Jean-Luc Raymond

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

Tag - solidarite

Fil des billets

mercredi 6 septembre 2006

Noé Magazine, magazine trimestriel sur l'engagement individuel, la protection de l'environnement et la solidarité en projet

Yves Vilagines (ex-chef de service de Courrier Cadres hebdo et ex-rédacteur en chef d'Influx, feu magazine de société sur les nouvelles technologies qui constituait une vraie référence de mise en perspective sur les pratiques liées à l'internet) lancera début 2007, Noé Magazine, un trimestriel sur l'engagement individuel, la protection de l'environnement et la solidarité ; une initiative au coeur des préoccupations actuelles. Souhaitons que le sujet de la solidarité numérique soit présent dans les pages de cette nouvelle publication. Vous pouvez suivre l'aventure de ce projet de magazine via le blog de Noé magazine.


Source :

Bayle, Stéphane (6 septembre 2006). Stéphane Bayle : regards sur l'innovation (En ligne), Boulogne-Billancourt, Blog (Page consultée le 6 septembre 2006)

mercredi 2 août 2006

Robert Castel : La remontée de l’insécurité sociale, c’est aussi le retour de la vie “au jour le jour”

robertcastel.jpg

Robert Castel, sociologue, directeur d’études à l’EHESS et membre du Centre d’étude des mouvements sociaux (voir le site), consacre depuis plusieurs années, ses travaux à la pauvreté et aux précarités. Dans le dossier “La Société précaire” du numéro de février 2006 du magazine Sciences Humaines, il porte son regard sur la protection sociale ; extrait de cet entretien dont les propos ont été recueillis par Xavier Molénat :

“Que pensez-vous de la transformation de la relation des services sociaux aux personnes aidées, avec l’introduction de notions telles que “contrat” ou “projet” ?

Je crois qu’on est dans une certaine ambiguïté. Cela peut avoir un aspect positif mais c’est aussi extrêmement dangereux parce que c’est demander beaucoup à ceux qui ont peu. Faire un projet n’est pas quelque chose que l’on demande tous les jours à quelqu’un qui est installé dans la vie. L’exiger de celui qui, comme le RMIste, a peu de ressources et des difficultés de tous ordres - c’est pour ça qu’il est au RMI! -, c’est prendre le risque que cela se retourne en culpabilité. Ou d’enfermer dans ce que François Dubet appelle la “norme d’internalité”, c’est-à-dire de réduire le travail social à une sorte de dialogue d’accompagnement des gens en difficulté. Alors que si ces gens sont en difficulté, c’est avant tout parce qu’ils manquent de ressources et de droits.

D’autant que la précarité est aussi un rapport au temps. Car pour maîtriser l’avenir, il faut une certaine stabilité du présent. Les droits constitutifs de la propriété sociale permettent de planifier sa vie. Si on en est privé, on est obsédé par le présent sans savoir de quoi demain sera fait. La remontée de l’insécurité sociale, c’est aussi le retour de la vie “au jour le jour”, qui était la condition générale de la plus grande partie du peuple au XIXe siècle, et donc à nouveau le risque de ne pas avoir les éléments de maîtrise de son destin social.

Beaucoup de difficultés actuelles peuvent ainsi se lire en terme de transformation du rapport au temps. La conception que nous pouvions avoir de l’avenir, il y a trente ans, avec la croyance assez générale que demain serait meilleur qu’aujourd’hui, permettait de se projeter. Le salarié pouvait par exemple accéder à la propriété, faire ses emprunts sur dix ans parce qu’il avait la quasi-certitude que dix ans plus tard il travaillerait encore et que son salaire aurait augmenté… Il pouvait maîtriser son avenir.

Comment le salarié qui, aujourd’hui, prend son contrat nouvelle embauche (CNE) et peut être licencié du jour au lendemain, peut-il penser sa vie dans trois ans, voire dans six mois ou dans quinze jours ? C’est aussi cela la précarité.”


Source :

Molénat, Xavier (février 2006). “Robert Castel, sociologue : Repenser la protection sociale”, Sciences Humaines, n°168, p.43

dimanche 18 juin 2006

Morts de la rue : pour la mémoire, pour ne pas oublier

mort.jpg 

Journaliste spécialisé nouvelles technologies depuis bien des années (il a fait partie de l'aventure de feu le génialissime Transfert en version papier et électronique), Jean-Marc Manach vient de publier sur son blog une nouvelle information sur le collectif Morts de la rue, une initiative qui rompt l'indifférence en publiant l'identité des personnes décédées dans la rue à partir de cette page (personnes isolées accompagnées au cimetière parisien de Thiais depuis 2004) :

"Ils ou elles avaient des amis, des familles, des parents ou des enfants.
Certain(e)s ont pu être accompagné(e)s jusqu'à leur mort.
Dans de nombreux cas, famille, amis, associations, ont organisé les funérailles ou y ont participé.
Bien d'autres restent dans l’ombre, à Paris ou en province.
Que ceux qui les connaissent nous le disent.

Le faire-part ne comprend que les Morts de la rue identifiés comme tels par le Collectif Les Morts de la Rue. La liste des morts accompagnés par le Collectif au Cimetière de Thiais grâce à la convention passée avec la Ville de Paris est désormais disponible sur le site Paris.fr".

Suite à la publication par Jean-March Manach d'une première liste des Morts de la Rue en décembre 2005, 4 personnes se sont signalées, ayant reconnu un proche ou un ami. Internet peut aussi être un outil au service de la dignité et de la mémoire. A noter qu'il existe un Collectif Morts de la rue à Bruxelles.

Source :

Collectif "Les Morts de la Rue"
Bureau : 25 rue Bouret 75019 PARIS
Tél. :  01 42 45 08 01 - Fax : 01.42.40.51.43 - Port. : 06.82.86.28.94
Courriel : mortsdelarue@free.fr
Siège : 19, rue Jean-Jacques Rousseau 75001 Paris

dimanche 7 mai 2006

Nidouillet, café des enfants social et solidaire à Caen avec 6 blogs pour expliquer et présenter le projet

nidouillet.png

Il y avait déjà le Cafézoïde à Paris qui est un modèle du genre. Alexandra Blanchon, maman d'une enfant de 6 ans, s'est inspirée de cette expérience réussie du café pour enfants associatif parisien pour créer à Caen (17 rue des Boutiques. Tél. : 06 12 96 87 88), un lieu de convivialité-café intitulé "Nidouillet" au sens social du terme où les enfants accompagnés des parents peuvent pratiquer des activités d'éveil conçues et élaborées ensemble dans le respect de règles comme la libre expression, la démarche participative, l'éco-citoyenneté, le commerce équitable…


L'idée d'Alexandra est née après la naissance de sa fille où elle s'est retrouvée avec d'autres mamans pour échanger sur leurs pratiques éducatives et artistiques. Ce déclic leur fera créer l'association Carte Blanche (animation des temps du midi à l'école). Alexandra va suivre dans la foulée une formation auprès de la couveuse d'entreprise de l'Université de Caen pour affiner son projet.


L'ARDES (Association Régionale pour le Développement de l'Economie Solidaire) l'a soutenu en 2004 pour la création d'un café des enfants nomade lors des journées du développement durable à Louvigny (Picardie) qui rencontre un grand succès et génère un partenariat avec une galerie d'art.


Le Café des Enfants "fixe" Nidouillet a vu le jour le 17 mars à Caen, dans le quartier de la Folie-Couvrechef. Alexandra a mobilisé 24000 Euros via des partenaires privés (Fondation Vinci, Fondation JM Bruneau) et publics (Direction Régionale Jeunesse et Sports, Ville de Caen, Région de Basse-Normandie) et a loué un local au pied des immeubles. Au 1er trimestre 2006, se poursuivent les travaux d'aménagement des locaux avant l'ouverture.


L'adhésion annuelle (1 Euro par enfant, 5 Euros par adulte) permet aux participants d'accéder au "bar" et aux activités libres en journée. Les associations du quartier participent à l'animation du lieu tout comme les parents qui imaginent des activités et partagent leur savoir-faire lors d'une matinée "boîte à outil". Ce sont les petites et grandes idées qui font fonctionner Nidouillet.


Solidaire "numériquement", le café pour enfants Nidouillet a décidé de ne pas créer de site internet mais de communiquer sur ses activités via un réseau de 7 blogs qui montre le dynamisme de la structure et son attachement à des valeurs d'expression et de transparence sur Internet :

- Nidouillet présente le programme d'activités et les nouveautés du café associatif pour enfants,

- Fonctionnement pour savoir comment marche le Nidouillet,

- L'Association qui propose en ligne les statuts de Nidouillet,

- Exposition et produits : "dans le café des enfants, les murs sont expos et un coin pour le commerce équitable et commerce artisanal",

- Le Journal des enfants : "tous les jours le lieu sera vécu par vous, par les enfants et nous, voici le journal semaine par semaine du Nidouillet",

- Des Partenaires : "le Nidouillet sans ses multiples partenaires n'existerait",

- et l'Histoire de l'aménagement de Nidouillet : La construction d'un lieu : "voici le Nidouillet qui se construit au jour le jour".


Sources :

Associated Press (3 avril 2006). “Un Café pour les enfants ouvert en France” [En ligne], Cyberpresse, Montréal, 1 p. (Page consultée le 7 mai 2006)

Zazial, Christiane (6 novembre 2003). “Un café pour les enfants : Le Cafézoïde”  [En ligne], France 5 Les Maternelles, Paris, 1 p. (Page consultée le 7 mai 2006)

jeudi 4 mai 2006

Cleveland City is starting a program of computer training for poor people

“Officials in Cleveland are starting a program Tuesday aimed at closing the digital divide in the nation’s poorest big city. Two computer-training centers are opening Tuesday as the first step in a $22 million program to make thousands of low-income residents computer proficient. Only half of Clevelanders have home Internet access, compared with 85 percent of people nationwide. Officials said the goal of the Computer Learning in My Backyard program is to certify 30,000 students in five years with computer skills that would be used in entry-level jobs.”


Cleveland Offers Computer Training To Poor, May 3, 2005 (NewsNet 5, Cleveland, Ohio).

page 4 de 4 -