Les
prédictions 2007 en matière d'utilisation des technologies, de leur
appropriation ne cessent de résonner aux quatre coins de l'Internet. Une petite
revue de circonstance de quelques visions futorologiques ou prospectivistes
pour la nouvelle année.
Quelques tendances fortes se dégagent autour de ces discours ambiants : un
développement de services mobiles, des modes de distribution de logiciels
évoluant vers le "en ligne", une croissance importante du secteur de la
sécurité Internet et de l'identité numérique, la forte pénétration d'échanges
de vidéos via des plateformes et l'apparition de nouveaux systèmes de peer to
peer générant de véritables micro-chaînes TV thématiques par
syndication/agrégation de contenus.
Médéric Morel de SQLI pense que se dessine une informatique-on-demand et ajoute que "les produits
Open-Source continueront leur progression, mettant encore davantage la pression
sur les éditeurs de logiciels. Leur utilisation en environnements critiques va
se banaliser."
Guillaume Frat prédit l'avènement de la mobilité : "Les services mobiles explosent, le
"m-Commerce" et la "m-Publicité" montent en flèche".
Anne-Claire Orban fait des prédictions axées sur les jeunes et les nouvelles technologies ;
en première première position du Top 5 : ""Sur le Young Web : l'important
est d'exister", pas de produire, ou de créer. Une diffusion des contenus des
autres, une réappropriation personnelle de textes, vidéos et musiques hébergées
par ailleurs. La blogosphère jeune est peu créative. Blogs "larsen"
de DailyMotion et YouTube."
Lapnet traduit les 10 prédictions de
l'Institut Gartner concernant l'Internet dans les
organisations dans cet article avec ce point fort à relever :
"Windows Vista sera la dernière publication majeure de Microsoft. La
prochaine génération de systèmes d'exploitation se présentera sous la forme de
modules et les mises à jour se feront de façon régulière. L'ère de la
publication de logiciels monolithes tire vers sa fin. Microsoft fera partie de
ce mouvement et les mises à jours de Windows seront plus flexibles et une
emphase nouvelle sur la qualité globale du produit sera de
mise."
Le journaliste Francis Pisani reprend les prévisions 2007 de Mark Anderson parmi
lesquelles "le paiement par téléphones mobiles
(qui) devient possible aux États-Unis (les opérateurs ont formé un
consortium pour encourager cet usage) ; (la) généralisation des
pratiques d'identification personnelles (empreintes digitales sur les
ordinateurs et autres reconnaissances biométriques sur un nombre croissant
d'appareils)."
Les 30 prédictions 2007 de Fimoculous pour 2007 sont à
consulter : médias, technologie et personnalités se côtoient dans cet exercice
de futurologie.
Toujours en anglais et plus sérieux, le Top 10 Predictions for Worldwide System Infrastructure
Software, 2007 avec ce point très intéressant : "Software
appliances will become a household word in 2007. The convergence of virtual
machine technology and a new initiative by several tool vendors is giving birth
to this new form of software packaging".
Le consultant américain Steve Rubel rêve de découvrir de nouvelles voix dans le monde des blogs.
Robin Good publie ses prédictions 2007 dans le domaine des médias en terme de tendances et
d'opportunités en 15 points clés. Les outils ou plateformes évoqués existent
déjà pour la plupart mais vont s'amplifier notamment l'agrégation de contenu,
le partage vidéo et une plus large reconnaissance par le grand public des
moteurs de recherche visuels comme Kartoo ou Grokker.
Dan Gillmor, spécialiste des médias internet, produit une
série de prédictions pour les médias en 2007 sous la forme d'un
Questionnaire à Choix Multiple. Il pense notamment que Google pourrait lancer
un show vidéo en ligne en sélectionnant des vidéos sur YouTube sur la base de leurs audiences et de leurs auteurs afin
de mettre à disposition ce programme pour des Chaînes TV indépendantes.
Tag - temps
lundi 1 janvier 2007
Prédictions 2007 technologiques à foison
Par Jean-Luc Raymond le lundi 1 janvier 2007, 10:32
jeudi 28 décembre 2006
La métamorphose des matériaux, exposition de Recup'Art à l'Espace d'Animation des Blancs Manteaux, Paris 4e
Par Jean-Luc Raymond le jeudi 28 décembre 2006, 18:20 - Evénement
Jusqu'au 7 janvier 2007, l'Espace d'animation des Blancs Manteaux
(48 rue Vieille du Temple, 75004 Paris) accueille la 3e édition de la
Métamorphose des Matériaux, une expo de Recup'Art qui réunit 60 artistes. Ces
artistes sont inspirés par l'Arte Povera, les nouveaux réalistes et
l'Ecole de Nice : de Germano Cervant à César et Arman en passant par Daniel
Spoerri et Tony Cragg ou encore Raymond Hains et Martial Raysse.
Les artistes qui exposent à La Métamorphose des matériaux s'approprient
des matériaux pauvres ou naturels (sable, chiffon, terre, bois, goudron, corde,
vêtements usés...) pour les mettre en forme comme objets de leurs
compositions. Les artistes en font des produits finis puisque la métamorphose
de ces matériaux donne naissance à des tables, des meubles, des miroirs et
autres créations s'intégrant dans la vie quotidienne.
Le récup'art fait référence à un monde responsable, à la
beauté dans les objets les plus banals, les plus insignifiants et les plus
quotidiens. Cette tendance, de plus en plus prononcée, répond à une
interrogation que se pose l'artiste face à son environnement de consommation.
Les artistes exposés "citoyens du monde" ont tous dans leur créativité cette
préoccupation écologique de recycler ces objets ou matériaux pour les faire
renaître sous une autre quotidienneté où l'Art transcende le produit
fini.
Artistes présents à la Métamorphose des matériaux (3e édition) : Tristan
Adelen, Julien Allegre, François Arias, Joyce Benveniste, Fred Binet, Simon
Binna, Marie Bossée, Jean-François Buisson, François Camuzeaux (Zox),
Christophe, Fernando Costa, Yann Delletery, Thierry Deroche, Patricia Dodin,
Julia Dubois, Patrick Foucaud-Royer, Fred Mauve, Marie Goldstein, Abraham-Paul
Jarmon, Karl Hugo Mars, Anne Kolin, Lambert, François Lebot, Nicolas Legrand,
Karine Lerondeau, Gilles Leroux, David Mabilat, Virginie Mathieu-Mahias,
Valérie Menuet, Jean-Raymond Meunier, Sébastien Mittig, Fabien Moreau, Chloé
Nierlich, Elise Nierlich, No Art, Danièle Orhan-Horlick, Eddy Panger,
Aleksandar Petrovic, Catherine Pezaire, Christian Pinault, Dominique Piveteaud,
Florent Poujade, Pascal Robin, Arnaud Rogiez, Jacques Roumanille, Nicolas
Rudler, Ghyslaine et Sylvain Staelens, Jean Starck, Laurent Teisseire, Félicien
Viguié, Vincent Vankemmel, Sylvie Zampolini.
L'expo La Métamorphose des matériaux se déroule jusqu'au 7 janvier 2007 à
l'Espace d'animation des Blancs Manteaux (48 rue Vieille du Temple, 75004
Paris). Ouvert de 11h à 20h tous les jours sauf le 25/12 et le 01/01 de 12h à
18h. Entrée libre. L'évènement est organisé par la dynamique agence artistique
Court
Circuit.
jeudi 21 décembre 2006
Veilleur du Web (tendance 028)
Par Jean-Luc Raymond le jeudi 21 décembre 2006, 20:43 - Tendance
Nouvelle rubrique : tendance. Un mot, une expression, un lieu, une
chose comme reflet de notre temps, miroir de l'instant ou inscrit dans
l'avenir, porteur de sens dans les circonstances dans lequel on le
prononce, dans son champ énonciatif et contextuel. Mot, expression à suivre,
objet utile ou inutile, lieu en devenir...
Dans un article du quotidien Les Echos du 20 décembre (cahier
Innovations), on parle d'une fonction relativement nouvelle au sein de
l'entreprise ou reconnue comme telle, le "veilleur du Web" : "Ecouter la rumeur pour anticiper la crise" :
"On les appelle "les veilleurs du Web". Ils travaillent seuls ou en équipe au sein du département veille de l'entreprise. Leur mission ? Ecouter les rumeurs qui circulent sur les blogs, podcasts et autres forums de discussion pour repérer les signaux faibles et alerter le dirigeant. Aucun bruit de fond ne doit échapper à leur vigilance : ressenti d'un internaute sur un nouveau produit ou sur les effets secondaires d'un médicament, atteinte à l'image de marque, commentaire d'un concurrent... Tout contenu en ligne peut revêtir une dimension stratégique. "Une crise peut mettre du temps à éclater, mais écouter la musique d'ambiance qui se joue sur le Net permet d'identifier les signes précurseurs", déclare Pierre-Antoine Lorenzi, PDG de Serenus Conseil, cabinet spécialisé en management des risques.
"La blogosphère agit comme une cage de résonance. Une crise peut se produire à n'importe quel moment, partout dans le monde. Il faut pouvoir écouter les rumeurs, fédérer les sources d'information et sélectionner celles qui sont les plus pertinentes", insiste Aline Duru, responsable du département veille chez Total. Le groupe travaille avec une équipe de quatre veilleurs et réfléchit actuellement à une approche globalisée de la veille."
On retrouve toutefois l'expression "veilleur du web", il y a presque 10 ans, le
6 mars 1997, dans un papier de L'Expansion : "Les petits
malins d'Internet. Ils font fortune avec peu d'argent et beaucoup d'idées".
Comme quoi, cette fonction à la croisée du marketig et de la communication
n'est pas nouvelle :
"Jean-Christophe Beau, veilleur du Web, www.a-media.com (site non disponible)
Il a attrapé le virus d'Internet chez Peugeot, en initiant la présence du constructeur sur le Web. En janvier 1996, Jean-Christophe Beau refuse poliment une promotion et part créer sa société à Lyon, Média Track, "un compromis entre la veille technologique et la pige publicitaire", explique-t-il. Son équipe de neuf personnes passe toutes ses journées à surfer sur le Web, traquant les nouvelles relatives au secteur automobile. Ses clients ont pour nom Peugeot, Opel, et bientôt Renault, BMW, Mercedes et Ford. Tous doivent se plier à cette règle d'airain : Jamais de papier. Les rapports hebdomadaires sont accessibles sur le Web pour les abonnés "équipés" d'un mot de passe. Il en coûte à l'utilisateur de 7 000 (pour le rapport simple) à 30 000 francs (pour un dossier très complet) par mois.
Média Track travaille également à la demande, comme pour L'Oréal, qui souhaitait comprendre les enjeux du secteur cosmétique sur Internet. La société bâtit même des plans média en ligne afin d'aider les entreprises à augmenter le trafic sur leur site Web. Elle se charge d'inscrire le site sur des moteurs de recherche efficaces et de placer les bandeaux publicitaires aux bons endroits sur Internet."
mardi 12 décembre 2006
Michel Serres, avec les nouvelles technologies, nous sommes passés à un autre temps
Par Jean-Luc Raymond le mardi 12 décembre 2006, 12:36
Le grand entretien du nouveau numéro de la revue Médias (hiver 2006,
n°11) donne la parole au philosophe et historien des sciences Michel
Serres : "Avec Internet, on nous arrange la vie", qui livre une vision
optimiste de l'utilisation des technologies, selon lui, dans une rupture aussi
grande que celle de l'invention de l'écriture. Ces nouvelles technologies
changent profondément notre rapport au monde :
"Nous avons besoin aujourd'hui de prendre des notes. Nous avons perdu la mémoire parce qu'elle est passée ailleurs : de la tête à l'objet. J'appelle ça l'externalisation de la mémoire. Avec les nouvelles technologies, votre ordinateur devient votre tête. Du coup, c'est une coupure aussi importante que l'écriture, qui a permis d'inventer l'histoire. C'est donc gigantesque! Nous sommes passés à un autre temps, qui n'a probablement rien, ou très peu, à voir avec celui qui le précède."
"On peut commencer par dire des banalités : avec Internet, le monde se rétrécit et, dans le même temps, il devient plus rapide... Mais, prenons un exemple : autrefois, en guise d'adresse, on donnait les coordonnées de son domicile. Le mot adresse était donc un repère dans l'espace bien déterminé au sein duquel nous bougeons. Aujourd'hui, on donne son numéro de téléphone portable ou son adresse e-mail. On ne s'est pas aperçu que désormais l'adresse n'est plus référée à l'espace. Avant, on vivait où l'on pouvait se déplacer, où l'adresse physique permettait le repérage galiléen ou cartésien de l'espace euclidien. Tandis qu'aujourd'hui, si je vous appelle sur votre portable, vous pouvez très bien être en Estonie et moi en Californie. Si je vous envoie un e-mail, je ne sais pas où vous êtes. L'espace dans lequel nous vivons et pensons n'a plus rien à voir avec l'espace d'autrefois."
mercredi 29 novembre 2006
Martin Roulleaux Dugage, Le prix de la confiance : guide pratique de l'entreprise en réseau, ouvrage téléchargeable gratuitement
Par Jean-Luc Raymond le mercredi 29 novembre 2006, 09:11
Martin Roulleaux Dugage (directeur Knowledge Management
Schneider-Electric) vient de publier sur son blog une version
alpha (donc non finalisée) de 148 pages de son ouvrage "Le prix de la
confiance : guide pratique de l'entreprise en réseau" téléchargeable
gratuitement à cette
adresse en .pdf (2,9 Mo).
Martin Roulleaux Dugage explore les changements dans le monde post-industriel,
le présent de l'entreprise collaborative et décrit comment favoriser, faire
émerger, gérer et analyser une communauté de pratique professionnelle active,
figure émergeante de l'entreprise en réseau moderne.
L'auteur s'attarde également sur les 7 espaces présents dans une grande
entreprise ou un structure importante et donne des clés pour réussir une
transformation managériale induite par l'utilisation de plus en plus prégnante
des Technologies de l'Information et de la Communication où le leadership
devient foncièrement collaboratif.
Ce livre concerne bien au-delà de la cible d'un lectorat de managers
attentifs aux changements liés au multimédia dans l'entreprise. Il pose des
jalons pour les personnes s'intéressant aux phénomènes de communautés de
pratiques et d'échanges de flux de connaissances au sein de l'entreprise. Il
délivre des grilles de lecture et, en filigrane, un guide pour agir au sein
même de l'organisation dans une approche en réseau.
"Le mouvement de transformation de l'entreprise est bien en marche. Il est porté par les nouvelles technologies du Net, et nous sommes encore loin d'en avoir saisi la portée. La mondialisation associée aux nouvelles technologies de communication, maintenant largement démocratisées, donne naissance à des formes nouvelles d'organisation adaptative. Des groupes de personnes se rassemblent et s'auto organisent en réseaux et en communautés, parfois planétaires, et sans rien demander à personne. Bien plus, ces communautés commencent à établir des connexions entre elles, comme autant de neurones d'un gigantesque cerveau mondial en devenir, se jouant des frontières de la géographie et des organisations. Ce réseau mondial d'intelligence collective en est encore à ses balbutiements, mais sa croissance est explosive, et son impact sur le monde du travail est déjà considérable. Quand on sait que la valeur d'un réseau s'accroît en principe comme le carré du nombre de ses connexions, il y a là quelque chose dont l'impact sur le monde du travail est comparable à celui de la météorite qui a tué les dinosaures. Si l’homme se met à externaliser ses fonctions cognitives, les organisations hiérarchiques et cloisonnées n’y survivront pas.
Il faut donc impérativement apprendre aux managers à reconsidérer l'universalité des pratiques de contrôle héritées de l'âge industriel et en adopter de nouvelles dans le but de développer la connaissance et susciter l'innovation. Il faut rééquilibrer le système traditionnel de management de l'entreprise, centré sur la recherche de productivité des structures, par un système complémentaire centré sur les espaces d'apprentissage et d'innovation. Ainsi, aux deux piliers actuels de l'organisation d'entreprise -les hiérarchies fonctionnelles et les équipes projet-, il faudra ajouter un troisième -les communautés- qui donnera aux entreprises les moyens d'une nouvelle croissance. Les entreprises qui survivront au 21e siècle seront celles qui auront su mettre en oeuvre les systèmes d'apprentissage les plus efficaces sur leur coeur de métier, et qui auront externalisé tout le reste."
En complément, Martin Roulleaux Dugage propose un fichier
en .pdf sur le thème : "Dynamiques collaboratives au-delà des frontières :
éléments de théorie et de pratique pour le développement de l'entreprise en
réseau" issu d'une présentation sur la dynamique collaborative des réseaux
sociaux et des communautés.
mardi 28 novembre 2006
Construction des savoirs, PC à 100 Dollars au Brésil, GCompris, principes d'intégration des TIC en milieu scolaire... (brèves citoyennes de clavier)
Par Jean-Luc Raymond le mardi 28 novembre 2006, 10:40 - Brèves citoyennes de clavier
Sur le blog Vagabondages, des notes à la volée d'interventions du colloque
Lyonnais "Savoir, Réseaux et partages" des 23 et 24 novembre 2006, avec une
attention sur les outils collectifs au service de la construction des
savoirs (Web 2.0, wiki, flux RSS...).
Ce sont 49 écoliers brésiliens qui testent le premier prototype
fonctionnel 2B1 du PC à 100 dollars ("One Laptop Per Child") comme le rapporte ZDNet. "Son coût de fabrication se
situe pour l'instant à 150 dollars". NetEco décrit la machine, sa
connectique et son offre logiciels via l'article : "Les PC à 100$ l'unité gagnent le Brésil".
Philippe Larmine présente pour GénérationCyb : "GCompris : un logiciel éducatif libre pour les 2 à 10 ans" qui
propose une centaine d'activités différentes sur des thèmes comme la
manipulation du clavier et de la souris, le calcul et l'écriture, des jeux
(échecs, mémory...), le dessin vectoriel, etc.
François Guité publie une liste
explicative ("work in progress") des 6 principes d'intégration des
TIC en milieu scolaire :
1. La technologie doit servir l'utilisateur sans le déshumaniser,
2. La technologie doit seconder la pensée sans s'y substituer,
3. La technologie doit faciliter les savoirs,
4. La technologie doit se conformer au développement de la personne,
5. La technologie ne doit pas contraindre la liberté dans le choix des
moyens,
6. La technologie ne doit pas entraver l'épanouissement social.
Utile : un recensement de photothèques
gratuites sur Interroge où l'on peut télécharger gratuitement des clichés
numériques de son choix pour des illustrations. Via Techbee.
Christian Bensi signale deux stages organisés par
l'INJEP (Institut National de la Jeunesse et de l'Education Populaire) au
premier semestre 2007, rendez-vous coordonnés par Gérard Marquié (chargé
d’études et de formation) qui prendront notamment en compte la problématique
Internet : "L'information des jeunes dans les politiques publiques d'éducation et de
jeunesse" (du mardi 13 février au vendredi 16 février) et "L'orientation des jeunes dans un parcours de vie" (du mardi 24 avril
au vendredi 27 avril).
Comment choisir le bon outil technologique de communication dans une relation
client - utilisateur (point de vue de l'utilisateur). Voici une excellente
modélisation d'un arbre de décision avec les bonnes questions à se
poser et les choix technologiques qui s'imposent : "Communication
Technologies - A Decision Tree for Users".
L'Arobase espace
public multimédia municipal de Pierrefitte-sur-Seine
(Seine-Saint-Denis) vient de fêter son 5e
anniversaire. Depuis 2001, "ce sont plus de 1000 personnes qui se sont
inscrites pour se former aux multiples usages que permet l'informatique, pour
utiliser l'équipement sur place et pour développer leurs projets personnels ou
collectifs."
Bernard Charlès, le laboratoire virtuel ou la recherche virtuelle
Par Jean-Luc Raymond le mardi 28 novembre 2006, 08:24
Dans le hors-série d'Enjeux Les Echos qui vient de paraître (décembre
2006, n°2) : "La France dans le monde demain", Bernard Charlès, président de
Dassault Systèmes, décrit les
conditions de l'innovation et de la créativité, et le potentiel
technologique français. Il explicite le concept de "recherche virtuelle" comme
futur de la technologie :
"C'est effectivement la prochaine révolution que connaîtra notre société. Une révolution bien plus profonde qu'Internet! Avant, à l'époque de l'artisanat, des compagnons, le savoir-faire, autrement dit la capacité de mettre en oeuvre un savoir, était l'élément de différenciation entre les talents. Aujourd'hui, le savoir est virtualisé, tous les textes, tous les documents sont "en ligne", les enfants font des exercices dont la réponse arrive en quelques secondes sur un moteur de recherche. La prochaine étape sera l'expérimentation virtuelle : nous simulerons des expériences en numérique, nous serons capables d'imaginer le monde réel avant de le faire, et ce dans tous les secteurs de l'économie. Aujourd'hui par exemple, on découvre de nouvelles molécules pharmaceutiques par expérimentation, mais la perspective de créer de véritables laboratoires virtuels serait révolutionnaire. On pourrait même envisager une pédagogie où, avant de lire un manuel de mathématiques ou de physique, l'élève réalise une expérience "virtuelle" pour mieux comprendre ce qu'il apprend. Je suis convaincu que les laboratoires d'apprentissage du futur seront les laboratoires virtuels dans lesquels on jouera et l'on découvrira."
Source :
Bernard, Catherine (décembre 2006). "Bienvenue dans le labo virtuel : entretien avec Bernard Charlès", in "La France dans le monde demain", Enjeux Les Echos, Hors-Série n°2, Paris, pp.72-75.
lundi 27 novembre 2006
Centre for Social Innovation à Toronto, l'innovation sociale collaborative en action
Par Jean-Luc Raymond le lundi 27 novembre 2006, 01:16
Ovni de l'innovation, lieu qui n'a pas encore
d'autre équivalent dans le monde occidental, superbe idée mise en mouvement, le
Centre for Social
Innovation (Centre pour l'innovation sociale) réunit à Toronto (Canada),
dans un même bâtiment, des structures d'innovations qui développent des
approches créatives, entrepreneuriales et à des stratégies collaboratives
s'intéressant à des thématiques sociales, culturelles, environnementales et
économiques.
Sous la forme d'une entreprise sociale, le Centre for Social Innovation aide
des porteurs de projets de l'innovation sociale (acteurs associatifs,
entrepreneurs sociaux, artistes, animateurs de réseaux et artistes) qui croient
à de nouvelles idées pouvant changer le monde. Cette organisation, unique en
son genre, catalyse, informe, inspire et fournit son expertise à des
initiatives sociales.
Le Centre for Social
Innovation est un centre "communautaire" qui accueille des innovateurs
sociaux au sens large du terme en leur proposant des espaces de travail,
services partagés et une aide à l'incubation de projets en montrant ce qu'est
l'innovation sociale (documentation, repérage des meilleures pratiques), en
explorant de nouvelles idées, en expérimentant de nouvelles formes de
collaboration, en apportant des solutions pratiques, de l'information et de
l'aide organisationnelle aux innovateurs.
Le Centre for Social
Innovation accueille actuellement plus d'une dizaine d'associations,
fondations et entreprises sociales dans ses locaux et 6 structures en mode
"virtuel" (hébergement de sites, bureaux virtuels...). Il comprend une
bibliothèque et un répertoire de sites Internet sur la thématique du
secteur associatif et caritatif.
Tout au long de l'année, le Centre propose un programme de séminaires et de
formations à prix très réduit qui mettent en avant l'expertise des structures
accueillies et permettent de formaliser des projets avec des acteurs
locaux.
Ce "hub" de l'action sociale va s'agrandir dès février 2007 avec la mise à
disposition aux innovateurs de 10 000 m2 d'espace pour créer, collaborer,
échanger, se réunir et entreprendre. Un projet passionnant en plein
développement.
lundi 20 novembre 2006
E-Artcasting (tendance 015)
Par Jean-Luc Raymond le lundi 20 novembre 2006, 23:45 - Tendance
Nouvelle rubrique : tendance. Un mot, une expression, un lieu, une
chose comme reflet de notre temps, miroir de l'instant ou inscrit dans
l'avenir, porteur de sens dans les circonstances dans lequel on le
prononce, dans son champ énonciatif et contextuel. Mot, expression à suivre,
objet utile ou inutile, lieu en devenir...
L'E-Artcasting est un mot juste né d'un blog en espagnol et en
anglais du même
nom qui cherche à repérer des technologies "sociales" utilisées dans les
musées d'Art à travers le monde, des nouvelles façons de communiquer et
d'interagir avec le public (podcasting, partage de photos, systèmes
d'e-learning...).
L'E-Artcasting serait donc une approche qui permet d'explorer l'Art à travers
l'utilisation de nouveaux outils, de leur impact et de leurs possibilités.
Selon les initiateurs du blog, l'E-Artcasting s'inscrit dans la lignée du
nouveau Web (Web 2.0). Le concept d'E-Artcasting est à suivre...
Internet, passeport pour l'inégalité ? (Nicolas Arpagian, Grégoire Lucas)
Par Jean-Luc Raymond le lundi 20 novembre 2006, 21:33
Nicolas Arpagian (grand reporter) et Grégoire Lucas (consultant) ont
récemment participé à la rédaction de l'ouvrage L'Opinion numérique (sorti en
novembre aux Editions Dalloz), sous la direction d'Agathe Lepage (cf. la
présentation du livre). Dans une tribune des Echos (daté du
mercredi 15 novembre 2006) intitulée : "Internet : passeport pour l'inégalité",
les deux auteurs s'interrogent sur le mot "information" comme matière première,
comme témoignage ou comme information erronée et nous questionnent sur un fait
saillant avec une conclusion très optimiste :
"Avec l'avènement d'Internet, notre société est-elle dès lors condamnée à compter deux sortes de populations ? Celle des initiés, capable de faire le tri parmi le foisonnement d'informations. L'autre, dont les connaissances plus limitées ne lui permettraient pas de discerner la bonne information de la mauvaise. La réponse passe avant tout par l'éducation et l'apprentissage au plus jeune âge des enjeux de la Toile.
"Science sans conscience n'est que ruine de l'âme", disait Rabelais. On pourrait penser que la consommation d'Internet dès le berceau, et son usage presque inné chez les jeunes générations, fera émerger une capacité d'utilisation éclairée, une consommation éduquée, au fait de son potentiel et de ses limites. Et que bientôt ses utilisateurs sauront "traiter" et discerner l'information présente sur le Web, et percevoir "in fine", ce qu'elle est et surtout ce qu'elle n'est pas... C'est sans nul doute le meilleur sinon le seul rempart contre certains excès et dérives que l'on peut craindre".
Source :
Arpagian, Nicolas et Lucas, Grégoire (15 novembre 2006). "Internet, passeport pour l'inégalité ?", Les Echos, Point de vue, Paris, 1 p.
« billets précédents - page 3 de 8 - billets suivants »
