Les plateformes de
partage vidéo connaissent des utilisations inattendues. Si les personnes
handicapées exploitent les technologies avec une dextérité
surprenante, elles font naître des usages différents, immédiats et
pratiques à partir d'outils souvent basiques (de simples webcams, par
exemple) mais essentiels pour développer un mode communicationnel qui
revêt tout son sens.
C'est ainsi que sur YouTube, on note l'existence de cercles de personnes sourdes qui
créent des groupes d'échange en langue des signes tel Rob
Wilks de Deaf UK donnant son opinion sur la modération des
propos d'un cercle de malentendants qui communiquent entre eux, qui
mettent en scène des création artistiques comme ce sketch à deux
ou ce karaoke humoristique en vidéo pour personnes malendantes
qui nous réunit tous, entendants ou pas.
Comme le fait remarquer l'article de Making Light "Deaf video: the street finds its own uses (again)", la volonté des
personnes sourdes de communiquer entre elles en utilisant YouTube comme caisse
de résonnance permet d'informer à plus large échelle sur des préoccupations ou
une actualité entre sourds, de porter un message politique, de se raconter au
quotidien, de construire des récits ou de fournir des didacticiels/tutoriels
vidéo telle cette explication du RSS en langue des signes. Via TechBee.
Tag - video
mardi 19 décembre 2006
Sur YouTube, des communautés de sourds qui s'expriment et communiquent
Par Jean-Luc Raymond le mardi 19 décembre 2006, 23:35
lundi 18 décembre 2006
Interestingness (tendance 025)
Par Jean-Luc Raymond le lundi 18 décembre 2006, 23:58 - Tendance
Nouvelle rubrique : tendance. Un mot, une expression, un lieu, une
chose comme reflet de notre temps, miroir de l'instant ou inscrit dans
l'avenir, porteur de sens dans les circonstances dans lequel on le
prononce, dans son champ énonciatif et contextuel. Mot, expression à suivre,
objet utile ou inutile, lieu en devenir...
L'interestingness ou en français "la notion d'intérêt" caractérise le
fonctionnement de plusieurs plateformes du Web 2.0 (ou nouveau Web)
autour de la popularité d'objets mis en ligne (textes, images et
vidéos) comme par exemple la plateforme FlickR qui place l'interestingness au coeur de son écosystème :
"There are lots of things that make a photo 'interesting' (or not) in the Flickr. Where the clickthroughs are coming from; who comments on it and when; who marks it as a favorite; its tags and many more things which are constantly changing. Interestingness changes over time, as more and more fantastic photos and stories are added to Flickr. We've added some pages (and changed some existing ones) to help you explore Flickr's most interesting photos."
Traduction :
"Il y a beaucoup de choses qui font qu'une photo est 'intéressante' (ou pas) sur Flickr. D'où viennent les visiteurs (clickthroughs) ; qui la commente et quand, qui la marque comme favorite ; ses mots-clés et bien d'autres choses qui changent constamment. L'intérêt change avec le temps, et de plus en plus de photos et d'histoires sont ajoutées sur Flickr."
Le blog Mains blanches explique l'importance de cette notion d'intérêt dans
l'article : "Flickr : autour des photos, le jeu de société" et comment
l'interestingness est agissant pour et par certains utilisateurs
:
"Bref, qu'est-ce au juste qu'une image "intéressante" sur Flickr, qui nous impose au passage sa version par la technique sans pour autant nous la présenter vraiment ? C'est un peu comme l'algorithme mis au point par Google pour afficher ses résultats : on n'en a pas une vue très claire. Ce qui n'empêche pas de nombreux internautes d'avoir recours, y compris moi-même, acceptant tacitement de prêter le flanc aux manipulations. Voilà un jeu bien étrange dont on ne connaît pas clairement les règles.
Ce qui est clair, au moins, c'est qu'une image n'est pas qualifiée d' "intéressante" directement, sur la base de critères artistiques ou techniques, mais en fonction de l'activité des utilisateurs autour de ladite image. C'est le temps passé sur Flickr, votre sociabilité, votre présentation de vous-même et de vos photos, ainsi que votre capacité à générer un certain trafic autour de vos images qui comptent, et cela change tout."
Un utilisateur de FlickR déclare que "Les voies de l'interestingness de FlickR sont impénétrables".
L'interestingness est un enjeu économique de poids. TechDirt affirme le 31
octobre 2006 que Yahoo essaie de breveter l'interestingness comme processus
technique : "How Interesting: Yahoo Tries To Patent Interestingness". On
attache à la notion d'intérêt la valeur de classement qui compte dans les
enjeux du marché publicitaire du Web 2.0.
Pour explorer plus avant le concept d'interestingness, on peut
consulter un billet de Seo by the sea (27 octobre 2006) qui propose
des liens et une explication sur la notion d'intérêt : "Flickr Interestingness
Rankings Patents Released".
mardi 12 décembre 2006
Unconference (tendance 023)
Par Jean-Luc Raymond le mardi 12 décembre 2006, 10:50 - Tendance
Nouvelle rubrique : tendance. Un mot, une expression, un lieu, une
chose comme reflet de notre temps, miroir de l'instant ou inscrit dans
l'avenir, porteur de sens dans les circonstances dans lequel on le
prononce, dans son champ énonciatif et contextuel. Mot, expression à suivre,
objet utile ou inutile, lieu en devenir...
Unconference n'a pas encore de traduction en français. On pourrait toutefois
dire qu'il s'agit d'une nonconférence ou d'une aconférence. L'acronyme est
abordé dans Wikipédia en anglais comme "une conférence où les sessions sont
conduites et créées par les participants, au jour le jour, durant le
déroulement de l'événement, plus qu'à l'avance par un seul organisateur ou
un groupe d'organisateurs."
"An unconference is a conference where the content of the sessions is driven and created by the participants, generally day-by-day during the course of the event, rather than by a single organizer, or small group of organizers, in advance. To date, the term is primarily in use in the geek community. Unconference processes like Open Space Technology, however, have been around for over 20 years in other contexts."
Ces unconferences existent dans le monde de l'informatique depuis plus de 20
ans mais la formalisation du terme est due à Dave Winer dans un
article publié au premier semestre 2006 (sachant qu'il en a établi le
principe 3 ans auparavant en l'expérimentant à BloggerCon) :
"What is an unconference" et indique que les personnes dans le
public deviennent des participants et non plus seulement des "auditeurs".
Dave Winer renvoie sur un de ses articles de 2003 donnant un mode d'emploi de
l'unconference : "BloggerCon for Newbies" ; il place chaque participant sur un pied
d'égalité, montre le rôle crucial de l'animateur de la conférence et y décrit
l'importance du Wifi pour pouvoir échanger entre les participants via un outil
de messagerie instantanée, pour pouvoir diffuser en audio ou en vidéo la
conférence ou publier des articles ou de la prise de notes sur son
blog.
Scott Berkun, explique, comment, selon lui, réussir à animer une unconference :
"How to run a great
unconference session". C'est un petit guide pratique sur les choses à faire
et à éviter avec quelques repères. Enfin, le blog Unconference est
une ressource qui repère des conférences ou des méthodes de conduite de réunion
sur la même thématique.
mercredi 29 novembre 2006
Bien d'expérience (tendance 019)
Par Jean-Luc Raymond le mercredi 29 novembre 2006, 11:25 - Tendance
Nouvelle rubrique : tendance. Un mot, une expression, un
lieu, une chose comme reflet de notre temps, miroir de l'instant ou
inscrit dans l'avenir, porteur de sens dans les circonstances dans lequel
on le prononce, dans son champ énonciatif et contextuel. Mot, expression à
suivre, objet utile ou inutile, lieu en devenir...
Expression qui revient en force au-devant la scène médiatique, la notion de
bien informationnel pour caractériser les contenus culturels à l'heure de
l'Internet et des échanges dématérialisés. Olivier Bomsel, Anne-Gaëlle Geffroy
et Gilles Le Blanc abordent cette caractéristique du monde économique actuel et
en devenir dans leur récent ouvrage : "Modem le maudit. Economie de la
distribution numérique des contenus" paru aux Editions de l'Ecole des Mines de
Paris en juillet 2006.
"Les contenus (culturels) sont des flux d'informations particuliers qui se distinguent par leur statut de "bien d'expérience". Les acheteurs ne peuvent connaître la valeur réelle d'un contenu (sa qualité) avant de l'avoir consommé. Ainsi, la spécificité essentielle des industries de la création par rapport aux industries "banales" est l'absence de caractéristiques objectives du produit. On connaît le niveau de bruit, la puissance, la consommation électrique, le détail des accessoires d'un aspirateur. On connaît également les caractéristiques de certains biens informationnels comme les logiciels par exemple. Mais pour un livre, un disque ou un film, la consommation obéit à des modalités différentes. Les contenus sont en fait des biens d'expérience comme le vin, les parfums ou les voitures d'occasion. Il y a une asymétrie d'information sur la qualité de ces biens entre le vendeur et l'acheteur, entre l'amont et l'aval. C'est typique de l'industrie du cinéma : les producteurs achètent à l'aveugle, sélectionnent sans connaître, sur la base d'un "pitch", c'est-à-dire d'un court résumé de l'histoire. (...) La nouveauté de l'économie numérique est la concurrence entre les multiples systèmes de distribution se disputant la croissance des marchés de contenus. Internet n'est avantagé dans la distribution de contenus audiovisuels que pour le peer-to-peer ou la vidéo à la demande... (...) Internet est en position de force dans les secteurs où n'existe pas de distribution numérique alternative. C'est le cas de la Presse écrite et de la musique. Dans le domaine de la musique, on n'a pas le choix, car il n'existe pas de forme alternative à Internet pour distribuer du contenu sous forme dématérialisée, le mode hertzien ne s'y prête pas. Dans d'autres secteurs, tels que la vidéo, Internet affronte la concurrence de la télédiffusion."
L'expression bien d'expérience n'est pas nouvelle. En 2001, lors d'un séminaire
sur la propriété intellectuelle et l'économie des biens informationnels, le
chercheur en économie Michel Gensollen évoque l'information comme bien
d'expérience comme l'un des mécanismes de formation de la valeur de
l'information :
"L''information comme bien d'expérience : l'analyse précédente (l'information comme bien public) néglige le fait que l'information est un bien d'expérience, c’est-à-dire que le consommateur ne peut savoir ex ante si une information dont il connaît l'adresse lui convient ou non ; plus généralement, il est coûteux de rechercher une information, et plus encore lorsqu'on ne sait pas précisément ce qu'on cherche ; la valeur de l'information réside donc également dans les processus d'indexation, de recherche et, éventuellement, de certification de la qualité des données ; cette fonction proprement éditoriale, qui justifiait en fin de compte la rémunération des éditeurs, est remplie aujourd'hui sur Internet plus efficacement par d'autres acteurs : moteurs de recherche, forums de discussion, critiques des consommateurs, etc."
lundi 27 novembre 2006
Cutlife (tendance 017)
Par Jean-Luc Raymond le lundi 27 novembre 2006, 19:05 - Tendance
Nouvelle rubrique : tendance. Un mot, une expression, un lieu, une
chose comme reflet de notre temps, miroir de l'instant ou inscrit dans
l'avenir, porteur de sens dans les circonstances dans lequel on le
prononce, dans son champ énonciatif et contextuel. Mot, expression à suivre,
objet utile ou inutile, lieu en devenir...
Le cutlife est une forme de show personnel enregistré en vidéo
et mis à disposition par une personne inscrite sur une plateforme
communautaire de type MySpace ou YouTube pour un public choisi et donc restreint (profils amis). Ce
show consiste à "découper" sa vie, à en montrer ou à en
conter une partie comme une "tranche de vie quotidienne". Par
ricochet, la personne se mettant en scène est surnommée cutlifer ou
cutlifeuse.
Le marketing manager Carl Hallard évoque ce phénomène de l'internet
"communautaire" vidéo sur son blog dans le billet : "De l'intérêt des UGC (User Generated Content)" (consulter
également les commentaires de cet article) et donne un exemple vidéo avec une
séquence d'Ilana.
lundi 20 novembre 2006
E-Artcasting (tendance 015)
Par Jean-Luc Raymond le lundi 20 novembre 2006, 23:45 - Tendance
Nouvelle rubrique : tendance. Un mot, une expression, un lieu, une
chose comme reflet de notre temps, miroir de l'instant ou inscrit dans
l'avenir, porteur de sens dans les circonstances dans lequel on le
prononce, dans son champ énonciatif et contextuel. Mot, expression à suivre,
objet utile ou inutile, lieu en devenir...
L'E-Artcasting est un mot juste né d'un blog en espagnol et en
anglais du même
nom qui cherche à repérer des technologies "sociales" utilisées dans les
musées d'Art à travers le monde, des nouvelles façons de communiquer et
d'interagir avec le public (podcasting, partage de photos, systèmes
d'e-learning...).
L'E-Artcasting serait donc une approche qui permet d'explorer l'Art à travers
l'utilisation de nouveaux outils, de leur impact et de leurs possibilités.
Selon les initiateurs du blog, l'E-Artcasting s'inscrit dans la lignée du
nouveau Web (Web 2.0). Le concept d'E-Artcasting est à suivre...
samedi 11 novembre 2006
Expo la Terre vue de l'Espace en mode virtuel
Par Jean-Luc Raymond le samedi 11 novembre 2006, 16:50
La Smithsonian
Institution (fondation américaine sur l'éducation et la recherche) propose
au Musée National de l'Air et de l'Espade de Washington, du 11 novembre
2006 au 7 janvier 2007, une exposition Earth From Space (La Terre vue
de l'Espace) sur l'imagerie satellitaire. L'exposition est complétée par
un site Internet ressource qui comprend une exposition en ligne dédiée sur 5 thèmes : la planète vivante, l'eau et
l'air, la composition du territoire, la présence humaine et la technologie des
satellites. Le site a développé toute une partie
pédagogique avec des activités scolaires (plans, liens URL et fichiers
.pdf) sur différents sujets liés à l'expo utilisables en classe pour des
enfants de 5 à 12 ans.
En complément, pour parcourir l'Espace façon planétarium en 3D, 2 logiciels
libres à télécharger : Celestia et Stellarium.
Source :
G. Jérôme (11 novembre 2006) "La Terre vue de l'Espace : exposition cyber-accompagnée" (En ligne), Génération-NT, Asnières, 1 p. (Page consultée le 11 novembre 2006)
vendredi 10 novembre 2006
Jean-Pierre Corniou, la connaissance n'est pas un stock mais un flux
Par Jean-Luc Raymond le vendredi 10 novembre 2006, 10:14
Jean-Pierre Corniou (haut-fonctionnaire, ex-Directeur des Systèmes
d'Information de grandes entreprises dont Renault) s'est exprimé lors des
Rencontres ICC 2006,
(Anticiper, Décider et Innover dans l'économie de la connaissance) au
Palais Brongniart, le 19 octobre, lors de la plénière Décider, Innover et Agir dans l'Economie de la
connaissance. Luc Legay a
enregistré en vidéo une partie de l'intervention de Jean-Pierre
Corniou sur le thème "Information et connaissances" dont voici la transcription
écrite :
"Dans un monde bruissant d'informations et de connaissances, on ne peut pas s'en tenir à un savoir statique. La connaissance n'est pas un stock mais un flux. Ce n'est pas parce que vous avez fait Polytechnique à 22 ans, qu'à 50 ans, vous êtes toujours compétitif. Et ça, c'est extrêmement important de remettre en question notre processus d'élaboration du modèle élitiste et donc du pouvoir en le réinjectant, en le repositionnant de façon dynamique par rapport à l'émergence de ces formes nouvelles.
Plus que jamais, l'éducation au discernement, la réflexion critique, l'intelligence cognitive vont être des facteurs de différenciation. Et à cet égard, la manière dont marchent les outils staliniens que sont les appareils de formation initiaux m'inquiètent considérablement parce qu'au lieu d'avoir des machines productivistes dont le taux de rendement est catastrophiquement faible comme l'enseignement français (on forme 25 000 ingénieurs par an sur une classe d'âge de 750 000 jeunes avec un taux de non-productivité considérable), il faut absolument et de façon immédiate repenser ce qu'on apprend à l'école parce qu'on apprend à l'école, ce n'est pas du tout à utiliser les moteurs de recherche, c'est un savoir mort, statique, écrit dans des livres par des inspecteurs généraux qui n'ont pas ouvert leur ordinateur de leur vie parce qu'ils ne savent pas ce que c'est. Et donc, il faut repenser le processus éducatif. Et des pays comme la Finlande, la Corée du Sud, ont complètement revu leur méthode d'éducation et fabriquent des gens dont le discernement, la capacité d'analyse, la compréhension fine de l'information sont le vecteur de la connaissance.
C'est le process d'acquisition et de restitution de connaissances qui va aujourd'hui être discriminant dans la société et dans le monde de l'entreprise. Ce n'est plus l'information acquise à l'instant T qui, de toute façon, est morte. Nous sommes en dynamique et nous ne sommes plus dans un monde statique. Voilà la manière dont je perçois ce management de la complexité. Apprendre en entreprise, apprendre à l'école, apprendre en tant que citoyen, apprendre dans l'ensemble de la société civile à décrypter la complexité de ce monde ; ne plus en avoir peur, la maîtriser et se lancer dans une vision extrêmement dynamique de la société de la connaissance qui n'est pas la gestion d'un stock accaparé par une minorité de gens et qui est une production collective. (...)
La recherche d'informations, c'est absolument consubstantiel à l'intelligence humaine. Nous avons des capteurs d'informations qui sont permanents et qui sont constants. On est fabriqué comme cela. On capte la température. On capte le mouvement. On capte la lumière. Aujourd'hui, on capte avec des outils, de l'information de toute nature et notre processus cérébral est de transformer cette information, ces "data", ces données en information et ces informations en connaissances. C'est ça l'intelligence humaine. On est équipé d'une CPU ultrapuissante pour faire cela et évidemment tout ça nous permet de prendre des décisions, de faire comme disent les Québécois "de poser des gestes".
Je trouve absolument génial qu'on soit dans une ère d'excès d'information. Tant mieux. On est passé dans l'ère de la rareté, dans l'air du pouvoir qui nous interdisait d'échanger de l'information, et attention, attention, il y a des gens qui veulent nous ramener à ça, tous les jours, parce que l'information fait peur. Elle dérange. Elle est contradictoire. Elle est bruissante. Toute l'expérience humaine, toute la richesse collective est née sur la capitalisation et l'échange d'informations transformées en connaissances. Donc, je n'ai pas peur d'avoir trop d'informations, je me réjouis.
Par contre, il faut accroître notre bande passante. Il faut savoir mieux lire. J'écris dans mon blog qu'Internet réhabilitait l'écrit. Bien sûr. Je pense aussi qu'il faut savoir lire les images. Je regrette que Dominique Wolton ne soit pas là parce que c'est extrêmement intéressant ce qu'il dit, son propos sur la lecture de l'image. Je trouve qu'apprendre aux enfants - il se trouve que ma femme est enseignante dans le primaire, elle a 18 élèves - et je déplore qu'il n'y ait pas 18 ordinateurs personnels dans sa classe lui permettant d'apprendre la géographie avec Google Earth.
Je crois qu'il faut qu'on apprenne à travailler dans un monde multimédia où nos sens sont sollicités de façon très complexe... Mais allez visiter une cathédrale à l'époque où les gens ne savaient pas lire. La richesse sémantique d'une cathédrale est quelque chose de fabuleux. La lecture d'un paysage, la lecture d'une ville, la lecture de la nature, ce sont des choses remarquables. Il y a énormément d'informations. Donc, je crois qu'il faut se réjouir de l'abondance d'informations. Il faut déplorer que nos process et nos algorithmes de traitement de l'information soient encore si pauvres et si mal préparés par les systèmes éducatifs."
jeudi 9 novembre 2006
La vidéo d'opinion amateur et marketing au coeur de la campagne électorale américaine
Par Jean-Luc Raymond le jeudi 9 novembre 2006, 12:05
Les élections de mi-mandat aux États-Unis auront davantage accentué
l'aspect marketing des campagnes électorales locales pour un enjeu national. En
comparaison avec les élections ayant eu lieu aux États-Unis en 2004, le
grand vainqueur technologique de la vague des outils en présence porte un nom :
la vidéo.
Pendant plus de 3 mois, les différents candidats se sont affrontés via vidéos
interposées diffusées sur YouTube. Cela se surajoute aux spots de pub télévisés habituels des
candidats. Mais là où la nouveauté est présente : ce sont des spots de pub
amateurs (toujours diffusés sur des plateformes comme YouTube) issus des
équipes de campagne des candidats et d'amateurs qui traduisent en mots, en
images et en arguments ou simili-preuves des critiques acerbes sur l'adversaire
républicain ou démocrate. Les taux de consultation de ces vidéos sont parfois
impressionnants. Elles ont servi tour à tour de sources d'informations aux
chaînes de télévision locales américaines et ont parfois même été
rediffusées sur les chaînes. À côté de cela, on peut trouver des vidéos de la
campagne vue de l'intérieur : les bénévoles en action, les galas de dons pour
les candidats, les discours au fur et à mesure de la campagne. Partout, la
vidéo est présente, omniprésente, intrusive et force de témoignage.
Face à ce raz-de-marée, les grands networks américains ont changé leur
fusil d'épaule pour une couverture vidéo amateur des résultats électoraux.
Ainsi, ABCNews TV a
donné la parole aux internautes 4 fois par heure durant près de 24 heures via
un module intitulé "Be seen Be heard" où de simples
citoyens ont enregistré des séquences vidéo sur des sujets liés
à la campagne ou à leur candidat favori. Le network a fait largement la
promotion de ce module sur son antenne plusieurs jours avant "la nuit des
résultats". En parallèle, cette chaîne a laissé largement s'exprimer, durant le
programme de couverture des résultats, les étudiants des campus
américains, parfois avec une image de piètre qualité façon "webcam".
Le site Internet média Cyberjournalist.net indique 3 initiatives médias liées aux élections américaines : Video The Vote (faire filmer des opérations de vote dans le pays par des amateurs pour éviter ou signaler des irrégularités), Polling Place Photo Project (photographier son bureau de vote le jour du vote et l'envoyer sur le site Inernet de l'initiative) et Veek the vote 2006 (le jour du vote, des citoyens des vidéos via leur téléphone portable à Veek The Vote qui les rend disponibles et réutilisables sur des sites ou blogs).
mercredi 8 novembre 2006
Congrats John Hall!
Par Jean-Luc Raymond le mercredi 8 novembre 2006, 16:33
My
longtime buddy friend John Hall (Democratic challenger) has just been elected
at the House of Congress (District 19, New York). Great! Check
out John Hall for Congress website to know more about his career and
biography and also his victory speech (and song) in video. Paris lover and amazing
sailor, John Hall is also a great vocalist, singer/songwriter. He has been
involved in environmental issues since the seventies and also in education NY
local authorities. Congrats Pamela and Sofi too for having such a gentleman and
artist in your life.
"As a recording session artist, he worked with Janis Joplin, Seals & Crofts and Bonnie Raitt, among other artists, before founding Orleans in 1972, with musicians Wells Kelly, Larry Hoppen and Lance Hoppen. In 1977, Hall left Orleans to begin a solo career. He also became active in the anti-nuclear movement, and co-founded Musicians United for Safe Energy (MUSE). Since then, he has continued working for alternative energy and environmental causes. His musical group at the time, the John Hall Band, released two albums, after which Hall released a number of solo albums, the latest being the infectious and well-received Rock Me on the Water in 2005. During the 80's and 90's, Hall also wrote songs for other artists and reunited with Orleans in 1990, 1996, 2000 and 2003."
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