Jean-Luc Raymond

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lundi 7 août 2006

Info-ado : site internet de questions réponses pour adolescents sur la sexualité, la contraception et les maladies sexuellement transmissibles

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Info Ado (cf. le site) n’est pas le site Internet le plus connu en France en matière d’inforation sur la contraception et la sexualité des adolescents. Pourtant, il joue un vrai rôle solidaire : des jeunes peuvent poser à une équipe spcécialisée, tout au long de l’année depuis juillet 2001, des questions relatives à la sexualité, à la contraception et aux maladies sexuellement transmissibles ou consulter les réponses déjà formulées sur le site Internet.


Qui répond ? Une équipe de médecins, internet et sages-femmes qui interviennent en Alsace dans les collèges et lycées pour faire de la prévention à propos de la sexualité, la contraception et les MST. Des étudiants en médecine à Strasbourg peuvent intégrer l’équipe après une formation dispensée par la Faculté de Médecine de Strasbourg.


Ce site est hébergé par l’Université Louis Pasteur de Strasbourg et a été réalisé par le pôle de développement multimédia de l’Université (16 rue René Descartes, Strasbourg). L’application informatique est articulée autour d’une base de données, accessible par internet qui permet la gestion de est hébergé par l’université Louis Pasteur.

“Le site info-ado est, en fait, une application informatique articulée autour d’une base de données, accessible par internet. Il permet la gestion de l’envoi de questions par les internautes et la présentation des questions/réponses classées par thèmes. Une rubrique “en savoir plus” permet la consultation d’un abécédaire. C’est également sous cette rubrique que les questions les plus souvent posées sur un thème donné, sont consultables. La formulation des réponses, le classement des questions par thèmes, la mise en ligne d’informations complémentaires, se fait au travers d’internet, dans un espace spécialisé et sécurisé.”

Le site Internet Info Ado connaît un succès grandissant avec plus de 20 000 visites par jour et plus de 13000 réponses aux questions depuis l’ouverture du site. Les réponses sont signées et mises en ligne très rapidement. Les questions peuvent bien évidemment être anonymes. Entre 3% et 5% des visiteurs posent une question.


À noter qu’il existe un site Internet Info-Ado spécifique pour le Cameroun basé sur le même principe de questions réponses : Espace Yohyette et Yoh.


Source :

Collectif (août 2006). Info-ado [En ligne], l’Université Louis Pasteur de Strasbourg, Site (Page consultée le 7 août 2006).

samedi 5 août 2006

Ressourcerie de Roubaix : recyclage d’objets et de meubles à réserver par Internet

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Le recyclage n’est pas qu’une affaire d’industriels. De nombreuses associations de l’économie sociale et solidaire font signe au développement durable, des associations de réinsertion par l’emploi recyclent meubles, objets usagers, cartons, pneus.. Pour en faire des objets d’Art utiles ou décoratifs après avoir été retravaillés par des esprits créatifs, des mains habiles et des efforts de travail partagés.


Apprendre à “moins jeter”, redonner vie à ce qui semble finir dans une poubelle, revaloriser ce qui semble inutile, ce sont quelques-uns des leitmotive de “La ressourcerie de Roubaix” portée par l’association la Cité du Réemploi créée en mai 2000.


En synergie avec les initiatives existantes, la Ressourcerie de Roubaix développe la filière valorisation par le réemploi des déchets ménagers encombrants collectés sur Lille Métropole Communauté Urbaine (1,1 million d’habitants pour 200 000 tonnes d’encombrants et assimilés par an). Elle aide aussi des personnes à se réinsérer par l’emploi en créant de l’activité professionnelle et en améliorant les compétences des individus impliqués dans le projet.


La Ressourcerie de Roubaix collecte les encombrants à domicile sur simple appel téléphonique et récupère aussi dans les déchetteries. Les objets “délaissés” sont réparés, restylés ou même détournés de leur usage premier. La Ressourcerie s’appuie sur le savoir-faire d’une plasticienne “design-objets”, de stagiaires, de bénévoles, d’un réseau d’entreprises et d’associations partenaires (menuiserie, confection, décapage…). La Ressourcerie de Roubaix propose aussi son savoir-faire aux professionnels et aux particuliers pour des réalisations et projets d’aménagements et de décoration sur mesure.


Les objets et meubles sont ensuite revendus à la boutique Atelier (9 rue Saint-Hubert, Roubaix. Tél. : 03 20 02 50 88) et à la boutique du Marché (43 rue du Marché, Lilles Wazemmes. Tél. : 03 20 48 09 28).


En consultant la rubrique “Boutiques” du site Internet de la Ressourcerie de Roubaix (voir le site), il est possible de réserver des objets et meubles après les avoir visualisés, de demander un enlèvement à domicile d’objets encombrants (rubrique “Débarras”) ou de participer aux listes de mariage déposées sur le site. Internet est ici utilisé dans un rôle de contact, de découvertes du mobilier recyclé et apporte un réel plus social.


La Ressourcerie de Roubaix possède un pôle de sensibilisation à l’environnement avec des visites de sites aux animations (atelier récup’) via des outils pédagogiques organisées par le personnel.


Source :

Collectif (août 2006). La Ressourcerie de Roubaix [En ligne], Association La Cité du réemploi, Roubaix, Site (Page consultée le 5 août 2006)

mardi 1 août 2006

Mission Ecoter : colloque 2006 avec un point sur le thème : collectivités locales et non internautes

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La Mission ECOTER, association regroupant des collectivités territoriales et partenaires privés (”pour échanger sur les usages et les services des réseaux de l’Internet”…) organise un colloque au Sénat (Palais du Luxembourg, Salle Monnerville, Paris) le 26 septembre 2006 avec un point sur une approche particulière : l’exclusion numérique vu sous l’angle relations collectivités locales-citoyens :

“11h50 - Les relations entre les collectivités locales et leurs “clients”

Seconde partie : pour leurs “clients” non-internautes

Pour répondre aux attentes économiques et sociales des administrés, les NTIC sont des outils précieux qui contribuent à favoriser l’inclusion – autant qu’elles peuvent être facteur d’accroissement de la fracture sociale et d’exclusion. 48% de la population est non internaute (personnes âgées, chômeurs, personnes immigrées, sans domicile fixe), 3.500 espaces publics numériques sont installés dans l’hexagone, 25% de leur fréquentation est constitué de demandeurs d’emploi; les collectivités locales installent des cyberespaces… Comment ces espaces sont-ils gérés par les collectivités ? Comment sont affectées les ressources humaines ?
Comment les collectivités intègrent-elles ces nouveaux services dans leur stratégie d’organisation et de modernisation ?
Comment les centres communaux d’action sociale font-ils l’usage des NTIC et comment appréhendent-ils les changements ? Le secteur privé peut-il être un soutien ?

Intervenants :
Dominique Blazy, Directrice -CCAS de Cannes
Julien Français, Chef de projet Cyber-Base -Caisse des Dépôts et Consignations
Philippe Oursin, Directeur général adjoint de la modernisation des services - Ville de Saint-Etienne
Syndicat Mixte Manche Numérique
Yannick Landais, Délégué Général - Artesi Ile de France”


L’accès au colloque est payant. Plus de renseignements sur cette page de la Mission ECOTER.


Source :

Collectif (juillet 2006). “Colloque Mission ECOTER” [En ligne], Association Mission ECOTER, Paris, 1 p. (Page consultée le 1er août 2006)

dimanche 30 juillet 2006

Cergy-Pontoise solidaire : un blog sur la solidarité locale… et internationale

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A l’occasion de la semaine de la solidarité internationale qui se déroule en France du 11 au 19 novembre 2006 (voir le site de cette initiative multipartenaires), le Centre Information Jeunesse du Val d’Oise qui possède déjà un impressionnant catalogue de liens sur la solidarité internationale (voir la page) lance avec le Point Cyb (espace multimédia) de Cergy-Pontoise (et sur l’initiative de son responsable Olivier Lacombe), le blog Cergy-Pontoise Solidaire fédérant les associations de la ville investies dans la Semaine de la Solidarité Internationale.


Faisant le lien entre le local et l’international, ce blog se veut permettre…

“De prolonger et faciliter des débats en touchant davantage de publics qui depuis leur domicile, leur école, ou les points d’accès multimédia, peuvent accéder au blog sur Internet, lire des articles, en poster ou ajouter des commentaires. C’est l’occasion de rapprocher les acteurs et le public intéressés par la SSI, sous la forme de questions-réponses qui font la spécificité et la convivialité du blog.”


Plus largement, Cergy-Pontoise Solidaire est un beau projet de solidarité uniquement qui peut être le catalyseur d’initiatives et d’acteurs locaux impliqués ; objectifs :

  • “Élargir le public de la Semaine de la solidarité internationale notamment auprès du public jeune,
  • Valoriser les associations de solidarité de l’agglomération,
  • Favoriser l’interactivité, le dialogue et l’expression citoyenne,
  • Assurer un suivi multimédia et une mutualisation des actions (image, sons, vidéos) de la Semaine et prolonger le débat tout au long de l’année.
  • À moyen terme, élaborer un portail ressource pour l’ensemble des associations de l’agglomération.”


Source :

Lacombe, Olivier (juillet 2006). Cergy-Pontoise solidaire [En ligne], Centre Information Jeunesse du Val d’Oise, Cergy-Pontoise, Blog (Page consultée le 30 juillet 2006)

samedi 29 juillet 2006

Guide des subventions européennes pour les associations

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Associatis.com (Groupe Caisse d’Épargne) met gracieusement en ligne à disposition de tout internaute une ressource utile actualisée chaque année : “Guide des subventions européennes pour les associations (édition 2006)” (à consulter ici) édité par ECAS (European Citizen Action Service), organisation internationale sans but lucratif fondée en 1990.


En 4 chapitres, le “Guide des subventions européennes pour les associations (édition 2006)” fait le point sur l’accès aux subventions européennes, avec une présentation des subventions thème par thème pour des actions à l’intérieur et à l’extérieur de l’Union Européenne et un point sur la recherche de cofinancements. Via Christophe Ducamp.


Source :

ECAS (juillet 2006). “Guide des subventions européennes (édition 2006)” [En ligne], Associatis.com, Groupe Caisse d’Épargne, Paris, Guide (Page consultée le 29 juillet 2006)

jeudi 27 juillet 2006

Sortir du fossé numérique : nouveau blog de Communautique qui relie les pratiques dans les CAC (Espaces Publics Numériques au Canada)

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Monique Chartrand, directrice générale de Communautique au Québec (“organisme [très actif] à but non lucratif visant l’appropriation collective des Technologies de l’Information et la Communication œuvrant pour les organismes communautaires et les populations à risque d’exclusion des technologies”, voir le tout nouveau site) a annoncé le 24 juillet que son organisme Communautique, avec l’équipe d’animation du Programme d’accès communautaire d’Industrie Canada, Initiative-Jeunesse (PAC-IJ), met en place en collaboration avec Parole Citoyenne un carnet web/blog pour l’été intitulé Sortir du fossé numérique.


13 articles ont déjà été publiés par les animatrices et animateurs de différents groupes communautaires à travers le Québec, des jeunes qui encouragent la population à s’initier à Internet et à la micro-informatique par le biais de formation et d’animation dans les Centres d’Accès Communautaire Internet (CACI). Des billets qui montrent des initiatives de lieux d’appropriation des nouvelles technologies comme :

- Le Chic Resto Pop du quartier Hochelaga-Maisonneuve à Montréal (restaurant communautaire offrant des repas à prix modique et entreprise d’insertion portant un souci particulier à la conciliation de ses objectifs de rentabilité économique et de lien social),

- Le Collectif des femmes immigrantes du Québec à Montréal qui offre “des formations sur Internet, Word Excel, Windows XP, Microsoft Outlook, mais aussi des ateliers pour la préparation de CV, pour la recherche de travail et la préparation pour une entrevue d’embauche”


Au cours de l’été 2006, plus d’une centaine d’animatrices et d’animateurs offrent plus de 35 000 heures d’animation gratuite à la population.Le Programme d’accès communautaire d’Industrie Canada, Initiative-Jeunesse (PAC-IJ), favorise l’appropriation des nouvelles technologies par les populations potentiellement exclues dans une perspective d’inclusion numérique. En outre, il permet à des jeunes d’acquérir une expérience unique dans le domaine des technologies de l’information et des communications (TIC).


Source :

Collectif (juillet 2006). Sortir du fossé numérique [En ligne], Parole Citoyenne, Organisme National du Film du Canada, Montréal, Blog (Page consultée le 27 juillet 2006)

dimanche 23 juillet 2006

Val de Loire Insertion : un blog de chantier d’insertion

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Initiative originale et porteuse de sens. L’association Val de Loir Insertion à La Chartre-sur-le-Loir (dans la Sarthe, voir le site) a mis en place depuis début mars avec les communes du canton, un chantier d’insertion où 12 bénéficiaires restaurent des chemins de randonnée et des berges de rivières situées sur le canton ainsi que quelques travaux de restauration immobilière et mobilière (travaux de peinture et de maçonnerie).


Cette initiative est doublée d’un blog Val de Loire Insertion qui présente en textes et en photos les avancées du chantier d’insertion, les techniques découvertes par les salariés et les difficultés du travail au quotidien. Le blog sert d’outil de médiation, de mémoire pour le groupe, de repère pour situer la qualité et la quantité du travail fourni et s’inscrit dans une démarche de réinsertion professionnelle.


Pour ces personnes, le dispositif chantier d’insertion a les objectifs suivants :

“- Apporter un soutien social,
- Mettre en situation de travail et de formation,
- Reprendre confiance,
- Travailler à des heures fixes et régulières,
- Travailler en équipe,
- Définir ou préciser un projet professionnel,
- Réaliser des travaux d’utilité collective et visible par tous,
- Retrouver un rythme et une discipline de travail,
- Redécouvrir des gestes techniques simples,
- Se resocialiser par une activité,
- Favoriser une démarche éducative permettant de développer les capacités d’autonomie et d’initiation…”


Source :

Collectif (juillet 2006). Val de Loir Insertion [En ligne], Association Val de Loir Insertion, La Chartre-sur-le-Loir, Blog (Page consultée le 23 juillet 2006)

samedi 22 juillet 2006

Agence mondiale de solidarité numérique : Forum des acteurs de la solidarité numérique le 13 septembre à Lyon

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Dans le cadre de ses activités, l’Agence Mondiale de Solidarité Numérique organise des ateliers et forums. L’Agence tiendra à Lyon, le 13 septembre 2006, en matinée, le “Forum des acteurs de la solidarité numérique” dont le programme est disponible sur cette page.


Après une introduction sur les enjeux de la solidarité numérique par Diane L. Lassonde (secrétaire exécutive de l’Agence Mondiale de Solidarité Numérique) et la présentation du Plan Africain sur la société de la connaissance par Makane Faye (Coordonnateur TIC à Addis Abeba de la Commission des Nations Unies pour l’Afrique), des projets seront présentés avec et en présence d’acteurs de Rhône-Alpes :

Thème 1 : Décentralisation (démocratie, développement institutionnel…)

Projet présenté :

- Dialogues Nord/Sud (par le CIDEM, Comité Initiative Développement Europe Maghreb)

Thème 2 : Éducation, formation continue

Projets présentés :

- Développement de compétences TICE des formateurs de formateurs (par l’IUFM de Lyon, voir site)

- Soutien des TIC à l’enseignement supérieur et à la recherche (par l’Agence Universitaire de la Francophonie, voir site)

- TIC et accès à l’école pour les enfants les plus démunis (par l’association Le Chemin de l’école)

Thème 3 : Santé, épidémies, prévention

Projets présentés :

- Logistique de santé en Afrique (par l’Institut Bioforce Développement, voir site)

- Télémédecine dans les pays en voie de développement (par l’association pour la Télésanté en Rhône-Alpes, voir site)

- Services vidéos interactifs pour l’accompagnement des déficients visuels (par la société IVès - Interactivité Vidéo et Systèmes)

Thème 4 : Gestion des territoires (SIG, risques, développement durable…)

Projets présentés non définis

Thème 5 : Économie, insertion et emploi (nouveaux métiers, production…)

Projets présentés :

- Développement de la solidarité numérique internationale (par le Club de la solidarité numérique, voir site)

- Centre de ressources pour l’appropriation des TIC par les personnes en situation de handicap (par le Centre Icom’, programme France de Handicap International, voir site)

- E-Commerce équitable (par la société Wonderful Monde, Ethic Attitude, voir site)

- PIP, Point d’Information Public (par le Club de développement et d’ingénierie en logiciel libre)

Thème 6 : Culture et loisirs multimédia (patrimoine, musique, jeux vidéo…)

Projet présenté :

- Intranet Bamako-Grenoble Métiers du livre, de la documentation et des archives (par l’IUT UPMF de Grenoble, voir site)

Thème 7 : Média & Communication

Projet présenté :

- Formation des journalistes guinéens (par France Guinée Coopération, voir site).


Il n’est plus possible de s’inscrire pour présenter un projet dans le cadre de ce forum. En revanche, vous pouvez assister au Forum des acteurs de la solidarité numérique en complétant ce formulaire en ligne.


Source :

Collectif (juillet 2006). Agence Mondiale de Solidarité Numérique [En ligne], Agence Solidarité Numérique, Lyon, Site (Page consultée le 23 juillet 2006)

Canicule et chaleurs extrêmes : conseils, plan canicule, prévention et solidarité… Internet joue son rôle d’information

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Depuis quelques semaines, le Ministère de la Santé et des Solidarités a développé sur son site une rubrique “Canicule et chaleurs extrêmes” avec une information synthétique et des numéros de téléphone utiles d’urgence. Le plan “Canicule 2006″ est téléchargeable en .pdf.


Bizarrement, le site du Ministère délégué à la Sécurité sociale, aux Personnes âgées, aux Personnes handicapées et à la Famille reste jusqu’à aujourd’hui muet sur la canicule.


En France, d’autres organismes, associations, instituts et sites Internet jouent un rôle solidaire d’information, de prévention, de solidarité et de conseil en cas de forte chaleur ou de canicule.


L’association France Bénévolat active dans la solidarité associative et des bénévoles dans le cadre du Plan Canicule 2006


L’association France Bénévolat a noué un partenariat avec le Ministère de la Santé et des Solidarités en listant les associations prêtes à intervenir en cas de canicule et en relayant les besoins de bénévoles, localement ; explications via cette page du site France Bénévolat :

“Cette confiance renouvelée correspond à l’assurance d’un dispositif adapté pour répondre aux besoins d’urgence en cas de canicule avec :- Le relais des grands réseaux associatifs, partenaire du Ministère
- Un vivier de 12 000 bénévoles potentiellement mobilisables
- La force d’un réseau national (100 centres locaux et antennes)
- Un moteur de recherche des annonces pour les bénévoles dédié pour le plan canicule 2006
- Un flash d’information localisé visible dès le lancement d’une alerte sur le site.”


Météo France fait de la vigilance canicule son cheval de bataille


Météo France dédie une rubrique de son site Internet à la “vigilance canicule” (voir le site) avec des prévisions météo à 3 jours département par département, et un système d’alerte mis à jour au moins quotidiennement comprenant un bulletin national de suivi, un guide vigilance, une carte détaillée et des bulletins de suivi régionaux.


L’Institut de Veille Sanitaire remplit une mission d’information générale sur la canicule


L’Institut de Veille Sanitaire, via sa une, diffuse de l’info sur l’état de la canicule 2006, au moins tous les 6 jours, et dans un dossier complémentaire intitulé “Chaleur et santé” (présentation du système national d’alerte canicule et santé, rapports et résultats d’études, dossiers de Presse…).


L’Institut National de Prévention et d’Éducation pour la Santé joue la carte de la prévention solidaire


Sur son site, l’I.N.P.E.S. (Institut National de Prévention et d’Éducation pour la Santé) relaie les différentes ressources de sa campagne d’information “Canicule : n’attendons pas pour être solidaires”. Textes, vidéo, message audio, dépliant, brochure et affichette sont présentés sur cette page, complétée par un document d’information du Ministère de la Santé et des Solidarités : “Canicule : Santé en Danger. Préservez votre santé et aidez les personnes fragiles qui vous entourent”.


L’Agence Française de Sécurité Sanitaie de l’Environnement et du Travail publie des liens-clés


L’A.F.S.S.E.T. (Agence Française de Sécurité Sanitaie de l’Environnement et du Travail) contribue au Plan Canicule en mesurant les “impacts sanitaires et énergétiques des installations de climatisation dans les établissements de santé et les établissements accueillant des personnes âgées” et met en avant sur son site quelques liens-clés.


Conseils pour travailler par forte chaleur et Code du Travail


Enfin, l’Institut National de Recherche et de Sécurité présente un dossier complet “Travailler par de fortes chaleurs en été” (voir le site) avec recommandations et un point sur la réglementation :

“Des conditions climatiques caniculaires exceptionnelles peuvent être à l’origine d’accidents du travail, certains pouvant entraîner la mort. Ce dossier fait le point sur le sujet. Il propose une aide à l’évaluation des risques liés à une chaleur caniculaire en milieu professionnel, ainsi que plusieurs pistes pratiques de prévention.”

À suivre également, des sites Internet avec des conseils pratiques liés à la canicule…


Le laboratoire de Santé Publique de la Faculté de médecine de Marseille a mis en place dès 2004 un site didactique et informatif : Canicule.info : “Chaleur ou canicule : comment passer un bon été!“avec une marche à suivre et des explications sur les risques liés à la chaleur pour différents types de population,


L’Office Fédéral de la Santé Publique Suisse délivre sur Canicule.ch des fiches pratiques de conseils concrets en cas de fortes chaleurs,

La Mairie de Paris, par l’intermédiaire de son portail “Solidarités”, propose une page spéciale (et une brochure à télécharger) sur le thème : “Fortes Chaleurs : comment se préparer ? Comment y faire face ?”, sans oublier une page utile : “Comment rafraîchir son logement en période de fortes chaleurs ?” et la liste des 108 fontaines Wallace à Paris (qui assurent une “distribution d’eau potable [gratuitement et] sont disséminées dans les rues, squares, jardins et bois de Paris”),


Enfin, Yahoo! France Actualités diffuse des dépêches et infos sur sa chaîne Actualités via le dossier “Canicules“.

mercredi 19 juillet 2006

Ordinateur à 1 euro par jour pour les revenus modestes : une mesure contestée

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Dans les annonces du dernier C.I.S.I. (Comité Interministériel pour la Société de l’Information) qui s’est déroulé à l’Hôtel de Matignon, le mardi 11 juillet, a été décidé le lancement d’une offre spécifique d’accès à Internet et d’équipement d’ordinateurs destinée aux revenus modestes, ainsi décrite ainsi par le Journal du Net (le 12 juillet) :

“Cette formule clef en main associera l’achat du matériel, des logiciels et d’un anti virus, un accès Internet haut débit (au minimum 20 méga), l’installation à domicile, quatre heures de formation et trois déplacements pour vérifier que tout fonctionne bien. Cette offre n’est accessible que sous condition de revenu (le seuil d’éligibilité n’est toutefois pas encore connu) et sera assortie d’un micro-crédit de trois ans garanti par l’Etat dont les mensualités de remboursement s’élèveront à un euro par jour.”


Cette offre est décrite in extenso dans le Dossier de Presse du CISI (pages 5 et 6) : “Un PC et l’Internet pour les familles aux revenus modestes” (Internet Accompagné) à compléter par ce communiqué.


Les médias anglo-saxons ont repris en masse cette information et les échos des médias français d’abord factuels se révèlent aujourd’hui beaucoup plus critiques.


Mise à jour au 25 juillet : EducNet (Ministère de l’Education Nationale) vient de publier une revue de Presse non exhaustive d’articles publiés suite à cette mesure : “InfoTIC spécial ‘Un pc et l’internet pour les familles aux revenus modestes’“.


Des commentaires qui traduisent une mesure inadéquate


Le 11 juillet, le quotidien Le Monde délivre l’information avec neutralité par un article de Nathalie Brafman : “Matignon lance l’ordinateur à 1 pour les foyers modestes” ; extrait : 

“Après les étudiants et les néophytes, les foyers à revenus modestes. Lors d’un Comité interministériel pour la société de l’information (CISI), le premier ministre, Dominique de Villepin, présentait, mardi 11 juillet, une vingtaine de mesures pour réduire la fracture numérique.

La plus emblématique est l’accès à l’Internet pour les ménages à revenus modestes. Dès le premier trimestre 2007, une formule “tout compris”, incluant un ordinateur, une connexion Internet haut débit à bas prix (15 euros par mois au maximum) renouvelable sur une période de trois ans pour les familles éligibles et un dispositif de formation-accompagnement à domicile sera proposé pour “1 euro par jour, sur trois ans”.

L’offre inclut un prêt bancaire à taux réduit (garanti par l’Etat), proposé par des banques partenaires. Elle devrait concerner de 1 million à 1,5 million de foyers.

Cette mesure présentée à la va-vite, non réfléchie en terme de solvabilité pour les publics précaires est aujourd’hui de plus en plus sujette à caution. Des acteurs de l’internet français viennent ajouter leurs voix à des médias qui s’interrogent sur la nécessité de cette offre et sur sa pertinence.”


Mais les réactions des internautes au papier sont vives et argumentées.


Ce même jour, le journaliste Ludovic Blécher titre son papier comme une simple addition : “L’ordi + le haut-débit + la hot-line + la formation = 1 euro (1)“, un article très factuel sur l’annonce de la mesure :

“”Si on fait une analogie avec la voiture, notre offre, c’est un la 205 neuve avec le permis de conduire et trois ans d’essence inclus”, détaille Benoît Sillard, le directeur de la délégation aux usages de l’Internet. Il ne promet pas des ordinateurs derniers cris mais s’engage sur des machines labellisées meilleur rapport qualité-prix. Une bonne façon, selon lui, de toucher les 20% de Français qui ne sont toujours pas connectés simplement parce que c’est trop cher.”


… Mais les commentaires sont eux, peu complaisants, sur cette initiative ; extraits :

“Ne serait-il pas plus judicieux de permettre à chaque personne dans ce pays d’avoir le pouvoir d’achat suffisant pour accéder au confort de base dans une société prétendument évoluée ? Au lieu de ça, on invente des rustines : une rustine pour permettre aux pauvres d’avoir internet, une rustine pour permettre aux pauvres de se loger, une autre pour leur permettre d’étudier, etc, etc. Qu’on combatte la pauvreté au lieu de rafistoler un système inégalitaire !” (Kem 80)

“Il est vrai qu’on peut avoir un bon ordi pour peu d’argent. Il suffit soit d’être un peu bricoleur en récupérant des épaves laissées par des acheteurs compulsifs qui consomment des ordinateurs plus vite que leur ombre. L’autre point… est qu’on peut également se fournir sur ebay ou d’autres points de déstockages… Mais cela ne sera pas évident pour une faille RMIste de s’équiper et de surfer à moins que des providers du coeurs s’occupent de cela…” (Yannick Comenge)

“(…) Sur le territoire, existe un ensemble de structures associatives, communales qui, au quotidien, travaillent sur l’appropriation sociale des technologies de l’information et des communications (TIC), sur l’accessibilité des personnes (quelles soient « les plus modestes » ou « les moins modestes ») à l’Internet et bien d’autres outils multimédias. Pensons aux Espaces publics numériques (EPN), aux Espaces Cultures multimédias (ECM), aux points d’accès publics à Internet (PAPI), aux Points d’accès à la Téléformation (PAT), aux Ateliers Pédagogiques Personnalisés (APP)… pour ne citer que ces structures qui maillent notre hexagone. Malheureusement, ces structures, à l’utilité sociale indéniable (qualité des équipements, accompagnement humain, socialisation des lieux…) connaissent des difficultés financières. Le paradoxe de l’opération du gouvernement est de privilégier une logique individualiste d’acquisition d’équipement à une stratégie de renforcement de ces structures multimédias compétentes, reconnues… (…)” (Franck B.)


Libération se montrera plus incisif dans son article du 17 juillet (cf. dans la suite de cette note).


Les assistantes sociales, relais de partenaires privés ; est-ce la bonne solution ?


01Net donne la parole au promoteur et responsable de l’opération (”Un PC à 1 euro par jour pour les revenus très modestes“, Hélène Puel, le 11 juillet) :

“”Le plan Internet accompagné ciblait un public très large. Il apparaît aujourd’hui que les seniors et les foyers aux revenus modestes n’y ont pas accès. Contre un euro par jour, ils pourront obtenir un PC équipé, couplé à l’Internet à haut débit. Les offres commerciales comprendront également quatre heures de formation, et trois déplacements à domicile de la part de sociétés de services labellisées pour les aider à mieux appréhender ce nouveau matériel”, commente Benoît Sillard, sous-directeur aux NTIC au ministère de l’Education nationale et délégué interministériel aux usages de l’Internet (DUI).”

“Afin de toucher cette population, le gouvernement va faire appel aux réseaux sociaux. «L’accès à ces offres pourra se faire par l’intermédiaire des mutuelles ou des assistantes sociales qui orienteront ces familles vers les bons partenaires», imagine Benoît Sillard. En 2007, la DUI devrait déployer d’autres mesures vers d’autres populations, comme les chômeurs ou les personnes âgées résidant en maison de retraite.”


Est-ce vraiment le rôle de travailleurs sociaux d’orienter vers les personnes vers des commerces et des services non publics, quels qu’ils soient ?


Le débat est vif dans les réactions du papier de 01Net.


Le 12 juillet, c’est TF1 Multimédia à son tour, qui s’interroge dans ses colonnes sur le projet de l’ordinateur à un euro pour les revenus modestes (via l’article “L’ordinateur à un euro, pour qui ?“) à savoir si le défaut d’accès au numérique est seulement une question d’équipement et de revenus, en insistant sur la fracture numérique générationnelle et le besoin de formation. Les avis politiques divergent sur cette mesure comme ce point de vue :

“”Sans vouloir entrer dans une opposition systématique”, le député PS Patrick Bloche se demande pour sa part si, au-delà de l’accès, il ne faudrait pas “privilégier, encourager et expliquer les usages. On n’utilise pas internet comme on regarde la télévision”. Il aurait préféré la “création d’espaces publics numériques”, des lieux où les gens seraient suivis, conseillés dans leur apprentissage du web et de ses usages.”


Une mesure propre à faciliter l’endettement des personnes aux revenus modestes


Si l’on se réfère aux chiffres de l’I.N.S.E.E. les plus récents sur la répartition de la consommation des ménages en pourcentage (”Structure des dépenses selon le revenu du ménage, par unité de consommation“, enquête budget de famille 2000-2001), on constate qu’un crédit de l’ordre de 30 euros serait très difficile à supporter par des ménages avec un revenu de moins 10 000 Euros par an, c’est-à-dire les populations les plus fragilisées.


Les risques d’endettement sont importants comme le souligne le quotidien l’Humanité dans son édition du 12 juillet sous la plume du journaliste Cyrille Poy (”Le crédit à la rescousse de la fracture numérique“) :

“Cette opération a le grand avantage de prétexter de la fracture numérique pour augmenter la facture des ménages en terme de crédits à la consommation.”


Christophe Guillemin de ZDNET France précise à qui sera destinée, a priori, cette mesure (article du 11 juillet 2006 : “Le gouvernement étend son dispositif “Internet accompagné” aux familles modestes“) :

“Le plafond de ressources des familles éligibles devrait être fixé en septembre/octobre, sur la base des critères utilisés pour l’obtention du tarif social d’électricité. Une tarification spéciale réservée aux ménages ayant des ressources annuelles inférieures à 5.520 euros, soit environ 460 euros par mois.”


Ce qui aggrave encore plus la solvabilité de cette offre pour les publics visés, sans compter qu’il faut compter ajouter à cette offre le prix de l’électricité et pour beaucoup l’installation d’une ligne téléphonique. Dans de telles circonstances financières, on peut se demander comment cet accès individuel peut être utile, si l’on considère que seules 4 heures seront offertes en formation à domicile ?


01Net a fait des calculs et conclut laconiquement sur la mesure :

“Auront le droit à cette aide financière les foyers touchant moins de 5 520 euros de revenus par an. S’il n’évolue pas, ce plafond constitue de facto une sérieuse restriction à ce plan d’équipement. En effet, pour ces familles, une facture de 30 euros mensuels représentera près de 7 % de leurs revenus. Elles pourraient avoir d’autres priorités…”


Ce chiffrage est repris par ActuChomage.org dans un papier en ligne : “Le PC à 1 euro par jour pour les pauvres“.


Quid de la pérennité de la mesure après 3 ans ?


L’Express pose une question qui fâche (dans un article du 11 juillet : “Un PC+Internet à 1 euro par jour contre la fracture numérique“, Thomas Bronnec) ; que se passera-t-il après 3 ans pour les foyers qui se sont équipés ; réponse de l’instigateur de la mesure :

“Se pose aussi la question du prix de la connexion Internet et du renouvellement de l’ordinateur à l’issue de la période de 3 ans. Or, « c’est encore flou », admet Benoît Sillard, délégué aux usages de l’Internet auprès du gouvernement. « Les évolutions technologiques dans le secteur sont trop rapides pour que l’on puisse se projeter si loin. Mais nous ferons en sorte que le coût d’accès à Internet ne dépasse pas les 1 euro par jour ».”


Des actions concrètes pour lutter contre l’exclusion numérique


Cette annonce non finalisée a au moins le mérite de mettre en relief des initiatives plus consistantes liées à l’accès à internet, à l’équipement et à l’appropriation de l’ordinateur et de l’internet :


Philippe Guerrier, journaliste de VNUnet, se souvient d’une expérience intéresse en matière de lutte contre l’exclusion numérique pour les publics modestes (”Comment connecter la France “d’en bas”“, 11 juillet) :

“Des prestataires avaient déjà tenté de développer des formes d’accès Internet en collaboration avec des bailleurs de logements sociaux. Par exemple, en 2003, le programme-cadre Facil (acronyme de Favoriser l’Accès à la Communication Internet aux Locataires de l’habitat social) avait été mis en place. Ce dispositif, qui alliait un ordinateur avec un accès Internet, avait été déployé dans le Cottage Social des Flandres, un organisme d’habitat social du Nord-Pas-de-Calais. Mais, depuis, le programme Facil est tombé dans les limbes.”


Dans le forum de Clubic ; 86 commentaires à ce jour suite à l’article publié sur l’opération “1 euro pour les revenus modestes” ; parmi lesquels cette action concrète :

“Je monte des vieux PC ( P2-2X P2-P3 ) gratuitement pour des gens qui n’ont pas les moyens de se payer des machines plus recentes car ils préfèrent mettre leur argent dans autre chose que ça. Les gens qui n’ont jamais touché un PC, la puissance et tout le bordel ils s’en foutent complètement.”


Doutes évidents sur l’opération “PC à un euro” pour les personnes à faibles revenus
 


Le papier le plus critique sur cette mesure est celui de Damien Dubuc pour Libération (le 17 juillet 2006) titré : “Doutes sur le déclic à 1 euro ” avec une réflexion en 3 parties et une parole donnée à Benoit Sillard (Délégation aux Usages de l’Internet) et à Michel Briand (Maire-adjoint de Brest, impliqué depuis bien des années dans l’accès public à l’Internet par des actions concrètes) :

“- Cette offre vaut-elle le coût ?

- Cette offre va-t-elle permettre de toucher les familles aux revenus les plus modestes ? 

- L’accès individuel au Net est-il le meilleur moyen de réduire la fracture numérique ?”


Sur ce dernier point, les deux avis des intéressés s’opposent :

“”Il faut aller au-delà de la réduction des coûts et développer des solutions collectives, affirme Michel Briand. Comme ces locataires d’HLM de Moulins (Allier), connectés depuis 2003 via leur poste de télévision grâce aux travaux de l’office HLM. “Il y a besoin d’un travail de proximité pour accompagner les personnes les plus éloignées de l’informatique, c’est-à-dire de l’écrit. L’accompagnement par une hot line est nécessaire, mais pas suffisant.” Exact, reconnaît la DUI, qui insiste sur la formation et l’accompagnement dont bénéficieront les usagers. Sans toutefois en préciser les modalités.

En revanche, elle s’inscrit en faux par rapport à l’idée de solutions collectives. “Regardez les espaces publics numériques : il en existe près de 3000, où Internet est en accès libre, mais ils ne touchent que 3 à 5 % de la population. Les solutions collectives, nous les défendons aussi, mais elles ne sont pas les plus adaptées pour permettre un accès massif aux nouvelles technologies.” Benoît Sillard, qui défend ses projets bec et ongles, sait qu’il ne convainc pas toujours : “Nos propositions vont faire bouger tout le monde, y compris ceux qui sont contre. Ça va les titiller et les pousser à faire des propositions alternatives.”"


Michel Briand insiste sur l’implantation de solutions d’accès et d’apprentissage au plus près des populations ciblées c’est-à-dire au sein des groupes de logements sociaux. Il explique le rôle essentiel de l’accompagnement humain pour des personnes en difficulté (niveau d’alphabétisation, problèmes psychologiques, proximité et confiance aux acteurs sociaux locaux).


À l’opposé, Benoit Sillard réfléchit en termes de chiffres et d’une massification de l’accès par des solutions d’accès individuels, venant même jusqu’à sous-estimer le rôle essentiel et non négligeable des EPN (Espaces Publics Numériques, dont il est pourtant le coordinateur État depuis 2002) dans l’appropriation et l’apprentissage de l’ordinateur clairement quantifié par les études annuelles GFK et Ipsos depuis 2002, EPN qui jouent un vrai rôle via les animateurs multimédias et structures de proximité à but non lucratif ; des démarches d’espaces multimédias associatifs ou soutenus par des collectivités territoriales.


Une mesure caduque et des amorces de solutions en réflexion


Depuis l’annonce de cette mesure qui présente des failles aussi bien dans sa modélisation économique, dans son aspect équitable que dans les objectifs poursuivis, des élus, animateurs multimédias, internautes et acteurs de l’Internet citoyen s’interrogent vivement sur l’opportunité de maintenir cette initiative en l’état et dans ses axes déclarés.


Reviennent alors des idées fortes citoyennes de l’internet : une réflexion à mener autour d’un service universel de l’Internet (comme il a existé un service universel du téléphone), un accompagnement de proximité pour les personnes souhaitant s’initier à l’ordinateur et à internet, un accès mutualisé à bas coût de l’internet dans les logements sociaux, une éducation critique aux nouveaux médias et aux nouvelles technologies…

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