Jean-Luc Raymond

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vendredi 18 mai 2007

Jean-Marie Dru, La publicité autrement, le consommateur devient un média

Dans Le Monde 2 de ce vendredi, le Président du Réseau International TBWA et auteur du slogan d'Apple "Think Different", Jean-Marie Dru est interviewé à l'occasion de la sortie de son ouvrage "La publicité autrement" (aux Editions Gallimard, collection Autrement) avec un titre d'article choc "La publicité sera créative ou ne sera plus".

Dans cette entrevue, Jean-Marie Dru parle du nécessaire renouvellement de la publicité avec l'usage personnalisé des nouvelles technologies. Il conte comment les gens peuvent, dès maintenant et encore plus dans le futur, créer leur propre environnement médiatique et musical, leur divertissement grâce au téléchargement, aux consoles de jeux, aux télévisions auto-programmées, aux portables transformés en multimédias.

"A côté de la publicité classique, celle de l'affichage public et des magazines qui restera importante, il va falloir imaginer une nouvelle interactivité, de nouveaux messages, de nouveaux films que les consommateurs blasés auraient envie de voir. Faut-il d'ailleurs encore parler de "consommateurs" ? Aujourd'hui, chacun devient capable de créer son blog, des wikis (les pages Internet ouvertes à tous), des films, son ambiance musicale, ses avatars dans les mondes virtuels. Le consommateur devient un média, l'élément actif d'un réseau. Dans ce contexte, la plupart des gens acceptent de regarder un message publicitaire une fois ou deux, pas plus. Il faut que celui-ci les attire, les amuse, sinon ils s'en vont. Moi, je crois au retour des spots publicitaires longs, talentueux, des 60 ou 90 secondes, véritables "courts-métrages" que les gens voudront regarder, conserver. Je crains que les petits films répétitifs, didactiques, de 15 secondes apparaissent comme du matraquage. La publicité va devoir arrêter le rabâchage pour redevenir un divertissement."


Pour l'anecdote, Jean-Marie Le Dru envoie tous les jeudis un texte appelé "Jeudi" à toutes les agences du réseau TBWA, une note d'une page présentant une idée médiatique nouvelle ou un paradoxe de notre époque.

dimanche 6 mai 2007

Stéphane Paoli, journaliste, Internet est un espace pour se réapproprier le temps

La chaîne TV propose mardi 8 mai à 20h45, une soirée spéciale d'analyse de la campagne 2007 pour l'élection du Président de la République en portant un regard sur l'impact du média Internet sur ces élections : Présidentielles.com.

Au programme, deux documentaires "2007 : la campagne du Net" et "Le Monde dans l'Arène" qui tenteront d'apporter un éclairage neuf sur les productions et structurations médiatiques lors de cette campagne.

En amont de cette soirée thématique Présidentielles.com, ARTE a mis en place le Blog de la campagne présidentielle sur le Net. Sur celui-ci, viennent d'être publiés des rush du reportage "2007 : la campagne du net", interviews de journalistes, membres des équipes de campagne et universitaires qui donnent leur point de vue sur l'apport d'Internet dans la campagne.

L'analyse du journaliste Stéphane Paoli sur l'Internet comme espace pour se réapproprier le temps est très intéressante. Voici la transcription de deux passages de cette entrevue pour ARTE :

"Il y a un fait intéressant parce qu'il est paradoxal. Le problème de notre métier aujourd'hui, c'est sa confrontation avec la vitesse c'est-à-dire que tout va beaucoup trop vite. On a longtemps et à tort à mon avis, dans les interviews par exemple politiques, été en tête de la petite phrase.

J'ai tendance à penser que le défaut de la petite phrase, c'est justement d'être petite et donc souvent de ne pas porter beaucoup de sens. Mais la petite phrase, on courait après elle. Cette petite phrase, a force d'avoir été quasi-obsessionnelle chez beaucoup d'intervieweurs, s'est contractée de plus en plus pour n'être plus qu'un mot. Alors, il y en a deux aujoud'hui qui occupent l'espace politique de la campagne, c'est "racaille" d'un côté et "bravitude" de l'autre.
C'est un peu juste tout de même pour développer un sens politique.

Et à mon avis, le défaut de nos médias radio, télé et on commence aussi à le voir en Presse écrite où les articles raccourcissent, où la titraille est plus épaisse mais le corps du texte un petit peu moins, le gros défaut que l'on rencontre dans la Presse aujourd'hui, c'est cette espèce de contraction du raisonnement et du temps. Et paradoxalement, le lieu où désormais des papiers, des raisonnements, des entretiens se développent dans la durée, c'est le lieu de la vitesse : c'est l'espace d'Internet.

Il y a une espèce de renversement des systèmes qui fait que là où on imaginait que ça irait encore plus vite sur Internet parce que sont les réseaux, parce que le transfert d'informations se fait de plus en plus vite, c'est là qu'on découvre que ceux qui ouvrent des sites, des blogs, qui créent de nouveaux médias mettent d'abord en place le concept "espace" pour la durée et çà, c'est quelque chose que je trouve non seulement important mais je crois, nécessaire pour notre métier aujourd'hui. La régénerescence du métier de journaliste peut se faire dans ce nouvel espace. (...)

L'un des mots les plus dangereux pour notre profession aujourd'hui, c'est cette espèce de contraction, cette disparition du sens. On met les choses en perspective à toute vitesse.

Quand on sait aujourd'hui que pour des raisons qu'on sait qui sont aussi économiques, il ne faut jamais l'oublier, que c'est un algorithme qui fait la une du Monde électronique. Cet algorithme va interroger tous les grands titres de la Presse mondiale et va en fonction des occurences, 3 fois un titre sur la Presse Mondiale sur la situation au Proche-Orient, 2 fois un titre sur Airbus et une fois un titre sur le réchauffement climatique... En fonction du nombre d'occurrences, on décline la une du Monde électronique.

La conférence des rédacteurs a disparu. La réflexion collective a disparu. La réflexion sur l'événement, le fait lui-même, si on ne le met pas dans un continuum, il ne peut pas prendre son sens surtout dans un système qui s'est mondialisé et qui est en interaction permanente.

Si c'est une machine à algorithmes qui commence à faire la Une du Monde pour des raisons qui sont peut-être aussi des raisons d'efficacité et de rapidité et en tout cas des raisons économiques, attention ; vraiment attention.

Donc, la réintroduction du temps, l'implication du journaliste par rapport au temps... Prenons le temps de parler, de réfléchir ensemble ("vous n'avez pas vraiment répondu à ma question, je la reprends différemment..."). Si cette génération (Internet) réintroduit cet enjeu, encore une fois, dans l'expression de votre métier, je dis parfait."

vendredi 4 mai 2007

Musique 2.0 de Borey Sok, Solutions pratiques pour nouveaux usages marketing

L'un des livres les plus remarqués de ces deux dernières années sur l'évolution du marché musical et ses conséquences sur de nouveaux modes marketing qui se conjuguent à une diffusion des créations par le Web est sans conteste l'ouvrage de Borey Sok "Musique 2.0" sous-titré "Solutions pratiques pour nouveaux usages marketing" (paru chez Irma Editions, collection Revolutic en avril 2007), version remodelée de son mémoire de fin d'études en Master de Marketing : "Le marketing sauvera-t-il l’industrie du disque de la crise ?" (ISC Paris).

Après le cadre du paysage musical posé (la crise de l'industrie du disque), Borey Sok explique comment il est possible de s'adapter à la nouvelle donne marketing d'un foisonnement de la création dominé par la diffusion Internet et le peer-to-peer. Il n'annonce pas la fin du support CD mais son déclin, se concentre sur les nouveaux modes de rémunération de la musique (notamment l'abonnement et la location de musique) et développe un long point sur les possibilités offertes de développement de marché via des outils mobiles. Enfin, Borey Sok aborde le "rôle" renouvelé du consommateur de musique : "L'internaute "acteur" et l'artiste au centre des nouvelles solutions" de promotion et de commercialisation des oeuvres sonores. 20 pages d'annexes viennent compléter ce livre résolument pratique qui donne des clés pour mieux comprendre, appréhender et agir dans l'univers musical mondial qui se restructure tout en se dématérialisant.

Extrait de "Musique 2.0 : solutions pratiques pour nouveaux usages marketing" de Borey Sok sur ce paysage musical reconfiguré tout comme la position des acteurs :

"On ne peut plus parler d'industrie du disque lorsqu'il suffit de produire un fichier numérique pour le retrouver partout dans le monde. L'avenir est dans la convergence des nouvelles technologies. Les regards sont tournés vers le mobile, véritable appareil représentatif de cette fusion des nouvelles technologies.

Pour l'internaute, Internet l'a rapproché des artistes et lui permet de devenir un acteur majeur dans la vie d'un artiste. L'interactivité et la richesse des contenus vont accroître son appétence pour la musique et sa volonté de communiquer avec l'artiste. Il devient donc aussi un acteur actif et non un simple acheteur de CD.

L'opportunité qu'offre le web élargit complètement l'expérience musicale. Il ne s'agit donc plus uniquement d'écouter un chanteur, mais de l'aider à se faire connaître en partageant sa propre expérience.

Les artistes, quant à eux, doivent élargir leurs compétences au marketing, à la promotion et à la maîtrise des outils informatiques. De nouvelles portes s'ouvrent devant eux."

mercredi 2 mai 2007

Web 2.0, nouvel âge du net ? Dossier d'Aquitaine Numérique

Dans sa publication bimestrielle "L'Aquitaine Numérique" (n°5, mai 2007), Aquitaine Europe Communication consacre un dossier de 8 pages sur le nouveau Web : "Web 2.0, nouvel âge (du net) ?" (en .pdf, à télécharger à cette adresse) complet en terme de pratiques, d'enjeux, de modèles d'affaires, du rôle central de l'internaute. Au sommaire :

1. Massification des accès, démocratisation des outils : Toujours plus d'internautes à haut débit ; des usages qui se diversifient ; équipement numérique à grande vitesse ; capacité individuelle accrue d'édition ; publication pour (presque) tou ; vers un internaute Web 2.0 ?

2. Web communautaire et web lego : Créations de contenus par l'internaute ; création de valeur par les internautes ; le "virage social" du Web ; gratification "sociale" de la participation ; toujours plus de transversalité ; la force de la syndication ;  le Web "Lego".

3. Vers un nouvel âge : Les "widgets" débarquent sur le bureau ; "Webisation" des applicatifs ; entreprise 2.0 ; bénéfice 2.0 ? ; Régulation 2.0 ; foisonnement à la marge, concentration au centre.


Ce long article comprend également un lexique de l'usager 2.0, un point juridique sur le Web 2.0 et 2 mini-interviews : Benjamin Rosoor (gérant de Web Report) sur la question de la qualité des contenus et Claire Decroix (animatrice à l'Echangeur Bordeaux Aquitaine) sur le thème des outils de travail collaboratifs (blogs, wikis) pour les PME et TPE. Des références complémentaires au dossier Web 2.0 figurent en ligne à cet URL.

"L’expression «Web 2.0» a commencé à circuler sur internet il y a bientôt deux ans; elle formalise le sentiment qu’après la période initiale de la bulle internet et des désillusions engendrées par son éclatement, une deuxième période aurait commencé, fondée sur des bases à la fois technologiques, sociales et économiques différentes. Le concept comme l’étiquette ont désormais largement débordé de la sphère spécialisée, y compris dans le monde «réel» où apparaissent des services estampillés 2.0, pour peu qu’ils aient une dimension communautaire ou participative – certains y voient une révolution encore plus profonde, de nature à transformer nos sociétés : n’a-t-on pas récemment organisé une conférence «Politique 2.0»? Le présent dossier s’attache à remettre cette évolution en contexte, à en cerner les composantes techniques et sociétales, en un mot : à faire le point avant que ne s’ouvre la prochaine étape, que certains se sont empressés de baptiser… web 3."

dimanche 1 avril 2007

Jacques Attali : l'Art à l'heure du numérique

Dans son édition du 22 au 28 mars 2007 (n°2228), Le Nouvel Observateur a proposé un débat entre Jacques Attali (essayiste, biographe, perspectiviste ; plus récent ouvrage : Une Brève histoire de l'avenir, chez Fayard) et Denis Olivennes (actuel PDG de la FNAC qui vient de publier : La Gratuité, c'est le vol. Quand le piratage tue la culture) sur le thème : "La gratuité va-t-elle tuer la culture ?". Intéressants propos de Jacques Attali sur le devenir de l'Art à l'heure du numérique :

"Le virtuel va provoquer la naissance d'une économie de l'art radicalement nouvelle. Bientôt, les gens disposeront de logiciels de composition musicale permettant de créer facilement, ensemble, en mêlant la mélodie de l'un, le rythme de l'autre, l'orchestration d'un troisième, venus de partout dans le monde. Quand des millions de gens composeront ainsi, ils n'imagineront rien d'autre que le plaisir de créer ensemble, d'échanger, d'écouter, de s'inspirer. L'argent se gagnera sur des logiciels et des instruments de musique et presque plus du tout sur le CD, qui disparaîtra. Le livre résistera un peu plus longtemps : jamais l'industrie de la musique n'a réussi à inventer un objet aussi magique que le livre. (...)

Il va y avoir l'émergence d'oeuvres d'art, comme à chaque période, adaptées au nouveau modèle, qui passeront pour l'essentiel par le mélange des arts les plus éloignés en l'apparence. On le voit déjà avec l'art de la danse, qui est en train de se confondre avec la sculpture, les spectateurs façonnant des formes et les animant comme des marionnettes, mêlées à des danseurs vivants. Ce qui est aussi en train d'apparaître aujourd'hui, c'est par exemple la nécessité d'oeuvres courtes. Un exemple particulièrement rentable et artistiquement douteux : les musiques de sonnerie de téléphone. Le premier producteur de musique en Corée est le France Télécom coréen!

Ces objets nomades à la fois téléphone, vidéo, ordinateur, etc., mais aussi lecteurs de textes vont devenir universels. On verra par exemple l'émergence d'une littérature du feuilleton court, du clip, de nouvelles formes d'écriture, d'images, de cinéma. On écrira des feuilletons de 15 lignes avec des épisodes, qui correspondent tout à fait à l'air du temps. Le SMS en est un premier signe : on va vers ce qu'on pourra appeler un "e-haïku"."

jeudi 22 février 2007

Formation Web 2.0

Depuis juin 2006, j'ai modélisé et je conduis régulièrement une formation Web 2.0 au centre de compétence TechnofuturTIC à Gosselies (Charleroi, Belgique), lieu aidé par la Région wallonne et des Fonds structurels européens, qui propose des formations techniques de tout niveau et des séminaires sur les enjeux et l'innovation dans le domaine les Technologies de l'Information et de la Communication. Ma prochaine session de formation Web 2.0 à TechnofuturTIC se déroulera en avril.


La plupart des séminaires sont en accès gratuits pour les Wallons et la mixité des publics (fonctionnaires territoriaux, chefs d'entreprises, cadres , employés, personnes du secteur associatif, checheurs d'emploi...) accueillis lors des sessions en font des ferments de questions, réponses mais surtout des échanges constructifs et nutritifs car chacun selon sa problématique, ses centres d'intérêt peut apprendre de l'autre, comprendre un positionnement professionnel ou associatif, ou saisir un projet qui se façonne. Cet univers est véritablement passionnant. Il enrichit intellectuellement et techniquement aussi bien les stagiaires que le formateur.


Une formation Web 2.0 participative


Conduite sur deux jours, la formation Web 2.0 intitulée "Réseaux sociaux et web collaboratif : enjeux du Web 2.0", permet par une approche participative des stagiaires de définir un visage du « nouveau Web », à réfléchir sur les usages d’outils qui façonnent le Web d’aujourd’hui et de demain avec, bien entendu, une mise en pratique effective et un recul critique nécessaire.


Des ressources écrites sur le Web 2.0


A la place de la traditionnelle présentation PowerPoint donnée aux stagiaires, il est offert à chaque participant un dossier documentaire de plus de 30 pages comprenant : des définitions du Web 2.0, un glossaire spécialisé, une liste d’outils, services et plateformes Web 2.0, des références de sites et blogs sur le sujet ainsi que des schémas explicatifs sur le Web 2.0.


En complément, il est délivré à chaque stagiaire une Revue de Presse exhaustive (couvrant un an d’actualités) de plus de 50 pages sur le Web 2.0.


Un contenu de formation en constante évolution


Ces deux ressources sont mises à jour à chaque session tout comme le contenu de la formation qui présente 20 % de nouveautés  à chaque nouvelle session.


Des résultats et l'avis des stagiaires


A l’issue de ces sessions, des stagiaires ont créé des blogs, utilisent Del.icio.us dans leur travail de veille, placent leurs vidéos sur YouTube et échangent avec d’autres internautes… Les messages suivants sont un aperçu de l’avis de stagiaires à la suite de la formation.


«Merci pour ces informations et pour les 2 jours de formation. C’est vrai que si Internet évolue techniquement tous les jours dans un monde «virtuel», il est aussi important de garder l’aspect humain et donc ce contact direct au travers de sessions où chacun peut partager et exprimer ses expériences.»

Olivier D., Charleroi, créateur d’entreprise.


«Un tout grand merci pour la documentation et pour la formation.»

Elise G. Bruxelles, cadre dans une association Européenne dans l’industrie chimique.


«Je recommande vivement cette formation sur le Web 2.0. C’est une mine d’informations.»

Caroline M., Bruxelles, chef de projet dans une agence Web.


«Et encore bravo pour votre remarquable prestation.»

Roland M., Bruxelles, dirigeant d’association de projets Européens.


«Netvibes est un outil intéressant que je consulte maintenant régulièrement.»

Richard B., Hotton, employé communal.


«Plus j'y repense, plus j'ai trouvé cette formation pleine de choses très très utiles. Je suis en train d'en faire une synthèse pour mes collègues.»

Sophie F., Bruxelles, cadre dans une association Européenne.


Contenu de la formation


L'accès à Internet de plus en plus généralisé permet d'envisager de nouveaux modes de relations collaboratives entre les individus dans la sphère privée et dans le milieu des Asbl, le monde de l’entreprise et les entités administratives.


D’une micro-informatique à base de logiciels installés sur son ordinateur, l’utilisateur travaille, partage, interagit et coopère en ligne via de multiples applications gratuites disponibles sur le Web qui replacent l’individu au cœur de la production d’informations ; données qui peuvent se lier à d’autres et être la source de nouveaux projets et activités, jouer un rôle prépondérant dans le domaine de la veille et du marketing viral.


Ce séminaire de fomation propose de faire le point sur ce qu’on appelle le Web 2.0 et sa réalité par une approche concrète du concept (aspects techniques, collaborations sociales, transformations organisationnelles et modèles économiques) via la présentation, des exercices guidées et la mise en perspective d’outils internet :

  • blogs,
  • syndication de contenu,
  • marqueurs et réseaux sociaux,
  • cartographies d’échanges,
  • logiciels collaboratifs en ligne,
  • partage audio et vidéo,
  • etc.


Sont également abordés des notions générales du Web 2.0 qui transforment et structurent l’Internet d’aujourd’hui et de demain :

  • le journalisme citoyen,
  • les indicateurs d’influence,
  • l’intelligence coopérative,
  • et les tendances majeures de l’utilisation de l’Internet par les moins de 25 ans.

lundi 12 février 2007

Sommes-nous des passeurs de mémoires ? Intervention à Brest pour la 2e édition d'Ecrits Ecrans Publics

J'interviendrai durant la 2e édition d'Ecrits Ecrans Publics qui se déroule les 23 et 24 mars 2007 à Brest. Cette année, les deux jours de rencontres porteront sur le thème : Collectes de mémoires multimédias et lien social.


Seront réunis des acteurs brestois et de Bretagne de l'expression multimédia (institutions, associations, habitants) en les reliant aux multiples initiatives autour de l'histoire et des collectes de mémoires. Le pré-programme de cette rencontre ouverte est en ligne sur un wiki dédié.


Je présenterai à cette occasion un panorama d'initiatives collectives (France, Belgique et monde) reliant des mémoires d'habitants les unes aux autres via les nouvelles technologies pour recréer du sens : "Sommes-nous des passeurs de mémoires ?" dont voici l'explicitation :

"Internet est le creuset de nouvelles solidarités qui s'expriment, de personnes qui coopérent, donnent à voir, partagent leur culture et leur patrimoine local par des textes, des images, des animations et de la vidéo. Ces traces recomposées du passé qui trouvent des liens dans le présent générent des projets culturels participatifs passionnants où l'appropriation des technologies est ressentie comme une aide pour faciliter la prise de parole et l'expressivité des citoyens, nouer des relations intergénérationnelles et construire des ponts entre les cultures.

Prenons le temps d'un voyage sur Internet pour partir à la découverte d'initiatives collectives en France, Belgique et à travers le monde, où des habitants deviennent des passeurs de mémoires en utilisant les technologies (ordinateurs, téléphones mobiles, internet...), donnant du sens à leur participation citoyenne et façonnant une Histoire faite de petits bouts de vies reliés les uns aux autres pour recréer des savoirs."

jeudi 8 février 2007

A vous de juger sur France 2 introduit un nouveau dispositif participatif via webcam

Prenant exemple sur ses homologues chaînes de télévision aux Etats-Unis, France 2, inaugure ce soir 8 février en prime time, avec l'émission politique de Arlette Chabot "A vous de juger", un nouveau dispositif participatif intéressant intégrant Internet qui pourrait faire tâche d'huile et se généraliser dans des émissions politiques et de débat sur les chaînes généralistes à des grandes heures de grande écoute.


Ce service permet à tout internaute, via une webcam, d'enregistrer ses questions, à l'adresse des invités d'Arlette Chabot pour son émission, et dans un deuxième temps, d'enregistrer des réactions à l'émission et de visionner en vidéo les commentaires des internautes. Vos contributions peuvent être postées dès maintenant à partir de la page d'accueil de l'émission. Via Ars Industrialis.

mardi 30 janvier 2007

Observatoire des innovations à la Cité des Sciences et de l'Industrie et sur Internet

Dans le cadre du lancement, le 23 janvier, de l'exposition permanente "L'Observatoire des innovations" de la Cité des sciences et de l'Industrie Paris - La Villette, un mini-site Internet vient d'être créé en complément de l'expo.

"Innover, c’est réussir le pari de lancer sur le marché des "éléments" aussi divers que de nouvelles sources d’énergie ou de matières premières (les plastiques recyclés), de nouveaux produits (la voiture hybride), de nouveaux services (l’iTunes music store), mais aussi de nouveaux modes d’organisation (les 35 heures), de nouvelles méthodes (la vente en ligne) et de nouveaux procédés (la cuisson sous vide). En somme, y a mille exemples d’innovations mais pas de définition standard."


L'Observatoire des innovations, version expo, se compose de 5 pôles : une introduction avec des repères sur les démarches et la modélisation de l'innovation, et 4 focus sur des innovations concrètes en partenariat avec des institutions et des entreprises privées (premières innovations explicitées : le carbone-carbone, le verre progressif Varilux, l'innovation en gare et l'artisanat). Fin mars prochain, une exposition temporaire sur les nanotechnologies "Expo Nano, la technologie prend une nouvelle dimension" viendra s'adjoindre à l'Observatoire des innovations.


L'Observatoire des innovations, version site Internet, est proposé en Flash ou en HTML. Le premier dossier "Qu'est-ce que l'innovation ?" offre des pistes de réflexion et des jeux en ligne sur l'innovation. Il est complété par Innova Blog, un carnet Web qui souhaite décrypter le mode opératoire de l'innovation et en suivre l'actualité (auquel vous pouvez participer en signalant L'innovation qui vous a marqué). Les Gros plans décrivent les 4 innovations du moment présentés dans le cadre de l'exposition.

dimanche 21 janvier 2007

Fracture numérique, développement durable, innovation, utilisation des téléphones mobiles chez les enfants... (brèves citoyennes de clavier)

Pour réfléchir, deux articles à lire dans le magazine Sciences Humaines de février : "Le Développement durable" par Sylvie Brunel, Géographe (apparition, principes, contradictions et applications) et "Les jeunes "guerriers des cités"" par Thomas Sauvadet, Sociologue (enquête au cœur des bandes de jeunes, révélatrice d'un microcosme avec ses liens de solidarités, ses codes mais aussi ses lois implacables).


Fracture numérique : Le Môle de Recherche Breton MARSOUIN révise son positionnement de recherche sur la fracture numérique à l'occasion d'un appel à communications : "Espaces publics & TIC : les TIC sont-elles un outil servant le débat public, et en même temps font-elles l'objet d'un débat sur leur usage qui dépasse la question un peu vaine de la "fracture numérique"?". Dans le bilan du bulletin E-Veille 2005-2006 du Ministère des Services Gouvernementaux du Québec, tout un chapitre sur "l'Inclusion numérique : un défi de taille auquel s'attaquent les gouvernements" (en .pdf).


Tutoriels : "Concevoir un sudoku en Flash" (par Le Journal du Net développeur) ; pour la recherche d'emploi : "Faire aboutir ses candidatures spontanées" (par le Journal du Management) ; dans le milieu professionnel, avec les outils technologiques : "S'organiser pour gagner en efficacité" (toujours par le Journal du Management).


Mobilité : "Comment les enfants britanniques de 6 à 13 ans utilisent le téléphone portable ?", résultat d'une étude de Intuitive Media Research : "69 % des 6-13 ans déclarent, en effet, envoyer des SMS à leurs connaissances. Viennent ensuite la prise de photos, qui représente 58 % des réponses, puis la réalisation de vidéos (43 %). Envoyer des MMS est moins répandu mais touche tout de même 42 % de cette classe d'âges. Enfin, les jeux sur téléphone avec des amis ne rallient que 39 % de l'échantillon."


Innovation : "Knowledge and the diversity of innovation systems: a comparative analysis of European regions", article scientifique de Christophe Carricazeaux et Frédéric Gaschet, Université Bordeaux 4, en .pdf de 44 pages qui analyse la diversité des configurations régionales européennes en termes d'accumulation de connaissance et de performances socio-économiques. L'hypothèse est que les liens dynamiques entre connaissance, innovation et performances sont spécifiques au contexte institutionnel au sein duquel interagissent des agents hétérogènes.


Lieux : Edicom nous informe que le Japon a inauguré ce dimanche le plus vaste musée d'art du monde consacré exclusivement à des expositions temporaires (le Centre national d'art de Tokyo), un espace qui veut incarner l'esprit du "21e siècle", ouvert aux collections du monde entier, aux jeunes talents et aux nouvelles technologies. A Paris, jusqu'à fin mars 2007, la Maison A et le Studio B se visitent au 38 bis rue Hallé, 14e arrondissement ; des maisons intelligentes avec innovations technologiques et écologiques.


Sites internet locaux : nouveau, le blog de Bretteville l'Orgueilleuse (plus de 2000 habitants, dans le Calvados) par le Maire Loïc Cavellec qui témoigne de la vie de la commune et des différents projets. A Faulquemont (5500 habitants, Moselle), ce sont les agents qui alimentent le site Internet de la commune selon leur domaine de compétences et ils apprécient l'interactivité du système (article de la Gazette des Communes du 22 janvier 2007).

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