Jean-Luc Raymond

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mardi 8 août 2006

Podcasting de services publics locaux : quelques exemples type d’utilisation et un portail local citoyen de podcasts

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Est-ce un nouveau canal de communication intégré pour les sites Internet locaux de services publics ? On connait l’utilisation du podcasting ou balladodiffusion (”moyen habituellement gratuit de diffusion de fichiers audio ou vidéo sur Internet”) à partir de sites publics locaux pour :

- la rediffusion de conseils municipaux (à Fontenay-sous-Bois, France),

- un mini-journal local audio à diffusion régulière, hebdomadaire (informations municipales, sports et interviews, à Warren, Michigan, États-Unis… avec même un videopodcast sur le même thème),

- des infos mensuelles (agenda avec un axe très loisirs et culture, à Issy-les-Moulineaux, France),

- des nouvelles plus ou moins régulières avec une thématique différente traitée à chaque fois (à Boston, États-Unis),

- des podcasts audio et vidéos couvrant une actualité saisonnière (l’été, à Montélimar, France),

- des podcasts culturels facilitant la découverte et la visite d’un lieu (comme ceux du Musée Historique de la Ville de Haguenau, France).

Phénomène intéressant, certains citoyens et associations locales se regroupent pour créer des portails locaux de podcasts thématiques sous la forme d’un réseau structuré comme celui de Charlottesville (Virginie, États-Unis) : Charlottesville Podcasting Network. Il est question de sports, arts, politique, discours locaux, documentaires audio, critiques de films… Ce portail fourre-tout existe depuis avril 2005 et des bénévoles assurent une initiation et une formation audio pour que des citoyens découvrent comment manier le son sur Internet dans le but de les faire devenir des podcasteurs en herbe.


En Grande-Bretagne, le site Internet public du Lincolnshire County Council va plus loin avec des podcasts proposant les dernières nouvelles du Comté, un agenda et les offres d’emplois administratifs du Comté.


Va-t-on assister dans les prochains mois à une généralisation de podcasts offrant de nouveaux services à la population ? C’est une question majeure. Le podcasting peut aussi faciliter la vie de citoyens faiblement alphabétisés ; les services publics devraient s’atteler à cet aspect d’une administration en ligne plus respectueuse de la diversité des profils des publics.

lundi 7 août 2006

CF2M à Bruxelles et ENDA Graf à Dakar : Projet Réemploi informatique

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Avant de travailler dans les Technologies de l’Information et de la Communication, Bernard Goffinet était assistant social. Il fut aussi chercheur en sociologie. En 1988, il rejoint le CF2M (Centre de Formation 2 Mille, voir le site), une ASBL établie à Bruxelles créée par des Marocains d’un quartier populaire. L’association se démarque alors en mettant en place des actions d’insertion par l’emploi dans le domaine de l’imprimerie.


Dès 1998, CF2M s’engage dans un partenariat fructueux avec l’O.N.G. sénégalaise ENDA GRAF (ENDA Groupes Recherches Actions Formations, voir le site) où une imprimerie déménage. Mais Bernard Goffinet désire aller plus loin. Avec l’équipe de CF2M, il récupère des ordinateurs ne fonctionnant plus sur le territoire belge, les répare et les envoie au Sénégal, ENDA GRAF assurant uniquement le prix de la main-d’oeuvre utilisée en Belgique. Résultat : un PC ainsi réparé coûte 50 % moins cher qu’un ordinateur à l’achat au Sénégal. En outre, ENDA GRAF revend ces ordinateurs à 75 % du prix du marché. Plusieurs personnes peuvent ainsi vivre de cette activité à Daklar et 7 techniciens informatiques originaires d’Afrique (Mozambique, Togo, Maroc, Burundi…). Description résumée de l’initiative :

“Le projet “Banlieues-Dakar” vise l’envoi de matériel informatique déclassé, de logiciels et de compétences de maintenance, permettant la mise en place de réseaux d’échange avec des initiatives locales (coopératives d’habitat, groupes de socio-alphabétisation…) soutenues par des ONG.

Le projet à Bruxelles vise quant à lui le soutien des ASBL sous-équipées en leur offrant du matériel informatique. En nous cédant votre matériel, vous participez au renforcement de projets dans les quartiers populaires de Lomé, Dakar, Kinshasa, Oujda et au soutien de projets pédagogiques, culturels et sociaux à Bruxelles.”


Bernard Goffinet de CF2M déclarait en 2002 :

“On constate que dans nos pays le matériel est vite obsolète, mais qu’il peut être très utile dans les associations de quartiers : une connexion et un ordinateur installé en réseau servent à environ vingt associations différentes, augmenter l’efficacité des groupes dans les quartiers. Il fonctionne même la nuit. À Dakar, beaucoup de personnes ont une adresse e-mail même si elles n’ont pas d’ordinateur. Il y a une grande pratique d’Internet. Cette information relativise la notion de fracture numérique qui n’est pas toujours le fait d’un public pauvre. Il y a autant de fracture numérique chez nos stagiaires [à Bruxelles] qu’à Dakar. Enda développe des contenus populaires et effectue des échanges avec des universitaires sur des propositions de solutions à leurs problèmes de quartier. (…)

Les TIC doivent permettre de parler autrement des problèmes. Il fait le constat qu’il y a peu d’originalité de la parole et que la parole est peu donnée au public (…) Les TIC sont un moyen de favoriser la prise de parole des gens, l’expression de contenus spécifiques, et les aspects techniques doivent passer au second plan.”


Pour que ce projet entre CF2M et ENDA GRAF soit mené à bien, un pacte engage les deux partenaires avec notamment une traçabilité des PC destinés uniquement aux associations locales, l’interdiction de les revendre au secteur privé ou à des particuliers.


Éthique et autonomie de gestion sont 2 pièces maîtresses de ce programme s’inscrivant dans une démarche d’économie sociale et solidaire… numériquement!

Contact : CF2M ASBL, rue Berthelot 114/116, 1190 Forest, Belgique. Tél. : 02 539 03 60.


Source :

Collectif (août 2006). CF2M - Centre de formation 2 mille [En ligne], ASBL CF2M, Forest, Belgique, Site (Page consultée le 7 août 2006).

samedi 5 août 2006

Jean-Yves Boulin : nouveaux rapports au temps et à l’espace : l’ambiguïté du rôle des Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication

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Dans l’ouvrage collectif “Nouvelles Technologies et modes de vie : aliénation ou hypermodernité” paru en 2005, sous la direction de Philippe Moati (Professeur de Sciences économiques), Jean-Yves Boulin (sociologue au CNRS et chercheur à l’IRIS, Institut de Recherches Interdisciplinaires en Socioéconomie, voir le site) publie un article intitulé “Nouveaux rapports au temps et à l’espace : l’ambiguïté du rôle des NTIC” décrit le paysage qui se dessine en lien avec les mutations contemporaines au regard du temps et de l’espace avec de nouveaux synchronismes sociaux qui apparaissent, notamment à travers l’usage des Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication ; extrait :

“De nouveaux rapports au temps et à l’espace se sont instaurés avec les transformations du travail et de son organisation, avec l’émergence de nouveaux modes de vie et d”habiter, avec l’élargissement des horizons d’appartenance qui est consubstantiel de la mondialisation. De nouvelles opportunités d’utilisation du temps et de l’espace sont apparues, fondées sur la vitesse et la multiappartenance, qui s’imposent comme la condition de l’individu contemporain. Ne pas avoir accès à ces formes d’usage du temps et de l’espace conduit à l’exclusion sociale et citoyenne. Les NTIC participent de ces nouveaux usages et de ces nouvelles représentations du temps et de l’espace avec des effets pour le moins ambivalents. Accélératrices de ces polysynchronies pour certains qui peuvent passer (physiquement ou virtuellement) d’un lieu à l’autre ou user différemment d’un même lieu selon les différents moments de la journée, transiter d’une activité à une autre sans avoir à se déplacer, elles peuvent, en contrepartie, avoir des effets non souhaités sur la quantité du temps disponible et sur la disponibilité du temps. Facteur d’autonomie, les NTIC peuvent se retourner en catalyseur d’une dépendance accrue au regard du temps et de l’espace. Inégalement accessibles dans la configuration sociale actuelle, elles peuvent accélérer le processus actuel d’exclusion sociale et substituer une dynamique d’individuation/atomisation du corps social au processus d’individualisation.

Ces effets que nous estimons négatifs et pervers, apparaissent consubstantiels du développement de ces technologies et proviennent d’une insuffisante articulation entre celui-ci et les dynamiques sociales, sociétales et culturelles caractéristiques du processus continu de modernisation. Elles peuvent aider à une appropriation individuelle et collective du temps et de l’espace sous condition de la mise en oeuvre de politiques qui fassent sens au regard de ces deux ressources, qui construisent un projet collectif dans l’objectif de faire société. Un tél “réencastrement” des NTIC dans les dynamiques sociales et sociétales caractéristiques de la modernisation est nécessaire à leur intégration dans le jeu des acteurs afin qu’elles puissent faire l’objet d’un double procès de réappropriation et de détermination démocratique de leurs finalités. Ces dernières apparaissent en creux lorsque l’on observe que l’usage de ces technologies peut conduire à une segmentation accrue de la société, à un accroissement de la différenciation sociale entre d’un côté les manipulateurs de symboles, polysynchroniques, spatialement hybrides, et de l’autre des individus cantonnés à la monochronie et à l’immobilité sociale et culturelle.”


Source :

Moati, Philippe (dir.) et Boulin, Jean-Yves (juin 2005). “Nouveaux rapports au temps et à l’espace : l’ambiguïté du rôle des NTIC”, in Nouvelles Technologies et modes de vie : aliénation ou hypermodernité, Édition de l’Aube, Collection Petite bibliothèque du Crédoc, Luxembourg, pp. 62-63

Ressourcerie de Roubaix : recyclage d’objets et de meubles à réserver par Internet

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Le recyclage n’est pas qu’une affaire d’industriels. De nombreuses associations de l’économie sociale et solidaire font signe au développement durable, des associations de réinsertion par l’emploi recyclent meubles, objets usagers, cartons, pneus.. Pour en faire des objets d’Art utiles ou décoratifs après avoir été retravaillés par des esprits créatifs, des mains habiles et des efforts de travail partagés.


Apprendre à “moins jeter”, redonner vie à ce qui semble finir dans une poubelle, revaloriser ce qui semble inutile, ce sont quelques-uns des leitmotive de “La ressourcerie de Roubaix” portée par l’association la Cité du Réemploi créée en mai 2000.


En synergie avec les initiatives existantes, la Ressourcerie de Roubaix développe la filière valorisation par le réemploi des déchets ménagers encombrants collectés sur Lille Métropole Communauté Urbaine (1,1 million d’habitants pour 200 000 tonnes d’encombrants et assimilés par an). Elle aide aussi des personnes à se réinsérer par l’emploi en créant de l’activité professionnelle et en améliorant les compétences des individus impliqués dans le projet.


La Ressourcerie de Roubaix collecte les encombrants à domicile sur simple appel téléphonique et récupère aussi dans les déchetteries. Les objets “délaissés” sont réparés, restylés ou même détournés de leur usage premier. La Ressourcerie s’appuie sur le savoir-faire d’une plasticienne “design-objets”, de stagiaires, de bénévoles, d’un réseau d’entreprises et d’associations partenaires (menuiserie, confection, décapage…). La Ressourcerie de Roubaix propose aussi son savoir-faire aux professionnels et aux particuliers pour des réalisations et projets d’aménagements et de décoration sur mesure.


Les objets et meubles sont ensuite revendus à la boutique Atelier (9 rue Saint-Hubert, Roubaix. Tél. : 03 20 02 50 88) et à la boutique du Marché (43 rue du Marché, Lilles Wazemmes. Tél. : 03 20 48 09 28).


En consultant la rubrique “Boutiques” du site Internet de la Ressourcerie de Roubaix (voir le site), il est possible de réserver des objets et meubles après les avoir visualisés, de demander un enlèvement à domicile d’objets encombrants (rubrique “Débarras”) ou de participer aux listes de mariage déposées sur le site. Internet est ici utilisé dans un rôle de contact, de découvertes du mobilier recyclé et apporte un réel plus social.


La Ressourcerie de Roubaix possède un pôle de sensibilisation à l’environnement avec des visites de sites aux animations (atelier récup’) via des outils pédagogiques organisées par le personnel.


Source :

Collectif (août 2006). La Ressourcerie de Roubaix [En ligne], Association La Cité du réemploi, Roubaix, Site (Page consultée le 5 août 2006)

jeudi 3 août 2006

700 ordinateurs pour les écoles au Maroc offerts par le Groupe Banque Populaire du Maroc

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On a souvent tendance à évoquer la solidarité numérique Nord-Sud comme la panacée pour une lutte efficace contre l’exclusion numérique dans les pays en voie de développement. Ainsi, les dotations matérielles existent et nécessitent souvent la mise en place de structures logistiques lourdes à gérer dans le suivi et la livraison du matériel (ordinateurs, périphériques…) sans compter l’épineuse question de la maintenance sur place des équipements livrés.


La solidarité numérique Sud-Sud prend tout son sens lorsqu’elle est organisée avec soin et vise des programmes d’action concrets. Le journal marocain Libération (voir le site) relaie une information qui fait sens : la Fondation Banque Populaire du Maroc vient de faire un don de 700 ordinateurs au Ministère de l’Éducation Nationale du pays, destinés aux élèves d’établissements scolaires (lire également le communiqué de Presse du groupe Banques Populaires).


Comme le souligne l’article de Libération : “Maroc: Quand une banque pense à l’éducation”, ce n’est pas la première fois la Fondation Banque Populaire (voir son site) agit pour un public ciblé :

“Ce partenariat inattendu entre une banque et l’école a pris depuis 2003 une autre tournure, qui prend en compte non seulement l’enjeu de l’éducation des générations futures, mais aussi celui tout aussi important, et plus urgent encore, de l’alphabétisation des adultes. Ainsi une action commune entre le secrétariat d’État chargé de l’Alphabétisation et de l’Éducation informelle et la Fondation BP a-t-elle permis d’entreprendre l’alphabétisation des 2400 bénéficiaires de micro-crédit de BP, avec le projet de passer prochainement à 3500 bénéficiaires. Car bien souvent l’illettrisme met en péril la pérennité des micro-entreprises créées.”


Source :

Libération (3 août 2006). “Maroc: Quand une banque pense à l’éducation” [En ligne], All Africa Global Media, Washington DC, 1 p. (Page consultée le 3 août 2006)

mercredi 2 août 2006

Robert Castel : La remontée de l’insécurité sociale, c’est aussi le retour de la vie “au jour le jour”

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Robert Castel, sociologue, directeur d’études à l’EHESS et membre du Centre d’étude des mouvements sociaux (voir le site), consacre depuis plusieurs années, ses travaux à la pauvreté et aux précarités. Dans le dossier “La Société précaire” du numéro de février 2006 du magazine Sciences Humaines, il porte son regard sur la protection sociale ; extrait de cet entretien dont les propos ont été recueillis par Xavier Molénat :

“Que pensez-vous de la transformation de la relation des services sociaux aux personnes aidées, avec l’introduction de notions telles que “contrat” ou “projet” ?

Je crois qu’on est dans une certaine ambiguïté. Cela peut avoir un aspect positif mais c’est aussi extrêmement dangereux parce que c’est demander beaucoup à ceux qui ont peu. Faire un projet n’est pas quelque chose que l’on demande tous les jours à quelqu’un qui est installé dans la vie. L’exiger de celui qui, comme le RMIste, a peu de ressources et des difficultés de tous ordres - c’est pour ça qu’il est au RMI! -, c’est prendre le risque que cela se retourne en culpabilité. Ou d’enfermer dans ce que François Dubet appelle la “norme d’internalité”, c’est-à-dire de réduire le travail social à une sorte de dialogue d’accompagnement des gens en difficulté. Alors que si ces gens sont en difficulté, c’est avant tout parce qu’ils manquent de ressources et de droits.

D’autant que la précarité est aussi un rapport au temps. Car pour maîtriser l’avenir, il faut une certaine stabilité du présent. Les droits constitutifs de la propriété sociale permettent de planifier sa vie. Si on en est privé, on est obsédé par le présent sans savoir de quoi demain sera fait. La remontée de l’insécurité sociale, c’est aussi le retour de la vie “au jour le jour”, qui était la condition générale de la plus grande partie du peuple au XIXe siècle, et donc à nouveau le risque de ne pas avoir les éléments de maîtrise de son destin social.

Beaucoup de difficultés actuelles peuvent ainsi se lire en terme de transformation du rapport au temps. La conception que nous pouvions avoir de l’avenir, il y a trente ans, avec la croyance assez générale que demain serait meilleur qu’aujourd’hui, permettait de se projeter. Le salarié pouvait par exemple accéder à la propriété, faire ses emprunts sur dix ans parce qu’il avait la quasi-certitude que dix ans plus tard il travaillerait encore et que son salaire aurait augmenté… Il pouvait maîtriser son avenir.

Comment le salarié qui, aujourd’hui, prend son contrat nouvelle embauche (CNE) et peut être licencié du jour au lendemain, peut-il penser sa vie dans trois ans, voire dans six mois ou dans quinze jours ? C’est aussi cela la précarité.”


Source :

Molénat, Xavier (février 2006). “Robert Castel, sociologue : Repenser la protection sociale”, Sciences Humaines, n°168, p.43

DEEE (Déchets d’Equipements Electriques et Electroniques) : un colloque pour faire le point à Nantes, les 6 et 7 septembre 2006

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L’association AMORCE (Association des collectivités territoriales et des professionnels pour une bonne gestion locale des déchets et de l’énergie) organise les 6 et 7 septembre 2006 à la Cité des Congrès de Nantes, en partenariat avec l’ACR+, Nantes Métropole et l’ADEME, un colloque sur le thème : ”Déchets d’Équipements Électriques et Électroniques (DEE), Connexion immédiate à la filière ?”


Ces journées techniques nationales dédiées à la gestion DEEE (Déchets d’Équipements Électriques et Électroniques), interviendront au moment où l’ensemble des éléments constituant le dispositif devrait être opérationnel, à savoir : l’agrément des éco-organismes, la mise en place du registre sous l’égide de l’ADEME et le barème de compensation des collectivités locales.


Cette manifestation comprenant une dimension européenne permet, en présence d’acteurs concernés, de faire état de la structuration de la filière des DEEE (Déchets d’Équipements Électriques et Électroniques), et d’en préciser le cadre juridique.


Les questions évoquées seront les suivantes :

- Quelle organisation de la filière en France : quels acteurs et quels partenariats pour respecter la réglementation ?

- Quelles seront les prochaines évolutions des déchetteries ?

- Quelles compensations financières affectées aux collectivités locales volontaires impliquées dans la gestion des DEEE ?

- Quels partenariats pour les collectivités locales avec les entreprises de l’économie sociale et solidaire ou les structures de réemploi ?

- Quel rôle pour les collectivités locales dans le regroupement et le traitement ?


Plusieurs initiatives concrètes seront présentées dans le cadre de ce colloque.


Contact et inscription (payante) auprès d’AMORCE, 10 quai Sarrail, 69006 Lyon. Tél. : 04 72 74 09 77. Cf. site Internet.

Source :

Collectif (30 juin 2006). “Journées DEEE, connexion immédiate à la filière ?”  [En ligne], Association AMORCE, Lyon, 1 p. (Page consultée le 2 août 2006)

jeudi 27 juillet 2006

Sortir du fossé numérique : nouveau blog de Communautique qui relie les pratiques dans les CAC (Espaces Publics Numériques au Canada)

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Monique Chartrand, directrice générale de Communautique au Québec (“organisme [très actif] à but non lucratif visant l’appropriation collective des Technologies de l’Information et la Communication œuvrant pour les organismes communautaires et les populations à risque d’exclusion des technologies”, voir le tout nouveau site) a annoncé le 24 juillet que son organisme Communautique, avec l’équipe d’animation du Programme d’accès communautaire d’Industrie Canada, Initiative-Jeunesse (PAC-IJ), met en place en collaboration avec Parole Citoyenne un carnet web/blog pour l’été intitulé Sortir du fossé numérique.


13 articles ont déjà été publiés par les animatrices et animateurs de différents groupes communautaires à travers le Québec, des jeunes qui encouragent la population à s’initier à Internet et à la micro-informatique par le biais de formation et d’animation dans les Centres d’Accès Communautaire Internet (CACI). Des billets qui montrent des initiatives de lieux d’appropriation des nouvelles technologies comme :

- Le Chic Resto Pop du quartier Hochelaga-Maisonneuve à Montréal (restaurant communautaire offrant des repas à prix modique et entreprise d’insertion portant un souci particulier à la conciliation de ses objectifs de rentabilité économique et de lien social),

- Le Collectif des femmes immigrantes du Québec à Montréal qui offre “des formations sur Internet, Word Excel, Windows XP, Microsoft Outlook, mais aussi des ateliers pour la préparation de CV, pour la recherche de travail et la préparation pour une entrevue d’embauche”


Au cours de l’été 2006, plus d’une centaine d’animatrices et d’animateurs offrent plus de 35 000 heures d’animation gratuite à la population.Le Programme d’accès communautaire d’Industrie Canada, Initiative-Jeunesse (PAC-IJ), favorise l’appropriation des nouvelles technologies par les populations potentiellement exclues dans une perspective d’inclusion numérique. En outre, il permet à des jeunes d’acquérir une expérience unique dans le domaine des technologies de l’information et des communications (TIC).


Source :

Collectif (juillet 2006). Sortir du fossé numérique [En ligne], Parole Citoyenne, Organisme National du Film du Canada, Montréal, Blog (Page consultée le 27 juillet 2006)

mardi 25 juillet 2006

Révolutions numériques et industries culturelles par Philippe Chantepie et Alain Le Diberder

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En avril 2005, Philippe Chantepie (chef du Département des Études, de la prospective et des statistiques au Ministère de la Culture et de la Communication) et Alain Le Diberder (PDG de CLVE, société de développement de logiciels pour les nouveaux médias, initiateur de la commmunauté virtuelle Le Deuxième Monde et ancien directeur des nouveaux programmes de Canal Plus) ont publié un ouvrage sur la mise en cause par le numérique des anciens équilibres des industries de la culture et de la communication : ”Révolutions numériques et industries culturelles” :

Ce livre présente le nouveau paysage numérique, les filières de contenus face à la numérisation, le changement dans l’exploitation numérique, les régulations de la communication numérique. Enfin, Philippe Chantepie et Alain Le Diberder montrent des stratégies et tendances actuelles des industries culturelles ; extrait :

“Les mutations numériques ébranlent (…) le fondement des industries de contenu et de leur économie par l’aval. Le contrôle de la reproductibilité pour les industries de supports (musique enregistrée et cinéma), le brouillage des frontières entre le flux et le stock pour les autres, modifient les conditions de commercialisation des programmes. Le rôle des médias de masse est renforcé, même si émerge un champ hybride de médias de masse interactifs et communautaires amalgamant l’information sur les contenus, leur commercialisation et la réaction du public à ces contenus. Le contrôle d’accès généralisé est la réponse marchande à un phénomène qui n’est pas que marchand et qui oblige à repenser l’équilibre entre économie d’accès et économie d’audience, et plus largement entre économie marchande et économie non marchande.

 L’offre des industries culturelles est animée par deux mouvements opposés, celui de la concentration autour d’une poignée de firmes géantes et mondiales d’une part, et celui de la montée de la production de programmes par des particuliers ou de petits groupes dans un cadre non marchand d’autre part.

Les conditions techniques et sociologiques d’une croissance sans précédent de la consommation et de la production d’oeuvres de toute nature sont réunies. Mais cette croissance bute pour l’instant sur la mise en place de nouvelles régulations, car elle se manifeste de manière parfois pathologique (piratage), reste en partie souterraine (le non-marchand) et fait l’objet de discours dévalorisants tant de la part des organisations professionnelles que d’une partie des pouvoirs publics. Les firmes de contenus traversent cette période de transition en renforçant des tendances anciennes (superproduction, star-system, croissance des dépenses marketing, etc.). Les industries techniques se livrent à des guerres de standards de fait (sanctionnées par des effets réseaux conduisant à des monopoles) qui prennent souvent le pas sur la coopération. Les États voient leurs prérogatives traditionnelles dans ce domaine s’éroder et s’en remettent aux tribunaux, dans l’espoir que le droit de la concurrence sera le régulateur suprême qui permettra de franchir cette période de transition, alors même qu’il est soumis à de réels dilemmes pour respecter aussi les droits de propriété intellectuelle et doit respecter des règles d’intérêt général qui le dépassent (pluralisme, diversité, services publics). Mais le mouvement le plus profond, celui qui aura sans doute le dernier mot, est celui des consommateurs de programmes des industries culturelles, de plus en plus nombreux, de plus en plus équipés d’instruments de reproduction et aussi de production, et de moins en moins disposés à n’être qu’un simple “public”.”


Source :

Chantepie, Philippe et Le Diberder, Alain (avril 2005). “Révolution numérique et industries culturelles”, Editions La Découverte, Collection Repères, n°408, Paris, pp. 108-109

Espace Bénévolat : un site Internet pour agir

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Le centre du Volontariat de Paris, eSolidarnet (spécialiste du recrutement de bénévoles sur Internet) et l’association de lutte contre l’illettrisme Coeurs à Lire ont créé Espace Bénévolat, un site Internet pour aider les associations à recruter des bénévoles et permettre aux bénévoles de trouver une action correspondant à leurs aspirations et à leurs compétences.


Pour cela, Espace Bénévolat joue à plein la synergie Web et présence physique. L’équipe d’accueillants reçoit des “candidats” bénévoles dans 12 permanences à Paris lors d’entretiens permettant d’affiner la demande du futur bénévole et de l’orienter vers des associations correspondant à ses affinités, ses compétences et sa disponibilité.


Le site Internet EspaceBenevolat.org recense les propositions de 600 associations adhérentes, soit 3000 actions en France et permet aux bénévoles de rentrer en contact avec elles. Chaque association possède une page de présentation sur le site.


Espace Bénévolat propose en outre, via ses experts bénévoles, un service de management aux petites et moyennes associations qui n’ont pas toujours le temps de gérer leur croissance ou d’accroître leur efficacité dans des actions.


Source :

Collectif (juillet 2006). Espace bénévolat [En ligne], Association Espace bénévolat, Paris, Site (Page consultée le 25 juillet 2006)

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