Jean-Luc Raymond

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mardi 31 octobre 2006

Internet chez les jeunes américains : de la personnalisation de la Messagerie instantanée à la personnalisation de MySpace

Aux Etats-Unis, The Center For Media Research publie tout au long de l'année des articles sur les usages d'Internet et des nouvelles technologies comme médias. Sa publication en ligne Research Brief vient de mettre en lumière une tendance intéressante via l'article "Teens Shift IM Buddy Iicons to Social Networking" reprenant des éléments d'une étude Nielsen/Netratings : l'utilisation abondante des banques de smileys, émoticônes et petits personnages figuratifs ("buddy icons") utilisés habituellement par les adolescents dans le contexte de la messagerie instantanée (MSN Messenger ou Live messenger, AOL IM, Yahoo Messenger...) avec des sites tels que Originalicons.comBlunt Truth ou Buddy4u.com déclinerait en faveur de sites offrant des outils aidant à fournir un contenu supplémentaire aux espaces personnels sur les plateformes de "réseaux sociaux" ("social networking") telles que MySpace ou YouTube avec des sites proposant des paroles de chansons (PLyrics.com), la possibilité de mettre en ligne des messages audio par téléphone (Snapvine), des images et fonctionnalités prêtes à l'emploi pour améliorer son profil de présentation (POQbum), des répertoires de citation ou des modèles de mise en page (WhatEverLife).


Là où les présences en ligne adolescentes étaient très liées en 2003 à l'interaction dans un modèle synchrone communicationnel, l'essor des blogs et MySpace ou plateformes apparentées a fait naître ces 2 dernières années de façon exponentielle un marché de la personnalisation d'espace en ligne pour les 12-17 ans et donc d'une construction identitaire en ligne sur le Web.


Une tendance à mettre en relief avec le temps consacré à Internet par les jeunes américains connectés chaque semaine : 6 h 39 (en 2003) pour les 2-11 ans contre 9 h 24 en 2006 pour cette même tranche d'âge. Les 12-17 ans passaient 21 h 04 par semaine sur Internet en septembre 2003 contre 26h48 en septembre 2006.


Source :

Loechner, Jack (October 20, 2006). "Teens Shift From IM Buddy Icons to Social Networking" (En ligne), Research Brief, The Center For Media Research, MediaPost Publications, New York City, 1 p. (Page consultée le 31 octobre 2006)

Bausch, Suzy and Han Leilani (October 11, 2006). "U.S. Teens Graduate From Choosing IM Buddy Icons To Creating Elaborate Social Networking Profiles, According To Nielsen/Netratings" (En ligne), Press Release, Nielsen/NetRatings, New York City, 3 p. (Page consultée le 31 octobre 2006)

vendredi 20 octobre 2006

Passeport de vie, un site Internet pour informer sur le don d'organes

La Fondation Greffe de Vie a lancé le 17 octobre un site Internet PasseportDeVie.com à l'occasion de la Journée Mondiale du Don d'organes et de la greffe. Ce site s'inscrit dans le démarrage d'une campagne nationale "Sauver 7 vies" de la fondation (spot TV, Presse papier, radio, street marketing et produits dérivés) qui a pour objectif de sensibiliser les esprits à la notion de don d'organes et d'inciter à demander son passeport de vie : une carte de donneur à garder en permanence sur soi, individuelle et personnelle qui exprime votre choix de donner vos organes si vous mourez.


Le site Internet conte l'histoire d'un artiste musical américain fictif, Billy Johnson, avec le slogan "Give my body, 2U". Il est conçu pour une cible jeunes/adolescents et présente des témoignages de greffés.


Source :

Caille, Yvanie (17 octobre 2006). Passeport de vie (En ligne), Fondation Greffe de vie, Paris, Site (Page consultée le 20 octobre 2006).

mercredi 18 octobre 2006

Ile Sans Fil lance le Hub des Artistes Locaux à Montréal, connecter les communautés à leurs artistes

Île Sans Fil (voir site) est l'initiative d'un groupe communautaire à but non lucratif qui s'est donné pour mission de fournir un accès à internet sans fil public et gratuit aux utilisateurs de portables et de PDA à travers la ville de Montréal au Canada en utilisant des logiciels libres et du Wifi afin de partager des connexions Internet haut débit. Les personnes dotées d'un outil Wifisé peuvent se connecter à partir de points d'accès gratuits (cafés, boutiques, organismes et individus), 105 hotspots répartis sur Montréal. Ce sont plus de 24000 personnes qui utilisent régulièrement les accès d'Île Sans Fil.


Plus que de l'accès Wifi, Île Sans Fil vise à ce que les gens qui utilisent des connexions Wifi entrent en contact, que de l'information locale soit fournie en ligne et que le lieu physique "point d'accès Île Sans Fil" puisse favoriser l'interaction entre les usagers du Wifi. Pour cela, un portail permet de voir et de communiquer avec les autres personnes connectées dans la même air d'accès.


Aujourd'hui, Île Sans Fil va plus loin avec le projet HAL (Hub des Artistes Locaux) : "Connecter les communautés à leurs artistes" (lire le communiqué de Presse) en partenariat avec des médias locaux (la radio étudiante CHOQ.FM et CUTV, Concordia University Television) qui associe culture et mobilité, diffusion médiatique interactions sur un territoire restreint, celui des points d'accès Wifi d'Île Sans Fil :

"Première internationale, HAL encourage les Montréalais à découvrir leurs artistes et producteurs locaux par l'entremise de juke-boxes sans-fil, capables de diffuser du contenu audio et vidéo à haute résolution. Notamment, HAL permet une riche diffusion médiatique, basée sur un concept géographique - un contenu culturel unique est rendu disponible à des endroits spécifiques (...) Il suffit de démarrer le logiciel iTunes (disponible pour Windows et Mac) et de cliquer sur le lien HAL qui apparaîtra au même instant. À ce jour, 12 hotspots d'Île Sans Fil sont munis de la technologie HAL et un treizième sera rendu disponible d'ici la fin du mois de décembre prochain.

Le projet HAL promeut le mandat d'Île Sans Fil, soit l'autonomisation des communautés locales de Montréal, à travers la création et l'implantation d'une technologie basée sur la communauté (...) Tout comme les autres projets d'ISF, l'ensemble de la technologie et des connaissances développées par l'entremise de HAL sera partagé publiquement afin d'encourager son adoption par d'autres communautés."


Sur cette page, vous trouverez plus d'informations sur HAL : Pourquoi HAL ? Comment fonctionne HAL ? Où puis-je trouver HAL ? Comment utiliser HAL ? Quel est le contenu disponible sur HAL ? La liste des partenaires, une Foire Aux Questions et une carte des HAL déployés.


D'un accès Wifi qui "individualise" la connexion Internet, Île Sans Fil s'intéresse au collectif et au partage de ressources culturelles sur un territoire produites par des artistes producteurs médiatiques qui n'ont pas de place où diffuser leurs contenus ; une initiative technologique qui tient à favoriser la culture locale.


Source :

Collectif (octobre 2006). Ile Sans Fil (En ligne), Ile Sans Fil, Montréal, Site (Page consultée le 18 octobre 2006)

mercredi 4 octobre 2006

Podcasts de cours à l'Université Louis Pasteur de Strasbourg et bientôt une borne de téléchargement de podcasts

L'Université Louis Pasteur de Strasbourg a lancé pour cette rentrée une offre plus importante de podcasts pour les étudiants et les enseignants avec une section "audiocours" et "vidéocours" et des podcasts diversifiés de cours disponibles en téléchargement via un flux RSS. L'enregistrement et la diffusion de ces cours sont possibles pour les enseignants volontaires. Durant la précédente année universitaire, la section "audiocours" du site de l'Université Louis Pasteur de Strasbourg a enregistré un succès considérable. L'un des cours a même été téléchargé 32 000 fois sur 6 mois!

 

L'U.L.P. est réactive en mettant à disposition ses podcasts audio en ligne à J+1 après le cours in situ en lecture rich media, synchronisés avec les supports de cours de l'enseignant ou en téléchargement (aux formats .mp3 et .ogg).

 

La même université ira bientôt plus loin en allant jusqu'à la diffusion instantanée des cours et en installant dès décembre dans ses locaux une borne de téléchargement où l'étudiant pourra télécharger le cours qu'il vient de suivre sur une clé USB ou un lecteur MP3 avec un système sécurisé de carte délivrée à chaque étudiant qui permettra de s'affranchir d'un clavier (pour identifier la personne qui effectue le téléchargement).

 

Sources :

Collectif (septembre 2006). Université Louis Pasteur Portail multimédia (En ligne), Université de Strasbourg, Rubrique (Page consultée le 4 octobre 2006)

Collectif (septembre 2006). Université Louis Pasteur Multimédia : vidéocours : podcasting : liste des cours disponibles (En ligne), Université de Strasbourg, Rubrique (Page consultée le 4 octobre 2006)

mardi 3 octobre 2006

Centre Pompidou public handicapé : un site Internet accessible et décloisonné

Le Centre Pompidou (Paris) propose un site Internet à destination des personnes handicapées avec une interface visant à décloisonner les handicaps (mentaux, moteurs, auditifs et visuels) à personnaliser selon ses difficultés de vie (caractères, fichiers sonores, vidéos en langue des signes). Le site permet aux internet de préparer leur visite au centre Georges Pompidou avec des informations pratiques spécifiques, présente des témoignages de visiteurs, comprend des ressources documentaires et propose d'échanger ses impressions sur la visite du Centre. Accessible et ergonomique, le site Centre Pompidou Public handicapé développé par des étudiantes des Gobelins - L'École de l'Image est consultable aussi par un lien dès la page d'accueil du site Internet "classique" du Centre Pompidou.

Source :

Collectif (novembre 2005). Centre Pompidou public handicapé (En ligne), Centre Pompidou, Paris, Site (Page consultée le 3 octobre 2006)

mardi 5 septembre 2006

Autoformation en vidéo pour OpenOffice (traitement de texte, présentation, tableur)

Les EPM du Lyonnais ont repéré un cours complet en ligne du logiciel du pack logiciel OpenOffice (traitement de texte, présentation, tableur) en auto-formation, créé par la Commission Scolaire de Montréal, d'une incroyable richesse et permettant d'avancer pas à pas dans la découverte et l'appropriation de OpenOffice : OpenOffice : vidéoformations du SITSAT de Montréal.


Source :

Tousignant, Daniel (25 décembre 2005). OpenOffice : vidéoformations du SITSAT de Montréal (En ligne), Commission Scolaire de Montréal, Canada, Page ressource (Page consultée le 5 septembre 2006)

mardi 25 juillet 2006

Révolutions numériques et industries culturelles par Philippe Chantepie et Alain Le Diberder

philippechantepie.gif

En avril 2005, Philippe Chantepie (chef du Département des Études, de la prospective et des statistiques au Ministère de la Culture et de la Communication) et Alain Le Diberder (PDG de CLVE, société de développement de logiciels pour les nouveaux médias, initiateur de la commmunauté virtuelle Le Deuxième Monde et ancien directeur des nouveaux programmes de Canal Plus) ont publié un ouvrage sur la mise en cause par le numérique des anciens équilibres des industries de la culture et de la communication : ”Révolutions numériques et industries culturelles” :

Ce livre présente le nouveau paysage numérique, les filières de contenus face à la numérisation, le changement dans l’exploitation numérique, les régulations de la communication numérique. Enfin, Philippe Chantepie et Alain Le Diberder montrent des stratégies et tendances actuelles des industries culturelles ; extrait :

“Les mutations numériques ébranlent (…) le fondement des industries de contenu et de leur économie par l’aval. Le contrôle de la reproductibilité pour les industries de supports (musique enregistrée et cinéma), le brouillage des frontières entre le flux et le stock pour les autres, modifient les conditions de commercialisation des programmes. Le rôle des médias de masse est renforcé, même si émerge un champ hybride de médias de masse interactifs et communautaires amalgamant l’information sur les contenus, leur commercialisation et la réaction du public à ces contenus. Le contrôle d’accès généralisé est la réponse marchande à un phénomène qui n’est pas que marchand et qui oblige à repenser l’équilibre entre économie d’accès et économie d’audience, et plus largement entre économie marchande et économie non marchande.

 L’offre des industries culturelles est animée par deux mouvements opposés, celui de la concentration autour d’une poignée de firmes géantes et mondiales d’une part, et celui de la montée de la production de programmes par des particuliers ou de petits groupes dans un cadre non marchand d’autre part.

Les conditions techniques et sociologiques d’une croissance sans précédent de la consommation et de la production d’oeuvres de toute nature sont réunies. Mais cette croissance bute pour l’instant sur la mise en place de nouvelles régulations, car elle se manifeste de manière parfois pathologique (piratage), reste en partie souterraine (le non-marchand) et fait l’objet de discours dévalorisants tant de la part des organisations professionnelles que d’une partie des pouvoirs publics. Les firmes de contenus traversent cette période de transition en renforçant des tendances anciennes (superproduction, star-system, croissance des dépenses marketing, etc.). Les industries techniques se livrent à des guerres de standards de fait (sanctionnées par des effets réseaux conduisant à des monopoles) qui prennent souvent le pas sur la coopération. Les États voient leurs prérogatives traditionnelles dans ce domaine s’éroder et s’en remettent aux tribunaux, dans l’espoir que le droit de la concurrence sera le régulateur suprême qui permettra de franchir cette période de transition, alors même qu’il est soumis à de réels dilemmes pour respecter aussi les droits de propriété intellectuelle et doit respecter des règles d’intérêt général qui le dépassent (pluralisme, diversité, services publics). Mais le mouvement le plus profond, celui qui aura sans doute le dernier mot, est celui des consommateurs de programmes des industries culturelles, de plus en plus nombreux, de plus en plus équipés d’instruments de reproduction et aussi de production, et de moins en moins disposés à n’être qu’un simple “public”.”


Source :

Chantepie, Philippe et Le Diberder, Alain (avril 2005). “Révolution numérique et industries culturelles”, Editions La Découverte, Collection Repères, n°408, Paris, pp. 108-109

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