La Cité des Métiers de Marseille a lancé récemment un site
Internet très utile : Travailler
après 45 ans regroupant des ressources pour aider à se positionner sur le
marché du travail et de l'emploi à partir de cet âge. Ce site réalisé
par le Réseau des Cité des Métiers a été financé par le Fond Social
Européen dans le cadre du programme EQUAL.
Porté par un rubricage clair, le contenu de ce portail n'est pas
uniquement réservé aux demandeurs d'emploi. Il permet de pointer
vers des perspectives de carrière et d'envisager la création d'entreprise
comme l'un des volets dynamiques de sa réflexion sur un futur à modéliser.
Intéressant également, l'approche territoriale du contenu qui met en avant
des mesures d'aides locales très concrètes pour l'emploi des plus de 45
ans.
Tag - travail
jeudi 8 mars 2007
Travailler après 45 ans : un site ressource de la Cité des Métiers de Marseille
Par Jean-Luc Raymond le jeudi 8 mars 2007, 00:45
mardi 6 février 2007
DixiemeFamille.com, la solidarité de proximité multipliée par dix
Par Jean-Luc Raymond le mardi 6 février 2007, 23:40
A
dix, sommes-nous plus solidaires ? Oui, on est certainement plus forts et
mieux à même de porter des initiatives solidaires. Dans l'innovation sociale,
le principe de tutorat est adapté pour partager des compétences, épauler,
motiver.
Gary Généreux, simple citoyen, a réussi à adapter un
principe d'entraide efficace : l'association qu'il a créée en
2003, DixièmeFamille.com met en relation via un site Internet une famille en
grande difficulté aidée par 9 autres familles, résidant tous dans la même
ville ou à proximité. Les 9 familles interviennent selon leurs disponibilités
et compétences dans un partage de savoirs. Ce sont donc entre 30 et 40
personnes qui forment autour du foyer en difficulté une galaxie où chacun
apprend à se connaître, à résoudre au jour le jour des problèmes, en
élaborant des solutions concrètes à partir d'idées par le relationnel et la
rencontre de gens qui ne se connaissent pas en amont. L'association Dixième
Famille crée du lien social avec cette façon nouvelle de parrainer et d'aider
ceux qui en ont besoin en favorisant les échanges intergénérationnels et de
différents milieux sociaux.
Le site Internet DixièmeFamille.com permet de s'inscrire en tant que famille ressource ou d'obtenir l'aide
d'une famille. Le réseau de partage est organisé en
compétences que l'on déclare maîtriser (figurant dans une Banque
Universelle des Savoirs) afin de créer de échanges solidaires.
Enfin, dernier projet en date, l'association Dixième Famille souhaite
gracieusement mettre à disposition du milieu associatif solidaire, le
Solidariciel : "son application logicielle disponible en ligne et
permettant de rassembler la multitude d'initiatives mise en oeuvre sur le
terrain dans une banque des actes solidaires, de mutualiser l'expérience de
terrain et les ressources en s'appropriant ces idées et d'offrir aux
acteurs du tissu associatif une plate-forme permettant de faire connaître et
reconnaître le travail réalisé localement".
Rencontres Wallonnes de l'Internet Citoyen 2007 à Charleroi, mission de préparation
Par Jean-Luc Raymond le mardi 6 février 2007, 11:30 - Mes missions

Je viens de terminer l'écriture d'un document préparatoire de
préconfiguration des ReWICS (Rencontres Wallonnes de l'Internet Citoyen), une rencontre
annuelle d'une journée qui réunit au CEME de Charleroi (Belgique) en mars
plus de 700 participants, pour la plupart du secteur public, associatif et non
marchand de l'Internet. L'édition 2007 des ReWICS se déroulera le 19 mars 2007
avec le thème générique "Innover socialement par les technologies de
l'information". Retenez la date et n'hésitez pas à vous y rendre. L'inscription en ligne et la
participation sont gratuites.
Intervenant habituel et visiteur passionné de ces rencontres depuis plus de 4 ans, je
participe cette année à l'élaboration du programme où j'ai établi une
problématique générale "Apprendre ensemble, les savoirs en réseau" et une
déclinaison de ce thème en débats, ateliers, rencontres et animations qui me
paraissent pertinents au regard non seulement de l'actualité de l'Internet mais
plus largement des enjeux des Technologies de l'Information et de la
Communication.
Vous trouverez à cette adresse, le texte d'introduction à ce document
préparatoire pour l'organisation : "Apprendre ensemble, les savoirs en réseau"
décliné en 4 points qui traduisent des préoccupations fortes liées à
l'utilisation des technologies :
- Le pouvoir des savoirs est un enjeu de société investi par le secteur économique privé,
- Les temps et les espaces bouleversés qui produisent des effets de rupture et une désocialisation pour les plus faibles,
- Construire une identité numérique est une variante de la capacité d'investigation des champs de connaissance sur le Web,
- La recréation d'un champ de l'apprentissage et des savoirs en réseau par des capacités d'expressivité, d'échange et d'innovation sociale.
Avec l'infobésité actuelle, les discours technicistes voudraient sans
doute nous faire oublier que le citoyen lambda n'a pas toutes les compétences
que nous possédons, nous qui sommes rompus aux nouveautés "outils" et
"plateformes" à la mode. J'ai donc essayé de dégager des traits pertinents :
notamment le lien à l'apprentissage tout au long de la vie et à l'éducation
critique aux nouvelles technologies qui sont plus que jamais d'actualité mais
aussi des enjeux territoriaux d'appropriation et de coopération notamment de
l'informatique et de l'internet.
Au-delà de ces considérations qui me semblent essentielles, c'est plus encore
dans la mise en réseau des acteurs et l'animation de ces réseaux que se situe
la créativité, le dynamisme, les capacités de création d'emplois de demain. Le
savoir n'est plus monolithique et les techniques imprègnent les moindres
recoins de nos vies. Avec les technologies, le capital humain et
immatériel est la source de nouvelles initiatives de proximité, signes de
nouveaux faisceaux d'innovation sociale. Aux citoyens d'investir ces
potentialités participatives et collaboratives.
lundi 5 février 2007
Concours innovation et développement durable de la Fondation Macif du 1er janvier au 31 mars 2007
Par Jean-Luc Raymond le lundi 5 février 2007, 17:47 - Appel à projet, concours
La Fondation MACIF lance un
concours ouvert exclusivement aux entreprises d'économie sociale : mutuelles,
coopératives et associations. Le but, encourager les initiatives innovantes en
matière de développement durable.
Les entreprises candidates seront classées en deux catégories : d'une part
celles qui ont 6 mois d'existence au maximum au 30 juin 2007, et d'autre part,
celles créées depuis plus de 6 mois à la même date du 30 juin 2007. Des prix
seront attribués par catégorie pour chaque région et un prix national
récompensera un projet par catégorie.
Pour être sélectionné, le projet devra satisfaire aux critères de création ou
de consolidation d'emploi, être original et innovant mais également agir sur
les trois piliers du développement durable :
- le développement économique,
- le progrès social,
- la protection de l'environnement.
Renseignements, dossiers de candidatures et règlement complet sur le site Internet de la Fondation MACIF.
mercredi 31 janvier 2007
Animation du réseau des Espaces Publics Numériques de Wallonie
Par Jean-Luc Raymond le mercredi 31 janvier 2007, 09:50 - Mes missions
Mardi
23 janvier, j'ai participé dans les locaux de TechnofuturTIC à Gosselies
(Belgique) à la première rencontre 2007 du réseau des EPN de Wallonie qui
a réuni plus d'une trentaine de personnes : animateurs multimédias,
responsables d'EPN, personnel communal impliqués dans les lieux d'accès publics
à l'Internet, pour la plupart d'entre eux, récemment ouverts. J'ai publié, il y
a quelques jours, un compte-rendu de cette réunion sur le blog EPN-Ressources.be.
Il y a les EPN qui démarrent et les animateurs confirmés. Tous ont le souci de
bien faire, de se rendre utile et déjà quelques préoccupations pointent le
bout du nez : Comment accueillir un public de séniors ? Avec quels
partenaires locaux puis-je travailler localement ? Comment gérer son temps et
donner du temps pour le réseau ? Des questions non techniques pourtant si
essentielles. J'y ai apporté quelques réponses oralement, collectivement
puis individuellement, et poursuivrai ce travail dans les mois qui
viennent.
Je collabore par mon expertise au centre de Ressources des EPN de
Wallonie sur le volet conseil, animation de réseau, fourniture de contenus sur
le blog collectif et l'Egroupware privé et, aussi, par la préparation
et la conduite de plusieurs sessions de formation spécifiques
pour les EPN de Wallonie dont : "Evaluation et validation de l’information
sur Internet", "Mobilité et
EPN : soyez mobiles!", "Avoir
une démarche de développement durable au sein et dans les activités
d'un EPN", "Connaître son
territoire et travailler en réseau", "Actions de recherche d’emploi dans un
EPN", "Appropriation de
l'informatique et de l'internet par des publics précaires". Ces thèmes
seront explorés dans une démarche participative et avec une
coconstruction de propositions concrètes.
La formation complétant l'animation de réseau est l'un des points forts de la
politique des Espaces Publics Numériques soutenu par la Région Wallonie. On
mesure combien ce programme s'intéresse à fournir aux personnes en charge des
EPN des réponses de terrain à leurs préoccupations, sans langue de
bois et perte de temps, ni effet d'annonce en favorisant aussi l'entraide et
l'échange de savoirs entre les animateurs multimédias. Les multiples rencontres
favorisent la connaissance de ce qui se fait ailleurs. Se lancer dans
l'aventure de l'ouverture et de l'animation d'un Espace Public Numérique est
une grande aventure, un début de possibles...
dimanche 28 janvier 2007
Bernard Stiegler, Internet, télécratie, contributions, participativité et démocratie
Par Jean-Luc Raymond le dimanche 28 janvier 2007, 11:09
Le
philosophe Bernard Stiegler est de plus en plus présent dans
l'émission "Ce soir ou jamais" de France 3. Le mardi 23 janvier, il s'est exprimé sur la puissance de
l'Internet en particulier dans l'importance des contributeurs internautes dans
le débat démocratique. Voici la transcription de ses propos sur les
nouvelles technologies dans le cadre de cette émission :
"Je crois qu'Internet est un phénomène très très important qui ne fait que commencer et qu'il faut garder de juger ce qu'il se passe sur Internet avec le très peu de recul historique dont nous disposons. En revanche, je crois qu'il s’y passe des processus participatifs. Je n'oppose pas participation et représentation. La représentation est un processus de délégation. Si par exemple, on regarde ce qui se passe sur Wikipédia qui est quand même un phénomène très intéressant. C'est une encyclopédie que beaucoup regardent de très haut, universitaires ou professeurs, écrivains et intellectuels ou avec mépris. Beaucoup la regardent de haut, mais beaucoup la pratiquent aussi, l'utilisent. L'encyclopédie Wikipédia est un média extrêmement intéressant qui est en reconfiguration permanente et où chacun peut modifier un article qu'il est en train de lire, avec un contrôle bien entendu puisqu'il y a des responsables de rubriques. Et là, on voit comment quelque chose de très intéressant se produit, qui est arrivé aussi dans une association que je préside qui s'appelle Ars Industrialis, où les internautes veulent contribuer aux choses.
La différence entre le média Internet et les grands médias de masse que nous avons connus comme la radio et la télévision, c'est que dans ces médias de masse, il y a une opposition entre les producteurs d'un côté et les consommateurs de l'autre. Sur Internet, il n'y a pas de consommateurs. Il y a des participants, des contributeurs et c'est un processus d'un type tout à fait nouveau. Ce processus est extrêmement intéressant parce qu'il manifeste que les gens ont besoin d'exister, de pouvoir vivre collectivement, d'échanger et qu'il y a là une possibilité de développement tout à fait nouvelle.
Ici, il est très intéressant de faire un rapport entre ce qui se passe sur Internet par rapport à l'information et d'une façon plus générale, le fait que dans la société industrielle contemporaine, l'opposition entre production et consommation, pas simplement dans le domaine de l'internet, commence à devenir problématique.
Sur Internet, un phénomène s'est développé déjà depuis une quinzaine d'années : la production open source, en particulier le monde de ce qu'on appelle le logiciel libre. C'est un modèle industriel nouveau et un modèle économique nouveau. Un logiciel libre est développé par les utilisateurs du logiciel. Ses sources de développement sont ouvertes à tous. Tout le monde peut contribuer à l'évolution du logiciel et les gens en pratiquant le font évoluer et donc existent aussi à travers le développement de ce logiciel. (...)
Ceci, c'est un nouveau projet industriel, un nouveau projet politique, un nouveau projet économique, un projet technologique. Il faut développer les technologies pour cela (...) C'est un enjeu fondamental des décennies qui viennent. Il faut que la société se mobilise pour obliger les candidats à l'élection présidentielle à développer une politique dans ce domaine.
Il faut bien se rendre compte qu'il y a la convergence des technologies, donc convergence d'Internet (France Télévision a un site Internet ; toutes les chaînes de télévision ont un site Internet).
Sur Internet, on voit apparaître l'autoproduction vidéo. L'écrit a repris une seconde vie et c'est très bien aussi que les gens fassent des images et apprennent à manipuler les caméras. Tout ça est en train de se développer et produit la convergence du numérique, convergence entre les télécommunications, l'informatique et l'audiovisuel. C'est colossal, les transformations qui se produisent là, sans parler de ce qu'on appelle les microtechnologies et, derrière les nanotechnologies. Toutes ces technologies des objets communicants, ce sont d'énormes vagues de transformations qui sont en train de se produire. Il faut regarder cela de très très près et les pratiques des individus.
Il faut voir la vitesse à la quelle s'est socialisé internet. Il faut se souvenir qu'il y a 15 ans, Internet n'existait pas. Aujourd'hui, nous pratiquons pratiquement tous de près ou de loin. J'y passe 7, 8 heures par jour devant Internet. Je travaille avec et des centaines de milliers de gens travaillent avec Internet. C'est quelque chose qui va se développer encore beaucoup plus que tout ce que nous pouvons imaginer et il est fondamental de repenser la société industrielle par rapport à cela.
Je pense qu’Internet va transformer très profondément la vie politique. Je crois que ça va conduire à une participativité, à une implication, à une contribution des gens beaucoup plus grande dans la vie politique et c'est une très bonne nouvelle. Il s’est produit une coupure pendant les dernières décennies du fait des médias de masse qui ont produit des courts-circuits dans l'individuation collective, à travers le fait que la radio et la télévision, les médias se sont substitués aux appareils démocratiques (ce que j'appelle la télécratie). Internet permet d'imaginer une relance de la démocratie. Ce peut être aussi un outil de manipulation beaucoup plus fort aussi."
lundi 15 janvier 2007
100 façons de visualiser l'information, A periodic table of visualization methods
Par Jean-Luc Raymond le lundi 15 janvier 2007, 23:40
Comment
cartographier l'information ? Comment l'explorer ? Les typologies sont diffuses
et avec Internet, on a parfois l'impression que le concept d'information se
cherche à nouveau.
A ce challenge impossible, Ralph Lengler et Martin J. Eppler (chercheurs à
l'Université de Lugano, Suisse qui travaillent sur la Visual literacy) viennent
de répondre de façon magistrale sous la forme de la simili-table périodique des
éléments de Mendeleïev en présentant une table périodique des méthodes de
visualisation ("A periodic table of visualization methods") qui s'affiche sur une page
de format A4 en mode portrait.
La présentation de cette table est extrêmement claire : chacun des 100
éléments représente une méthode de visualisation de l'information classée en
colonnes de 6 couleurs différentes. On distingue 6 familles de visualisation
: données, information, concept, stratégie, métaphore et
composé ("data, information, concept, strategy, metaphor et
compound").
Une légende dans chaque carré d'élément permet de distinguer : le type de
visualisation (procédural ou structurel : process or structure) ;
s'il s'agit d'une pensée divergente/divergent (ajout de la complexité)
ou convergente/convergent (diminution de la complexité) ou le mode de
visualisation (détail ou synthèse ; detail or overview, ou les 2 à la
fois).
En survolant chaque élément avec la souris, la méthode de visualisation
apparaît afin de se la remémorer plus facilement avec un exemple.
Cette table périodique de 100 méthodes ou façons de
visualiser l'information est d'une grande utilité dans la gestion de
projets, le domaine de la fomation, le management et les ressources
humaines.
En complément, Ralph Lengler et Martin J. Eppler ont écrit un article
scientifique pour expliciter cette table périodique de 100 façons de visualiser
l'information : "Towards A Periodic Table of Visualization Methods for
Management" (6 pages à télécharger ici en .pdf). Via le Center for Teaching and
Learning at The University of Georgia.
dimanche 14 janvier 2007
Repenser la solidarité, Serge Paugam
Par Jean-Luc Raymond le dimanche 14 janvier 2007, 23:16 - Evénement
"Repenser
la solidarité, l'apport des sciences sociales" de Serge Paugam est un ouvrage
différent sur la solidarité. Il comprend 992 pages et a réuni 50 contributeurs
(49 Euros aux Presses Universitaires de France, collection Le Lien social).
Imposant, ce livre est une élaboration collective de chercheurs et de penseurs
suite à un séminaire pluridisciplinaire du CNRS et de l'Ecole des Hautes Etudes
en Sciences Sociales : "Repenser la solidarité au 21e siècle" qui s'est
déroulé en 2005 et 2006 à l'Ecole Normale Supérieure de Paris.
Serge Paugam est sociologue (directeur de recherche au CNRS et directeur
d'études à l'EHESS). C'est l'un des chercheurs qui fait référence sur
la pauvreté et la précarité depuis de nombreuses années. Cette publication
collective est donc un évènement qui s'attache à comprendre les phénomènes de
ségrégation urbaines et scolaires, la crise du salariat, les inégalités de
genre, les discriminations multiples, les inégalités entre générations... C'est
aussi un ensemble de pages avec des propositions concrètes pour lutter contre
la pauvreté, l'exclusion et favoriser les solidarités.
Voici un extrait d'une interview de Serge Paugam pour CCAS Infos (janvier
2007, n°275) à propos de "Repenser la solidarité, l'apport des sciences
sociales" :
"Il est impossible de rappeler ici l'ensemble des propositions avancées par les cinquante chercheurs qui ont participé à cet ouvrage. Les auteurs ont cherché les moyens de renouveler l'éthique de la solidarité à la fois au sens des principes généraux de justice sociale et au sens de l'application concrète de ces derniers dans les modes de l'intervention sociale. Ils ont aussi fait l'inventaire des solutions visant à concilier efficacité économique et solidarité sociale dans un environnement marqué par la concurrence internationale. Ils ont évalué les moyens de mieux articuler les solidarités privée et publique. Ils ont enfin fait des propositions pour créer des synergies entre les différentes échelles de la solidarité, du local au national et du national ou supranational. C'est sans arrière-pensées politiques ou morales, en ayant uniquement pour dessein de clarifier le débat et de dissiper les fréquentes confusions entourant les questions de solidarité que les auteurs de cet ouvrage s'adressent aux responsables politiques, aux syndicats, au patronat, aux associations, bref à tous les citoyens attentifs aux enjeux des réformes en cours ou à venir."
Les auteurs de l'ouvrage "Repenser la solidarité au XXIe siècle" organisent un
débat "Repenser la solidarité, un enjeu pour la France", le 17 janvier à 19
heures, à la Maison de la Mutualité (24 rue Saint-Victor, Paris 5e), à
l'occasion de la publication du livre, en présence de personnalités du monde
universitaire, syndical et politique. Seront notamment présents : Martin
Hirsch, François Chérèque... Renseignements par téléphone au 01 58 10 31 10 ou
par courrier électronique à solidarite@puf.com.
mercredi 10 janvier 2007
L'Internet et les réseaux de solidarités, une étude sur les solidarités numériques en réseau
Par Jean-Luc Raymond le mercredi 10 janvier 2007, 17:16
En février
2005, l'Eurotechnopolis Institut a publié un document remarquable sur
l'Internet et des initiatives liées aux solidarités et à l'Economie Solidaire :
"L'Internet et les Réseaux de Solidarités" (31 pages en .pdf, à télécharger ici). Intéressant car cette étude rapporte des dizaines
de projets, montre leur implantation dans une dynamique territoriale locale ou
plus sectorielle et les classe de manière pertinente dans des champs
participatifs divers et variés.
Ce document met en lumière la solidarité numérique comme un fait ancien
sur Internet souvent lié à un activisme politique et à des préoccupations d'une
vision différente de la société en matière d'environnement,
d'économie sociale et solidaire et de réseaux non monétaires.
Souvent, les réseaux de solidarités sur le Web sont l'écho ou
précurseurs de mobilisations citoyennes, ont un aspect extrêmement pratiques et
cherchent à recréer du "lien social" ; Internet n'étant qu'un outil pour des
objectifs concrets.
L'étude "L'Internet et les Réseaux de Solidarités" souligne l'importance des
animateurs des réseaux ("les médiateurs du lien social") et livre
quelques enseignements pour l'avenir. Il est notamment proposé de favoriser la
création de services d'épargnes solidarité (par système de points, de temps
troqué), de soutenir les écoles qui veulent lancer des projets de solidarités
entre jeunes et d'aider plus avant les actions de solidarités
numériques des collectivités territoriales.
mercredi 3 janvier 2007
Technologies de l'Information et de la Communication et productivité des entreprises industrielles
Par Jean-Luc Raymond le mercredi 3 janvier 2007, 11:10
La lettre du SESSI
(Service des Etudes et des Statistiques Industrielles, Ministère de l'Economie
et des Finances) du mois de novembre 2006 (n°223) consacre ses 4 pages aux
"Technologies de l'Information et de la Communication et la productivité
des entreprises" avec le sous-titre "Des liens forts" (édition à télécharger ici en .pdf).
L'analyse microéconomique conduite vise à établir un rapport entre
l'utilisation des nouvelles technologies et la productivité des entreprises de
l'industrie. Plus les sociétés utilisaient déjà les technologies en 2002,
plus les gains ont été importants sur la période 2002-2004 mais ceux-ci restent
relativement faibles : une productivité supérieure de 4 % est mesurée dans
les entreprises fonctionnant avec un progiciel ou d'autres outils logiciels
avancés.
Il semble que l'accompagnement humain est un facteur clé dans la productivité
car ce "différentiel atteint 11 % lorsque les sociétés disposent d'un
extranet, d'un call-center ou d'un outil de visioconférence." On voit là
que le facteur d'assistance à la personne et d'aide en ligne fait quadrupler la
productivité. C'est donc la formation dans son aspect formel et informel qui
joue un rôle majeur dans l'amélioration des performances des entreprises.
Fait important : "les entreprises dont plus de la moitié des salariés
utilisent le courrier électronique en 2002 ont eu une productivité supérieure
de 17 % en 2004." Cela signifie clairement que l'utilisation régulière de
l'Internet dans ses fonctions basiques (dans l'entreprise ou à l'extérieur de
celle-ci) signifient une "montée" en compétence significative pour les
employés. Il serait intéressant de quantifier et de qualifier comment ces
personnes ont appris à se servir d'un ordinateur et de fonctions/outils liés à
l'Internet : Est-ce dans un cadre familial ou amical ? Est-ce dans un Espace
Public Numérique ? Est-ce au sein de l'entreprise lors d'une formation ou via
l'entraide entre collègues ?
Ces statistiques sont toutefois à prendre avec prudence car la
productivité est sujette au jeu et à la conjoncture des marchés. Enfin, cette
question du lien entre productivité et Technologies de l'Information et de la
Communication (TIC) a été invalidée par l'économiste américain Robert Solow en
1987 avec son "paradoxe de la productivité" qui a montré que l'effet TIC dans les
entreprises touche tous les aspects d'une entreprise à l'exception de
la productivité.
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