Jean-Luc Raymond

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vendredi 12 janvier 2007

Eric Klinenberg, Internet et la concentration des contenus par les groupes d'informations traditionnels

Le média Internet n'est pas le média de la liberté absolue. Internet est un média de concentration. Professeur de sociologie à la New York University, Eric Klinenberg publie ce mois-ci un livre qui va à contre-courant du discours actuel commun sur la libération de la parole sur Internet, la prolifération des contenus, le fonctionnement des médias sur Internet et la distribution via le Web de l'audio et de la vidéo : Eric Klinenberg "Fighting for Air: The Battle to Control America's Media" (chez Metropolitan Books, 352 pages).


Eric Klinenberg centre son discours sur le fossé numérique : "Les personnes disposant de revenus importants et d'un bon niveau d'instruction sont plus aptes à se servir d'Internet et donc plus capables d'accéder en ligne aux dernières nouvelles, à la documentation et aux services disponibles" et sur la concentration des contenus par de grands groupes de médias.


Vous pouvez consulter une interview vidéo d'Eric Klinenberg par Bill Moyers (PBS) à propos de son essai "Fighting for Air: The Battle to Control America's Media" en ligne à cette adresse.


Le Monde Diplomatique de Janvier 2007 reproduit un extrait de l'ouvrage d'Eric Klinenberg en 2 pages avec le titre : "Les bénéficiaires inattendus du miracle internet. Ce rêve envolé d'une information égalitaire" ; extrait :

"Les discours convenus sur l'essor révolutionnaire d'un journalisme de terrain pratiqué par une infinité de "blogueurs", menacent de dissimuler que les multinationales de la communication convergent vers Internet pour y amplifier leur voix et leur pouvoir. L'idée selon laquelle les nouvelles technologies de l'infrmation auraient rendu caducs les risques de concentration constitue le mythe principal et le plus dangereux de l'ère numérique.

Selon le "Rapport sur les médias 2006" du Project for Excellence in Journalism (PEJ) "Internet a longtemps été caractérisé par le nombre illimité de ses nouveaux sites d'un bout à l'autre du spectre des opinions politiques. Toutefois, les sites les plus populaires sont associés aux groupes de médias les plus puissants. Parmi les 20 sites les plus visités en 2005, d'après l'indice Nielsen-Net, 17 étaient liés à des groupes d'information traditionnels, c'est-à-dire produisaient l'essentiel de leur contenu mis en ligne pour des quotidiens, des chaînes de télévision ou des magazines." (...)

Les grandes entreprises de médias ont ainsi transformé les vastes espaces d'Internet en une énorme caisse de résonance où des textes identiques se font écho d'un site à l'autre sans que le journalisme original y gagne. Ne disposant pas d'un modèle économique pour Internet, les gestionnaires des principaux sites ont même eu tendance à réduire le nombre de professionnels qui y travaillaient à des tâches d'édition, de réécriture et de recherche de contenus entre 2003 et 2004.
Résultat : près de 60 % des dépêches d'agence étaient mises en ligne telles quelles. Analysant près de 2000 publiés par les 9 principaux sites, le PEJ a conclu que "le contenu qu'ils offrent sur la Toile, s'il a augmenté en volume, en actualité, et en sophistication technique, demeure largement une morgue à dépêches, sujets de seconde main et articles recyclés à partir des quotidiens du matin"."

jeudi 11 janvier 2007

BLaugh, un comic par jour pour faire réfléchir sur l'utilisation des outils technologiques

Dans le bas du cadre droit de ce blog, chaque jour, retrouvez désormais le Comic du jour, un dessin de BD au quotidien qui fait réfléchir avec humour sur l'appropriation et nos pratiques des Technologies de l'Information et de la Communication.


Les thèmes de prédilection de cette capsule BLaugh : les réseaux sociaux, le Web 2.0, la mobilité et les blogs. Les dessins sont signés Brad Fitzpatrick et les textes par Chris Pirillo.

Groowe, la barre d'outils idéale qui rassemble toutes vos barres d'outils préférées

Vous travaillez avec une barre d'outils qui vous sied et plutôt celle associée à votre moteur de recherche de prédilection. Il devient vite difficile de s'y retrouver dans la fenêtre de son navigateur si l'on multiplie les barres d'outils par effet de superposition. Risque de s'y perdre et de ne plus indiquer sa requête dans le champ adéquat sans compter sur le fait que l'on réduit inévitablement la fenêtre d'affichage des pages Internet.


Outil judicieux à installer sur son navigateur (Firefox ou Windows Internet Explorer), Groowe est une application qui rassemble toutes vos barres d'outils de moteurs de recherche préférés en une seule : Google,Yahoo, MSN, Ask, Dogpile, HotBot, Teoma... Mais aussi d'applications de partage de favoris comme Del.icio.us ou Digg, de plateformes vidéo comme YouTube, de bases de données en ligne comme IMDB, de boutiques sur Internet.


La particularité qui fait de Groowe, un couteau suisse très convaincant : sélectionnez votre source du moment (moteur de recherche, application de partage de signets...) dans le menu déroulant Groowe et c'est la barre d'outils de votre source qui s'affiche en un clic de souris sans l'avoir téléchargé au préalable. Pratique et utile!


Configuration nécessaire pour télécharger la barre d'outils Groowe :
- PC avec Windows 95/98/Me/NT4/2000/XP,
- Navigateurs : Internet Explorer 5 (ou versions ultérieures), Firefox 1.0 (ou versions ultérieures).

mercredi 10 janvier 2007

La navigation par tags plus accessible ?

Abandonner le classement par les traditionnelles rubriques sur un site Internet et favoriser le classement des articles par tags ; est-ce la panacée pour que l'internaute s'y retrouve plus simplement et plus rapidement ? Il semble que oui selon les mots reçus d'une connaissance par courrier électronique.


Pour une personne non voyante, la navigation par tags est plus évidente, moins complexe car l'on y évite l'emploi quasi-systématique de scripts, de rubriques et de sous-rubriques dans lesquelles on se perd. Pas de Flash non plus qui pullule dans les applications dites Web 2.0. Flash est illisible par les personnes ayant des difficultés visuelles. Un peu plus de préoccupation pour l'accesssibilité sur les sites et les applications du nouveau Web serait le bienvenu.

lundi 8 janvier 2007

Bruno Devauchelle, Web 2.0 et chosification de l'information à l'épreuve du monde de l'éducation

Bruno Devauchelle, formateur et chercheur au CEPEC de Lyon décrit sur son blog, dans son article "Fin d'année, TIC et monde scolaire" l'agitation autour du Web 2.0 et parle de "chosification de l"information" en invitant à porter une réflexion profonde sur les démarches et l'utilisation des outils aussi dans un cadre scolaire ; extrait :

"Il s'est agit de montrer qu'il y avait du nouveau sur le web et que c'est en particulier parce que chacun pouvait produire et diffuser tout ce qu'il voulait qu'une révolution serait en cours. Web interactif et autres qualificatifs sont venus peupler les feuilles des médias prompts à suivre les courants d'airs du moment. La réalité est beaucoup plus triviale pour moi. Toute "information" est désormais diffusable. Autrement dit l'information revient à sa nature première "un signal". La masse de documents mis à disposition, blog, podcasts, vidéos en tout genres etc... amène à une réification de l'acte d'énonciation. Shannon avait donc bien vu l'origine du problème. Les cybernéticiens avaient emboité le pas en s'intéressant au signal mais aussi à son devenir dans le milieu dans lequel il est envoyé.

Même si les nouveaux zélateurs du web nous invitent à parler d'interaction, de citoyenneté et de démocratie, pour l'instant il s'agit d'abord d'un brouillard. Certes des niches existent et fonctionnent selon leur approche, il faut le reconnaître. Mais ce sont des niches. Pour le reste nous assistons progressivement à la chosification de l'information, c'est à dire à la dépersonnalisation de l'acte d'énonciation. Lorsque une journaliste de Télérama m'avait dit que l'anonymat était indispensable pour libérer la parole, il y a de cela quatre ou cinq années, je pensais seulement à une question d'éthique. Mais non, l'affaire est beaucoup plus grave. Il s'agit de la dépersonnalisation de l'information, ou plutôt de se déshumanisation. Illusion, bien sûr, dans le fond, mais réalité dans la forme quand une émission de télévision a pour projet de montrer les vidéos les plus... déposées par les internautes. L'émergence de cette formidable possibilité d'expression est bien perçue par de nombreux enseignants, souvent pionniers, mais pas toujours (ce qui est nouveau)."

Démocratie participative locale sur Internet, recommandations pour les collectivités locales

En Espagne, sur leurs blogs, des acteurs de terrain des collectivités territoriales discutent autour d'idées, de suggestions et de conseils formalisés pour une démarche participative citoyenne en ligne des internautes. Ces articles qui se répondent les uns les autres, se complètent montrent des champs des possibles et traduisent avec des mots des recommandations pour une expression des citoyens sur Internet sur leurs préoccupations locales et dans un mode d'interaction avec les collectivités locales.


Dans cette perspective, le blog collectif Administraciones en Redes vient de publier un article dont la lecture est passionnante : "Conductas politicas para  para la participación ciudadana" ("Conduites politiques pour la participation des citoyens"). En voici une traduction personnelle condensée. Ces points de travail sont également précieux dans la conduite/gestions de projets collaboratifs en ligne ; un manifeste de la participation collaborative sur Internet :


"(version Wiki pour politiciens 2.0)


A toi, professionnel de la politique, représentant de la volonté populaire ou gestionnaire de services publics, qui croit que la démocratie est plus que de voter année après année, qui rêve d'un système dans lequel la politique est un peu plus qu'une dispute habituelle entre des partis, qui souhaite être utile à ta société et qui désire que cette société accorde une légitimité au travail des politiciens, aspirant-politicien 2.0, j'offre ce catalogue de conduites pour la participation des citoyens.Et, à toi, lecteur -mon semblable, mon frère !- je t'invite à corriger, à compléter cette lettre très particulière aux Rois Mages :


1. Participation signifie partager le pouvoir.
Donner une information n'est pas la même chose que d'offrir la possibilité de participer. Rassembler des informations n'est pas permettre une participation. La participation signifie aussi la prise de décisions. Il s'établira une société civile forte quand on ouvrira les processus de décisions à la participation des citoyens.


2. Écoute, écoute, écoute.
Il est probable qu'il existe déjà une conversation sur le sujet qui te préoccupe. Si la conversation existe déjà, on peut consulter ce qui est dit et repérer qui sont les protagonistes dans ce réseau de dialogue. Internet est un locuteur très important doté d'outils pour l'écoute : Technorati, BlogSearch, Del.ici.ous...


3. Si la conversation existe déjà quelque part, il est plus adéquat de ne pas l'initier (elle existe déjà, tu te rappelles ?), de la monopoliser (pour que réduire sa diversité ?), ni de se l'accaparer (tu ne pourras pas). Il suffit d'y participer. Avec le temps, peut-être deviendras-tu un noeud significatif du réseau conversationnel.


4. Quand la conversation n'existe pas, il faut se poser la question si cela vaut la peine de l'entamer. Si le sujet n'a pas été présent jusqu'à maintenant dans les conversations, peut-être que cela n'intéresse pas les citoyens. Comment les intéresser ? Les gens prennent part à des conversations qui s'avèrent proches d'eux, habituelles, faciles, naturelles et qui offrent quelque chose de tangible à améliorer dans leur vie.


5. Lie, relie, relie. Participe aux conversations des autres mais ne sois pas le leader de toutes les conversations. Il faut s'adapter aux conversations en se faisant petit, en escaladant pas à pas la connaissancedu sujet et il faut aussi avoir de la mémoire. Il n'y a pas de meilleure façon d'obtenir que quelqu'un s'intéresse à une thématique que de le proposer en démontrant que tu t'intéresses aussi à ce que proposent les autres.


6. Ouvre-toi au monde. Pense que dans une conversation, une institution n'est pas un interlocuteur. La conversation est une affaire de personnes. Tu devras prendre des risques. Il faudra prononcer des affirmations comme provisoires et les rectifier. Sois transparent. Il faut aussi réfléchir.


7. L'attitude fait tout dans une relation entre des personnes. Il ne faut pas tout gaspiller avec une attitude qui n'est pas compréhensible. Il faut avoir de l'humour, être persévérant, élégant, tolérant, agir avec constance. Sois un simple citoyen qui participe à une conversation, mon ami.


8. Ne te préoccupe pas trop du nombre de personnes qui prennent part à la conversation mais surtout à la quantité de bonnes conversations qui s'établissent. Prendre part à une conversation est un acte volontaire. Ne pas s'intéresser à comment empêcher qu'une personne fasse un mauvais usage du pouvoir ; prendre plutôt le soin de comment pouvoir faire pour que beaucoup de personnes fassent un bon usage du pouvoir. Les menaces sont toujours plus évidentes que les avantages parce que le changement fait peur.


9. Tu dois savoir qu'il n'y a pas d'obéissance aveugle, ni même borgne. Les participants aiment se différencier les uns des autres. Si le projet collectif n'implique pas que mon avis soit considéré, je ne peux pas croire au projet.


10. Les citoyens adultes méritent d'être traités comme tels. Ne sois pas paternel, ni maternel avec eux. Laisse-leur la liberté et la responsabilité. Ils prendront en charge ce qui les concernent. Ils peuvent se tromper. La participation implique le respect des participants.


11. Les destinataires des politiques publiques peuvent améliorer leur conception et leur implantation locale et, évidemment, trouver que les décisions suite aux discussions soient plus conformes à leurs désirs. Toutefois, n'espère pas à court terme que les résultats soient extraordinaires. Le principal est l'ampleur prise par la participation. Évaluer la participation peut la tuer avant que celle-ci grandisse réellement. Le premier objectif est de construire une Communauté active, avancer pas à pas vers une citoyenneté véritablement civique.


12. Enfin, il faut avoir en tête ces trois principes : (1) La mauvaise participation est contre-indiquée, parce qu'elle sème la méfiance et le découragement. (2) L'absence de participation est encore pire que la mauvaise participation. (3) Il est dangereux de faire passer comme participation la simple manipulation."

dimanche 7 janvier 2007

Jacques Attali, les sociétés occidentales à l'épreuve de penser l'avenir

Dans le quotidien Le Monde du 6 janvier 2007, Jacques Attali, souligne la vision à court terme des sociétés occidentales et cette incapacité à se projeter dans l'avenir : "La démocratie à l'épreuve du futur" ; un entretien qui fait écho à son dernier essai best seller de prospective à l'horizon 2030 : Jacques Attali Une brève histoire de l'avenir (chez Fayard).


Il y évoque le pouvoir des technologies comme moyen de surveillance accru ; extrait :

"Quelles peuvent être les solutions pour les démocraties des grands pays ?

Une des réponses actuelles est le rajeunissement de la classe politique, alors que le monde vieillit. Le pouvoir est ainsi donné à des personnes qui vont en rendre compte pendant vingt ans, d'où leur intérêt à s'occuper du long terme. C'est déjà fait partout dans le monde, sauf en France. L'opinion publique va dans ce sens. Les jeunes sont mûrs plus tôt. Même s'ils ne votent pas, ils s'inquiètent du monde qu'on va leur laisser. D'autant plus qu'ils ont à leur disposition des moyens d'expressions de plus en plus efficaces : Internet, les blogs, le Web 2.0.

Les démocraties arriveront-elles assez vite à se projeter dans l'avenir ? Rien n'est moins sûr. Le retour de la dictature est possible. Ainsi, dès aujourd'hui, l'émergence des nouvelles technologies et des techniques de surveillance menace les libertés individuelles. Il faut donc les intégrer dans une nouvelle conception du droit. Si cela n'a pas lieu, le XXIe siècle sera peut-être aussi terrible que le XXe siècle, avec la même parenthèse totalitaire (1917-1989), mais avec encore plus de dommages."

samedi 6 janvier 2007

La démocratie participative numérique et les collectivités territoriales

La Gazette des Communes consacre sa une du 8 janvier 2007 à : "Internet : Les nouveaux usages de la démocratie participative" avec un dossier de 8 pages sur le sujet, coordonné par Maud Parnaudeau. C'est à ma connaissance une première pour l'hebdomadaire de référence des collectivités territoriales en France.


Selon la Gazette, l'essor des réseaux numériques dans la démocratie locale est une "extension" de l'utilisation des Technologies de l'Information et de la Communication. Pourtant, les expériences de démocratie locale sur Internet ont été moteurs dans le processus historique d'Internet. On redécouvre aujourd'hui cette espoir de démocratie locale via le réseau avec la massification du nombre d'internautes.
Le numérique participatif est dans l'air du temps et les Technologies de l'Information et de la Communication sont d'abord considérées par l'immense majorité des collectivités locales comme un média.
Le souci de la transparence via Internet contribue-t-il à un effort démocratique ? Rien ne le prouve. Si le pouvoir des internautes semble plus grand, les actions individuelles ou collectives peuvent faire pression sur les élus mas c'est d'abord l'information et la consultation qui prime pour la collectivité territoriale.


Quid de la liberté d'expression ? Elle est présente sur Internet remettant en cause le fonctionnement même de la démocratie représentative. Si la communication et la publication d'internautes est possible dans les faits et techniquement par le citoyen lambda sous forme de blogs, forums, podcasts audio, vidéos, ce fait en ligne qui agrège les opinions n'est pas forcément représentatif des opinions des citoyens.
Soulignons que le nombre d'internautes en France n'est pas encore écrasant et que les outils techniques évolués sont exploités par les personnes qui savent s'en servir ; une partie très importante de la population n'y a pas recours faute d'accès, de compétences, du niveau d'instruction et d'une culture numérique inexistante.


Dernier point, l'essor des réseaux numériques joue le rôle certain d'aiguillon auprès des pouvoirs politiqurs locaux même si cette forme est largement surévaluée dans le paysage médiatique ambiant.
L'expression citoyenne n'est pas l'expression politique traditionnelle même si elle est foncièrement une expression politique d'engagement dans une réflexion et/ou une critique de la vie de la cité.
Cette distanciation entre ces deux modes d'expression n'est pas seulement culturelle ; elle mêle des intérêts de pouvoir, de représentation, de marchés économiques et de questions sociales redondantes.


Vincent Feltesse, maire de Blanquefort en Gironde, résume ainsi cette nouvelle forme de contestation dans le dossier de la Gazette des Communes :

"Il est vrai qu'internet est davantage un outil de contestation que de construction. Les personnes peinent à s'emparer des espaces de discussion ouverts par les institutions ; il y a un phénomène de défiance. Aussi, pour provoquer des échanges, il peut être plus efficace de poster des messages sur des blogs citoyens que de créer des blogs institutionnels".


Quelques expériences des collectivités locales évoquées dans ce dossier sur la démocratie locale à l'heure du numérique :

Wiki-Brest (encyclopédie brestoise dans lequel chaque internaute peut publier des textes, images ou des sons ayant trait au territoire) ;
- Ma ville en poche à Laxou (portail local consultable sur téléphone mobile) ;
- La WebTV du département de la Seine-Maritime ;
- les blogs Au Fil de Dream+ (mis en place dans le cadre d'un projet de la Région Nord-Pas-de-Calais sur la démocratie locale numérique) et Démocratie participative (initié par le Conseil Régional Rhône-Alpes).

vendredi 5 janvier 2007

Touitter (tendance 040)

La rubrique tendance, c'est un mot, une expression, un lieu, une chose comme reflet de notre temps, miroir de l'instant ou inscrit dans l'avenir, porteur de sens dans les circonstances dans lequel on le prononce, dans son champ énonciatif et contextuel. Mot, expression à suivre, objet utile ou inutile, lieu en devenir...


Selon le Blog à Ollie, Touitter c'est jouer avec l'application en ligne Twitter. L'auteur de ce blog donne quelques explications supplémentaires. "To twitter" en anglais signifie gazouiller. Twitter connaît un succès grandissant... Mais qu'est-ce que propose ce service ? Tech Bee dans un billet du 14 décembre 2006 résume ainsi la solution :

"Un service pour blogs, téléphones (par textos), IM (Gtalk, etc) qui permet de résumer en 150 signes ce que vous êtes en train de faire ou quelles sont vos profondes pensées du moment, pour le communiquer au monde entier ou à vos amis et connaissances (liste restreinte)".


Benoit Descary délivre une explication similaire sur le fait de touitter :

"Il s'agit de décrire en une phrase ou deux ce que vous faites en ce moment. Cette phrase est publiée sur votre espace Twitter et votre communauté d'amis pourra de cette façon suivre vos activités. L'intérêt de Twitter c'est qu'il ne limite pas uniquement vos communications à l'espace Web. Vous pouvez aussi vous servir de votre compte Jabber (GTalk) ou de votre téléphone portable. Lorsque vous envoyez un SMS sur votre compte Twitter, il sera aussitôt mis à jour. Votre communauté recevra aussitôt une notification de votre mise à jour par SMS, GTalk ou encore sur leur espace Web."


L'actualité du service Twitter peut être suivie sur le blog officiel de la solution en ligne.

Le Web 2.0, évolution ou révolution ? Point de vue de Hervé Cuviliez

Dans l'édition du quotidien Les Echos du 4 janvier, le journaliste Grégoire Poussièlgue interroge Hervé Cuviliez (coprésident de l'agence Rapp Collins en France, entreprise spécialisée dan la relation client) sur les conséquences de l'émergence du concept Web 2.0 aussi bien pour les entreprises que pour les marques et leur stratégie de communication.


"Le Web 2 est-il la véritable révolution de l'Internet ?

C'est plus le signe d'une évolution naturelle que d'une révolution. Je dirais qu'Internet tient enfin les promesses qu'on attendait depuis plusieurs années. Aujourd'hui, ce n'est plus seulement de la technologie : Internet est devenu plus accessible, ce que prouve son audience vers un public de plus en plus large. En revanche, dire qu'avec le Web 2.0 tous les gens ont du talent me paraît faux. On vit aujourd'hui dans une sorte d'euphorie globale. Il n'y a plus aucun recul et nous sommes dans une logique de surenchère. Internet donne simplement la possibilité de se faire connaître et met ainsi tout le monde sur un pied d'égalité. Et le plus vu n'est pas le meilleur. Je remarque aussi que les gens les plus admiratifs du Web 2.0 sont les convertis les plus récents à Internet."

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