en octobre à Paris

Philosophie Magazine du mois de mai 2007 consacre sous la plume du journaliste Marc Fernandez un article de 6 pages au modèle encyclopédique proposé par Wikipédia : "Wikipédia, le rêve de Diderot ?".

ll y conte l'histoire de ce que certains nomment une "base de connaissances", d'autres une "encyclopédie", d'autres encore un "ensemble de ressources" et donne la parole à des auteurs et acteurs du projet Wikipédia (passés et actuels) sur l'épineux sujet de la validité et du statut des articles figurant sur Wikipédia.


On apprend au cours de ce papier l'organisation prochaine à Paris d'un colloque sur Wikipédia : les 19 et 20 octobre 2007 à la Cité des Sciences et de l'Industrie ; extrait :

"Déjà, en décembre 2004, au sujet de ce que devrait être un article "encyclopédique", un des contributeurs, surnommé Caton, a affirmé, sans craindre l'ironie, qu' "au fond, Wikipédia renseigne sur les oeuvres que Descartes a écrites comme on peut se renseigner sur des horaires de train" : (...) On peut très bien avoir beaucoup d'informations, et être néanmoins au degré zéro de la connaissance (...). C'est pourquoi le danger de toute encyclopédie est de sombrer dans l'insignifiance et le vide culturel. L'information pour l'information est l'opposé de l'instruction, du savoir et de l'amour de la connaissance."

Le débat fait rage, y compris au sein de la communauté. Pour tenter d'y répondre, Wikimédia organise, en octobre prochain, à la Cité des Sciences et de l'Industrie à Paris, un colloque "Wikipédia et les experts".

"C'est un problème inextriquable, admet Barbara Cassin. Si l'on instaure un comité scientifique, on dénature l'instantanéité du projet. Malgré ses inconvénients, l'information qu'offre Wikipédia a cet avantage de ne pas être orpheline : elle cite des sources, renvoie à des liens, etc. Si l'on s'en sert comme d'un point de départ qui nous permette de tirer un fil pour entamer une recherche, alors c'est parfait. Maintenant, est-ce qu'à partir de là, vous avez assez de matériau pour en faire un usage intelligent ? C'est une question qu'il leur faudra affronter pour poursuivre cette magnifique aventure."

mardi 27 février 2007

Wikipédia par Michel Serres

Dans la chronique hebdomadaire du dimanche 25 février, Le Sens de l'info diffusée sur France Info, l'académicien Michel Serres évoque Wikipédia. Voici la transcription écrite de cette chronique.

"Je suis un enthousiaste de Wikipédia parce que ce n'est pas un dictionnaire. A l'Académie, nous faisons un dictionnaire. Là, c'est une encyclopédie c'est-à-dire une collection pas de mots mais de connaissances. Je suis un enthousiaste de Wikipédia pour plusieurs raisons.


La première raison, c'est sa gratuité et je crois que j'ai consacré ma vie à la connaissance, d'une certaine manière parce qu'elle est gratuite. Comme elle est gratuite, elle est productrice. Je prends un exemple : si vous avez du pain et moi 2 euros et si je vous achète du pain parce que j'ai faim ; vous allez avoir deux euros et moi du pain. Cet équilibre qu'on appelle le jeu à somme nulle est le principe même de l'économie, c'est-à-dire, il équilibre. Tandis que si vous savez un théorème ou quelque chose concernant le vivant et que vous me l'enseignez, vous me le donnez mais vous le gardez et par conséquent, ce n'est plus un jeu à somme nulle et c'est producteur de sens illimité. C'est gagnant-gagnant. L'école enseigne le gagnant-gagnant et l'économie n'enseigne que des jeux à somme nulle.


Deuxièmement, c'est libre. Alors là, il va y avoir des critiques. Puisque c'est libre, ce n'est pas validé. On a fait des calculs là-dessus et ils sont vraiment éblouissants parce que s'il y a une encyclopédie qui est une bonne référence, c'est l'encyclopédie Britannica. On a calculé qu'il y avait 2,93 erreurs par article dans l'Encyclopédia Britannica tandis qu'il y avait 3,86 erreurs par article dans Wikipédia. La différence est pratiquement nulle. Alors, on se dit que la liberté, là, a donné des résultats extraordinairement bons.


Je vais vous raconter une histoire sur la vérité de Wikipédia. Il y a quelques années, j'ai publié une livre qui s'appelait Rameaux et à la fin de cet ouvrage, il y a un grand chapitre sur Saint-Paul. Un de mes lecteurs américains m'a raconté l'histoire suivante, c'est que lisant ce livre-là, il a voulu vérifier ce que j'avancais dans ce chapitre. Il a trouvé Wikipédia et je disais dans mon chapitre que Saint-Paul avait passé sa jeunesse dans des études à Jérusalem... Et non, dans Wikipédia, il y avait marqué que Saint-Paul dans sa jeunesse avait vendu des ice cream à la vanille dans le New Jersey. Alors, il a été très étonné. Ca lui est arrivé un matin à 10 h 30 et il est revenu sur Wikipédia à midi et cette astuce-là était supprimée.


Par conséquent, la vérité est rétablie par des correcteurs anonymes et libres. C'est une entreprise qui m'enchante parce que, pour une fois, c'est une entreprise qui n'est pas gouvernée par des experts. J'ai une grande grande confiance dans les experts, bien entendu. A qui voulez-vous que je fasse confiance sinon à des experts ? Mais cette confiance envers les experts est limitée puisque les experts, qu'ils soient mathématiciens, astronomes ou médecins ne sont que des hommes. Par conséquent, ils peuvent se tromper et il y a là dans cette entreprise de liberté, de communauté, de vérification mutuelle, quelque chose qui, dans la gratuité, la liberté, m'enchante complètement et me donne une sorte de confiance dans ce que peut être un groupement humain.


Le savoir absolu n'existe pas pour la bonne raison que dès qu'on est un peu dans le savoir, on voit à quel point il évolue à toute vitesse. J'ai dit dans une autre émission qu'aujourd'hui, les professeurs de sciences n'enseignent que la moitié de ce qu'ils ont eux même appris. Le savoir est dans une progression exponentielle. Comment voulez-vous qu'il soit un jour absolu ? Il y a une telle grande différence entre le savoir et la connaissance, ou l'entendement et l'intelligence, que la marge de progrès est infinie.


Revenons aux difficultés de Wikipédia aujourd'hui et je voudrais ajouter sur la gratuité que Wikipédia n'est pas le seul site qui soit gratuit. Si vous prenez l'Open Source par exemple, vous pouvez vous procurer des logiciels gratuitement qui sont, du point de vue de leur performance, 10 fois
supérieurs aux logiciels qu'on utilise habituellement et qui sont fournis par des ingénieurs qui sont parfaitement bénévoles. D'ailleurs, Wikipédia est dirigée par une française qui s'appelle Florence Nibart-Devouard qui est parfaitement bénévole, elle aussi. Il n'y a que des bénévoles et cela donne vraiment tort à tous nos prophètes de malheur. Il y a aujourd'hui une encyclopédie libre, gratuite à la disposition de tout le monde et qui est le plus souvent vraie.


Il y a des vandales partout mais ce que je trouve d'extraordinaire dans l'organisation de Wikipédia, c'est qu'elle est auto-organisée pour lutter contre les vandales. D'une certaine manière, c'est un miracle d'auto-organisation, d'auto-gestion. On a l'impression qu'en matière de liberté et de vérité, l'honnêteté l'a emporté sur le vandalisme ce qui est rare dans notre monde moderne."

jeudi 22 février 2007

Formation Web 2.0

Depuis juin 2006, j'ai modélisé et je conduis régulièrement une formation Web 2.0 au centre de compétence TechnofuturTIC à Gosselies (Charleroi, Belgique), lieu aidé par la Région wallonne et des Fonds structurels européens, qui propose des formations techniques de tout niveau et des séminaires sur les enjeux et l'innovation dans le domaine les Technologies de l'Information et de la Communication. Ma prochaine session de formation Web 2.0 à TechnofuturTIC se déroulera en avril.


La plupart des séminaires sont en accès gratuits pour les Wallons et la mixité des publics (fonctionnaires territoriaux, chefs d'entreprises, cadres , employés, personnes du secteur associatif, checheurs d'emploi...) accueillis lors des sessions en font des ferments de questions, réponses mais surtout des échanges constructifs et nutritifs car chacun selon sa problématique, ses centres d'intérêt peut apprendre de l'autre, comprendre un positionnement professionnel ou associatif, ou saisir un projet qui se façonne. Cet univers est véritablement passionnant. Il enrichit intellectuellement et techniquement aussi bien les stagiaires que le formateur.


Une formation Web 2.0 participative


Conduite sur deux jours, la formation Web 2.0 intitulée "Réseaux sociaux et web collaboratif : enjeux du Web 2.0", permet par une approche participative des stagiaires de définir un visage du « nouveau Web », à réfléchir sur les usages d’outils qui façonnent le Web d’aujourd’hui et de demain avec, bien entendu, une mise en pratique effective et un recul critique nécessaire.


Des ressources écrites sur le Web 2.0


A la place de la traditionnelle présentation PowerPoint donnée aux stagiaires, il est offert à chaque participant un dossier documentaire de plus de 30 pages comprenant : des définitions du Web 2.0, un glossaire spécialisé, une liste d’outils, services et plateformes Web 2.0, des références de sites et blogs sur le sujet ainsi que des schémas explicatifs sur le Web 2.0.


En complément, il est délivré à chaque stagiaire une Revue de Presse exhaustive (couvrant un an d’actualités) de plus de 50 pages sur le Web 2.0.


Un contenu de formation en constante évolution


Ces deux ressources sont mises à jour à chaque session tout comme le contenu de la formation qui présente 20 % de nouveautés  à chaque nouvelle session.


Des résultats et l'avis des stagiaires


A l’issue de ces sessions, des stagiaires ont créé des blogs, utilisent Del.icio.us dans leur travail de veille, placent leurs vidéos sur YouTube et échangent avec d’autres internautes… Les messages suivants sont un aperçu de l’avis de stagiaires à la suite de la formation.


«Merci pour ces informations et pour les 2 jours de formation. C’est vrai que si Internet évolue techniquement tous les jours dans un monde «virtuel», il est aussi important de garder l’aspect humain et donc ce contact direct au travers de sessions où chacun peut partager et exprimer ses expériences.»

Olivier D., Charleroi, créateur d’entreprise.


«Un tout grand merci pour la documentation et pour la formation.»

Elise G. Bruxelles, cadre dans une association Européenne dans l’industrie chimique.


«Je recommande vivement cette formation sur le Web 2.0. C’est une mine d’informations.»

Caroline M., Bruxelles, chef de projet dans une agence Web.


«Et encore bravo pour votre remarquable prestation.»

Roland M., Bruxelles, dirigeant d’association de projets Européens.


«Netvibes est un outil intéressant que je consulte maintenant régulièrement.»

Richard B., Hotton, employé communal.


«Plus j'y repense, plus j'ai trouvé cette formation pleine de choses très très utiles. Je suis en train d'en faire une synthèse pour mes collègues.»

Sophie F., Bruxelles, cadre dans une association Européenne.


Contenu de la formation


L'accès à Internet de plus en plus généralisé permet d'envisager de nouveaux modes de relations collaboratives entre les individus dans la sphère privée et dans le milieu des Asbl, le monde de l’entreprise et les entités administratives.


D’une micro-informatique à base de logiciels installés sur son ordinateur, l’utilisateur travaille, partage, interagit et coopère en ligne via de multiples applications gratuites disponibles sur le Web qui replacent l’individu au cœur de la production d’informations ; données qui peuvent se lier à d’autres et être la source de nouveaux projets et activités, jouer un rôle prépondérant dans le domaine de la veille et du marketing viral.


Ce séminaire de fomation propose de faire le point sur ce qu’on appelle le Web 2.0 et sa réalité par une approche concrète du concept (aspects techniques, collaborations sociales, transformations organisationnelles et modèles économiques) via la présentation, des exercices guidées et la mise en perspective d’outils internet :

  • blogs,
  • syndication de contenu,
  • marqueurs et réseaux sociaux,
  • cartographies d’échanges,
  • logiciels collaboratifs en ligne,
  • partage audio et vidéo,
  • etc.


Sont également abordés des notions générales du Web 2.0 qui transforment et structurent l’Internet d’aujourd’hui et de demain :

  • le journalisme citoyen,
  • les indicateurs d’influence,
  • l’intelligence coopérative,
  • et les tendances majeures de l’utilisation de l’Internet par les moins de 25 ans.

samedi 27 janvier 2007

Amazon est de moins en moins un cybermarchand et de plus en plus une plateforme technologique

Amazon est-il arrivé à maturité ? Est-il encore un cybermarchand ? Amazon est devenu avec le temps une plateforme technologique protéiforme diversifiée où les fonctionnalités sont organisées dans un écosystème de plus en plus porté vers des applications en ligne ouvertes (via les API) et en même temps très liées à Amazon.


Le cybermarchand teste constamment des nouveaux services en les mettant d'abord en ligne à destination de ses partenaires et des revendeurs. Aussi, la base de données des revendeurs Amazon constitue un point d'entrée unique pour analyser ce qui fonctionne, plaît, est utilisé ou non et permet à la société américaine d'avoir une force de frappe inégalée (à l'exception d'Ebay) sur Internet, d'autant plus impressionnante qu'elle est mondiale.


Le lancement d' "Amapedia, la Wikipedia d'Amazon" signalé notamment par le journaliste Francis Pisani, s'inscrit dans cette dynamique de lier le contenu, l'expertise du lecteur-fan-contributeur-consommateur-distributeur à l'univers Amazon. A suivre : Amapedia :

"Le contenu est pour le moment des plus limités : 800 articles créés en interne et 5 000 qui viennent d'essais antérieurs (ProductWiki). Les sections les plus populaires semblent être livres (science-fiction) et jeux de stratégie. Les geeks mènent l'offensive. Ça changera."


Le Journal du Net analyse historiquement et avec une analyse chiffrée ce que devient Amazon via un dossier actualisé : "Amazon est-il encore un cybermarchand ?" :

"En fait, cela fait des années que Jeff Bezos annonce où il veut en venir. "Les services pourraient devenir notre activité première". Technologie et services : c'est ainsi que sont nés en 2002 les web services d'Amazon, des applications Web pouvant interagir dynamiquement avec d'autres programmes, et sur lesquelles les développeurs peuvent s'appuyer pour bâtir de nouvelles applications adaptées à leur activité. A l'heure actuelle, plus de 180.000 développeurs conçoivent des solutions et des sites à partir des web services d'Amazon.

Cela fait longtemps qu'Amazon n'est plus un simple magasin de produits culturels en ligne. Amazon est devenu une plate-forme technologique, et c'est cette compétence que l'entreprise cherche à monétiser, en prenant en charge les opérations en ligne d'autres distributeurs, comme Target, en louant une partie de ses serveurs et de ses capacités informatiques, en ouvrant la porte de ses programmes aux développeurs, etc. La société fait la même chose offline, en proposant aux sites marchands de sous-traiter leur logistique ou en mettant à disposition une partie de ses 20 centres logistiques, qu'elle a patiemment construit pour environ 300 millions de dollars."

jeudi 11 janvier 2007

Wikiversité, une communauté d'apprentissage libre francophone naissante

La Wikiversité ("Wikiversity" en anglais) est le nouveau projet de la Wikimedia Foundation (qui soutient le projet Wikipédia). Communauté d'échange basée sur l'apprentissage, la Wikiversité, néologisme créé à partir de la contraction des mots "Wiki" et "Université" vise au développement d'une communauté autour de textes pédagogiques libres.


Cet espace de partage de cours de tous niveaux déposés par des contributeurs volontaires est proposé à partir d'une adresse générique avec un classement par facultés (Arts ; Sciences humaines et sociales ; Sciences exactes et naturelles ; Technologie et sciences appliquées) à partir desquelles on retrouve les différentes disciplines des savoirs.


La Wikiversité francophone en est tout juste à ses débuts. Elle fait donc appel à des contenus créés et composés par des internautes de différentes contrées apportant leurs savoirs et compétences. Pour en savoir plus sur le projet et en discuter, la salle de café est un lieu de discussion virtuel et travailler aux premiers pas de la Wikiversité.

"La Wikiversité est un centre de création et d'utilisation de ressources et d'activités destinées à l'apprentissage. Ses priorités premières et ses objectifs sont :
- la création et l'hébergement de ressources libres pour l'apprentissage, en toutes langues et pour tous âges,
- l'hébergement de projets et de communautés pour la gestion de ces ressources,
- et le développement de projets Wikimedia déjà existant afin de les compléter (par exemple un projet de trouver de bonnes sources pour les articles de Wikipédia)."

dimanche 17 décembre 2006

You (tendance 024)

Nouvelle rubrique : tendance. Un mot, une expression, un lieu, une chose comme reflet de notre temps, miroir de l'instant ou inscrit dans l'avenir, porteur de sens dans les circonstances dans lequel on le prononce, dans son champ énonciatif et contextuel. Mot, expression à suivre, objet utile ou inutile, lieu en devenir...


L'hebdomadaire américain Time a choisi sa personnalité de l'année 2006 (TIME's Person of the Year for 2006) : "You" ("vous, toi"). Avec ce sous-titre en illustration de sa une : "Yes, you. You control the Information Age. Welcome to your world." ("Oui, vous. Vous contrôlez l'âge de l'information. Bienvenu dans votre monde").


Placer ainsi le "vous" comme une tendance idéalisée de notre monde, c'est consacrer l'individu comme acteur de la société de la connaissance ; un homme qui réagit aux évènements de ce monde sur Internet, qui écrit sur la base de connaissances Wikipédia, qui met en ligne ses vidéos sur YouTube ou possède "son" MySpace où il a des amis. Tout ceci a été rendu possible grace au World Wide Web et à ces petites contributions de millions de personnes. C'est le discours de Time.


Dans un lyrisme et un enthousiasme sans mesure, l'éditorial de Lev Grossman dresse un hymne au Web 2.0, une expérimentation qu'il qualifie "de citoyen à citoyen", d'individu à individu :

"But that's what makes all this interesting. Web 2.0 is a massive social experiment, and like any experiment worth trying, it could fail. There's no road map for how an organism that's not a bacterium lives and works together on this planet in numbers in excess of 6 billion. But 2006 gave us some ideas. This is an opportunity to build a new kind of international understanding, not politician to politician, great man to great man, but citizen to citizen, person to person. It's a chance for people to look at a computer screen and really, genuinely wonder who's out there looking back at them. Go on. Tell us you're not just a little bit curious."


Time fait le portrait de 15 individus qui correspondent à l'expression "Power the people" et Richard Stengel explique ce choix de la personnalité de l'année 2006.

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