Jean-Luc Raymond

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Tag - technologie

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mercredi 2 mai 2007

Web 2.0, nouvel âge du net ? Dossier d'Aquitaine Numérique

Dans sa publication bimestrielle "L'Aquitaine Numérique" (n°5, mai 2007), Aquitaine Europe Communication consacre un dossier de 8 pages sur le nouveau Web : "Web 2.0, nouvel âge (du net) ?" (en .pdf, à télécharger à cette adresse) complet en terme de pratiques, d'enjeux, de modèles d'affaires, du rôle central de l'internaute. Au sommaire :

1. Massification des accès, démocratisation des outils : Toujours plus d'internautes à haut débit ; des usages qui se diversifient ; équipement numérique à grande vitesse ; capacité individuelle accrue d'édition ; publication pour (presque) tou ; vers un internaute Web 2.0 ?

2. Web communautaire et web lego : Créations de contenus par l'internaute ; création de valeur par les internautes ; le "virage social" du Web ; gratification "sociale" de la participation ; toujours plus de transversalité ; la force de la syndication ;  le Web "Lego".

3. Vers un nouvel âge : Les "widgets" débarquent sur le bureau ; "Webisation" des applicatifs ; entreprise 2.0 ; bénéfice 2.0 ? ; Régulation 2.0 ; foisonnement à la marge, concentration au centre.


Ce long article comprend également un lexique de l'usager 2.0, un point juridique sur le Web 2.0 et 2 mini-interviews : Benjamin Rosoor (gérant de Web Report) sur la question de la qualité des contenus et Claire Decroix (animatrice à l'Echangeur Bordeaux Aquitaine) sur le thème des outils de travail collaboratifs (blogs, wikis) pour les PME et TPE. Des références complémentaires au dossier Web 2.0 figurent en ligne à cet URL.

"L’expression «Web 2.0» a commencé à circuler sur internet il y a bientôt deux ans; elle formalise le sentiment qu’après la période initiale de la bulle internet et des désillusions engendrées par son éclatement, une deuxième période aurait commencé, fondée sur des bases à la fois technologiques, sociales et économiques différentes. Le concept comme l’étiquette ont désormais largement débordé de la sphère spécialisée, y compris dans le monde «réel» où apparaissent des services estampillés 2.0, pour peu qu’ils aient une dimension communautaire ou participative – certains y voient une révolution encore plus profonde, de nature à transformer nos sociétés : n’a-t-on pas récemment organisé une conférence «Politique 2.0»? Le présent dossier s’attache à remettre cette évolution en contexte, à en cerner les composantes techniques et sociétales, en un mot : à faire le point avant que ne s’ouvre la prochaine étape, que certains se sont empressés de baptiser… web 3."

lundi 30 avril 2007

T'es où? Internet, téléphonie, jeu vidéo. Pratiques des enfants et adolescents

C'est un petit livre qui tient dans la poche avec des mots d'enfants et d'adolescents d'aujourd'hui sur l'Internet, la téléphonie portable et les jeux vidéo ; des phrases issues d'entretiens, de forums sur la santé, prononcées dans des Espaces Publics Numériques (EPN) ou dans des discussions de familles... Des mots qui font réfléchir, naître la discussion comme le décrit l'avant-propos :

"Quelle place les technologies de l'information, de la communication et des loisirs numériques occupent-elles dans notre vie quotidienne ? Qu'en faisons-nous ? Quelle influence ont-elles sur notre pensée, nos façons d'être, nos relations ? En particulier entre générations ? Quelles réponses apportent-elles à nos désirs, à nos peurs ? Comment modifient-elles nos représentations du monde ? Quelles nouvelles questions font-elles émerger ?..."

C'est un petit bouquin qui met à côté de ces témoignages d'adolescents, des phrases en écho de jeunes adultes, animateurs et animatrices d'EPN, enseignants, salariés de l'Information Jeunesse d'Ile-de-France et du CIDJ.

Comme un effet de miroir, Maxence Rifflet, talentueux photographe récemment récompensé aux Rencontres d'Arles fait prendre la pose à ces jeunes dont les expressions sur les nouvelles technologies font sens.

C'est un bel ouvrage. Il est intitulé "T'es Où ?", un recueil supervisé par le Ministère de la Jeunesse, des Sports et de la Vie Associative qui vient de paraître, après un an de travail, et diffusé à 10 000 exemplaires en France dans le Réseau d'Information Jeunesse. Un livre d'Art qui n'est pas vendu mais qui se garde précieusement comme mille et un mots et des milliers de pixels apposés sur ces outils technologiques que les jeunes apprivoisent.

Quelques témoignages tirés de ce livre :

"L'informatique ? On n'a pas appris, on a essayé."
Romain, 14 ans

"Internet, c'est tellement grand que j'ai toujours peur de trouver des choses horribles."
lenaig_ewilan, 14 ans

"La difficulté avec Internet, c'est qu'il faut savoir ce que l'on cherche pour savoir ce que l'on veut."
Alex, 17 ans

"Les parents disent souvent : "Internet, je ne comprends pas bien, mais je l'ai pris pour que mes enfants réussissent à l'école."
Fabrice, 26 ans

"Je fais tout comme avant, sauf que je fais Internet en plus."
Clément, 14 ans

"Je ne me suis jamais engueulée autant qu'avec MSN!"
Hélène, 15 ans

"Pour les accros, des fois, la fille passe après la console ou l'ordi. Et ça, ça craint sérieux."
Dark sly, 18 ans

"Je l'ai inscrit dans un espace numérique labellisé par l'Etat pour qu'il soit protégé par l'Etat."
Sayda, 55 ans

"J'ai peur que quelqu'un sache ce que je cherche sur le Net."
California, 16 ans

"J'aime pas kan lordi beugg."
Boudchou57, 12 ans

"Avec Internet, je suis dans une certaine solitude tout en n'étant pas seule!"
Fiona, 16 ans

Renseignements sur ce livre : Pierre Bressan (pierre.bressan@jeunesse-sports.gouv.fr) ou Pascale Monrozier (pascale.monrozier@jeunesse-sports.gouv.fr).

Michel Serres et les enjeux scientifiques des prochaines années

Il y a chez Michel Serres cet accent inimitable, cette volonté d'expliquer, de dire et d'argumenter, d'expliquer les possibles et les évolutions de notre monde. 

Michel Serres est interviewé par Xavier Lacavalerie dans l'édition du 28 avril de l'hebdomadaire Télérama avec un regard posé sur les savoirs et les sciences ; extrait sur les enjeux scientifiques des années à venir :

"Avec l’atome, la pénicilline, la pilule, Internet, les grands enjeux de ces cinquante dernières années furent de l’ordre du savoir. Peut-on aujourd’hui répondre enfin aux deux questions fondamentales que nous nous posons depuis toujours : qui sommes-nous ? et d’où venons-nous ? Oui : grâce à la biochimie, à la physique, à la paléoanthropologie. Mais je ne peux prévoir dans quelles directions les découvertes à venir vont s’orienter. Ce que je sais, c’est qu’aucune institution, aucun politique ne tient compte de l’immense savoir que nous avons acquis. Au point que je reformulerais votre question, en demandant : savez-vous qui sont aujourd’hui les décideurs ? Sans doute ne sont-ils pas ceux que l’on croit, sans doute ne sont-ils pas ce que la société du spectacle donne à voir, à grande lumière et bruit étourdissant. La nouveauté arrive toujours sur des pattes de colombe..."

dimanche 29 avril 2007

Wikipédia, le rêve de Diderot? dans Philosophie Magazine et colloque sur Wikipédia en octobre à Paris

Philosophie Magazine du mois de mai 2007 consacre sous la plume du journaliste Marc Fernandez un article de 6 pages au modèle encyclopédique proposé par Wikipédia : "Wikipédia, le rêve de Diderot ?".

ll y conte l'histoire de ce que certains nomment une "base de connaissances", d'autres une "encyclopédie", d'autres encore un "ensemble de ressources" et donne la parole à des auteurs et acteurs du projet Wikipédia (passés et actuels) sur l'épineux sujet de la validité et du statut des articles figurant sur Wikipédia.


On apprend au cours de ce papier l'organisation prochaine à Paris d'un colloque sur Wikipédia : les 19 et 20 octobre 2007 à la Cité des Sciences et de l'Industrie ; extrait :

"Déjà, en décembre 2004, au sujet de ce que devrait être un article "encyclopédique", un des contributeurs, surnommé Caton, a affirmé, sans craindre l'ironie, qu' "au fond, Wikipédia renseigne sur les oeuvres que Descartes a écrites comme on peut se renseigner sur des horaires de train" : (...) On peut très bien avoir beaucoup d'informations, et être néanmoins au degré zéro de la connaissance (...). C'est pourquoi le danger de toute encyclopédie est de sombrer dans l'insignifiance et le vide culturel. L'information pour l'information est l'opposé de l'instruction, du savoir et de l'amour de la connaissance."

Le débat fait rage, y compris au sein de la communauté. Pour tenter d'y répondre, Wikimédia organise, en octobre prochain, à la Cité des Sciences et de l'Industrie à Paris, un colloque "Wikipédia et les experts".

"C'est un problème inextriquable, admet Barbara Cassin. Si l'on instaure un comité scientifique, on dénature l'instantanéité du projet. Malgré ses inconvénients, l'information qu'offre Wikipédia a cet avantage de ne pas être orpheline : elle cite des sources, renvoie à des liens, etc. Si l'on s'en sert comme d'un point de départ qui nous permette de tirer un fil pour entamer une recherche, alors c'est parfait. Maintenant, est-ce qu'à partir de là, vous avez assez de matériau pour en faire un usage intelligent ? C'est une question qu'il leur faudra affronter pour poursuivre cette magnifique aventure."

lundi 9 avril 2007

Moovement.fr et Wanajob.com, la recherche d'emploi à la mode Google et RSS

La bataille est relancée sur le front de la recherche d'emploi sur Internet. Jusqu'à maintenant, les job boards, ces sites Internet spécialisés sur l'emploi qui centralisent des annonces avec une recherche multi-critères tiennent le haut du pavé. Une petite révolution tranquille a été amorcée en France il y a quelques jours, avec l'apparition de moteurs de recherche d'emploi dépouillés "façon Google" où les demandeurs d'emploi n'ont pas à s'inscrire, où l'on va directement à l'information demandée à partir d'une demande formalisée avec 2 champs : emploi recherché et localisation. Ces moteurs permettent de générer des flux RSS en fonction des emplois recherchés. En compétition donc, deux moteurs de recherche d'emploi : Moovement.fr et Wanajob.com.

Moovement.fr (lancé par Richard Menneveux et Jacques Froissant) demande à formaliser sa recherche par un intitulé de poste et une localisation. Pour un début, on peut regretter le manque d'explication de la syntaxe à adopter pour une recherche avancée. Il est en effet tout à fait possible de rechercher un même intitulé de poste dans des lieux différents. Les résultats s'affichent par pertinence ou par date (à la mode de Google Actualités). Il est pour le moment impossible d'obtenir des résultats par numéro de département. Sans doute des améliorations à venir... En revanche, chaque recherche peut être conservée en mémoire et générer un fil RSS pour éviter de visiter systématiquement le moteur pour une recherche similaire dans le temps.

Wanajob.com permet de lancer une requête sur le même principe en introduisant la notion plus large de mot clé (le mot "internet" figurant dans l'intitulé ou le descriptif de l'annonce par exemple) et en reconnaissant les numéros de département. Là encore, pas d'explicitation sur la méthodologie à adopter pour une recherche avancée. Dans les résultats, de nouveaux tris sont possibles (à la mode du moteur de recherche Exalead) particulièrement pertinents : communes, date de publication, diplômes ou fonction, types de contrats, salaire mensuel et types d'emploi. Chaque recherche peut être sauvegardée avec un fil RSS propre.

Ces moteurs de recherches d'emploi seront-ils largement adoptés par les internautes dans les années à venir ? Tout le laisse supposer. Aux Etats-Unis, des moteurs de recherche d'emploi à la mode Web 2.0 ont déjà fait leur apparition depuis plusieurs mois : Juju.comIndeed.com ou encore SimplyHired.com. Ils ont pour trait commun de proposer un module de recherche avancée et d'annoncer le nombre d'offres d'emploi parcourus. Ils se différencient pourtant avec des plus singuliers : SimplyHired permet de diffuser simultanément un même CV à plusieurs job boards ; Indeed a adjoint un forum à son moteur ; Juju permet de rechercher un emploi dans une zone définie en miles autour d'une ville.

En Amérique du Nord, Monster, géant des job boards sur Internet, a déjà réagi, en simplifiant sur sa page d'accueil, son moteur de recherche et en le rendant plus convivial.

Sur ce sujet, lire l'article de Corinne Zerbib pour Jobetic : "Les offres d'emploi enfin 'googlisées'" (5 avril 2007).

Machine omnipotente et polymorphe

David Kuhn, dans son éditorial de l'édition d'Avril 2007 du magazine Carrefour Savoirs, de la chaîne de magasins Carrefour, montre une vision globalisante du multi-média ; "un pour tout" en quelque sorte :

"La révolution numérique que nous sommes en train de vivre, celle qui regarde en "haut" (vers la haute définition et le haut débit) est avant tout une révolution des moeurs. Elle tend à améliorer votre quotidien via un concept simple : le tout en un. En 2007, l'ordinateur est devenu l'assistant personnel de nos existences, le téléphone est devenu son pendant nomade et, pour assurer le divertissement domestique (télévision et Internet), une simple "box" suffit. La machine est devenue omnipotente, polymorphe..."

mardi 3 avril 2007

Google par Jacques-Alain Miller, Mythologie 2007

Dans son édition du 15 au 21 mars 2007 (n°2210), Le Nouvel Observateur fête les 50 ans du livre culte de Roland Barthes : Mythologies. Le magazine a demandé a des personnalités de faire une liste des mythologies d'aujourd'hui et de les expliciter. Le philosophe et psychanalyste Jacques-Alain Miller, auteur du "Neveu de Lacan" (Verdier) y dresse un portrait au vitriol de Google.

"Google est l'araignée de la Toile. Il y assure une métafonction : celle de savoir où est le savoir. Dieu ne répond pas ; Google, toujours, et tout de suite. On lui adresse un signal sans syntaxe, d'une parcimonie extrême ; un clic, et... bingo! C'est la cataracte : le blanc ostentatoire de la page se noircit soudain, le vide se renverse en profusion, la concision en logorrhée. A tous les coups l'on gagne.

Organisant la Très Grande Quantité, Google obéit à un tropisme totalitaire, glouton et digestif. D'où le projet de scanner tous les livres ; d'où les raids sur toutes les archives : cinéma, télévision, presse ; au-delà, la cible logique de la googleïsation, c'est l'univers entier : le regard omnivoyant parcourt le globe, tout en convoitant les petites unités d'information de tout un chacun. Confie-lui ton fatras documentaire, et il mettra chaque chose à sa place - et toi-même par-dessus le marché, qui ne seras plus, et pour l'éternité, que la somme de tes clics. Google "Big Brother" ? Comment ne pas y penser ? D'où la nécessité pour lui de poser en axiome sa bonté foncière.

Est-il méchant ? Ce qui est sûr, c'est qu'il est bête. Si les réponses foisonnent à l'écran, c'est qu'il comprend de travers. Le signal initial est fait de mots, et un mot n'a pas qu'un seul sens. Or le sens échappe à Google, qui chiffre, mais ne déchiffre pas. C'est le mot dans sa matérialité stupide qu'il mémorise. C'est donc toujours à toi de trouver dans le foin des résultats l'aiguille de ce qui fait sens pour toi.

Google serait intelligent si l'on pouvait computer les significations. Mais on ne peut pas. Tel Samson tondu, c'est en aveugle que Google tournera sa meule jusqu'à la fin des temps."

lundi 2 avril 2007

Fernando Savater, Internet et la liberté de la connaissance

Le philosophe espagnol Fernando Savater est un penseur libre, d'abord soucieux d'éthique. Son best-seller demeure Ethique à l'usage de mon fils (Points Seuil). Fernando Savater s'exprime dans le magazine Médias (n°12, Printemps 2007) sur la philosophie et les médias. Extrait de l'entretien avec un passage sur Internet :

"C'est une chose de produire de la liberté d'expression, c'en est une autre d'accéder à la liberté de la connaissance. Cette dernière est plus importante que le fait d'écouter les gens s'exprimer sans que ce qu'ils nous racontent nous intéresse vraiment. Quelques-uns de mes étudiants ont créé un site Internet. Pour en faire la publicité, ils m'ont interviewé. Répondant à une de leurs questions semblable à la vôtre, j'ai expliqué que les blogs nécessitaient beaucoup de discernement pour faire la part de l'information et de l'arbitraire. Quelques jours après avoir mis cet entretien en ligne, mes étudiants ont reçu une volée de e-mails indignés : je prônais une attitude élitiste en soutenant qu'il y avait des opinions vraies et d'autres qui ne le sont pas. Mon argumentation allait à l'encontre de l'idée que, comme tout le monde a le droit de s'exprimer, tout le monde a raison. Les blogs favorisent, en effet, l'expression mais aussi l'illusion que toute opinion est égale et intéressante.

Mon avis sur l'univers n'a strictement aucun intérêt, celui de Stephen Hawking, oui. C'est pourquoi je pense qu'on se méprend en voyant dans cette technologie un progrès pour l'éducation. On dit qu'on va installer un écran connecté à chaque pupitre. C'est une bonne chose, comme le fait que chaque élève ait de quoi écrire. Sauf qu'Internet n'éduque pas, il nécessite même une éducation préalable. Pour un érudit, c'est un outil merveilleux. Si vous êtes versé dans la philosophie orientale, vous pouvez partager votre passion avec d'autres connaisseurs, échanger des informations, apprendre. Mais si vous n'y connaissez rien ou si vous êtes peu formé, vous ne recevrez que de la publicité, c'est-à-dire 90 % de ce qui transite sur le Net. Il n'est pas donné à n'importe qui de trier dans le flux d'informations, de savoir les analyser et les hiérarchise. (...) Nous voulons savoir tout ce qui se passe et nous avons la possibilité de le faire. C'est une sorte de vertige maladif de la connaissance."

dimanche 1 avril 2007

Formation MySpace : informer, créer, diffuser et distribuer sur Internet avec MySpace

Je modélise et conduis une nouvelle formation MySpace au centre de compétence Technofutur TIC à Gosselies (Charleroi, Belgique) dès juin prochain intitulée : "Informer, créer, diffuser, distribuer et échanger sur Internet avec MySpace". Cette formation MySpace vise par la pratique à créer son MySpace, à l'animer et à valoriser ses activités via cet immense portail d'échanges mondiaux.

Présentation

Aujourd’hui, MySpace ( http://www.myspace.com et http://fr.myspace.com ) est la plateforme communautaire de personnes la plus importante au monde en nombre sur Internet avec plus de 140 millions de membres dont plus d’un million de francophones.

Contenu de formation MySpace

Si les MySpace personnels foisonnent, les artistes, les créateurs, les associations (ou ASBL) et le monde de l’entreprise investissent de plus en plus MySpace dans leur stratégie de diffusion et/ou de distribution de leurs productions, en mettant en place des actions de marketing viral, en favorisant le lancement et l’animation de groupes par affinités, ou en partageant avec d’autres personnes, que l’on nomme « amis » sur MySpace.

Plateforme de réseaux sociaux sur internet par excellence, cette formation propose de découvrir MySpace et ses trucs et astuces, en créant concrètement son MySpace.

Principaux points abordés lors de la formation MySpace

- Création et personnalisation de son MySpace avec intégration de photos et images, insertions de vidéos, diffusion et partage de musique,
- Personnalisation de la mise en page et de son profil sur MySpace,
- Construire et entretenir son/ses réseaux d’amis via les invitations, les groupes, les bulletins, les évènements et la messagerie instantanée MySpace,
- Exemples liés au monde de l’entreprise mettant en avant les potentialités d’utilisation des MySpace en termes de webmarketing viral, buzz marketing via MySpace, communication, publi-information, marketing de fidélisation, intermédiaires d’intérêts.

Le plus

En fin de session, sera abordé le phénomène de nouvelles plateformes de micro-communautés sociales sur internet comme Ning ou des réseaux métiers.

Ce qu’ils disent de MySpace

"Certains détaillants en ligne s’aventurent sur le territoire de MySpace. Evogear, qui vend des planches de snowboard et de l’équipement sportif, a permis à ses clients d’afficher leurs photos à côté de leurs commentaires sur le produit qu’ils évaluent. 25 % des opinions maintenant incluent des images.
"Dès que les photos sont publiées sur notre site Internet, les clients passent le lien à leurs amis et cela représente une autre forme de marketing, » dit Nathan Decker, le directeur d’e-commerce à Evogear, basée à Seattle.""

- Article "Les détaillants s’inspirent de MySpace" (dans Business Week du 22 février 2007).

"MySpace permet de contourner le parcours classique de construction d’une carrière. C’est un capteur de tendances et un lieu de découverte d’artistes."
- Le couturier créateur de mode Jean-Charles de Castelbajac (dans Le Nouvel Observateur du 15 février 2007).

"Le fonctionnement de MySpace correspond à ce que recherchent les professionnels et du marketing d’aujourd’hui."
- Erick Viollet, responsable du développement new media et digital group chez Sony-BMG (dans Le Monde du 8 janvier 2007).

"La vraie nature de la liberté sur MySpace pour ses utilisateurs générateurs de contenu, c’est aussi ce qu’il y a de plus difficile à comprendre et peut bouleverser l’approche de la communication par des  marques traditionnelles. Cela permet à MySpace de faire des choses pour des marques plus convaincantes qui ne peuvent pas s’exprimer ailleurs."
- Mark Naples, consultant en marketing Internet et affaires publiques (dans iMedia Connection, le 5 juillet 2006).

Jacques Attali : l'Art à l'heure du numérique

Dans son édition du 22 au 28 mars 2007 (n°2228), Le Nouvel Observateur a proposé un débat entre Jacques Attali (essayiste, biographe, perspectiviste ; plus récent ouvrage : Une Brève histoire de l'avenir, chez Fayard) et Denis Olivennes (actuel PDG de la FNAC qui vient de publier : La Gratuité, c'est le vol. Quand le piratage tue la culture) sur le thème : "La gratuité va-t-elle tuer la culture ?". Intéressants propos de Jacques Attali sur le devenir de l'Art à l'heure du numérique :

"Le virtuel va provoquer la naissance d'une économie de l'art radicalement nouvelle. Bientôt, les gens disposeront de logiciels de composition musicale permettant de créer facilement, ensemble, en mêlant la mélodie de l'un, le rythme de l'autre, l'orchestration d'un troisième, venus de partout dans le monde. Quand des millions de gens composeront ainsi, ils n'imagineront rien d'autre que le plaisir de créer ensemble, d'échanger, d'écouter, de s'inspirer. L'argent se gagnera sur des logiciels et des instruments de musique et presque plus du tout sur le CD, qui disparaîtra. Le livre résistera un peu plus longtemps : jamais l'industrie de la musique n'a réussi à inventer un objet aussi magique que le livre. (...)

Il va y avoir l'émergence d'oeuvres d'art, comme à chaque période, adaptées au nouveau modèle, qui passeront pour l'essentiel par le mélange des arts les plus éloignés en l'apparence. On le voit déjà avec l'art de la danse, qui est en train de se confondre avec la sculpture, les spectateurs façonnant des formes et les animant comme des marionnettes, mêlées à des danseurs vivants. Ce qui est aussi en train d'apparaître aujourd'hui, c'est par exemple la nécessité d'oeuvres courtes. Un exemple particulièrement rentable et artistiquement douteux : les musiques de sonnerie de téléphone. Le premier producteur de musique en Corée est le France Télécom coréen!

Ces objets nomades à la fois téléphone, vidéo, ordinateur, etc., mais aussi lecteurs de textes vont devenir universels. On verra par exemple l'émergence d'une littérature du feuilleton court, du clip, de nouvelles formes d'écriture, d'images, de cinéma. On écrira des feuilletons de 15 lignes avec des épisodes, qui correspondent tout à fait à l'air du temps. Le SMS en est un premier signe : on va vers ce qu'on pourra appeler un "e-haïku"."

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