Jean-Luc Raymond

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mardi 1 août 2006

Manuel Castells : Emergence des médias de masse individuels (Mass Self Communication)

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Le Monde Diplomatique publie dans son édition d’août 2006, un article passionnant du professeur et chercheur Manuel Castells sur l’Émergence des “médias de masse individuels” (ou “Mass Self Communication”) qu’il définit tout au long du papier comme une nouvelle forme sociale de communication, certes massive, mais produite, reçue et ressentie individuellement. Extraits de cet article qui compte dans sa description et mise en perspective de l’Internet d’aujourd’hui et de demain :

“Alors que le monde dit ne plus faire confiance aux gouvernements, aux responsables politiques et aux partis, une majorité de la population persiste néanmoins à croire qu’elle peut influencer ceux qui parlent en son nom. Elle estime aussi pouvoir agir sur le monde, à travers sa volonté et ses moyens propres. Elle est peut-être en train d’introduire, dans la sphère de la communication, les développements extraordinaires de ce que j’appelle la “Mass Self Communication” (la communication de masse individuelle).

Techniquement, cette communication de masse individuelle participe d’Internet, mais aussi du développement des téléphones portables. (….)

Ce phénomène constitue ainsi une nouvelle forme sociale de communication certes massive, mais pourtant produite, reçue et ressentie individuellement. Partout dans le monde, elle a été récupérée par les mouvements sociaux. Mais ils ne sont en aucun cas les seuls à utiliser ce nouvel outil de mobilisation et d’organisation. A leur tour, les médias traditionnels tentent de s’arrimer à ce mouvement, et, en utilisant leur puissance commerciale et médiatique, ils sont en train de créer un maximum de blogs possible autour d’eux. Il n’en reste pas moins que, à travers la communication de masse individuelle, les mouvements sociaux comme les individus en rébellion sont en mesure d’agir sur les grands médias, de contrôler les informations, de les démentir le cas échéant, ou même d’en produire.

 (…)

Cela ne signifie pas qu’il y ait, d’un côté les médias assimilés au pouvoir et, de l’autre, les médias de masse individuels, associés aux mouvements sociaux. Chacun opère sur la double plateforme technologique. Mais l’existence et le développement des réseaux électroniques offrent à la société une plus grande faculté de contrôle, d’intervention. Et une capacité supérieure d’organisation politique à ceux qui se tiennent en dehors du système traditionnel.

Alors que la démocratie formelle et guindée est fondamentalement en crise, que les citoyens ne croient plus dans leurs institutions démocratiques, ce qui se déroule sous nos yeux avec cette exploration des communications de masse individuelles ressemble à la reconstruction de nouvelles formes politiques. Il est encore malaisé de dire où elles aboutiront.

Mais on peut être certain d’une chose : le sort de la bataille se jouera dans le champ  de la communication et tiendra compte de la diversité nouvelle des moyens technologiques. En définitive, cette bataille est la plus ancienne de l’histoire humaine. Depuis toujours, elle a pour enjeu la libération de nos esprits.”


Manuel Castells est Professeur de communication, titulaire de la chaire Wallis Annenberg de communication, technologie et société à l’Annenberg School for Communication (voir ces pages), université de Californie du Sud, Los Angeles, États-Unis, et directeur du Projecte Internet Catalunya à l’Université Oberta de Catalogne, Barcelone, Espagne. Il est auteur, entre autres de l’Ere de l’Information (3 volumes) paru en France chez Fayard en 1999. Manuel Castells est l’un des meilleurs spécialistes de l’analyse du phénomène internet sous l’angle communicationnel.


L’article du Monde Diplomatique est tiré de l’intervention de Manuel Castells au séminaire “Media Between Citizens and Power” qui s’est tenu les 23 et 24 juin 2006 à San Servolo, Italie (voir la page).


Source :

Castells, Manuel (août 2006). “Émergence des “médias de masse individuels”, Le Monde Diplomatique, Paris, n°629, pp.16-17

mardi 18 juillet 2006

CitiClic : un site visuel d’infos locales quartier par quartier à Toulouse

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C’est un O.V.N.I. de l’internet local. Citiclic est un nouveau type de site local visuel et pratique créé par Oréalys.

Couvrant la ville de Toulouse, Citiclic expérimente la mise à disposition d’informations locales classées quartier par quartier à partir d’une maison virtuelle sur Internet. Les thèmes couverts en rubriques : l’emploi, les sports et loisirs, le tourisme… L’ergonomie de ce site Internet personnalisable a été agréablement pensée et réfléchie pour être simple à utiliser et à naviguer!

“L’interface se présente en trois parties : une Maison Virtuelle recensant les informations toulousaines, un Menu dynamique présentant les services proposés sur Toulouse et une barre de Navigation vous permettant d’affiner vos informations. A l’échelle de votre quartier grâce à l’icône “Mon Quartier”.”

Une présentation judicieuse et des infos ciblées qui concernent l’internaute au plus près de son lieu de vie, de travail ou de loisirs.

Source :
Bessez, Emmanuelle (juillet 2006). CitiClic [En ligne], Kreactiv’Studios, Montauban, Site (Page consultée le 18 juillet 2006)

dimanche 2 juillet 2006

Credibility Commons : David Lankes : “L’une des idées centrales du Web 2.0 est la sagesse des foules”

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David Lankes est enseignant à l’Université de Syracuse aux Etats-Unis. Il revient dans les colonnes du supplément Ecrans Libération du 1er juillet sur le projet Credibility Commons qu’il codirige ; extrait de cet entretien-tribune :

“Quels sont les objectifs de Credibility Commons ?

Nous considérons l’Internet comme un patrimoine commun (”Commons”) de la culture et de l’information. Constatant que la crédibilité de l’information sur l’Internet était un problème grandissant, nous avons, dans un premier temps, décidé de tester des outils qui permettent d’en rendre plus facile l’identification. Mais nous n’imaginons pas qu’un groupe de recherche unique puisse résoudre ces problèmes. Nous espérons développer une base commune à laquelle les industries, les écoles, les gouvernements et le grand public puissent participer et qui puisse devenir un terrain de jeu ouvert à tous ceux qui souhaitent fournir une meilleure information sur le Web. Dans ce sens, nous nous retrouvons très largement dans les concepts du Web 2.0. Nous voulons devenir un réseau social.

Travaillez-vous sur la crédibilité des bases de données Web 2.0 ?

L’une des idées centrales du Web 2.0 est la “sagesse des foules” : plus vous avez de personnes impliquées dans un problème ou une décision, meilleure est l’éventuelle solution. Cela constitue un des nouveaux moyens pour déterminer la crédibilité sur l’Internet. Nous avons par exemple créé un prototype d’application pour blog, StoryStarters, qui permet de questionner tous les utilisateurs de la même application sur n’importe quel sujet. La personne qui a posé la question peut ensuite consulter la totalité des réponses. Plutôt que de chercher un commentaire unique sur un forum anonyme, vous pouvez vérifier la source en consultant le blog de la personne et déterminer si ses réponses sont crédibles. Mais la vraie question est : comment construire des outils qui permettent aux individus d’obtenir l’information appropriée à leur cheminement ? Ce n’est pas aussi simple que “Credibility Commons dit que ce site est crédible”. Crédible pour qui ? A quelles conditions ?”


Source :

Chardronnet Erwan (1er juillet 2006). ”Tribune : David Lankes : "De nouvelles approches pour signaler les informations crédibles sur le Web", Libération, Supplément Ecrans, Paris, p. 46

dimanche 4 juin 2006

Idealiste.org : Action sans frontières

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Depuis 1996, la plateforme d'échanges Idealiste.org donne la possibilité aux Organisations Non Gouvernementales et associations caritatives à but non lucratif de mettre en ligne leurs offres d'emploi, de stages, possibilités de bénévolat, évènements à venir sur un même site Internet simple à utiliser.

Le succès de ce point de rencontre "virtuel" pour des actions de solidarité concrets et réels né dans le monde anglo-saxon : 28 000 personnes par jour consultent Idealiste.org pour une moyenne de 1 million de pages consultées chaque semaine. Le site Internet compte plus de 65 000 inscrits dans 165 pays, acteurs de la solidarité mondiale.

L'inscription sur Idealist.org est gratuite tout comme les ressources mises en ligne par une personne ou une organisation. C'est l'un des points forts de ce réseau solidaire qui s'est constitué avec le temps. Le site existe désormais en français.

Sources :
Collectif (mai 2006). Idealiste.org [En ligne], Etats-Unis, Site (page consultée le 4 juin 2006)
Collectif (may 2006). Idealist.org [En ligne], Etats-Unis, Site (page consultée le 4 juin 2006)

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