Jean-Luc Raymond

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lundi 27 novembre 2006

Cutlife (tendance 017)

Nouvelle rubrique : tendance. Un mot, une expression, un lieu, une chose comme reflet de notre temps, miroir de l'instant ou inscrit dans l'avenir, porteur de sens dans les circonstances dans lequel on le prononce, dans son champ énonciatif et contextuel. Mot, expression à suivre, objet utile ou inutile, lieu en devenir...


Le cutlife est une forme de show personnel enregistré en vidéo et mis à disposition par une personne inscrite sur une plateforme communautaire de type MySpace ou YouTube pour un public choisi et donc restreint (profils amis). Ce show consiste à "découper" sa vie, à en montrer ou à en conter une partie comme une "tranche de vie quotidienne". Par ricochet, la personne se mettant en scène est surnommée cutlifer ou cutlifeuse.


Le marketing manager Carl Hallard évoque ce phénomène de l'internet "communautaire" vidéo sur son blog dans le billet : "De l'intérêt des UGC (User Generated Content)" (consulter également les commentaires de cet article) et donne un exemple vidéo avec une séquence d'Ilana.

Centre for Social Innovation à Toronto, l'innovation sociale collaborative en action

Ovni de l'innovation, lieu qui n'a pas encore d'autre équivalent dans le monde occidental, superbe idée mise en mouvement, le Centre for Social Innovation (Centre pour l'innovation sociale) réunit à Toronto (Canada), dans un même bâtiment, des structures d'innovations qui développent des approches créatives, entrepreneuriales et à des stratégies collaboratives s'intéressant à des thématiques sociales, culturelles, environnementales et économiques.


Sous la forme d'une entreprise sociale, le Centre for Social Innovation aide des porteurs de projets de l'innovation sociale (acteurs associatifs, entrepreneurs sociaux, artistes, animateurs de réseaux et artistes) qui croient à de nouvelles idées pouvant changer le monde. Cette organisation, unique en son genre, catalyse, informe, inspire et fournit son expertise à des initiatives sociales.


Le Centre for Social Innovation est un centre "communautaire" qui accueille des innovateurs sociaux au sens large du terme en leur proposant des espaces de travail, services partagés et une aide à l'incubation de projets en montrant ce qu'est l'innovation sociale (documentation, repérage des meilleures pratiques), en explorant de nouvelles idées, en expérimentant de nouvelles formes de collaboration, en apportant des solutions pratiques, de l'information et de l'aide organisationnelle aux innovateurs.


Le Centre for Social Innovation accueille actuellement plus d'une dizaine d'associations, fondations et entreprises sociales dans ses locaux et 6 structures en mode "virtuel" (hébergement de sites, bureaux virtuels...). Il comprend une bibliothèque et un répertoire de sites Internet sur la thématique du secteur associatif et caritatif.


Tout au long de l'année, le Centre propose un programme de séminaires et de formations à prix très réduit qui mettent en avant l'expertise des structures accueillies et permettent de formaliser des projets avec des acteurs locaux.


Ce "hub" de l'action sociale va s'agrandir dès février 2007 avec la mise à disposition aux innovateurs de 10 000 m2 d'espace pour créer, collaborer, échanger, se réunir et entreprendre. Un projet passionnant en plein développement.

samedi 25 novembre 2006

Altermédiation (tendance 016)

Nouvelle rubrique : tendance. Un mot, une expression, un lieu, une chose comme reflet de notre temps, miroir de l'instant ou inscrit dans l'avenir, porteur de sens dans les circonstances dans lequel on le prononce, dans son champ énonciatif et contextuel. Mot, expression à suivre, objet utile ou inutile, lieu en devenir...


Altermédiation, un mot qui cherche à se fondre dans l'univers du rapport homme-machine, de l'accompagnement humain pour s'approprier des outils techniques et technologiques et donner du sens à leur utilisation en créant, participant, échangeant...


Philippe Batreau, juriste, conceptualise cette expression dans un article de Sociétés de l'Information n°30 (septembre 2006) reproduit sur le blog d'Adminet : "La reconnaissance, moteur du web 2.0, par Philippe Batreau" :

"L'altermédiation est donc la médiation informationnelle alternative aux modes traditionnels de communication où, au niveau particulier, l'individu devient son propre média et choisit ses sources d’information ; et où, au niveau général, l'information est profilée, les outils personnalisés aux besoins explicites ou déduits de l'individu. L'information de masse devient personnalisée et signifiante. L'altermédiation ne se conçoit que dans le réseau, pour produire et/ou recevoir l'information / communication / donnée /savoir.

Cette altermédiation à deux faces, individuelle et collective ne fait que satisfaire le besoin de reconnaissance de l'individu, voire de la communauté. L'appropriation, la maîtrise des outils de communication et la construction de son propre réseau pour ne pas subir les réseaux dominants sont des processus d'altermédiation. Le blog est par excellence l'outil altermédiaire de l'ère réticulaire."


Philippe Batreau et Paul Soriano collaborent à un wiki sur l'altermédiation : Altermediation.fr en cherchant à définir une sémantique de l'altermédiation :

"L'alter-médiation est à double sens :

- l'autre médiation, au sens de médiation alternative comme pour alter-mondialisation, la médiation à l'ère réticulaire,

- une médiation tournée vers l'autre, non plus de façon indifférenciée mais personnalisée et signifiante. La prise en compte de l’altérité dans la médiation de masse, qui se décline dans les différents secteurs de la société où l'autre devient alter-ego.

Le marketing direct avec des contacts qualifiés, profilés avec des comportements connus grâce aux cookies de l'ordinateur rentre dans cette altermédiation. Le peer to peer en est un autre exemple. La mise en place de communautés communicantes en dehors des modes traditionnels, en s'exonérant des intermédiaires obligés relève de l'altermédiation."

lundi 20 novembre 2006

E-Artcasting (tendance 015)

Nouvelle rubrique : tendance. Un mot, une expression, un lieu, une chose comme reflet de notre temps, miroir de l'instant ou inscrit dans l'avenir, porteur de sens dans les circonstances dans lequel on le prononce, dans son champ énonciatif et contextuel. Mot, expression à suivre, objet utile ou inutile, lieu en devenir...


L'E-Artcasting est un mot juste né d'un blog en espagnol et en anglais du même nom qui cherche à repérer des technologies "sociales" utilisées dans les musées d'Art à travers le monde, des nouvelles façons de communiquer et d'interagir avec le public (podcasting, partage de photos, systèmes d'e-learning...).
L'E-Artcasting serait donc une approche qui permet d'explorer l'Art à travers l'utilisation de nouveaux outils, de leur impact et de leurs possibilités. Selon les initiateurs du blog, l'E-Artcasting s'inscrit dans la lignée du nouveau Web (Web 2.0). Le concept d'E-Artcasting est à suivre...

samedi 18 novembre 2006

Disruptif (tendance 013)

Nouvelle rubrique : tendance. Un mot, une expression, un lieu, une chose comme reflet de notre temps, miroir de l'instant ou inscrit dans l'avenir, porteur de sens dans les circonstances dans lequel on le prononce, dans son champ énonciatif et contextuel. Mot, expression à suivre, objet utile ou inutile, lieu en devenir...


L'adjectif disruptif est d'abord employé dans le champ sémantique de l'électricité comme l'indique Patrimoine de France dans son dictionnaire :

"Adj. XVIe siècle, au sens de "qui sert à rompre". Dérivé savant du latin disruptum, supin de disrumpere, "briser en morceaux, faire éclater". ÉLECTR. En parlant d'un courant électrique. Qui transperce un isolant en désorganisant sa structure mécanique et chimique, momentanément ou définitivement. Décharge disruptive, claquage disruptif. Champ électrique disruptif."


En septembre 2004, le journaliste Luc Fayard (01 Informatique) voit une nouvelle utilisation du mot dans le contexte publicitaire (voir la page Web de disruption) et son utilisation dans un contexte technologique : ""Disruption" de la technologie" :

"A l'origine, l'adjectif "disruptif" - étymologiquement : "qui éclate" - a été astucieusement appliqué par un publicitaire français à ses projets pour persuader ses clients qu'ils étaient meilleurs que ceux de ses concurrents. Depuis, le mot a fait florès, et tout le monde l'exploite à tort et à travers. Notamment les fournisseurs, pour qui toute nouvelle technologie est forcément un levier de changement, voire de "disruption". Linux ? Disruptif, bien sûr, car il éclate les modes traditionnels de conception et de commercialisation du logiciel. Le grid ? Disruptif par sa révolution de l'architecture matérielle. UMTS ? Disruptif encore, parce qu'il change radicalement les modes de travail en facilitant la mobilité non-stop."


L'emploi de "disruption" se généralise et Francis Pisani précise son emploi dans le Monde de l'Entreprise (16 février 2006) : "Vous dites "disruptif" ?" :

"Les entrepreneurs de Silicon Valley adorent les "disruptive technologies" ou technologies de rupture (on dit aussi "perturbatrices"). Elles changent le panorama existant et permettent de faire des affaires fulgurantes. Quand tout se passe bien, s'entend. Il y a toute une théorie là-dessus (voir Wikipedia en anglais et en français)."


L'innovation disruptive est un modèle élaboré par Clayton M. Christensen et explicité sur cette page de 12Manage : "Disruptive Innovation (Innovation disruptive) (Christensen)". Le chercheur breton en Économie Raphaël Suire (Université de Rennes 1) emploie le terme disruptif en introduction d'un papier scientifique d'octobre 2003 (en .pdf, 29 pages) : "Des réseaux de l'entrepreneur aux ressorts du créatif : quelles stratégies pour les territoires ?" :

"Nous soutenons l'idée que le comportement disruptif est le produit d'un encastrement socio-technico-économique et d'une inscription territoriale de ces réseaux. Dès lors, les territoires doivent redessiner les contours de leur stratégie dans le sens d'une attractivité et d'une rétention mieux définies."


Avec le nouveau Web (ou Web dit "2.0") et l'évolution du marché de l'Internet, le terme est revient soudainement d'actualité dans son emploi. Par exemple, dans les propos du sociologue Jean-Louis Missika, dans une interview pour le Monde 2 de ce week-end sur l'avenir de la télévision :

"Nous vivons une période comparable à celle de la révolution industrielle, au début du XIXe siècle. Nous sommes confrontés à ce qu'on appelle une "technologie disruptive", c'est-à-dire qui bouleverse les règles du jeu et les positions de force des principaux acteurs sur le marché (de la télévision). À l'heure d'aujourd'hui, personne ne sait si des médias aussi puissants que TF1 ou Canal+ seront encore indépendants dans les prochaines années..."

vendredi 17 novembre 2006

Oculométrie (tendance 012)

Nouvelle rubrique : tendance. Un mot, une expression, un lieu, une chose comme reflet de notre temps, miroir de l'instant ou inscrit dans l'avenir, porteur de sens dans les circonstances dans lequel on le prononce, dans son champ énonciatif et contextuel. Mot, expression à suivre, objet utile ou inutile, lieu en devenir...


Jean-Marc Hardy nous rappelle la traduction du terme "eye-tracking" : "Oculométrie". Il s'agit "de l'enregistrement des mouvements de l'oeil".


Le Journal du Net indique la définition suivante à Oculométrie :

"Ensemble de techniques permettant d'enregistrer la position du regard d'un lecteur qui découvre ce qui est affiché sur un écran. On peut ainsi savoir si l'internaute regarde l’écran, lit vraiment ou se contente de balayer les zones; on peut connaître également l'intensité de l'attention qu'il porte sur telle ou telle partie de l'écran. En revanche, ces techniques ne peuvent prouver qu'un internaute a vu ou non une information à l'écran.
Parmi les techniques d'enregistrement de la position du regard, celle du reflet cornéen est sans doute la plus utilisée en ergonomie, car elle permet notamment une bonne précision des mesures tout en laissant le participant libre de ses mouvements. Elle consiste à envoyer des faisceaux de lumière infrarouge émis par un ensemble de diodes au centre de la pupille. Les reflets infrarouges renvoyés par la cornée de l'œil sont ensuite détectés et permettent, après calcul, de repérer le centre de la pupille et de connaître la position de fixation de l'œil sur une cible."


Sur leur site Internet, les deux auteurs de l'Ergonome consacrent un article (avec ressources) à l'eye-tracking, critère encore méconnu dans la création de sites Web et délivrent une "Étude du suivi du regard (eye-tracking) et ergonomie des sites Web - 3ème partie". Benoit Duverneuil anime un blog en français sur le thème de l'oculométrie : Eye-Tracking The Lab. Professeur de psychologie cognitive à l'Université de Nice-Sophia Antipolis, Thierry Baccino travaille sur des systèmes d'oculométrie. Plusieurs de ses travaux de recherche sont en ligne.

Le Monde 2 signe un numéro spécial brillant : Bienvenue dans la technosphère

Numéro spécial passionnant du Monde 2, ce week-end, avec comme thème générique et unique : "Bienvenue dans la Technosphère" que son rédacteur en chef Yann Plougastel présente ainsi :

"Une série d'articles qui décrivent la manière dont les nouvelles technologies ont pris place dans notre vie quotidienne, laquelle ressemble désormais au village global que le visionnaire philosophe canadien Marshall McLuhan avait prophétisé dans les années 1960."


La mort annoncée de la télévision


Le premier article : "La révolution internet sous l'angle de la sociologie : A l'heure de la convergence numérique" est un entretien avec Jean-Louis Missika, sociologue, conseiller politique et aussi coach de managers de grandes entreprises en France, qui a lancé un pavé dans la mare, en mars 2006, avec la parution d'un essai dont le titre est clair : "La Fin de la télévision" (Editions du Seuil). Dans cette interview, Jean-Louis Missika annonce l'annexion de la télévision par le Web et la présence d'écrans (téléphones mobiles, ordinateurs, consoles vidéo...) qui ne cessent de diffuser en tous lieux des infos (textes, images et sons) émises par les citoyens :

"On assiste à une profonde transformation socioculturelle : aujourd'hui, la production, l'édition et la diffusion d'une information ont un coût extrêmement bas sur le Web. C'est à la portée des amateurs... Jusqu'à présent, nous étions habitués à des médias puissants et prescripteurs, où la place occupée par celui qui parle et celui qui écoute était claire et immuable. Désormais, nous sommes dans un univers foisonnant et étrange, où celui qui écoute a aussi envie de parler. L'heure est au média conversationnel.

Etre journaliste n'est plus une profession mais une position que chacun peut occuper, de temps en temps, dans sa vie sociale. Nous sommes en quelque sorte revenus en l'an 1815... 15 ans avant la Penny Press, c'est-à-dire l'invention du modèle économique qui régit encore la presse écrite aujourd'hui!"


Se connecter à Internet, visages de l'accès à Internet dans le monde


Claire Ulrich présente un étonnant article illustré sur la manière dont on peut se connecter sur Internet sur les 5 continents : "Le Net du bout du monde". Au Brésil, le "computador da um real" est un cédérom qui fait office de bureau mobile pour les personnes ne possédant pas d'ordinateurs. A Nyarukamba (Rwanda), sans électricité ni fournisseur d'accès, le village est connecté à Internet grâce à une station solaire Internet inventée par la société américaine Inveneo. En Inde, ce sont les DataMules ou facteurs Internet de DakNet qui desservent les villages via des motos, des camions ou des autobus, pour relever les messages de courrier électronique, les fichiers à envoyer et en assurer aussi la réception.


L'information collective


La même journaliste s'intéresse au phénomène Sud-coréen du site d'information Ohmynews existant depuis 2002 fait par et pour des internautes : "M. Oh et ses 40 000 cyber-reporters" :

"La formule de journalisme qu'à inventée dès 2000 M. Oh en Corée s'appelle aujourd'hui Users Generated Content (contenus produits par les particuliers). Les médias traditionnels y voient une bouée de secours. Mais ce sont d'autres investisseurs qui ont finalement permis à Ohmynews de s'exporter : les opérateurs de téléphonie, futurs distributeurs de contenus sur terminaux mobiles".


George Marion conte l'histoire légendaire des appareils photos Leica, derniers survivants de la photo argentique qui ont décidé, à marche forcée, de passer au numérique, avec 4 nouveaux modèles.


La révolution de l'encre électronique


Diane Wulweck explore le monde des bibliothèques et de la lecture en devenir via son article "Lisez branchés" qui évoque le e-book, le livre électronique et l'e-ink (encre électronique) inventée en 1998 au sein du Massachusetts Institute of Technology :

"Enfermées dans un support plastique de l'épaisseur de quelques microns, des microcapsules font naître ou disparaître un texte ou une image selon l'information électrique qu'on leur envoie. Légère, interactive, pilotable à distance, très peu gourmande en énergie... l'encre électronique promet de révolutionner le marché de l'imprimé - la presse écrite, l'édition, et bien sûr, l'affichage publicitaire."


Le design de demain se conçoit aujourd'hui


Olivier Dumons fait le portrait de Stefano Marzano, docteur en architecture et designer, chez Philips, d'objets quotidiens de l'avenir. Stefano Marzano travaille pendant des périodes de projets de 8 ou 9 mois ""sur des concepts qui sont des stimulations, des provocations, destinées à ouvrir un nouveau débat". Le véritable travail de fond sera ensuite de convaincre puis d'adapter ces concepts à des productions, et là, les délais s'allongent. En effet, ses équipes ne sont pas seulement composées de designers, mais également d'analystes de tendances, de sociologues, d'anthropologues culturels et même de psychologues".


Pierre Barthélémy présente les textiles de demain dans son papier "Tissus d'innovations", des vêtements intelligents sécurisants, augmentations du corps par leur effet intégrateur (clavier souple, lecture de musique...), sécurisant ou alertant les personnes aux alentours ("la société belge Verhaert a conçu un pyjama pour bébé censé prévenir la mort subite du nourrisson en suivant des données cardiaques et respiratoires").


Enfin, une saga en images et en textes sur l'histoire du téléphone de sa naissance au portable 3G compile 130 ans d'histoire de la téléphonie en 9 pages.


Source :

Plougastel, Yann (dir.) (18 novembre 2006). Bienvenue dans la technosphère, Le Monde 2, n°144, Paris, Numéro spécial.

jeudi 16 novembre 2006

Café social (tendance 011)

Nouvelle rubrique : tendance. Un mot, une expression, un lieu, une chose comme reflet de notre temps, miroir de l'instant ou inscrit dans l'avenir, porteur de sens dans les circonstances dans lequel on le prononce, dans son champ énonciatif et contextuel. Mot, expression à suivre, objet utile ou inutile, lieu en devenir...


Ayyem Zamen (7 rue de Pali-Kao, 75020 Paris) est un drôle de lieu. Ayyem Zamen est un café social (ouvert du lundi au vendredi de 9 h à 18 h et de 10 h à 17 h) implanté dans le quartier de Belleville qui accueille des migrants retraités depuis janvier 2003. L'association en donne cette définition :

"Le café social est un lieu de convivialité, de rencontre, d’échange et de solidarité. C'est un espace ouvert sur l’intégration et la citoyenneté. Il est animé par des professionnels de l'accueil, de l'écoute et de l'accès aux droits. Le café social est aussi un lieu laïc et de mixité sociale, destiné à recevoir les vieux migrants et leur tend la main, pour apaiser leur détresse, les faire sortir de la solitude et de l'oubli."


À Marseille, le Centre Social Belsunce précise le but du projet d'un café social (et également ses objectifs généraux) :

"Répondre aux attentes de ces migrants qui aspirent aujourd'hui à vieillir dans la dignité en France. Apporter une solution aux problèmes de solitude, d'isolement, de précarité, d'absence de reconnaissance et d'appui (démarches administratives, droits) des migrants."


Un café social est en projet à Grenoble. Créer un café social, c'est aussi de l'innovation sociale. A préciser que le café social  Ayyem Zamen est "un espace équipé en informatique et Internet".

mercredi 15 novembre 2006

Chindogu (tendance 010)

Nouvelle rubrique : tendance. Un mot, une expression, une chose comme reflet de notre temps, miroir de l'instant ou inscrit dans l'avenir, porteur de sens dans les circonstances dans lequel on le prononce, dans son champ énonciatif et contextuel. Mot, expression à suivre, objet utile ou inutile...


Dans son édition papier du mercredi 15 novembre 2006, le quotidien Les Echos évoque le mot japonais Chindogu qui désigne une catégorie bien précise d'objets. L'info est reprise sur le blog Les Echos Innovation dans l'article : L'art difficile d'inventer l'inutile :

"Chindogu vient du japonais "chin" (étrange) et "dogu" (objet). Les chindogus sont des objets utilisables mais inutiles. La complication et la gêne qu'entraînent leur emploi doivent être supérieures au bénéfice qu'ils apportent ­ou sont censés apporter. Exemples : la brosse à dents à double tête pour brosser le haut et le bas, la fourchette à moteur pour enrouler les spaghetti ou les chaussons pour chats en "chiffons à poussière" permettant à minou de faire le ménage rien qu'en se déplaçant. On voudrait pouvoir se laisser aller à une liste exhaustive, tant l'énumération en est réjouissante."


Le blog belge No Bug précisait en 2001 qu'un chindogu (l"art de l'idée non utile") répond à 10 préceptes énoncés parmi lesquelles des idées d'actualités qui rapprochent les chindogu de l'univers des logiciels libres et de la notion de bien commun :

"(...) Un chindogu ne peut être vendu (...) un chindogu ne peut être breveté : offert au monde, il est pour tous et ne peut être protégé par des brevets (...)."


On peut trouver des exemples de chindogu sur cette page en français et aussi sur cette page en anglais. Dans une interview en anglais (2 pages), Kenji Kawakami (créateur japonais du concept de chindogu) précise sa vision de ces objets par rapport au monde actuel et il précise que les chindogu s'inscrivent dans une approche analogique voulant favoriser la communication en opposition du monde numérique :

"Chindogu is analog. There's always some process in analog products, and these processes themselves can be their purpose. We think analog. Humans are originally analog beings. Digital is a way to get human ideas, but your fingers, your food are analog. The entrances and exits (to the human body) are always analog. If you look at digital products, they all isolate people and leave them in their own small world, depriving them of the joy of communicating with others. I can't deny that they make life more exciting and convenient, but they also make human relationships more shallow and superficial."

mardi 14 novembre 2006

MITIC, Médias, Images et Technologies de l'Information et de la Communication (tendance 009)

Nouvelle rubrique : tendance. Un mot, une expression, une chose comme reflet de notre temps, miroir de l'instant ou inscrit dans l'avenir, porteur de sens dans les circonstances dans lequel on le prononce, dans son champ énonciatif et contextuel. Mot, expression à suivre, objet utile ou inutile...


Le consultant Philippe Martin cherche à redéfinir l'utilisation des Technologies de l'Information et la Communication par les enfants en empruntant l'expression MITIC. Ceci est évoqué dans un billet de son blog N'ayez pas peur!! : "Le MITIC va-t-il transformer la façon d'enseigner ?" :

"Ensuite une analyse suisse de la revue Enjeux Pédagogiques qui se penche sur les TIC et la pédagogie. D'ailleurs, j'y ai découvert le terme de "MITIC" qui veut dire "Médias, Images et Technologies de l'Information et de la Communication" qui selon moi est plus approprié à ce qui se passe sur le web, je parle en terme d'utilisation des blogs, wikis, partage d'images et de vidéos dont les élèves sont très friands, plutôt que le terme TIC qui fait plus référence à l'usage des logiciels de textes, d'images, tableurs ainsi que du fonctionnement des ordinateurs."


L'acronyme MITIC semble rencontrer un écho particulier dans l'enseignement scolaire en Suisse. Il figure notamment dans le vocabulaire de la formation continue des enseignants (Réforme, rénovation du système éducatif genevois et usages des TIC, Nouvelles méthodes de travail dans l'élaboration de projets en commun) avec un cours spécifique : "Médias, image et technologies de l'information et de la communication (MITIC)" et un article de GeLibrEdu revient sur une préoccupation grandissante : "Vers des MITIC libres dans l'éducation à Genève" (30 octobre 2006) :

"L'Etat de Genève souhaite promouvoir des Médias, Images et Technologies de l'Information et de la Communication (MITIC) libres. Les enjeux éducatifs étant particulièrement en phase avec ceux du monde du libre, le Service Ecoles-Médias (SEM) propose ici des ressources pour s'informer et se former, présente les projets réalisés, en cours et à venir."

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