La rubrique Tendances, c'est un abstract de
ce temps qui se résume au présent avec un goût de devenir. Mots en
correspondance ou métaphores d'aujourd'hui, pincées de sens sur notre temps,
concepts de l'instant... Les mots soulignés signifient des traits de Tendances.
Notre planète est en demande non futile de sens. Bonne
lecture!
Moyennisation de la société
"La mutation inachevée de la société française (A partir du livre "Déchiffrer
la Société Française de Louis
Maurin", Editions La Découverte) : Sommes-nous plus libres qu'hier ? Le
processus d'émancipation individuel demeure ambigu. De nouveaux modes
d'influence et de contrôle social se mettent en place dans une société de
communication de masse. En particulier via la télévision. Pour mieux cibler le
consommateur, ses comportements dont fichés de façon de plus en plus détaillée
et intrusive. Nous sommes poussés à accepter de livrer une partie de nous-mêmes
en contrepartie du bénéfice de l'usage de nouveaux biens. Du côté des pouvoirs
publics, la tentation est aussi de plus en plus grande d'utiliser les nouvelles
technologies de l'information pour contrôler de façon étroite les comportements
des citoyens. En même temps, ces nouvelles libertés, dans un contexte d'accès
plus généralisé à la consommation, ont alimenté un discours sur la
"moyennisation" de la société. La salarisation de l'emploi a rendu caduque une
représentation binaire, fondée sur la domination des détenteurs du capital sur
les autres, les prolétaires. Et le déclin du monde ouvrier a réduit la
visibilité des milieux populaires. Mais de l'école à la santé, en passant par
le mariage et la consommation, les univers sociaux continuent largement à
modeler les pratiques et les mécanismes de domination demeurent. Une partie du
déficit de compréhension de la société actuelle vient justement d'une confusion
entre transformation et disparition des groupes sociaux."
(Alternatives Economiques, Octobre 2009)
La gratuité à revers
"Extrait des Mirages de la Gratuité, un article du journaliste Malcolm
Gladwell, journaliste au New Yorker, critiquant l'ouvrage "Free" de Chris Anderson :
"De nombreuses autres formes informations ont décidé de prendre la Gratuité à
revers. On peut consulter le Times gratuitement sur son site Internet. Mais le
Wall Street Journal a découvert que plus d'un million d'abonnés se
réjouissaient de payer pour avoir le privilège de le lire en ligne. (...) Et la
vente par téléphone des applications pour l'iPhone (des idées) rapportera
peut-être bientôt davantage à Apple que la vente de l'appareil lui-même (la
matière). Un jour, l'entreprise pourrait faire cadeau de l'iPhone pour
développer les téléchargements ; elle pourrait faire cadeau des téléchargements
pour stimuler les ventes de l'iPhone ; ou bien elle pourrait continuer de faire
payer les deux, comme aujourd'hui. Qui sait ? La seule loi d'Airain qui vaille
est trop évidente pour mérite un livre : l'ère numérique a tant transformé la
manière dont on fabrique et on vend qu'il n'existe pas de loi
d'airain"."
(Booksmag, Octobre 2009)
L'idée qu'on s'en fait
"L'une des clés du succès n'est pas tant le talent, inné ou non, que l'on
possède, mais l'idée que l'on se fait du talent et de la manière de l'exercer,
estime Carol Dweck,
chercheur en psychologie à l'Université de Stanford, en Californie. Ses travaux
l'ont conduite à identifier deux attitudes très différentes selon les
individus, y compris chez ceux qui ont fait les plus brillantes études.
Certains ont tendance à penser, en ce qui les concerne, que les jeux sont
faits. Leur intelligence et leur talent ont été déterminés une fois pour
toutes, leurs brillantes études en témoignent. Les autres ont tendance à penser
que, quels que soient leurs résultats passés, leur intelligence et leur talent
sont en construction et le resteront. Les premiers ont une vision "fixée" de
leurs facultés, les seconds une vision "de croissance". Ce sont eux qui ont les
meilleures chances de réussir".
(Booksmag, Septembre 2009)
Petites oeuvres
"Lorsque les coûts d'accès à la culture sont élevés, nous préférons les oeuvres
majeures pour amortir ce coût d'accès. Lorsque l'information est gratuite, nous
préférons la multiplication d'éléments qui nous permet de bâtir notre propre
histoire. C'est ainsi que se comprend le titre du livre de Tyler
Cowen "Create Your Own Economy: The Path to Prosperity in a Disordered
World" : la prospérité qu'il évoque ne se mesure pas en unités monétaires mais
est créé par la multiplication d'économies individuelles faites d'interactions
brèves avec des gens partageant nos centres d'intérêt, de réorganisations
d'informations. Dans la culture qui en résulte, chacun produit son oeuvre à
partir de multiples matériaux, à la fois consommateur et producteur. Cela
implique moins de grandes oeuvres universelles et plus de petites oeuvres
personnelles. Ce que montre Tyler Cowen, c'est qu'une culture faite d'un grand
nombre de petites oeuvres n'est pas moins riche qu'une culture faite de
quelques grandes."
(Enjeux Les Echos, Octobre 2009)
Lanceur d'alerte
"Les lanceurs d'alerte, vous connaissez ? Dans des laboratoires, des
universités, des entreprises... des femmes et des hommes, prenant conscience
que notre société court un risque majeur, se lèvent et tentent de nous en
avertir (...) Cette expression, nous la devons à deux sociologues, Francis
Chateaureynaud et
Didier Torny. "L'alerte, précisent-ils, prend dans le sens où nous
l'entendons, la forme d'une démarche, personnelle ou collective, visant à
mobiliser des instances supposées capables d'agir et, pour le moins, d'informer
le public d'un danger, de l'imminence d'une catastrophe, du caractère incertain
d'une entreprise ou d'un choix technologique." Nous n'avons pas ou pas
seulement affaire ici à la dénonciation d'une situation passée, mais bien à un
appel tourné vers le futur, à propos d'un risque actuel et à venir, et qui
parie donc sur une résolution."
(Imagine Demain Le Monde, Septembre-Octobre 2009)
Crédit photo : Jean-Luc Raymond. Mur d'entrée d'immeuble. Paris 3e.
Septembre 2009.
Tag - territoire
mercredi 14 octobre 2009
Moyennisation de la société, Gratuité à revers, Idée qu'on s'en fait, Petites oeuvres, Lanceur d'alerte
Par Jean-Luc Raymond le mercredi 14 octobre 2009, 08:39 - Tendance
mardi 6 octobre 2009
Digitainable, Monde transparent, Consubstantielle fragilité démocratique, Ciblage comportemental
Par Jean-Luc Raymond le mardi 6 octobre 2009, 09:25 - Tendance
La rubrique Tendances, c'est un condensé de ce
temps qui s'hume au présent avec un goût d'avenir. Expressions figurées et
imagées d'aujourd'hui, bribes de sens sur notre temps, concepts du moment...
Les mots soulignés correspondent à des traits de Tendances. Notre monde est en
invitation permanente de signifiance. Bonne lecture!
Digitainable : l'open space intelligent
"L'open space avait montré la voie à la rationalisation des m2. Sa version
2009, étendue, pourrait sceller l'union de la rentabilité financière et du
bénéfice environnemental par réduction de l'empreinte écologique des
entreprises, sur fond de "Clean Tech" alliant numérique et développement
durable. "Digitainable" (digital + substainable), c'est justement la formule
choisie par François
Denieul pour prolonger son défunt "Laboratoire des espaces intelligents" de
l'université Paris XIII. Ce gourou, qui conseille banques et multinationales,
n'oublie pas la question humaine. "Si les entreprises ont besoin de souplesse
dans la gestion de l'espace, l'individu, lui, a toujours besoin de s'approprier
un territoire", explique-t-il. Solution du futur (à l'état de prototype) : un
poste de travail sensible, capable grâce à ses capteurs, de distiller
l'éclairage (LED, bien sûr) approprié, tel un "cocon" lumineux".
(Thalyscope, Septembre-Octobre 2009)
Un monde transparent
"Raphaël
Enthoven, philosophe : "Vous avez aimé 1984 ? Vous adorerez les années
2000, c'est-à-dire l'époque où le danger ne vient pas d'en haut, mais d'à côté.
Méfiez-vous les uns les uns des autres : désormais, ce n'est plus Big Brother
qui vous regarde, c'est votre voisin de portable, que son téléphone transforme
en mini-Fouché. Nous avons moins à craindre un retour de la dictature ou de
l'ordre moral que le despotisme sournois de la transparence, la transformation
de l'espace public en une cage de verre où, devant le tribunal sans appel de
l'opinion publique, l'indiscrétion tient lieu de délation, l'information
disparaît sous le buzz, Internet et la presse trash font office de police
secrète, où la rumeur succède à la calomnie et où l'oeil de Moscou cède la
place à l'oeil de boeuf d'un appareil numérique"."
(L'Express, 1er octobre 2009)
La consubstantielle fragilité démocratique
"Jean-Claude
Guillebaud : "Comment sauverons-nous la démocratie sans l'élixir de la
croissance ? Nul ne le sait. C'est d'ailleurs vers cette Asie mirobolante,
cette Chine affolée d'enrichissement et d'Orient industrieux que la croissance
s'est expatriée. Ainsi, un fantasme nouveau hante-t-il désormais l'Europe,
celui de la consubstantielle fragilité démocratique. Voyez déjà comme nos
démocraties se durcissent, se raidissent tandis que réapparaissent, après
démaquillage, les corporatismes, les frivolités people, les individualismes
obstinés, les égoïsmes nus et cette "avidité des riches" que - bien avant le
Christianisme - condamnait Aristote. Danserons-nous encore longtemps sur le
Pont d'Avignon ?""
(TéléObs, 1er octobre 2009)
Ciblage comportemental des internautes
"Voilà plus d'un an que les grandes régies publicitaires sur Internet mettent
en oeuvre, en catimini, ce "ciblage comportemental". (...) A en croire leurs
promoteurs, une campagne ainsi conçue serait 2 à 3 fois plus efficace qu'une
publicité classique. Plus besoin de se cantonner aux sites proches de son
secteur d'activité pour acheter de l'espace (ciblage contextuel). (...) Tous
les grands ténors du Web - Microsoft, Yahoo, AOL... - ont concocté leur offre.
Google teste une solution qui devrait être commercialisée avant la fin de
l'année (...) Dans son principe, le ciblage comportemental repose sur 2
procédures : le traçage de l'internaute, puis son profilage. La première
opération s'effectue à l'aide d'un cookie. Ce fichier informatique envoyé par
le site visité sur le disque dur de l'internaute permet de tracer l'historique
de sa navigation à chaque connexion. La phase de profilage est plus délicate.
Pour être efficace, une régie doit pouvoir s'appuyer sur une audience
importante (10 à 15 millions de visiteurs uniques) et suffisamment diversifiée
pour constituer un large panel de profils (...) A partir de quand un internaute
est-il suffisamment "cerné" pour être rangé dans une famille donnée (cluster) ?
L'expertise des opérateurs est encore empirique. Chacun utilise ses propres
algorithmes."
(Enjeux Les Echos, Octobre 2009)
Crédit photo : Jean-Luc Raymond. Oeuvre de Street Art. Galerie Agnès B. Paris 4e. Octobre 2009.
vendredi 25 septembre 2009
Crisogène, Archipels urbains, Webnapperon, Buzz-moi
Par Jean-Luc Raymond le vendredi 25 septembre 2009, 21:24 - Tendance

Suite sur ce blog de la rubrique Tendances. Expressions ou termes du moment, bribes d'idées sur notre temps, concepts à la mode... Les mots soulignés correspondent à des amorces de Tendances. Notre monde est en perpétuel recherche de repères. Bonne lecture!
Crisogène comme crise
"D'abord la société se judiciarise : tout dommage doit être réparé et chaque
accident, avoir son responsable. On veut des coupables, on adore les victimes ;
ensuite, les salariés se distancient de l'entreprise et balancent plus
volontiers : les contre-pouvoirs associatifs se sont structurés et bénéficient
d'un énorme capital de confiance ; le Web 2.0 sert de formidable caisse de
résonance et relaie sans aucune médiation une "opinion publique" sans visage
ayant la capacité terrifiante de surveiller et punir. Mais la crise médiatique
fleurit surtout sur la nouvelle charge morale qui pèse sur l'entreprise. Finie,
l'époque où l'on demandait juste à une boîte de produire des bien, aujourd'hui,
on exige de la moralité des dirigeants - voir la multiplication des crises
liées aux salaires des patrons - et des politiques. (...) Par-dessus tout, on
exige le respect de la Valeur Sacrée : l'écologie. "On voit de plus en plus de
crises qui naissent de la nécessité de communiquer sur autre chose que son
propre savoir-faire" explique Christophe Reille, conseiller en
communication. "Avoir un rôle citoyen est devenu une préoccupation stratégique
pour les entreprises. En conséquence, lorsqu'il y a une grande différence entre
les attentes de l'opinion publique et la réalité des pratiques, on est dans une
situation hautement crisogène". Le communicant de crise se trouve précisément
là, entre la moralisation des rapports sociaux, la compassion placée au coeur
du discours public et notre goût pour la mise en récit de l'actualité, surtout
quand elle est trop ennuyeuse ou complexe."
(Technikart, Septembre 2009)
Un monde d'archipels urbains
"Marcel
Hénaff, anthropologue et professeur à l'Université de San Diego : "Quelque
chose s'est passé dans les villes européennes, qui n'a paseu lieu dans les
villes au Moyen-Orient, de Chine ou du Japon : la formation ce que nous
appelons un "espace public". A Athènes, l'assemblée était originairement faite
du cercle des guerriers, dégageant en son milieu un espace neutre, où l'on
déposait le butin et d'où devait se prendre la parole. (...) Cette idée d'un
espace public ouvert à tous, fondamentale dans notre culture politique, est
restée en grande partie étrangère aux villes des autres cultures. Elle est liée
à notre philosophie : c'est l'idée selon laquelle, à la parole autoritaire ou
magique, doit succéder une parole débattue, contradictoire, falsifiable, celle
de la science. (...) Je crois en effet que nous sommes en train de sortir du
modèle centré, qui était celui des villes européennes mais aussi asiatiques.
Nous allons vers des conurbations, vers un monde d'archipels urbains de plus en
plus étalé. Cette évolution correspond à l'apparition d'une nouvelle
complexité, d'un autre mode de relation entre le local et le global. La
globalisation a fait naître la peur d'une homogénéisation. Avec l'essor de la
ville-réseau, nous nous trouvons au contraire, comme le montre Los Angeles,
nébuleuse de villes-îles dans la Mégapole, devant un triomphe du vernaculaire,
une multiplication des communautés locales et une nouvelle chance qui leur est
offerte."
(Philosophie Magazine, Septembre 2009)
Webnapperon : une histoire de
cartes-objets
"La personne âgée pose la carte d'anniversaire sur le napperon (webnapperon) et aussitôt ses petits-enfants
apparaissent dans un film vidéo sur l'écran numérique ; puis elle place un
boîtier de CD sur le napperon et peut écouter ses musiques préférées ; un autre
geste pour déposer une boîte de médicaments, et les données de la prescription
s'affichent à l'écran. Magique, le napperon ? Plutôt technologique, car ce qui
s'apparente à un tour de passe-passe suppose au préalable une configuration
réunissant trois éléments : un écran ou cadre-photo avec une connexion
internet, un lecteur de cartes RFID (codes-barres sans fil) placé sous le
napperon et autant d'étiquettes RFID qu'il y a de cartes ou d'objets
correspondant aux applications souhaitées. Bien entendu, les tags RFID sont
collés sur les cartes ou les objets. Ultime condition, la famille ou les
proches auront auparavant publié sur un site internet dédié les contenus
destinés à être "lus" par la personnage âgée. Les contenus associés aux
cartes-objets sont reconnus et affichés en provenance du Web et grâce à des
flux RSS et des podcasts (informations/émissions radios). Le webnapperon permet
également d'envoyer des messages SMS via Twitter."
(La Gazette des Communes, 7 Septembre 2009)
Buzz-moi
"Christophe Donner à propos du nouveau livre d'Aurélia Aurita : "Buzz-moi : "Tout le
monde en a parlé, il y a eu un buzz, elle en a vendu des milliers, 3 ans après,
elle raconte, toujours en images, les aventures d'une jeune auteure catapultée
dans les sphères de la gloire. Elle n'a pas peur de dire les choses, de donner
des noms (...) Et elle, en tant que quoi elle est là ? Blandine entre dans la
fosse aux lions. Interruption de programme. La mire. Comme si on l'avait
anesthésiée pour l'opération. Le soulagement qu'elle ressent en sortant lui
fait croire qu'elle en gardera un bon souvenir. En vérité, elle ne se souvient
de rien, pas même d'avoir d'avoir été charcutée, promue, bouffée toute crue. Et
ça ne lui sert pas de leçon. (...) On reconnaît le sommet de la gloire quand la
rédactrice de Elle vous interroge sur le sommet de la gloire. (...)
Heureusement, il y a les lecteurs. Les rencontres. Les gens humbles,
authentiques, timides, des muets (...)"
(Le Monde 2, 12 septembre 2009)
Crédit photo : Jean-Luc Raymond. Oeuvre de Street Art. Paris 1er. Septembre
2009.
mardi 15 septembre 2009
Sound Design, Trop de proximité nuit, Followers as consumers, Remplir le vide : Tendances
Par Jean-Luc Raymond le mardi 15 septembre 2009, 09:32 - Tendance

Reprise sur ce blog de la rubrique Tendances. Mots ou expressions du temps,
bribes de réflexion sur notre temps, concepts en vogue... Les mots soulignés
correspondent à des amorces de Tendances. Notre monde est en perpétuel
devenir. Bonne lecture!
Sound Design : Quelques notes valent
mieux qu'un long discours
"Après des décennies de dictature de l'image, l'identité sonore est désormais
reconnue comme un argument de vente et une valeur ajoutée dans la
communication, constate Julian Treasure, PDG de la Sound Agency à Londres et auteur de Sound
Business. Une prise de conscience liée aux évolutions technologiques -
podcasts, mp3, plate-formes de téléchargement - qui sont autant de nouveaux
moyens d'aller à la rencontre du public. (...) Chez Brandy Sound, on parle de "déterminisme" et de
"bonding". "Le but est de créer une intimité entre la marque et le consommateur
en entraînant ce dernier sur le registre émotionnel", explique Olivier Covo,
son directeur associé et... ancien d'Apple."
(Les Echos, Série Limitée n°76, Septembre 2009)
Trop de proximité nuit : effet
limite
"Professeur de Sciences Politiques à l'Université de Lille 2, Rémi
Lefebvre met en garde contre le culte de la proximité : "L'imaginaire de la
politique fut longtemps marqué par la grandeur et la distance. Celle-ci était
gage d'impartialité, de neutralité, d'efficacité et d'égalité. Cette légitimité
s'est affaiblie. Les élus doivent montrer qu'ils sont en prise avec le
"terrain", autre mot magique. L'action publique doit être réactive et
territorialisée. Le terme de proximité s'est un peu usé. Mais la légitimité que
le terme désigne reste centrale (...) La proximité, cela peut être aussi
l'enfermement territorial ou identitaire le "court-termisme", l'absence de
perspectives, la réponse en temps réel aux demandes des citoyens, et donc le
consumérisme.""
(La Gazette des Communes, 31 août 2009)
Twitter: Don't Speak to your followers as
consumers
"The key thing about Twitter is not to speak to your followers as consumers.
Instead, you need to engage them as real people. If you ask them what they
think about your programming, you have to have a real give-and-take. This is
what motivate people to follow us on Twitter and helps us strengthen their ties
to us," said Andrea Chiu, an associate producer with CBC's Radio programming department."
(Radio World International Edition, August 2009)
La consommation : façon de remplir le
vide
"Philippe Moati, professeur à
l'Université de Paris-Diderot, directeur de recherches au CREDOC : "(Avec la
crise), il n'y a pas réellement de prise de distance par rapport à la
consommation mais une aspiration à ce qu'elle tienne enfin ses promesses. Les
offreurs ont jusqu'ici concentré leurs efforts sur le déclenchement de l'acte
d'achat. L'enjeu pour eux est désormais la satisfaction du client en visant,
au-delà de l'achat, les usages et les effets utiles. (...) Il faut bien
comprendre que la consommation comme affirmation de soi est d'abord une façon
de remplir le vide. Réduire son emprise suppose que le vide soit rempli par
autre chose, par l'idéologie, par la culture, par d'autres formes de production
du lien social. La crise ne devrait donc pas remettre en cause la place de la
consommation dans notre société. Elle pourrait accélérer le passage à un modèle
de consommation davantage centré sur les effets utiles pour les consommateurs
et pour la société dans son ensemble.""
(Alternatives Economiques, Septembre 2009)
Crédit photo : Jean-Luc Raymond. Oeuvre de Street Art. Paris 4e. Septembre
2009.
lundi 18 mai 2009
La vie en ligne et en flux
Par Jean-Luc Raymond le lundi 18 mai 2009, 22:43 - Mes réflexions

Dans l'espace-temps contemporain, la vie se confond en la gestion de flux de différentes natures. Ces flux tendent à disputer la place au mode relationnel classique. Dans les univers technologiques, les flux s'adoptent, se maîtrisent, se corrèlent, se rapprochent et jouent de leur multi-diffusion, de la multiplicité de leur captation, d'un accaparement éphémère de la part de l'utilisateur qui a des difficultés à en épouser le sens. Les informations se fanent dans des annexes documentées ou non, archives classées souvent dans des modes empiriques.
Les "channels" comme signaux de monstration
Dans le corps de l'existence du flux, se retrouvent les "channels", ces canaux qui telle la Citizen Band dans les années 1970-1980 célèbrent le pseudonyme, la personnalité (plus que la personne), un avatar de soi plus ou moins disposé à interagir avec d'autres. Le flux oblige à la constance du média, à une stabilité de la présentation, à des habitudes qui s'appuient plus sur la monstration (paraître) que la démonstration (parcours réflexif).
Des individus renseignés
L'économie des flux prédomine aujourd'hui dans une effervescence dont les modèles économiques demeurent incertains car le flux connaît un coût récurrent de fonctionnament considérable (bande passante des vidéos chez YouTube et DailyMotion) bien que se substituant de plus en plus au téléchargement (cf. le succès de Deezer, service d'écoute de musique en ligne). L'économie du flux s'appuie sur une économie de l'attention en offrant une hyper-personnalisation des flux (sélection des sources, des thèmes, des variations musicales ou des vidéos). Cette nouvelle programmatique s'affiche abondamment dans les médias comme variable de remplacement des mass media traditionnels. La monétisation des flux est consubstantielle à la notion de profil et donc de qualification de l'individu, une représentation en ligne renseignée (avec précision) dans ses flux d’interactions avec d’autres flux. Facebook et surtout Twitter s'inscrivent dans ce cadre de flux d'interactions perturbés par le bruit de la massification de l'utilisation d'une plateforme à la recherche permanente de signifiances.
L'acte de présence
Dans ces agglomérats organisés en flux, chaque personnalité joue d’une stratégie habile, malhabile ou d’une naïveté (socio-cognitive) pour attraper ce temps si précieusement disponible. La présence vaut acte de constance, d’installation d’un pouvoir qui occupe le terrain des mots, des échanges dans les espaces médiatiques. L’absence est aussi pouvoir sur Internet ; on l’oublie trop souvent. Occuper le terrain de l’expressivité, c’est proposer du contenu de flux, du contenu redistribuable… Le devoir de présence devient une obsession communicationnelle de notre temps ("à la demande"), bien plus que la problématisation du contenu produit… Drôle d’invariance sublimée et évaporée, un oubli...
Crédit illustration : Geek And Poke "Social duties", 21 janvier 2008 sous Licence Creative Commons.
lundi 12 janvier 2009
Zygmunt Bauman : 3 traits caractéristiques des réseaux sociaux
Par Jean-Luc Raymond le lundi 12 janvier 2009, 20:20 - Mes réflexions
Zygmunt Bauman est un sociologue et
philosophe polonais et anglais qui a traversé le 20e siècle avec une
description du monde qu’il désigne « liquide », les liens sociaux devenant de
plus en plus difficiles à décrire car improbables à saisir.
Dans son dernier ouvrage traduit en français "S'Acheter une vie" (Editions
Jacqueline Chambon ; septembre 2008), passionnant s’il en est, Zygmunt Bauman
franchit un pas, en indiquant que les individus sont à la fois les promoteurs
des produits et les produits dont ils assurent la promotion, le marketing et la
communication. Nous sommes tout à la fois la marchandise et le vendeur, les
biens et leurs prescripteurs… Dans un même espace social : le « marché ».
Aussi, pour accéder à une position sociale favorable, il convient que les
individus se reconditionnent sans cesse en produits pour attirer une attention
continue ou discontinue. Cette captation permanente de l’attention est un fait
majeur de notre monde contemporain occidental. Autrement dit, sans
consommation, nous ne sommes pas.
Dans le 3e chapitre de l’ouvrage (« La culture consumériste »), Zygmunt Bauman
définit 3 angoisses du monde moderne qui épousent étrangement 3 traits
caractéristiques des réseaux sociaux (Facebook, Twitter, LinkedIn...) :
L’angoisse d’être de rester en tête
« Le fait d’être « en tête » présage une possibilité de sécurité, de
certitude et de certitude de la sécurité – précisément les types d’expérience
qui font le plus terriblement défaut à la vie de consommation, bien qu’elle
soit guidée par le désir de les acquérir.
La référence au fait d’ « être en tête du peloton du style » semble
promettre une forte valeur marchande et une demande abondante (traduites l’une
comme l’autre par une certitude de reconnaissance, d’approbation et
d’inclusion). Dans le cas d’une tentative globalement réduite à la présentation
d’emblèmes, une tentative qui commence par l’achat d’emblèmes, puis passe par
l’annonce publique de leur possession avant d’être perçue comme achevée une
fois que la possession devient publique, cela se traduit alors par un sentiment
d’ « appartenance ». »
Le message s’accompagne d’une date limite d’utilisation
« Le message ne vaut que « pour les mois à venir », pas plus. Il s’accorde
bien avec l’expérience du temps pointilliste composé d’instants, d’épisodes à
durée déterminée et de nouveaux départs ; il libère le présent, qu’il convient
d’explorer et d’exploiter à fond, des distractions du passé et du futur qui
auraient pu empêcher la concentration et gâter l’ivresse du libre choix.
Il offre un double bonus : celui d’être momentanément à la page, tout en
comportant une garantie contre tout décrochage futur (du moins pour ce qui est
du futur prévisible, si tant est qu’il existe). Les consommateurs chevronnés
comprendront ce message ; celui-ci les poussera à se presser et leur rappellera
qu’ils n’ont pas de temps à perdre.
Ce message comprend donc un avertissement, qu’on aurait tort d’ignorer :
les bénéfices qu’on retire d’une réponse rapide à l’appel, pour mirifiques
qu’ils puissent être, ne sont pas éternels. Toute assurance de sécurité acquise
devra être renouvelée une fois les « mois à venir » passés. « Le degré de la
vitesse est directement proportionnel à l’intensité de l’oubli ». Pourquoi ?
Parce que si la conquête de la scène implique d’en tenir à l’écart d’autres
personnes, alors la conquête de la scène connue sous le nom d’ « attention
publique » (plus exactement, l’attention du public désigné pour être recyclé
sous la forme de consommateurs) exige d’en écarter d’autres objets d’attention
– d’autres personnages et d’autres intrigues, y compris celles que les
chercheurs d’attention avaient montées hier (…) Dans le monde moderne liquide,
la lenteur annonce la mort sociale. »
Le choix du look
« On peut se choisir un look, choisir, en soi – choisir un look -, n’a pas
d’intérêt puisque c’est ce qu’on doit faire, et que l’on ne peut s’en désister
ou y échapper qu’au risque de se faire exclure. On n’est pas non plus libre
d’influencer l’ensemble des choix disponibles (de looks) : il n’en reste pas
d’autres puisque toutes les possibilités réalistes et recommandables ont déjà
été présélectionnées, pré-écrites et prescrites.
(…) La pression du temps, la nécessité de se faire bien voir aux yeux du «
peloton du style » au cas où ses membres vous regarderaient, au cas où ils
remarqueraient et mémoriseraient votre tenue et votre maintien, ou le nombre
strictement limité des choix que vous pouvez faire (« une demi-douzaine », pas
plus). Ce qui compte vraiment, c’est ce que ce soit vous qui ayez maintenant
les choses en main. Et vous devez les avoir en main : le choix vous revient
peut-être, mais n’oubliez pas qu’il est obligatoire de choisir (…) Dans la
culture de consommation, choix et liberté désignent la même condition ; on aura
donc raison de les traiter en synonymes, du moins au sens où l’on ne peut
s’abstenir de choisir qu’en abdiquant en même temps sa liberté ».
Les mots de Zygmunt Bauman font réfléchir sur ce que nous sommes comme êtres dans cette réalité virtuelle si attachée au réel.
vendredi 7 mars 2008
Déjà... Un an
Par Jean-Luc Raymond le vendredi 7 mars 2008, 01:04 - Mes missions

Déjà
un an... Les octets se bousculent. Qu'apprend-t-on de soi ? Qu'apprend-t-on
des autres ? Un an à coordonner un réseau d'Espaces Publics Numériques en
Région Wallonne ; ces lieux de sens, ces lieux qui font, qui conjuguent
l'apprentissage des technologies en perpétuelles nouveautés aux utilisations
prosaïques d'un clavier et d'un écran, tout en cherchant à se mouvoir dans un
espace où les GSM, GPS et autres outils portables font oublier le lieu. De
projet en projet, on esquisse le tracé du sens.
Douze mois à réécrire l'aventure, à redécouvrir le métier d'animateur
multimédia de l'extérieur avec le regard intérieur. A le faire autre alors
qu'il fut sien. Des semaines à construire pas à pas une démarche qui fait que
l'on n'est pas sans les acteurs de terrain. Visiter, entendre, écouter,
reformuler, conseiller, expliquer, écrire, expliciter. Refaire la petite
histoire sur un chemin sinueux. Les images du réseau des EPN de Wallonie sur un
travelling en flashback. De villages en villes belges, de regards de publics
attentifs devant des moniteurs devenus depuis quelques temps écrans plats. De
l'accueil chaleureux de ces animateurs, agents, chefs de projets et échevins si
prompts à entendre le "petit" français égaré dans leur pays... A se demander
pourquoi ce consultant hexagonal s'intéresse à leur projet... Et de leur accent
chantant du Nord, leur voir prononcer leur attachement naturel à la culture
francophone comme d'une fierté qui les rattache au "vieux" pays.
Se souvenir... Inscrire le passé dans le présent pour mieux augurer de
l'avenir.
Ecouter la passion de travailleurs sociaux et de prévention de Quaregnon
expliquer l'utilité d'Internet pour trouver des schémas de mécanique ou donner
envie aux jeunes d'apprendre le Code de la Route.
Pleurer d'émotion dans le Cybernibus "Dragon" de Bernissart (installé sur la
place du village de Blaton) durant un atelier d'initiation à The Gimp ; la
beauté des échanges intergénérationnels, un moment rare où l'humour et l'amitié
étaient de mise.
S'émerveiller dans la caverne d'Ali Baba de la Bibliothèque de Lessines "La
Toile de Magritte" où une bibliothécaire confectionne une décoration colorée et
personnalisée ; les livres y baignent dans un bonheur qui donne envie de les
dévorer.
Se rendre (enfin!) au Net.Galaxy de Huy où je comprends pourquoi l'univers
musical et lumineux de l'EPN concourt au cocooning et au plaisir d'apprendre
avec décontraction. L'animal préhistorique côtoie la boule à facettes ; unique!
Sacré Michel, toi qui m'a fait découvrir la réalité des Espaces Publics
Numériques belges, il y a déjà quelques années!
Ai-je un jour imaginé me retrouver une même demi-journée dans deux lieux
d'accès publics à l'Internet aux murs datant du Moyen-Age ? La modernité
s'inscrit dans l'Histoire à la ferme de Godinne ou dans les murs graniteux de
l'EPN d'Yvoir...
Rire aux éclats avec David en découvrant un projet de communication du réseau
avec un poster plutôt décalé. On ne pouvait pas faire mieux… Sincèrement… Et
ces rires avec Franck (le spécialiste incontournable du café équitable), Cédric
(Monsieur Web 2 : JupilR, c'est un peu comme FlickR ; n'est-ce pas ?).
Regarder Valérie défendre bec et ongles la valeur de l'échange entre Espaces
Publics Numériques et le réseau lors d'une formation. Sur le coup, j'en suis
resté coi. C'était beau ; c'était vrai.
Ecouter Emmanuel évoquer l'avenir des EPN comme d'un hacking pluriculturel où
les publics multi-créent, où l'utilisation ne se pré-"fabrique" pas. Le futur
des Internets est-il si Web ? Dire que nous rêvions d'un Internet… Je retrouve
Alain dans tes mots et tu le sais…
Entendre dans le bureau de la bibliothèque, les mots de l'Echevin sur Péruwelz
décrire avec force la nécessité d'un Internet où le recul critique et
l'éducation au multimédia aient un sens parce que les jeunes générations
s'emparent évidemment de ces "objets" sans en saisir souvent le véritable
sens.
Isabelle, je l'ai adoré le Pavé du Nord de Valenciennes. Découvrir ces consoles
de jeux vidéo d'un autre temps à Fresnes-sur-Escaut dans un gymnase a cela de
merveilleux que la mémoire réactive des moments technologiques d'une enfance
pas si proche.
Paysages de câbles, petite loupiote sur "on". De bon matin, des baraques à
frites (ou friteries) à n'en plus finir. Le charme d'un ailleurs où les accents
diffèrent et se conjuguent de province en province, la SNCB comme hôte de
passage…
Après une réunion dans les locaux de la Région, alors que la Meuse s'évanouit
aux sons des fanfares des fêtes de Wallonie à Namur, un groupe de jeunes
déambule avec sur la joue droite le "W" rouge et de l'autre côté, le drapeau
belge grimé comme deux repères à l'unisson.
Et tant d'autres moments… Je vous dois beaucoup.
Drôle d'aventure, va!
Simplement, merci.
Un an, déjà!
(Photo : Plafond magique de La Toile de Magritte, Espace Public Numérique
de la Bibliothèque de Lessines, oeuvre d'un employé communal - En juin
2007)
samedi 5 janvier 2008
Meilleurs voeux pour l'An Neuf
Par Jean-Luc Raymond le samedi 5 janvier 2008, 22:46 - Mes réflexions
En cette année nouvelle, mes meilleurs voeux à ceux qui s'arrêteront un petit moment ici volontairement, aux internautes qui feront un détour par cette page au hasard d'un moteur de recherche ou de je ne sais quelle virée sur le Web, à mes clients partenaires fidèles d'une aventure qui se lie dans la discussion, aux acteurs des Espaces Publics Numériques de Wallonie pour lesquels j'essaye d'être d'abord une oreille attentive et une aide modeste mais effective, aux rencontres éphémères ou non lors de mes formations en France et en Belgique (j'apprends beaucoup de vous), aux amis qui se reconnaîtront, aux paysages traversés, aux rires et sourires des moments futiles et utiles... A la curiosité de la vie, aussi.
Bonne et bien heureuse année 2008!
dimanche 11 novembre 2007
Droit de l'Internet et Espaces Publics Numériques : Dossier de ressources
Par Jean-Luc Raymond le dimanche 11 novembre 2007, 20:55 - Mes productions partagées
Droit de l'Internet et Espaces Publics Numériques : Dossier de ressources.
A télécharger en fin de message : version 1.6 du 7 novembre 2007 (38
pages). Cliquez sur Annexe (ou) Annexes.
Avec la participation du Centre de Ressources des Espaces Publics
Numériques de Wallonie et de l'Association des Jeudis des EPN.
Ce dossier de ressources francophones (Internet et papier) sur le Droit de l'Internet comprend des documents relatifs aux notions de Droit afférentes aux usages et pratiques en Espaces Publics Numériques. Il est mis à disposition sous licence Paternité - Pas d'Utilisation Commerciale 2.0 France (BY-NC 2.0 FR).
Il se veut volontairement exhaustif, porté vers des notions générales et délivrant des documents clés pour mener des animations et ateliers spécifiques en EPN en rapport avec le Droit de l'Internet au sens large. Ce livret comprend également des liens vers des informations fiables à indiquer aux usagers des lieux d'accès publics à l'Internet.
Initié suite à une intervention lors de la formation "Obligations légales des Points Cyb et des animateurs multimédias" au Centre Régional Information Jeunesse Centre (janvier 2007), le dossier a été étoffé grâce aux conseils, repérages et ressources fournis pour et par les Espaces Publics Numériques de Wallonie (dispositif régional en Belgique), aux rencontres des Jeudis des EPN en Île-de-France et en écho des journées "Internet, Droits et Publics" de la Direction Régionale Jeunesse et Sports de Franche-Comté (novembre 2007) auxquelles j'ai eu l'honneur d'être associées. Mes remerciements aux personnes qui ont rendu possible l'élaboration de ce document.
Ce livret est mis à jour régulièrement et la dernière version disponible figure en fichier joint pdf en fin de cet article (adresse permanente).
Je vous remercie de bien vouloir me signaler par courrier électronique ( jeanluc.raymond@gmail.com ) toute nouvelle ressource pertinente sur les thèmes évoqués.
Dossier créé et mis à jour par Jean-Luc Raymond
Au sommaire :
1. Sites publics ou parapublics de référence sur le Droit de l’Internet
2. Autres sites de référence sur le Droit de l’Internet
3. Sites associatifs et professionnels
4. Sites commerciaux relatifs au Droit de l’Internet
5. Sites personnels relatifs au Droit de l’Internet
6. Gestion des Droits d’auteur
7. Listes et forums de discussion spécialisés sur le Droit de l’Internet
8. Solutions techniques et logicielles
9. Sites avec activités
10. Documents grand public téléchargeables
11. Documents spécialisés téléchargeables
12. Activités en Espaces Publics Numériques
13. Articles de Presse
14. Sites annexes
15. Bibliographie papier
Historique des versions :
Version 1.6 - 7 novembre 2007 - 38 pages (nouveautés : ajout de références bibliographiques et du chapitre "Activités en Espaces Publics Numériques").
vendredi 28 septembre 2007
Changer le Monde, Un Guide pour le Citoyen du XXIe Siècle sous la direction d'Alex Steffen : la force des idées traduites en actions pour sauvegarder notre planète
Par Jean-Luc Raymond le vendredi 28 septembre 2007, 23:36
Il est de ces livres dans lequel on se plonge pour apprendre,
comprendre, s'abreuver de mille et une informations. Il est de ces textes où
chaque pas est un espoir, de projet en projet, des petites pierres qui forment
un parcours sinueux vers un avenir plus respectueux de l'environnement. Il est
de ces ouvrages qui transforment notre manière de pensée, nourrissent
mille et une idées qui font de la participation et de l'échange une nécessité
de vie, une façon de penser et d'agir aussi. Il est de ces livres qu'on choye
parce qu'ils tracent des engagements passionnés, des destins modestes qui
portent l'avenir entre leurs mains. Des dizaines et dizaines d'initiatives, une
Bible d'actions pour être un citoyen responsable de notre planète et de notre
Siècle heurté.
Il y a un an, paraissait "World Changing. A User's Guide for the 21st Century"
sous la direction d'Alex Steffen (préfacé par Al Gore), un beau livre
collectif (au sens noble du terme), épais dictionnaire d'actions dans le
monde entier qui tentent invariablement de répondre à cette question de
notre temps : Quel genre de futur voulez-vous créer ? Des idées, modèles
et outils, c'est ce que propose désormais en français cette Bible enfin
traduite : "Changer le monde. Un guide pour le citoyen du XXIe siècle",
anti-catalogue par excellence, ouvrant des volets d'exploration sans fin, des
actions nouvelles d'une génération de héros ordinaires fourmillant d'idées
imaginées pour sauvegarder notre avenir et notre planète ; un livre découpé en
7 chapitres thématiques : Les choses ; L'habitat ; Les villes ; La communauté ;
Les affaires; La politique ; La planète, le tout adossé au site
participatif World
Changing (Change Your Thinking). A lire, à offrir, à faire connaître à sa
famille et à ses amis... Passionné et passionnant!
"Changer le Monde, Un Guide pour le Citoyen du XXIe Siècle" est une somme de solutions peu connues mais éprouvées, d'autres innovantes, d'autres encore audacieuses mais plus incertaines. L'ouvrage nous montre ce qui est déjà possible et nous aide à imaginer ce que nous pourrions faire - dans nos propres foyers, dans nos communautés, et pour la planète dans son ensemble. Ainsi rassemblées, ces solutions offrent l'image d'un futur qui n'est ni sombre ni catastrophique, mais au contraire plein d'espoir et à notre portée." (extrait de la préface d'Al Gore)
"Changer le Monde, Un Guide pour le Citoyen du XXIe Siècle" sous la direction
d'Alex Steffen est paru aux Editions de la Martinière (596 pages,
Septembre 2007 - 39 Euros).
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