Jean-Luc Raymond

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vendredi 17 novembre 2006

Le Monde 2 signe un numéro spécial brillant : Bienvenue dans la technosphère

Numéro spécial passionnant du Monde 2, ce week-end, avec comme thème générique et unique : "Bienvenue dans la Technosphère" que son rédacteur en chef Yann Plougastel présente ainsi :

"Une série d'articles qui décrivent la manière dont les nouvelles technologies ont pris place dans notre vie quotidienne, laquelle ressemble désormais au village global que le visionnaire philosophe canadien Marshall McLuhan avait prophétisé dans les années 1960."


La mort annoncée de la télévision


Le premier article : "La révolution internet sous l'angle de la sociologie : A l'heure de la convergence numérique" est un entretien avec Jean-Louis Missika, sociologue, conseiller politique et aussi coach de managers de grandes entreprises en France, qui a lancé un pavé dans la mare, en mars 2006, avec la parution d'un essai dont le titre est clair : "La Fin de la télévision" (Editions du Seuil). Dans cette interview, Jean-Louis Missika annonce l'annexion de la télévision par le Web et la présence d'écrans (téléphones mobiles, ordinateurs, consoles vidéo...) qui ne cessent de diffuser en tous lieux des infos (textes, images et sons) émises par les citoyens :

"On assiste à une profonde transformation socioculturelle : aujourd'hui, la production, l'édition et la diffusion d'une information ont un coût extrêmement bas sur le Web. C'est à la portée des amateurs... Jusqu'à présent, nous étions habitués à des médias puissants et prescripteurs, où la place occupée par celui qui parle et celui qui écoute était claire et immuable. Désormais, nous sommes dans un univers foisonnant et étrange, où celui qui écoute a aussi envie de parler. L'heure est au média conversationnel.

Etre journaliste n'est plus une profession mais une position que chacun peut occuper, de temps en temps, dans sa vie sociale. Nous sommes en quelque sorte revenus en l'an 1815... 15 ans avant la Penny Press, c'est-à-dire l'invention du modèle économique qui régit encore la presse écrite aujourd'hui!"


Se connecter à Internet, visages de l'accès à Internet dans le monde


Claire Ulrich présente un étonnant article illustré sur la manière dont on peut se connecter sur Internet sur les 5 continents : "Le Net du bout du monde". Au Brésil, le "computador da um real" est un cédérom qui fait office de bureau mobile pour les personnes ne possédant pas d'ordinateurs. A Nyarukamba (Rwanda), sans électricité ni fournisseur d'accès, le village est connecté à Internet grâce à une station solaire Internet inventée par la société américaine Inveneo. En Inde, ce sont les DataMules ou facteurs Internet de DakNet qui desservent les villages via des motos, des camions ou des autobus, pour relever les messages de courrier électronique, les fichiers à envoyer et en assurer aussi la réception.


L'information collective


La même journaliste s'intéresse au phénomène Sud-coréen du site d'information Ohmynews existant depuis 2002 fait par et pour des internautes : "M. Oh et ses 40 000 cyber-reporters" :

"La formule de journalisme qu'à inventée dès 2000 M. Oh en Corée s'appelle aujourd'hui Users Generated Content (contenus produits par les particuliers). Les médias traditionnels y voient une bouée de secours. Mais ce sont d'autres investisseurs qui ont finalement permis à Ohmynews de s'exporter : les opérateurs de téléphonie, futurs distributeurs de contenus sur terminaux mobiles".


George Marion conte l'histoire légendaire des appareils photos Leica, derniers survivants de la photo argentique qui ont décidé, à marche forcée, de passer au numérique, avec 4 nouveaux modèles.


La révolution de l'encre électronique


Diane Wulweck explore le monde des bibliothèques et de la lecture en devenir via son article "Lisez branchés" qui évoque le e-book, le livre électronique et l'e-ink (encre électronique) inventée en 1998 au sein du Massachusetts Institute of Technology :

"Enfermées dans un support plastique de l'épaisseur de quelques microns, des microcapsules font naître ou disparaître un texte ou une image selon l'information électrique qu'on leur envoie. Légère, interactive, pilotable à distance, très peu gourmande en énergie... l'encre électronique promet de révolutionner le marché de l'imprimé - la presse écrite, l'édition, et bien sûr, l'affichage publicitaire."


Le design de demain se conçoit aujourd'hui


Olivier Dumons fait le portrait de Stefano Marzano, docteur en architecture et designer, chez Philips, d'objets quotidiens de l'avenir. Stefano Marzano travaille pendant des périodes de projets de 8 ou 9 mois ""sur des concepts qui sont des stimulations, des provocations, destinées à ouvrir un nouveau débat". Le véritable travail de fond sera ensuite de convaincre puis d'adapter ces concepts à des productions, et là, les délais s'allongent. En effet, ses équipes ne sont pas seulement composées de designers, mais également d'analystes de tendances, de sociologues, d'anthropologues culturels et même de psychologues".


Pierre Barthélémy présente les textiles de demain dans son papier "Tissus d'innovations", des vêtements intelligents sécurisants, augmentations du corps par leur effet intégrateur (clavier souple, lecture de musique...), sécurisant ou alertant les personnes aux alentours ("la société belge Verhaert a conçu un pyjama pour bébé censé prévenir la mort subite du nourrisson en suivant des données cardiaques et respiratoires").


Enfin, une saga en images et en textes sur l'histoire du téléphone de sa naissance au portable 3G compile 130 ans d'histoire de la téléphonie en 9 pages.


Source :

Plougastel, Yann (dir.) (18 novembre 2006). Bienvenue dans la technosphère, Le Monde 2, n°144, Paris, Numéro spécial.

mardi 14 novembre 2006

Territoires urbains, exclusions, représentations et sphères de vie

En ces temps d'accélération de créations hybrides de plateformes du nouveau Web autour de cartographies annotées par certains utilisateurs internautes et d'une redécouverte du territoire réel au regard du territoire virtuel, quelques relectures s'imposent pour prendre un peu de recul sur la notion de territoire et de ville contemporaine.


En février 2006, le sociologue Jacques Donzelot publie l'article scientifique "La ville à 3 vitesses" dans la collection Arguments du PUCA (Plan Urbanisme Construction Architecture) du Ministère des Transports et de l'Équipement, qui comprend des textes synthétiques sur l'actualité des questionnements relatifs à la recherche urbaine. Jacques Donzelot y décrit 3 phénomènes majeurs du rapport des habitants à la ville moderne : la relégation, la péri-urbanisation et la gentrification. Les classes moyennes et précaires se voient rejeter des villes centres :

"Il y a la mondialisation par le bas qui se traduit par la concentration de ces minorités visibles dans les territoires de la relégation. Et puis la mondialisation par le haut qui correspond à la classe émergente associée à la gentrification. Entre ces deux pôles, aucune commune mesure ne permet l'établissement d'une relation, conflictuelle ou non. Elles vivent dans la même ville. Mais celle-ci ne relie pas l'une et l'autre des extrémités de ses habitants. Elle vit plutôt au rythme des malaises de la population qui s'intercale entre ces deux éléments sans établir une continuité efficace. Car cette population de classes moyennes qui constitue la principale part de la société contribue à la relégation autant qu'elle se sent rejetée par le processus de gentrification. Autant les classes moyennes ont constitué la solution de la ville industrielle, autant elles sont devenues le problème dans la ville mondialisée. Il n'est pas de moyen que la ville puisse à nouveau "faire société" qui ne nécessite d'apporter une solution aux classes moyennes, celles qui s'estiment, à juste titre, "les oubliées" de la nouvelle configuration pour la pure et simple raison qu'elles se trouvent en position de la subir."


Les classes créatives, puissantes financièrement, tiennent le pouvoir économique et se concentrent dans les villes centres, autour de bouillonnements culturels et technologiques, bénéficiant d'accès à des infrastructures techniques à haut, voire très haut débit.


Dans son essai "La société hypermoderne" (Editions de l'Aube, 2000), François Ascher, Professeur d'Urbanisme à l'Université de Paris 8, décrit la société moderne dans l'évolution urbaine et les liens sociaux dans la cité, plus nombreux, mais moins forts, qui font naître une société de la connaissance, un capitalisme cognitif sur lequel les individus pensent peser et ainsi transformer le territoire par les techniques c'est-à-dire les technologies. Les villes changent car la société et l'économie cognitive imprègnent notamment via les technologies ("les nouvelles technologies urbaines"), leurs modes de conception, de production et de gestion :

"Les conceptions et représentations de la métapole seront inévitablement en phase avec la société hypertexte et avec ses représentations multidimensionnelles du monde. Il ne pourra y avoir de séparation radicale entre les manières dont la société se pense et fonctionne, ses paradigmes, et les manières de concevoir les espaces des villes. Le monde du virtuel pénétrera inévitablement les théories et les pratiques de l'urbanisme et de l'architecture urbaine et donnera naissance à des combinaisons nouvelles. Le virtuel augmentera de différentes manières l'actuel. Demain, l'espace des villes n'intégrera pas les TIC seulement comme des métaphores, mais ressemblera davantage, lui aussi, à un hypertexte dans lequel les citadins se fabriqueront des urbanités variées et changeantes. D'ores et déjà, comme le souligne Antoine Picon, les citadins se déplacent souvent dans les villes tels des joueurs de jeux informatiques, sans consulter des modes d'emploi qui n'existent pas ou sont inutilisables, et se dirigeant par "essais, erreurs et reconnaissance".


Plus les technologies se font sensibles dans la reconstruction d'un territoire virtuel pouvant paraître pratique, volontairement organisé, sécurisant, voire utopique, plus elles semblent buter sur la réalité physique tangible du territoire local réel.


Illustration chiffrée, le blog Neighbourhoods, sur le modèle des parcours de vie, rappelle aujourd'hui la sphère territoriale de vie des enfants britanniques, une échelle extrêmement réduite : la notion de pas de porte (à 60 m du domicile en ligne droite, à 100 m en marchant), le voisinage (à 260 m de la maison en ligne droite, à 400 m à pied) et le local (à 600 m de l'habitation en ligne droite et à 1 km en marchant). Soudainement, le territoire se fait plus humain.

lundi 13 novembre 2006

L'Email est mort pour les adolescents, ma définition des sites de réseaux sociaux (Danah Boyd)

La jeune et brillante chercheuse doctorante Danah Boyd qui travaille actuellement pour Yahoo a publié sur son blog deux articles essentiels ces derniers jours :


Le 7 novembre : "What i mean when i say "email is dead" in reference to teens" ("ce que je signifie quand je dis que "l'email est mort" en référence aux adolescents").

En quelques phrases, Danah Boyd développe son argumentation : si les adolescents possèdent des comptes de courrier électronique et qu'ils s'y connectent, en revanche, ils ne s'en servent pas pour converser avec leurs amis. Un article de Steven L. Thorne de 2003 : "Artifacts and Cultures-of-Use in Intercultural Communication" (30 pages, à télécharger ici en .pdf) précise que les enfants entamant par internet une relation de correspondance via l'email la poursuivent sur messagerie instantanée comme média de "socialisation".
En filigrane, la chercheuse explique que ce trait d'utilisation de l'internet est générationnel : les adolescents d'aujourd'hui utilisent prioritairement la messagerie instantanée, MySpaceFacebook et les SMS comme médias principaux de communication avec leurs amis. Même si le courrier électronique est encore usité, ce n'est plus le lieu favori pour les adolescents d'une "communication sociale" ou de "passion émotionnelle profonde" tels nommés par Danah Boyd.


Le 10 novembre : "Social network sites: my definition" ("sites de réseaux sociaux : ma définition").

Pour Danah Boyd, un site de réseau social est :
"A "social network site" is a category of websites with profiles, semi-persistent public commentary on the profile, and a traversable publicly articulated social network displayed in relation to the profile".
("Un site de réseau social" est une catégorie de sites Web avec des profils, un commentaire public du profil semi-persistent et un réseau social publiquement articulé et visitable, montré en rapport au profil").
Danah Boyd explicite ensuite les notions de "profile", "traversable", "publicly articulated social network" et "semi-persistent public comments".
La chercheuse applique cette définition à MySpace, Facebook, Friendster, Cyworld, Mixi, Orkut, etc. et elle explique que cette définition évoluera avec l'avancée de ses travaux.

dimanche 12 novembre 2006

Génération M (tendance 007)

Nouvelle rubrique : tendance. Un mot, une expression, une chose comme reflet de notre temps, miroir de l'instant ou inscrit dans l'avenir, porteur de sens dans les circonstances dans lequel on le prononce, dans son champ énonciatif et contextuel. Mot, expression à suivre, objet utile ou inutile...


Génération M... Dans l'édition d'août 2006, le magazine américain Wired (spécialisé nouvelles technologies) reprend les propos en condensé du blog de Derek Powazek, cofondateur de JPG Magazine, qui définit sur son blog, dans un article du 31 mai 2006, la Génération M dont il se déclare faire partie : Generation M :

"What truly defines my generation - us Web geeks, iPodders, and remixers? I think we're Generation M.
M for multitask: We listen to music while surfing the Web and having four IM conversations.
M for mashup, my favorite example of multitask culture.
Finally, M for media, with emphasis on the me.
There is no corner of our lives undocumented, no niche topic left unexplored".


Patrick Giroux
 et François Guité font allusion sur leurs blogs à une acception moins large de la Génération M : les pratiques multimédia chez les jeunes de 8 à 18 ans :

"Ainsi, les médias occupent presque autant de place dans leur vie que l'école. Face à pareille compétition, celle-ci, avec les pauvres moyens qui lui sont donnés, ne peut plus rivaliser. ... Peut-être faut-il dire multimédia plutôt que media, car les jeunes vivent à l'ère de l'électronique. Ils gobent non seulement la télé, les jeux vidéo et l'ordinateur, mais aussi les lecteurs MP3, les téléphones cellulaires et les Palms."


Les deux spécialistes de la pédagogie font en fait référence à une étude américaine de la Kaiser Family Foundation publiée en mars 2005 sur les habitudes de consommation des médias par les jeunes américains de 8 à 18 ans : "Generation M: Media in the Lives of 8-18 Year-olds" (rapport complet téléchargeable ici en .pdf, 145 pages).

vendredi 10 novembre 2006

Creative Commons, qu'est-ce que c'est ? A quoi ça sert ?

Les licences Creative Commons sont de plus en plus utilisées sur les publications personnelles et collectives dans le partage de la création. Le Journal du Net publie un point complet et synthétique sur les licences Creative Commons sous la plume de Guillaume Devaux "Creative Commons : une réécriture du droit d'auteur à l'ère du Web" en 5 questions/réponses : 1. Quelle est l'origine des Creative Commons ? ; 2. Qu'est-ce qu'une licence Creative Commons ? ; 3. Quel est l'objectif de ces licences ? ; 4. Que se passe-t-il en cas d'usage commercial d'une oeuvre sous licence Creative Commons ? ; 5. Comment expliquer le succès des Creative Commons, en particulier sur Internet ?


Sur la définition de Creative Commons :

"La licence Creative Commons est un dérivé flexible du droit d'auteur adapté à tous les supports, numériques ou non, et qui repose sur un tronc commun : l'autorisation tacite de reproduction non exclusive de l'œuvre. A ce tronc commun, viennent se greffer quatre conditions complémentaires auxquelles les créateurs d'œuvres peuvent choisir de souscrire ou non : le respect du nom de l'auteur, le choix d'une utilisation non commerciale par les utilisateurs de l'oeuvre, la limitation de la réutilisation de tout ou partie de l'œuvre et l'autorisation du partage à l'identique, c'est-à-dire l'obligation de rediffuser selon la même licence. Autrement dit : si l'œuvre initiale est modifiée, le résultat sera tributaire des mêmes conditions d'utilisation et sera donc lui-même modifiable. La licence Creative Commons est donc un contrat conclu entre l'auteur et le destinataire de l'œuvre autorisant ce dernier à utiliser l'œuvre selon ces conditions préderminées. Une signalétique simplifiée résume les caractéristiques générales des licences, facilitant ainsi l'information des utilisateurs non juristes."


A compléter par une vidéo en anglais signalée par Henri Labarre sur son blog 2803 : Les Creative Commons expliquées simplement, par le film sous-titré en français Soyez Créatifs diffusé sur le site ressource Creative Commons France

Wikinomics ou wikinomie (tendance 005)

Nouvelle rubrique : tendance. Un mot, une expression, une chose comme reflet de notre temps, miroir de l'instant ou inscrit dans l'avenir, porteur de sens dans les circonstances dans lequel on le prononce, dans son champ énonciatif et contextuel. Mot, expression à suivre, objet utile ou inutile...


Journaliste et fin observateur des technologies et de leurs usages depuis des années, Francis Pisani évoque sur son blog un nouveau mot : "Encore un nouveau terme : Wikinomics".


Ce mot est le titre d'un ouvrage de Don Tapscott et Antony D. Williams à paraître en janvier 2007 chez Portfolio : Wikinomics: How Mass Collaboration Changes Everything (Wikinomics: comment la collaboration de masse change tout).


L'idée de ce livre et du terme Wikinomics (à traduire par Wikinomie ?) soutenu par le think tank New Paradigm est relevée par Francis Pisani :

"Alors que les hiérarchies ne disparaissent pas, de profonds changements dans la nature de la technologie, de la démographie et de l'économie globale sont en train de donner lieu à la montée de nouveaux modèles de production basés sur la communauté, la collaboration, et l'auto-organisation plus que sur la hiérarchie et le contrôle."


On peut en savoir plus sur le site Internet consacré à la promotion de l'ouvrage : Wikinomics, y télécharger l'introduction et le premier chapitre du livre en .pdf : "1. Wikinomics: The Art And Science of Peer Production". Les deux auteurs y expliquent l'emploi du terme Wikinomics :

"To succeed, it will not be sufficient to simply intensify existing management strategies. Leaders must think differently abut how to compete and be profitable, and embrace a new art and science of collaboration we call wikinomics. This is more than open source, social networking, so-called crowdsourcing, smart mobs, crowd wisdom, or other ideas that touch upon the subject. Rather, we are talking about deep changes in the structure and modus operandi of the corporation and our economy, based on new competitive principles such as openness, peering, sharing, and acting globally."


Plus loin, ils caractérisent le mot wikinomics (wikinomie) en 4 idées fortes de l'économie mondialisée où les "armes" de la collaboration massive jouent à plein :

"The new art and science of wikinomics is based on four powerful new ideas: openness, peering, sharing, and acting globally. These new principles are replacing some old tenets of business."


Sur l'emploi de la racine Wiki, Don Tapscott et Antony D. Williams font une analogie avec un nouveau lieu de travail :

"The "wiki workplace" wraps up the journey with a look at how mass collaboration is taking root in the workplace and creating a new corporate meritocracry that is sweeking away the hierarchical silos in its path and connecting internal teams to a wealth of external networks."

jeudi 9 novembre 2006

La vidéo d'opinion amateur et marketing au coeur de la campagne électorale américaine

Les élections de mi-mandat aux États-Unis auront davantage accentué l'aspect marketing des campagnes électorales locales pour un enjeu national. En comparaison avec les élections ayant eu lieu aux États-Unis en 2004, le grand vainqueur technologique de la vague des outils en présence porte un nom : la vidéo.


Pendant plus de 3 mois, les différents candidats se sont affrontés via vidéos interposées diffusées sur YouTube. Cela se surajoute aux spots de pub télévisés habituels des candidats. Mais là où la nouveauté est présente : ce sont des spots de pub amateurs (toujours diffusés sur des plateformes comme YouTube) issus des équipes de campagne des candidats et d'amateurs qui traduisent en mots, en images et en arguments ou simili-preuves des critiques acerbes sur l'adversaire républicain ou démocrate. Les taux de consultation de ces vidéos sont parfois impressionnants. Elles ont servi tour à tour de sources d'informations aux chaînes de télévision locales américaines et ont parfois même été rediffusées sur les chaînes. À côté de cela, on peut trouver des vidéos de la campagne vue de l'intérieur : les bénévoles en action, les galas de dons pour les candidats, les discours au fur et à mesure de la campagne. Partout, la vidéo est présente, omniprésente, intrusive et force de témoignage.


Face à ce raz-de-marée, les grands networks américains ont changé leur fusil d'épaule pour une couverture vidéo amateur des résultats électoraux. Ainsi, ABCNews TV a donné la parole aux internautes 4 fois par heure durant près de 24 heures via un module intitulé "Be seen Be heard" où de simples citoyens ont enregistré des séquences vidéo sur des sujets liés à la campagne ou à leur candidat favori. Le network a fait largement la promotion de ce module sur son antenne plusieurs jours avant "la nuit des résultats". En parallèle, cette chaîne a laissé largement s'exprimer, durant le programme de couverture des résultats, les étudiants des campus américains, parfois avec une image de piètre qualité façon "webcam".

Le site Internet média Cyberjournalist.net indique 3 initiatives médias liées aux élections américaines : Video The Vote (faire filmer des opérations de vote dans le pays par des amateurs pour éviter ou signaler des irrégularités), Polling Place Photo Project (photographier son bureau de vote le jour du vote et l'envoyer sur le site Inernet de l'initiative) et Veek the vote 2006 (le jour du vote, des citoyens des vidéos via leur téléphone portable à Veek The Vote qui les rend disponibles et réutilisables sur des sites ou blogs).

mercredi 8 novembre 2006

De A à Z, Internet, Les nouveaux usages, hors-série de 60 millions de consommateurs

L'Institut National de la Consommation (I.N.C.) vient de publier un hors-série très pratique (n°129) : "De A à Z, Internet, Les nouveaux usages, hors-série de 60 millions de consommateurs, pour surfer efficace et utile". En couverture, l'accent est porté sur le Web 2.0, podcast et wiki comme dans l'éditorial de Marie-Jeanne Husset (directrice de la rédaction) titré : "Le Web fait sa révolution" ; extrait :

"Avec le Web 2.0 se concrétise, plus de dix ans, après, l'utopie initiale d'Internet : la participation et la collaboration des internautes eux-mêmes à la Toile. Le Web 2.0 regroupe ainsi des services beaucoup plus faciles à utiliser, qui ne nécessitent pas le téléchargement d'un programme. Il permet aussi des usages réellement communautaires. (...) Simplicité et diversité des usages réellement communautaires (...) Le Web 2.0 permet enfin à chacun de créer son propre site pour y abriter son journal intime, son blog. (...) Simplicité et diversité des usages caractérisent donc le Web nouveau. L'internaute ne se contente plus de surfer, il devient producteur de contenus, textes, photos, vidéos, etc., qu'il peut partager avec tous ceux qui le souhaitent. C'est la culture de l'échange et de la rencontre qui s'affirme. Certains y voient le paradis de la communication idéale ininterrompue. D'autres, l'enfer, et ils prédisent les pires dérives."

Particulièrement bien conçu, ce hors-série de 60 millions de consommateurs aborde l'internet par la praticité et par le biais d'utilisations thématiques en employant des mots simples et parlants : Albums photos, Archivages, Bonnes causes, Dossier médical personnel, Recherche d'emploi, Renseignements juridiques, Troc, Vidéo à la demande. 61 sujets phare sont explicités avec des captures d'écran, liens de référence et des cadres récapitulatifs intitulés "l'essentiel".


Source :

Collectif (Décembre 2006). "De A à Z, Internet, Les nouveaux usages" (En ligne). 60 Millions de consommateurs, Hors-série n°129, 100 p.

mardi 7 novembre 2006

Nettoyeur de réputation (tendance 002)

Nouvelle rubrique : tendance. Un mot, une expression comme reflet de notre temps, miroir de l'instant ou inscrit dans l'avenir, porteur de sens dans les circonstances dans lequel on le prononce, dans son champ énonciatif et contextuel. Mot ou expression à suivre...

Il y avait la gestion de la réputation puis se trouve au coeur des préoccupations actuelles : la réputation numérique, une question au centre de l'identité numérique. Bertrand Duperrin explique un nouveau métier et un nouveau service : Nettoyeur de réputation :

"Un pas de plus vient d'être franchi aux USA avec ReputationDefender. Un discours bien huilé qui peut faire froid dans le dos vous fait comprendre que quelle que soit votre situation, il ne doit rien rester de compromettant pour vous sur le web. Alors, on vous propose de tout effacer. Auraient-ils une technologie spéciale? Non, juste une armée d'avocats prêts à bondir sur le moindre webmaster pour qu'il fasse le ménage dans ce qu'il a pu publier sur vous."

Via Arkandis.

lundi 6 novembre 2006

Solidarité numérique de proximité (tendance 001)

Nouvelle rubrique : tendance. Un mot, une expression comme reflet de notre temps, miroir de l'instant ou inscrit dans l'avenir, porteur de sens dans les circonstances dans lequel on le prononce, dans son champ énonciatif et contextuel. Mot ou expression à suivre...


On connaissait l'expression : "Solidarité Numérique", voici la solidarité numérique de proximité. Samedi 4 novembre sur France Info, Jérôme Colombain dans sa chronique France-Info.com l'inclut dans son discours, via un exemple (à écouter) :

"Solidarité numérique de proximité
Lorsque vous êtes bloqué devant votre ordinateur qui ne marche plus que faites-vous ? En général, vous faites appel à un ami qui s'y connaît. Partant de ce principe, une start up parisienne propose un service original qui permet aux internautes de s'entraider. Votre ami va pouvoir prendre le contrôle de votre ordinateur à distance. C'est gratuit, financé par la publicité. Voilà ce que Franck Rougeau, co-fondateur de
Spark-Angels.com, appelle de la "solidarité numérique de proximité"."


La même société prend comme expression phare-slogan : l'entraide numérique avec en titre de son communiqué de Presse : "Réagissez contre l'exclusion numérique, découvrez l'entraide numérique!".

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