Jean-Luc Raymond

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dimanche 31 décembre 2006

Mociologie (tendance 036)

Nouvelle rubrique : tendance. Un mot, une expression, un lieu, une chose comme reflet de notre temps, miroir de l'instant ou inscrit dans l'avenir, porteur de sens dans les circonstances dans lequel on le prononce, dans son champ énonciatif et contextuel. Mot, expression à suivre, objet utile ou inutile, lieu en devenir...


Contraction des mots "mobilité" et "sociologie", la mociologie (en anglais : mociology) est un terme apparu ces derniers mois, d'abord dans le monde anglo-saxon, puis maintenant en français. Le blog Mociologic le définit ainsi :

"La mociologie (mociology) est l'étude du comportement humain dans un monde dans lequel prévaut la mobilité, et plus précisément l'étude des usages d'outils mobiles, tels que les téléphones portables ou encore les PDA."


Le néologisme Mociology fait l'objet d'un article dans Wikipedia :

"Mociology is defined as the study of human behaviour in a mobile world and the study of mobile device/phone lifestyles. This is the direct by-product of how mobile phones and mobility in modern life and modern lifestyles are affecting and changing human inter-action, behaviour and consumption in the 21st century. Mociology and it's financial and economic sub-set, "Mocio-Economics", is the fast-emerging discipline and accumulating body of research, knowledge and science, that studies the impact and effect that mobile phones, mobile technology and mobile lifestyles are having upon every layer of modern urban societies, cities and human endeavour."


Ce papier introduit le terme de mocio-économie (mocioeconomics) et signale que la création du néologisme Mociology en novembre 2005 par Ralph Simon :

"Mociology" and the term, "Mocio-Economics" was expounded by leading international mobile content and entertainment expert, Ralph Simon, (Chairman of the Mobile Entertainment Forum - Americas and President/CEO of The Mobilium Group World-wide) in the late summer of 2005, and officially unveiled at a lecture given by the RSA (Royal Society for the encouragement of Arts, Manufactures and Commerce) in their historic Great Hall, London, UK, on 7 November 2005. The lecture was titled: "Mociology - Mobile technology and culture change: how mociology and mocio-economics is changing the way we live". Ralph Simon chaired a riveting lecture, which saw three of the mobile world's most prominent thought leaders explain just how this new "impact science" is manifesting itself across many pillars of society."

samedi 30 décembre 2006

Folkmind (tendance 035)

Nouvelle rubrique : tendance. Un mot, une expression, un lieu, une chose comme reflet de notre temps, miroir de l'instant ou inscrit dans l'avenir, porteur de sens dans les circonstances dans lequel on le prononce, dans son champ énonciatif et contextuel. Mot, expression à suivre, objet utile ou inutile, lieu en devenir...


Le 28 mars 2006, Frédéric Bordage a mis en ligne un mini-glossaire du Web 2.0 pour Indexel. Il évoque le terme de Folkmind qu'il définit ainsi :

"FolkMind caractérise l'esprit planétaire qui émerge avec le web 2.0. Les blogs exposent des données structurées : tags, blogroll (OPML) et flux RSS. En agrégeant l'ensemble de ces flux, on peut calculer à un instant T les tags les plus utilisés et les blogs les plus influents. Comme les blogs expriment souvent une opinion, les tags les plus utilisés reflètent "l'état d'esprit" du web 2.0 et les idées fortes qui l'animent à un instant T. Exemple : BlogDex.net".


Depuis lors, Blogdex est un service qui a été racheté mais on pourrait citer dans le même registre, l'exemple de Technorati. Ce mot Folkmind renvoie à la notion d'intelligence collective, non pas dans son acception traditionnelle mais dans une explication plus basique : les idées fortes dégagées par des outils Web convergents font naître un sens nouveau au corpus de sites.


Folkmind, en anglais, c'est avant tout le rêve d'une killer application pour le Web 2.0 imaginée par George Chiramattel dans un article de son blog, le 14 octobre 2005.

"A new person who logs into FolkMind can start with the most popular folksonomy terms and from that point browse related concepts or he can start by searching for a particular concept. Each node in the mind map can be tagged with additional information like a short description, its relevance (based on algorithms similar in principle to the one used by Google page rank), and additional information. This is the highest level of abstraction and at this level the user is more concerned with the connections between concepts than the individual documents that contributed to that concept. With usage the folksonomy gets richer and more concepts and connections between concepts emerge. Once the relevant concepts are identified, the next step is to drill down to the individual documents that pertain to that subject.

If the Internet can be considered as the virtual brain that represents the collective intelligence of humanity, then FolkMind is the pictorial representation on the same expressed as a mind map – hence the name."

vendredi 29 décembre 2006

Collabulary ou collabulaire (tendance 034)

Nouvelle rubrique : tendance. Un mot, une expression, un lieu, une chose comme reflet de notre temps, miroir de l'instant ou inscrit dans l'avenir, porteur de sens dans les circonstances dans lequel on le prononce, dans son champ énonciatif et contextuel. Mot, expression à suivre, objet utile ou inutile, lieu en devenir...


L'édition de janvier 2007 de Wired s'intéresse au néologisme Collabulary (collabulaire en français) dans sa rubrique Jargon Watch et définit ainsi ce terme récent :

"n. A collaborative vocabulary for tagging Web content. Like the folksonomies used on social bookmarking sites like del.icio.us, collabularies are generated by a community. But unlike folksonomies, they're automatically vetted for consistency, extracting the wisdom of crowds from the cacophony."


On peut traduire cela par :

"Collabulaire. Nom masculin. Un vocabulaire de collaboration pour étiqueter le contenu du Web. Tels les folksonomies utilisés sur les plateformes sociales d'étiquetage comme Del.icio.us, les collabulaires sont produits par une communauté. Mais à la différence des folksonomies, ils sont examinés de près et on extrait de ce corpus "la sagesse des foules" à partir de la cacophonie."


L'article de Wikipedia
 (en anglais) sur le mot Folksonomy (taxonomie, classement de liens par de simples internautes) consacre un point à ce terme et explique qu'il s'agit d'un système d'étiquetage de pages Web a mi-chemin entre la classification par des experts et du contenu mis en signet par des utilisateurs :

"A collabulary (...) can be conceptualized as a compromise between the two: a team of classification experts collaborates with content consumers to create rich, but more systematic content tagging systems. A collabulary arises much the way a folksonomy does, but it is developed in a spirit of collaboration with experts in the field. The result is a system that combines the benefits of folksonomies -- low entry costs, a rich vocabulary that is broadly shared and comprehensible by the user base, and the capacity to respond quickly to language change -- without the errors that inevitably arise in naive, unsupervised folksonomies."


Alex Goodey relève sur son blog dans un article du 8 mars 2006, une autre version de la définition de collabulary par Wikipedia, par l'approche d'une méthode théorique:

"Collabulary refers to a theoretical method of labelling and organising data by collaborative tagging. It can avoid the weaknesses of a controlled vocabulary, ontology and folksonomy while combining their strengths. It is a thesaurus of metadata generated by multiple end users."

mercredi 27 décembre 2006

Autorité informationnelle (tendance 033)

Nouvelle rubrique : tendance. Un mot, une expression, un lieu, une chose comme reflet de notre temps, miroir de l'instant ou inscrit dans l'avenir, porteur de sens dans les circonstances dans lequel on le prononce, dans son champ énonciatif et contextuel. Mot, expression à suivre, objet utile ou inutile, lieu en devenir...


L'autorité informationnelle est un concept de l'univers documentaire du Web. Dans un article scientifique intitulé "Construction de l'autorité informationnelle sur le web" (11 pages, à télécharger ici en .pdf), la chercheuse Evelyne Broudoux examine ce concept au regard de plusieurs contextes de médiation d'un document numérique (sphère privée, sphère collective et sphère publique) avec des critères :

"l'autorité énonciative personnelle s'appuyant sur l'auteur et sa notoriété, l'autorité de groupe ou institutionnelle triant et établissant les conditions de la confiance en la fiabilité des informations, l'autorité du contenu concernant le document lui-même, son genre et sa qualité, et enfin l'autorité du support qui fixe les frontières matérielles du document."


La notion d'autorité informationnelle est l'un des repères majeurs de notre temps pour mieux situer notre rapport  à l'information, au savoir, à la transmission du savoir, voire à la notion de compétences. L'autorité informationnelle change dans le contexte numérique : "Le changement de support dû au passage au numérique remet en question les "autorités" sur lesquelles étaient basées l'attribution de confiance, la vérification et la légitimation de l'information."


Dans ces travaux de septembre 2004 à juin 2005 , l'atelier-auteur du groupe de travail de recherche RTP-DOC, Programme Société de l'Information (CNRS) délivre une acception de l'autorité informationnelle dans un document de 98 pages (téléchargeable ici en .pdf) : "Documents et contenu : création, indexation, navigation"  :

"Autorité informationnelle (proposition de définition)
- Enonciative (personnelle)
- Institutionnelle (éditeur vérifie la fiabilité des informations)
- Documentaire (type et qualité du document)
- Enoncé (contenu du document)".

mardi 26 décembre 2006

Correcteurs orthographiques en ligne (tendance 032)

Nouvelle rubrique : tendance. Un mot, une expression, un lieu, une chose comme reflet de notre temps, miroir de l'instant ou inscrit dans l'avenir, porteur de sens dans les circonstances dans lequel on le prononce, dans son champ énonciatif et contextuel. Mot, expression à suivre, objet utile ou inutile, lieu en devenir...


Ils sont là pour faciliter la vie de l'internaute perdus dans les méandres des fautes d'orthographe qui pullulent sur Internet. Les correcteurs orthographiques en ligne ont tendance à se multiplier. En insérant du texte dans un champ ou par un simple copier-coller, ils permettent de vérifier l'orthographe ou la grammaire d'une phrase ou d'un paragraphe avant d'envoyer un courrier électronique ou de rédiger un article. On compte plusieurs correcteurs orthographiques en ligne pour la langue française en utilisation gratuite.


Dans la tendance Web 2.0 (ou nouveau Web), Orangoo Spell Check propose une vérificateur orthographique en ligne plutôt performant avec des suggestions de remplacement. 28 langues sont disponibles : français, anglais, italien, portugais, roumain, suédois, etc., ce qui en fait un outil très complet.


Le Patron est un service en ligne d'aide à la rédaction créé par l'Université de l'Alberta au Canada. C'est un outil conçu pour apprendre le Français Langue Etrangère ; il "permet d'identifier des fautes d'orthographe et de grammaire que l'on trouve fréquemment dans les travaux écrits des apprenants de français langue seconde. "Le Patron" offre des explications claires qui mènent son utilisateur à être un participant actif au processus de correction et de révision."


Charles Müller, linguiste et professeur émérite (à la retraite) à l'Université de Strasbourg a inventé Orthonet, un vérificateur d'orthographe sur la base d'un lexique de 25 000 mots avec des fiches explicatives. Orthonet est aussi un site de référence où l'aide humaine n'est pas négligée : des linguistes répondent aux questions et de nombreuses pages sont consacrées à l'orthographe nouvelle, à la grammaire...

lundi 25 décembre 2006

WAFER (tendance 031)

Nouvelle rubrique : tendance. Un mot, une expression, un lieu, une chose comme reflet de notre temps, miroir de l'instant ou inscrit dans l'avenir, porteur de sens dans les circonstances dans lequel on le prononce, dans son champ énonciatif et contextuel. Mot, expression à suivre, objet utile ou inutile, lieu en devenir...


Enseignant-chercheur à l'Institut National des Télécommunications d'Evry, Bruno Salgues décrit dans son blog Le Chat Botté, les premiers pas du projet WAFER, contextualisé et explicité par le philosophe Michel Serres, lors de la journée du 25 novembre 2006 organisée par l'UNESCO : "Quel avenir pour l'espèce humaine ? Quel futur pour la planète" dans le cadre des Dialogues du XXIe siècle, une séance exceptionnelle de la Direction de la Prospective de l'organisation internationale.

"Michel Serres explique que nous vivons actuellement dans le réseau exclusif des relations humaines. La politique ne fonctionnait que dans la cité. Les hommes sont devenus idéalistes. Selon Michel Serres, il n'y a plus que des collectifs humains informe. Nos démocraties sont caractérisés par l'exclusion des sciences dures, l'homme politique est un "non-physicien", "non-biologiste", il est donc exclu de cette compréhension de la nature. C'est pourquoi Michel Serres propose de réfondre les institutions internationales et d'en créer de nouvelles ou entrerait l'association des humains et des objets de la nature. Il soutient une approche "Wafer" water (eau), air, fire (feu), earth (terre) et real (vivant)."

dimanche 24 décembre 2006

Serious game (tendance 030)

Nouvelle rubrique : tendance. Un mot, une expression, un lieu, une chose comme reflet de notre temps, miroir de l'instant ou inscrit dans l'avenir, porteur de sens dans les circonstances dans lequel on le prononce, dans son champ énonciatif et contextuel. Mot, expression à suivre, objet utile ou inutile, lieu en devenir...


Le 4 décembre 2006, se tenait à Lyon, le Serious Game Summit Europe, une conférence sur un genre de jeux vidéos en ligne ou hors ligne qui se développe de façon exponentielle : le serious game ou jeu sérieux en français défini ainsi par l'organisation :

"Des jeux vidéo ou applications interactives pas comme les autres : Maîtriser un incendie en direct, effectuer une opération chirurgicale de pointe, gérer les crises humanitaires à distance, sont autant de possibilités que proposent les Serious Games. Ils adaptent les technologies des jeux vidéo aux marchés traditionnels (administration, santé, défense, industrie, formation)."


Wikipédia explique ce qu'est un jeu sérieux avec l'article Serious Game :

"Catégorie de jeu vidéo éducatif, assez proche du didacticiel, dont le but n'est pas de transmettre un savoir théorique, mais plutôt un savoir pratique (par exemple, America's Army) ou de sensibiliser à un enjeu social (par exemple, Darfur Is Dying). Le serious game (de l'anglais serious, "sérieux" et de game, "jeu") s'adresse généralement aux adultes, mais certains jeux comme ceux qui apprennent aux enfants à bien gérer leur problème médical (cancer, diabète) en font partie. Très souvent le serious game est un gratuiciel. Très souvent aussi, la qualité des serious games se rapproche davantage de celle des jeux libres que des jeux commerciaux."


Il existe aussi une variante avec l'Edumarket game mentionné par Wikipédia :

"Cet hyponyme de serious game, a été créé en 2006 par les universitaires français Julian Alvarez et Olivier Rampnoux, les créateurs d'un jeu vidéo nommé Technocity. Ce terme vient de l'anglais edu pour "education", de market "marché" et de game, "jeu" et pourrait se traduire par "jeu dont l'intention est d'éduquer sur un type de marché". Ce type d'application met en relation la notion d'advergaming (jeu vidéo publicitaire) et d'edutainment (jeu vidéo éducatif). Ce néologisme a pour le moment une diffusion très limitée. On ne le trouve que sur deux ou trois sites français, un site danois et un site anglais. Partout où on le trouve, le mot fait référence aux jeux Technocity et Food Force."


Les spécialistes du serious game affirment que c'est dans le secteur de la santé que ces jeux vont connaître un engouement très fort dans les années qui viennent :

"Permettant à la fois d'apporter de réelles avancées en terme de formation (enseignement général, anatomie, entraînement des chirurgiens...), et d'accompagnement thérapeutique (diagnostic, suivi des patients, médecine sportive, traitement des pathologies et des phobies...), les "Games for Health" connaissent un véritable engouement tant auprès des praticiens que des patients qui ont pu en mesurer l'efficacité."


Mais c'est sans parler du secteur de la Défense qui finance des développements de serious games. Le secteur de la formation en entreprises en est de plus en plus avide comme le montre cet article : "Les "serious games": quand la formation en entreprise passe par le jeu vidéo" (ZDnet, 15 décembre 2006).


Quelques serious games gratuits : Qwerty Warriors (pour apprendre l'utilisation du clavier Qwerty, des Jeux de l'UNICEFCityZones (de la Police britannique, pour apprendre les règles de la vie en communauté), Virtual-U (gestion d'un établissement scolaire), Hair-Be 12 (par l'Oréal, pour apprendre à gérer un salon de coiffure)...


Il existe un blog spécialisé en français sur les Serious Games : Serious-Games.fr ainsi qu'un blog thématique en anglais : Serious Games Initiative.

vendredi 22 décembre 2006

Home Use blog (tendance 029)

Nouvelle rubrique : tendance. Un mot, une expression, un lieu, une chose comme reflet de notre temps, miroir de l'instant ou inscrit dans l'avenir, porteur de sens dans les circonstances dans lequel on le prononce, dans son champ énonciatif et contextuel. Mot, expression à suivre, objet utile ou inutile, lieu en devenir...


Le Home Use Blog (HUB) est un concept marketing et une marque déposée par Danone Research ; une méthode élaborée avec la société Repères. De quoi s'agit-il ? Présenté au SEMO (Salon des Etudes Marketing, Média et Opinion de Paris) en novembre 2006, le Home Use Blog est présenté comme :

"Le test en usage réel par une communauté de bloggers 
 Un nouvel outil qui offre :
. l'accès au quotidien au vécu du produit et à son appropriation par la communauté
. l'observation des dynamiques d'appréciation et d'usage du produit au cours du temps
. l'implication de l'équipe projet pluridisciplinaire via un forum de discussion associé".


LSA revient d'ailleurs sur cette présentation dans un article du 7 novembre 2006 : "Danone présente son "Home Use Blog"".


François Abiven, PDG de Repères (entreprise spécialisée dans les études marketing qualitatives et quantitatives sur mesure) présente plus largement le Home Use Blog dans cette note : "Le Home Use Blog ou le blog au service de l'innovation" et en présente les contours :

"Une communauté de consommateurs qui testent un produit et partagent leurs vécus sur un Blog. En parallèle du Blog consommateur, un forum de discussion assure les échanges au sein de l'équipe projet (société cliente, institut d'études,...).

Le protocole du Home Use Blog est simple :
. nous recrutons 10 à 15 consommateurs,
. chaque participant est reçu individuellement, il est formé à l'utilisation d'un Blog communautaire et reçoit un produit à tester pendant une durée déterminée, 10 à 15 jours dans les études déjà réalisées,
. pendant cette période de test les répondants partagent quotidiennement leurs vécus sur le Blog, via des textes, images, émoticons ... soit un effet d'amplification et d'accélération (1 essai d'usage génère x essais avec validation ou invalidation immédiate) et un effet de régulation et d'épreuve sur la durée des opinions et pratiques."


La présentation complète du concept du Home Use Blog (HUB) (21 pages, en .pdf) est téléchargeable à cette adresse.

jeudi 21 décembre 2006

Veilleur du Web (tendance 028)

Nouvelle rubrique : tendance. Un mot, une expression, un lieu, une chose comme reflet de notre temps, miroir de l'instant ou inscrit dans l'avenir, porteur de sens dans les circonstances dans lequel on le prononce, dans son champ énonciatif et contextuel. Mot, expression à suivre, objet utile ou inutile, lieu en devenir...


Dans un article du quotidien Les Echos du 20 décembre (cahier Innovations), on parle d'une fonction relativement nouvelle au sein de l'entreprise ou reconnue comme telle, le "veilleur du Web" : "Ecouter la rumeur pour anticiper la crise" :

"On les appelle "les veilleurs du Web". Ils travaillent seuls ou en équipe au sein du département veille de l'entreprise. Leur mission ? Ecouter les rumeurs qui circulent sur les blogs, podcasts et autres forums de discussion pour repérer les signaux faibles et alerter le dirigeant. Aucun bruit de fond ne doit échapper à leur vigilance : ressenti d'un internaute sur un nouveau produit ou sur les effets secondaires d'un médicament, atteinte à l'image de marque, commentaire d'un concurrent... Tout contenu en ligne peut revêtir une dimension stratégique. "Une crise peut mettre du temps à éclater, mais écouter la musique d'ambiance qui se joue sur le Net permet d'identifier les signes précurseurs", déclare Pierre-Antoine Lorenzi, PDG de Serenus Conseil, cabinet spécialisé en management des risques.

"La blogosphère agit comme une cage de résonance. Une crise peut se produire à n'importe quel moment, partout dans le monde. Il faut pouvoir écouter les rumeurs, fédérer les sources d'information et sélectionner celles qui sont les plus pertinentes", insiste Aline Duru, responsable du département veille chez Total. Le groupe travaille avec une équipe de quatre veilleurs et réfléchit actuellement à une approche globalisée de la veille."


On retrouve toutefois l'expression "veilleur du web", il y a presque 10 ans, le 6 mars 1997, dans un papier de L'Expansion : "Les petits malins d'Internet. Ils font fortune avec peu d'argent et beaucoup d'idées". Comme quoi, cette fonction à la croisée du marketig et de la communication n'est pas nouvelle :

"Jean-Christophe Beau, veilleur du Web, www.a-media.com (site non disponible)

Il a attrapé le virus d'Internet chez Peugeot, en initiant la présence du constructeur sur le Web. En janvier 1996, Jean-Christophe Beau refuse poliment une promotion et part créer sa société à Lyon, Média Track, "un compromis entre la veille technologique et la pige publicitaire", explique-t-il. Son équipe de neuf personnes passe toutes ses journées à surfer sur le Web, traquant les nouvelles relatives au secteur automobile. Ses clients ont pour nom Peugeot, Opel, et bientôt Renault, BMW, Mercedes et Ford. Tous doivent se plier à cette règle d'airain : Jamais de papier. Les rapports hebdomadaires sont accessibles sur le Web pour les abonnés "équipés" d'un mot de passe. Il en coûte à l'utilisateur de 7 000 (pour le rapport simple) à 30 000 francs (pour un dossier très complet) par mois.

Média Track travaille également à la demande, comme pour L'Oréal, qui souhaitait comprendre les enjeux du secteur cosmétique sur Internet. La société bâtit même des plans média en ligne afin d'aider les entreprises à augmenter le trafic sur leur site Web. Elle se charge d'inscrire le site sur des moteurs de recherche efficaces et de placer les bandeaux publicitaires aux bons endroits sur Internet."

mercredi 20 décembre 2006

Ego-navigation (tendance 027)

Nouvelle rubrique : tendance. Un mot, une expression, un lieu, une chose comme reflet de notre temps, miroir de l'instant ou inscrit dans l'avenir, porteur de sens dans les circonstances dans lequel on le prononce, dans son champ énonciatif et contextuel. Mot, expression à suivre, objet utile ou inutile, lieu en devenir...


Un phénomène se développe avec les connexions permanentes à Internet (ADSL, Wifi, cable...). Il s'agit de l'ego-navigation ou "egosurfing" en anglais), l'un des phénomènes de désordre psychologique lié à l'Internet décrit par Christian Leduc dans un article du 19 décembre 2006 pour Branchez-Vous : "Etes-vous dépendant à Internet ?" :

"Parmi les dépendances recensées dans le texte à saveur humoristique du magazine britannique se retrouve en premier lieu l'«ego-navigation» : lorsque vous effectuez constamment des recherches dans Google sur votre personne pour s'assurer de votre réputation sur le Web. Si vous extrapolez ensuite vos recherches sur vos amis, vos collègues ou votre ancienne flamme, vous faites alors du «voyeurisme grâce à Google», constate le New Scientist."


Branchez-Vous fait référence à un papier de Richard Fischer pour New Scientist de décembre 2006 qui décrit des phénomènes de dépendance à l'Internet et donne la parole à des chercheurs sur ce thème : "Just Can't Get Enough".
Ces "maladies modernes" sont liées à l'utilisation de moteurs de recherches, de lecteurs mp3, de logiciels et de plateformes de réseaux sociaux ou dites "Web 2.0" :

"Blog streaking, Cheesepodding, Crackberry, Cyberchondria, Egosurfing, Infornography, You Tube narcissism, Google-stalking, MySpace impersonation, Powerpointlessness, Wikipediholism Excessive."

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