Jean-Luc Raymond

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Tag - web2

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jeudi 22 février 2007

Formation Web 2.0

Depuis juin 2006, j'ai modélisé et je conduis régulièrement une formation Web 2.0 au centre de compétence TechnofuturTIC à Gosselies (Charleroi, Belgique), lieu aidé par la Région wallonne et des Fonds structurels européens, qui propose des formations techniques de tout niveau et des séminaires sur les enjeux et l'innovation dans le domaine les Technologies de l'Information et de la Communication. Ma prochaine session de formation Web 2.0 à TechnofuturTIC se déroulera en avril.


La plupart des séminaires sont en accès gratuits pour les Wallons et la mixité des publics (fonctionnaires territoriaux, chefs d'entreprises, cadres , employés, personnes du secteur associatif, checheurs d'emploi...) accueillis lors des sessions en font des ferments de questions, réponses mais surtout des échanges constructifs et nutritifs car chacun selon sa problématique, ses centres d'intérêt peut apprendre de l'autre, comprendre un positionnement professionnel ou associatif, ou saisir un projet qui se façonne. Cet univers est véritablement passionnant. Il enrichit intellectuellement et techniquement aussi bien les stagiaires que le formateur.


Une formation Web 2.0 participative


Conduite sur deux jours, la formation Web 2.0 intitulée "Réseaux sociaux et web collaboratif : enjeux du Web 2.0", permet par une approche participative des stagiaires de définir un visage du « nouveau Web », à réfléchir sur les usages d’outils qui façonnent le Web d’aujourd’hui et de demain avec, bien entendu, une mise en pratique effective et un recul critique nécessaire.


Des ressources écrites sur le Web 2.0


A la place de la traditionnelle présentation PowerPoint donnée aux stagiaires, il est offert à chaque participant un dossier documentaire de plus de 30 pages comprenant : des définitions du Web 2.0, un glossaire spécialisé, une liste d’outils, services et plateformes Web 2.0, des références de sites et blogs sur le sujet ainsi que des schémas explicatifs sur le Web 2.0.


En complément, il est délivré à chaque stagiaire une Revue de Presse exhaustive (couvrant un an d’actualités) de plus de 50 pages sur le Web 2.0.


Un contenu de formation en constante évolution


Ces deux ressources sont mises à jour à chaque session tout comme le contenu de la formation qui présente 20 % de nouveautés  à chaque nouvelle session.


Des résultats et l'avis des stagiaires


A l’issue de ces sessions, des stagiaires ont créé des blogs, utilisent Del.icio.us dans leur travail de veille, placent leurs vidéos sur YouTube et échangent avec d’autres internautes… Les messages suivants sont un aperçu de l’avis de stagiaires à la suite de la formation.


«Merci pour ces informations et pour les 2 jours de formation. C’est vrai que si Internet évolue techniquement tous les jours dans un monde «virtuel», il est aussi important de garder l’aspect humain et donc ce contact direct au travers de sessions où chacun peut partager et exprimer ses expériences.»

Olivier D., Charleroi, créateur d’entreprise.


«Un tout grand merci pour la documentation et pour la formation.»

Elise G. Bruxelles, cadre dans une association Européenne dans l’industrie chimique.


«Je recommande vivement cette formation sur le Web 2.0. C’est une mine d’informations.»

Caroline M., Bruxelles, chef de projet dans une agence Web.


«Et encore bravo pour votre remarquable prestation.»

Roland M., Bruxelles, dirigeant d’association de projets Européens.


«Netvibes est un outil intéressant que je consulte maintenant régulièrement.»

Richard B., Hotton, employé communal.


«Plus j'y repense, plus j'ai trouvé cette formation pleine de choses très très utiles. Je suis en train d'en faire une synthèse pour mes collègues.»

Sophie F., Bruxelles, cadre dans une association Européenne.


Contenu de la formation


L'accès à Internet de plus en plus généralisé permet d'envisager de nouveaux modes de relations collaboratives entre les individus dans la sphère privée et dans le milieu des Asbl, le monde de l’entreprise et les entités administratives.


D’une micro-informatique à base de logiciels installés sur son ordinateur, l’utilisateur travaille, partage, interagit et coopère en ligne via de multiples applications gratuites disponibles sur le Web qui replacent l’individu au cœur de la production d’informations ; données qui peuvent se lier à d’autres et être la source de nouveaux projets et activités, jouer un rôle prépondérant dans le domaine de la veille et du marketing viral.


Ce séminaire de fomation propose de faire le point sur ce qu’on appelle le Web 2.0 et sa réalité par une approche concrète du concept (aspects techniques, collaborations sociales, transformations organisationnelles et modèles économiques) via la présentation, des exercices guidées et la mise en perspective d’outils internet :

  • blogs,
  • syndication de contenu,
  • marqueurs et réseaux sociaux,
  • cartographies d’échanges,
  • logiciels collaboratifs en ligne,
  • partage audio et vidéo,
  • etc.


Sont également abordés des notions générales du Web 2.0 qui transforment et structurent l’Internet d’aujourd’hui et de demain :

  • le journalisme citoyen,
  • les indicateurs d’influence,
  • l’intelligence coopérative,
  • et les tendances majeures de l’utilisation de l’Internet par les moins de 25 ans.

lundi 12 février 2007

Article de synthèse sur le Web 2.0 pour le journal de TechnofuturTIC

Je viens de rédiger un article de synthèse de 4500 signes (3 feuillets) sur le Web 2.0 pour le prochain numéro du journal professionnel trimestriel papier du Centre de Compétences TechnofuturTIC en Wallonie (Belgique) qui est diffusé à plus de 10 000 exemplaires.


Objectif : présenter les caractéristiques du Web 2.0, un panel d'application et de services phare avec une mise en perspective. Titre de ce papier : "Web 2.0, nouveau paradis du Net ou ère de l'internaute Roi lambda ?" ; extrait :

"La masse mondialisée d’internautes permet d’alimenter des services où l’on mesure la popularité des articles de sites Internet les plus cités (technorati.com), où l’on rentre en contact les uns avec les autres par affinité via des centres d’intérêts privés (se faire des amis avec myspace.com) ou professionnels (linkedin.com), où l’on situe ses actions ou ses lieux de vie sur des cartes en ligne (maps.google.fr) et où l’on se présente comme un individu participant activement à agréger du contenu d’autrui (ziki.com).
L’internaute est bien plus qu’un contributeur : il catégorise, valorise et trie l’information. Il est aussi un « consomacteur » convoité (
askville.amazon.com, zlio.com)."

jeudi 8 février 2007

A vous de juger sur France 2 introduit un nouveau dispositif participatif via webcam

Prenant exemple sur ses homologues chaînes de télévision aux Etats-Unis, France 2, inaugure ce soir 8 février en prime time, avec l'émission politique de Arlette Chabot "A vous de juger", un nouveau dispositif participatif intéressant intégrant Internet qui pourrait faire tâche d'huile et se généraliser dans des émissions politiques et de débat sur les chaînes généralistes à des grandes heures de grande écoute.


Ce service permet à tout internaute, via une webcam, d'enregistrer ses questions, à l'adresse des invités d'Arlette Chabot pour son émission, et dans un deuxième temps, d'enregistrer des réactions à l'émission et de visionner en vidéo les commentaires des internautes. Vos contributions peuvent être postées dès maintenant à partir de la page d'accueil de l'émission. Via Ars Industrialis.

lundi 5 février 2007

Virtual commerce (tendance 052)

La rubrique tendance, c'est un mot, une expression, un lieu, une chose comme reflet de notre temps, miroir de l'instant ou inscrit dans l'avenir, porteur de sens dans les circonstances dans lequel on le prononce, dans son champ énonciatif et contextuel. Mot, expression à suivre, objet utile ou inutile, lieu en devenir...


Sur son blog marketing, Vanina Delobelle emploie l'expression Virtual commerce dans un contexte particulier, celui du monde virtuel Second Life : "Le virtual commerce vous connaissez ?" :

"(...) On connaissait le e-commerce, le m-commerce (...) mais maintenant il existe le virtual commerce ! Alors pour ceux qui ne sont pas familiers avec ce jeu (...), on est dans un monde virtuel. Mais ce qui est intéressant dans ce monde c'est qu'on peut acheter en "vrai". Ainsi il est possible d'acheter des ordinateurs Dell, des voitures Toyota ou encore une cannette de Coca. Vous configurez en ligne, dans le jeu, le produit que vous souhaitez acheter et ensuite votre monnaie virtuelle sera changée en vrais dollars et vous pourrez acheter directement sur le site du marchand. C'est comme ça que plus de 1,2 millions de dollars de transactions sont effectuées par jour à travers Second Life (...)."


Michel Leblanc évoque ce même terme dès novembre 2006 dans son article : "Le 3D est le futur du Web" :

"cNet a pris pied dans Second Life, de même qu’IBM qui a décidé d’investir massivement dans le jeu. Ils (IBM) ont même inventé un nouveau terme, le v-commerce, pour Virtual commerce. Ils ont déjà 230 employés à plein temps dans l’univers ainsi que plusieurs îles d’expérimentations."


Le 21 janvier 2007, le blog thématique Luxus publie un papier sur l'arrivée de la marque Dior sur Second Life en réemployant l'intitulé Virtual commerce :

"Grande nouvelle dans le domaine du vi-commerce (virtual commerce), Dior est la 1ère marque de luxe à faire irruption dans le monde de 2nd life, auprès de 2.5 millions d’avatars. Sur l’île Belladone, et ce jusqu’à fin juin, seront exposées 4 des 17 pièces de la nouvelle collection créée par Victoire de Castellane."


Le terme Virtual commerce trouve ainsi une nouvelle dénomination. Dans son sens premier, c'est l'un des termes anglais désignant le commerce électronique comme le rappelle le titre de l'ouvrage suivant sur la nouvelle économie : Evans (Philip), Wurster (Thomas), Getting real about virtual commerce, Harvard Business Review, Boston, novembre-décembre 1999 ou encore la page sur l'Electronic commerce de l'Office Québécois de la Langue Française.

lundi 29 janvier 2007

Second Life, jusqu'où ira la fascination médiatique actuelle pour l'univers virtuel Second Life ?

Le samedi 20 janvier, Metropolis, l'émission hebdomadaire d'actualité culturelle de la Chaîne TV ARTE, a consacré un reportage de présentation sur le monde virtuel Second Life (à visionner ici, 5 mn 34 s), un univers persistant qui bénéficie actuellement d'une couverture médiatique mondiale très porteuse lui assurant une visibilité étonnante et un engouement certain dans une frénésie de communication produisant un effet de mode. A la fin du reportage, le journaliste pointe son propos sur certaines limites de Second Life :

"Linden Lab (la société éditrice de Second Life) s'est assurée par contrat tous les droits de régulation des échanges. Linden Lab ne fixe pas seulement les cours, mais aussi le montant des échanges et le délai pendant lequel on peut changer. Linden Lab est la banque mondiale du monde virtuel de Second Life ce qui fait que la partie pourrait bien finir soudainement. Les résidents du jeu en discutent entre eux. Être connecté à l'économie réelle implique certains risques pour le monde virtuel.

Le professeur Winfred Kaminski (Haute Ecole de Cologne, Institut de Recherche des médias) ajoute : "J'ai l'impression que c'est un peu comme le système des chaînes. Je crains que les derniers arrivants y laissent des plumes. Certains peuvent bien évidemment y tirer profit, mais il faut que quelqu'un paye parce que Second Life vit d'espérances. Bien sûr, les espérances font partie de l'économie, mais elles doivent à un moment ou à un autre être exaucées. J'ai peur que pour certains, le réveil soit douloureux. Si les joueurs participants du monde entier veulent transformer leur Linden Dollars en vrais Dollars, nous aurons ce qu'on appelle un crash et la bulle éclatera"."


Sur son blog, l'artiste et philosophe Gregory Chatonsky évoque aujourd'hui Second Life sous l'angle critique d'une façon brillante : "La Seconde fois" :

"Si Second Life a un tel succès médiatique, alors qu’il n’est pas très différent d’Alpha World par exemple, c’est sans doute que l’idéologie technologique a repris espoir avec la seconde vague Internet. Il n’est pas ici question d’innovation technologique mais simplement d’un contexte économique qui permet ou non l’articulation des techniques et des matières et donc l’imaginaire (puisqu’il s’agit de cela) de se développer. Les technologies sont dans une relation de dépendance aux discours qui sont eux-mêmes le produit d’une économie qui elle-même est le fruit d’une spéculation langagière (je te fais croire à mes mots et tu me fournis des investissements pour réaliser mon langage et faire advenir la réalité économique que j’ai anticipé).

Le caractère médiatique de SL reprend les vieux arguments des années 80 et 90 sur la réalité virtuelle et réalise fantasmatiquement la promesse du cyberespace de Gibson: caractère fascinant d’une communauté numérique, effroi devant les risques des abîmes numériques, dénonciation de la coupure psychotique entre la vraie réalité et cette réalité de simulacres (www.getafirstlife.com), etc. Autant de concepts qui plongent de lointaines racines dans notre tradition occidentale et dans la dénonciation de la représentation et de l’image.

Le fait que les médias eux-mêmes aient dénoncés le caractère factice de la surmédiatisation se laissant intoxiqués par le service de communication de Second Life (nombre d’habitants surestimés, gain financier imaginaire, etc.) ne doit pas nous cacher que c’est tout un discours déjà entendu qui se redéploye. Second Life est donc un Second Discours, un goût de déjà-vu (Matrix). Les technologies elles-mêmes se recyclent et l’innovation contemporaine n’est plus celle moderne, elle n’est pas un inanticipable, elle est une revenance."

Tirer profit de la dynamique communautaire sur internet par Manuel Da Rocha (livre blanc)

Manuel Da Rocha (Sopra Business Consulting Group) a publié courant 2006 un livre blanc de 37 pages très intéressant : "Tirer profit de la dynamique communautaire sur internet" (téléchargeable ici en .pdf).


Ces deux dernières années, le développement renouvelé des communautés en ligne ne pouvait pas désintéresser le monde de l'entreprise. Pour le privé, participer à la vie d'une communauté sur Internet, c'est s'inscrire dans une stratégie marketing et commerciale spécifique, qui demande des compétences particulières et une gestion de projet adaptée. La dynamique communautaire demande d'abord a être comprise (clés de lecture) avant de s'engager dans une démarche commerciale et d'une solution de type communautaire.

"Il y a une différence fondamentale entre une action de marketing relationnel et l'animation d'une communauté en ligne : la première utilise la relation comme un moyen de toucher sa cible en collectant au passage toute l'information possible ; la seconde fait de la relation son objectif et de l'authenticité du lien son moyen, pour générer indirectement une meilleure connaissance des individus. Dans cette nouvelle donne, l'entreprise doit savoir perdre une partie du contrôle unilatéral de la relation qui l'unissait jusqu'à présent à son client, et doit au contraire s'attacher à respecter ses valeurs et les rites de la dynamique communautaire auxquels il adhère. Toute action marketing qui voudrait faire de la relation un moyen - et non pas un objectif - entrainerait un rejet immédiat de la part des membres de la communauté."


En présentant une typologie des communautés et l'aspect communautés vs. entreprises, le livre blanc "Tirer profit de la dynamique communautaire sur internet" de Manuel Da Rocha place l'aspect de réseau social sur Internet au coeur de la démarche Internet de l'entreprise pour développer son marché. Via Info TechArt 2.0 par Luc Fayard.

samedi 27 janvier 2007

Amazon est de moins en moins un cybermarchand et de plus en plus une plateforme technologique

Amazon est-il arrivé à maturité ? Est-il encore un cybermarchand ? Amazon est devenu avec le temps une plateforme technologique protéiforme diversifiée où les fonctionnalités sont organisées dans un écosystème de plus en plus porté vers des applications en ligne ouvertes (via les API) et en même temps très liées à Amazon.


Le cybermarchand teste constamment des nouveaux services en les mettant d'abord en ligne à destination de ses partenaires et des revendeurs. Aussi, la base de données des revendeurs Amazon constitue un point d'entrée unique pour analyser ce qui fonctionne, plaît, est utilisé ou non et permet à la société américaine d'avoir une force de frappe inégalée (à l'exception d'Ebay) sur Internet, d'autant plus impressionnante qu'elle est mondiale.


Le lancement d' "Amapedia, la Wikipedia d'Amazon" signalé notamment par le journaliste Francis Pisani, s'inscrit dans cette dynamique de lier le contenu, l'expertise du lecteur-fan-contributeur-consommateur-distributeur à l'univers Amazon. A suivre : Amapedia :

"Le contenu est pour le moment des plus limités : 800 articles créés en interne et 5 000 qui viennent d'essais antérieurs (ProductWiki). Les sections les plus populaires semblent être livres (science-fiction) et jeux de stratégie. Les geeks mènent l'offensive. Ça changera."


Le Journal du Net analyse historiquement et avec une analyse chiffrée ce que devient Amazon via un dossier actualisé : "Amazon est-il encore un cybermarchand ?" :

"En fait, cela fait des années que Jeff Bezos annonce où il veut en venir. "Les services pourraient devenir notre activité première". Technologie et services : c'est ainsi que sont nés en 2002 les web services d'Amazon, des applications Web pouvant interagir dynamiquement avec d'autres programmes, et sur lesquelles les développeurs peuvent s'appuyer pour bâtir de nouvelles applications adaptées à leur activité. A l'heure actuelle, plus de 180.000 développeurs conçoivent des solutions et des sites à partir des web services d'Amazon.

Cela fait longtemps qu'Amazon n'est plus un simple magasin de produits culturels en ligne. Amazon est devenu une plate-forme technologique, et c'est cette compétence que l'entreprise cherche à monétiser, en prenant en charge les opérations en ligne d'autres distributeurs, comme Target, en louant une partie de ses serveurs et de ses capacités informatiques, en ouvrant la porte de ses programmes aux développeurs, etc. La société fait la même chose offline, en proposant aux sites marchands de sous-traiter leur logistique ou en mettant à disposition une partie de ses 20 centres logistiques, qu'elle a patiemment construit pour environ 300 millions de dollars."

vendredi 12 janvier 2007

Eric Klinenberg, Internet et la concentration des contenus par les groupes d'informations traditionnels

Le média Internet n'est pas le média de la liberté absolue. Internet est un média de concentration. Professeur de sociologie à la New York University, Eric Klinenberg publie ce mois-ci un livre qui va à contre-courant du discours actuel commun sur la libération de la parole sur Internet, la prolifération des contenus, le fonctionnement des médias sur Internet et la distribution via le Web de l'audio et de la vidéo : Eric Klinenberg "Fighting for Air: The Battle to Control America's Media" (chez Metropolitan Books, 352 pages).


Eric Klinenberg centre son discours sur le fossé numérique : "Les personnes disposant de revenus importants et d'un bon niveau d'instruction sont plus aptes à se servir d'Internet et donc plus capables d'accéder en ligne aux dernières nouvelles, à la documentation et aux services disponibles" et sur la concentration des contenus par de grands groupes de médias.


Vous pouvez consulter une interview vidéo d'Eric Klinenberg par Bill Moyers (PBS) à propos de son essai "Fighting for Air: The Battle to Control America's Media" en ligne à cette adresse.


Le Monde Diplomatique de Janvier 2007 reproduit un extrait de l'ouvrage d'Eric Klinenberg en 2 pages avec le titre : "Les bénéficiaires inattendus du miracle internet. Ce rêve envolé d'une information égalitaire" ; extrait :

"Les discours convenus sur l'essor révolutionnaire d'un journalisme de terrain pratiqué par une infinité de "blogueurs", menacent de dissimuler que les multinationales de la communication convergent vers Internet pour y amplifier leur voix et leur pouvoir. L'idée selon laquelle les nouvelles technologies de l'infrmation auraient rendu caducs les risques de concentration constitue le mythe principal et le plus dangereux de l'ère numérique.

Selon le "Rapport sur les médias 2006" du Project for Excellence in Journalism (PEJ) "Internet a longtemps été caractérisé par le nombre illimité de ses nouveaux sites d'un bout à l'autre du spectre des opinions politiques. Toutefois, les sites les plus populaires sont associés aux groupes de médias les plus puissants. Parmi les 20 sites les plus visités en 2005, d'après l'indice Nielsen-Net, 17 étaient liés à des groupes d'information traditionnels, c'est-à-dire produisaient l'essentiel de leur contenu mis en ligne pour des quotidiens, des chaînes de télévision ou des magazines." (...)

Les grandes entreprises de médias ont ainsi transformé les vastes espaces d'Internet en une énorme caisse de résonance où des textes identiques se font écho d'un site à l'autre sans que le journalisme original y gagne. Ne disposant pas d'un modèle économique pour Internet, les gestionnaires des principaux sites ont même eu tendance à réduire le nombre de professionnels qui y travaillaient à des tâches d'édition, de réécriture et de recherche de contenus entre 2003 et 2004.
Résultat : près de 60 % des dépêches d'agence étaient mises en ligne telles quelles. Analysant près de 2000 publiés par les 9 principaux sites, le PEJ a conclu que "le contenu qu'ils offrent sur la Toile, s'il a augmenté en volume, en actualité, et en sophistication technique, demeure largement une morgue à dépêches, sujets de seconde main et articles recyclés à partir des quotidiens du matin"."

jeudi 11 janvier 2007

BLaugh, un comic par jour pour faire réfléchir sur l'utilisation des outils technologiques

Dans le bas du cadre droit de ce blog, chaque jour, retrouvez désormais le Comic du jour, un dessin de BD au quotidien qui fait réfléchir avec humour sur l'appropriation et nos pratiques des Technologies de l'Information et de la Communication.


Les thèmes de prédilection de cette capsule BLaugh : les réseaux sociaux, le Web 2.0, la mobilité et les blogs. Les dessins sont signés Brad Fitzpatrick et les textes par Chris Pirillo.

Groowe, la barre d'outils idéale qui rassemble toutes vos barres d'outils préférées

Vous travaillez avec une barre d'outils qui vous sied et plutôt celle associée à votre moteur de recherche de prédilection. Il devient vite difficile de s'y retrouver dans la fenêtre de son navigateur si l'on multiplie les barres d'outils par effet de superposition. Risque de s'y perdre et de ne plus indiquer sa requête dans le champ adéquat sans compter sur le fait que l'on réduit inévitablement la fenêtre d'affichage des pages Internet.


Outil judicieux à installer sur son navigateur (Firefox ou Windows Internet Explorer), Groowe est une application qui rassemble toutes vos barres d'outils de moteurs de recherche préférés en une seule : Google,Yahoo, MSN, Ask, Dogpile, HotBot, Teoma... Mais aussi d'applications de partage de favoris comme Del.icio.us ou Digg, de plateformes vidéo comme YouTube, de bases de données en ligne comme IMDB, de boutiques sur Internet.


La particularité qui fait de Groowe, un couteau suisse très convaincant : sélectionnez votre source du moment (moteur de recherche, application de partage de signets...) dans le menu déroulant Groowe et c'est la barre d'outils de votre source qui s'affiche en un clic de souris sans l'avoir téléchargé au préalable. Pratique et utile!


Configuration nécessaire pour télécharger la barre d'outils Groowe :
- PC avec Windows 95/98/Me/NT4/2000/XP,
- Navigateurs : Internet Explorer 5 (ou versions ultérieures), Firefox 1.0 (ou versions ultérieures).

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