Jean-Luc Raymond

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Tag - solidarite

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mardi 9 janvier 2007

Ecocitoyens et égocitoyens, Joël de Rosnay

Dans la revue Tandem (journal des sociétaires de la mutuelle MACIF), Joël de Rosnay, conseiller du Président de la Cité des Sciences et de l'Industrie de la Villette et perspectiviste, développe ses propos sur l'écocitoyenneté. Un regard sur le concept d'écocitoyen, le rôle de développement adaptatif régulé (expression qu'emploie Joël de Rosnay pour rebaptiser le développement durable) et les initiatives technologiques dans ce cadre ; extraits :

"L'égocitoyen, c'est chacun pour soi, l'écocitoyen, c'est chacun pour tous. Ceux-ci sont égoïstes, individualistes, utilisent leur voiture pour aller faire leurs courses à quelques centaines de mètres. Ceux-là ont une vision solidaire de l'évolution, de leur capacité à gérer et à contrôler leur environnement. (...)

(Quels sont, à votre avis, les recours technologiques vers lesquels s'orienter ?)

Il existe des innovations prometteuses dans le domaine des énergies alternatives et de nombreuses expériences, comme la "cheminée solaire", de l'ingénieur Jörg Schlaich, dans le désert australien. Cette cheminée de 1 000 m de haut, entourée d'une serre circulaire d'une surface équivalant à la moitié de celle de Paris, sera le plus grand édifice jamais réalisé par l'homme. En régime de croisière, elle produira 20 MW d'électricité, de quoi alimenter 200 foyers ou la totalité des besoins de la ville de Hobart.
Mais ce type de solution, intéressant du point de vue du rendement énergétique, ne peut être que local et de portée limitée.
Le plus significatif, je pense, ce sont les recherches sur la pile à combustible (PAC), qui n'est plus une innovation de science-fiction, car elle est utilisée en astronautique et en aéronautique. Pour que son développement se généralise, il faut que l'on soit capable de produire des versions "micro" pour les téléphones et les micro-ordinateurs, des versions "méso", des PAC domestiques en 20 et 50 kW pour les maisons et les voitures, et des versions "macro" pour alimenter des quartiers entiers."

lundi 8 janvier 2007

Démocratie participative locale sur Internet, recommandations pour les collectivités locales

En Espagne, sur leurs blogs, des acteurs de terrain des collectivités territoriales discutent autour d'idées, de suggestions et de conseils formalisés pour une démarche participative citoyenne en ligne des internautes. Ces articles qui se répondent les uns les autres, se complètent montrent des champs des possibles et traduisent avec des mots des recommandations pour une expression des citoyens sur Internet sur leurs préoccupations locales et dans un mode d'interaction avec les collectivités locales.


Dans cette perspective, le blog collectif Administraciones en Redes vient de publier un article dont la lecture est passionnante : "Conductas politicas para  para la participación ciudadana" ("Conduites politiques pour la participation des citoyens"). En voici une traduction personnelle condensée. Ces points de travail sont également précieux dans la conduite/gestions de projets collaboratifs en ligne ; un manifeste de la participation collaborative sur Internet :


"(version Wiki pour politiciens 2.0)


A toi, professionnel de la politique, représentant de la volonté populaire ou gestionnaire de services publics, qui croit que la démocratie est plus que de voter année après année, qui rêve d'un système dans lequel la politique est un peu plus qu'une dispute habituelle entre des partis, qui souhaite être utile à ta société et qui désire que cette société accorde une légitimité au travail des politiciens, aspirant-politicien 2.0, j'offre ce catalogue de conduites pour la participation des citoyens.Et, à toi, lecteur -mon semblable, mon frère !- je t'invite à corriger, à compléter cette lettre très particulière aux Rois Mages :


1. Participation signifie partager le pouvoir.
Donner une information n'est pas la même chose que d'offrir la possibilité de participer. Rassembler des informations n'est pas permettre une participation. La participation signifie aussi la prise de décisions. Il s'établira une société civile forte quand on ouvrira les processus de décisions à la participation des citoyens.


2. Écoute, écoute, écoute.
Il est probable qu'il existe déjà une conversation sur le sujet qui te préoccupe. Si la conversation existe déjà, on peut consulter ce qui est dit et repérer qui sont les protagonistes dans ce réseau de dialogue. Internet est un locuteur très important doté d'outils pour l'écoute : Technorati, BlogSearch, Del.ici.ous...


3. Si la conversation existe déjà quelque part, il est plus adéquat de ne pas l'initier (elle existe déjà, tu te rappelles ?), de la monopoliser (pour que réduire sa diversité ?), ni de se l'accaparer (tu ne pourras pas). Il suffit d'y participer. Avec le temps, peut-être deviendras-tu un noeud significatif du réseau conversationnel.


4. Quand la conversation n'existe pas, il faut se poser la question si cela vaut la peine de l'entamer. Si le sujet n'a pas été présent jusqu'à maintenant dans les conversations, peut-être que cela n'intéresse pas les citoyens. Comment les intéresser ? Les gens prennent part à des conversations qui s'avèrent proches d'eux, habituelles, faciles, naturelles et qui offrent quelque chose de tangible à améliorer dans leur vie.


5. Lie, relie, relie. Participe aux conversations des autres mais ne sois pas le leader de toutes les conversations. Il faut s'adapter aux conversations en se faisant petit, en escaladant pas à pas la connaissancedu sujet et il faut aussi avoir de la mémoire. Il n'y a pas de meilleure façon d'obtenir que quelqu'un s'intéresse à une thématique que de le proposer en démontrant que tu t'intéresses aussi à ce que proposent les autres.


6. Ouvre-toi au monde. Pense que dans une conversation, une institution n'est pas un interlocuteur. La conversation est une affaire de personnes. Tu devras prendre des risques. Il faudra prononcer des affirmations comme provisoires et les rectifier. Sois transparent. Il faut aussi réfléchir.


7. L'attitude fait tout dans une relation entre des personnes. Il ne faut pas tout gaspiller avec une attitude qui n'est pas compréhensible. Il faut avoir de l'humour, être persévérant, élégant, tolérant, agir avec constance. Sois un simple citoyen qui participe à une conversation, mon ami.


8. Ne te préoccupe pas trop du nombre de personnes qui prennent part à la conversation mais surtout à la quantité de bonnes conversations qui s'établissent. Prendre part à une conversation est un acte volontaire. Ne pas s'intéresser à comment empêcher qu'une personne fasse un mauvais usage du pouvoir ; prendre plutôt le soin de comment pouvoir faire pour que beaucoup de personnes fassent un bon usage du pouvoir. Les menaces sont toujours plus évidentes que les avantages parce que le changement fait peur.


9. Tu dois savoir qu'il n'y a pas d'obéissance aveugle, ni même borgne. Les participants aiment se différencier les uns des autres. Si le projet collectif n'implique pas que mon avis soit considéré, je ne peux pas croire au projet.


10. Les citoyens adultes méritent d'être traités comme tels. Ne sois pas paternel, ni maternel avec eux. Laisse-leur la liberté et la responsabilité. Ils prendront en charge ce qui les concernent. Ils peuvent se tromper. La participation implique le respect des participants.


11. Les destinataires des politiques publiques peuvent améliorer leur conception et leur implantation locale et, évidemment, trouver que les décisions suite aux discussions soient plus conformes à leurs désirs. Toutefois, n'espère pas à court terme que les résultats soient extraordinaires. Le principal est l'ampleur prise par la participation. Évaluer la participation peut la tuer avant que celle-ci grandisse réellement. Le premier objectif est de construire une Communauté active, avancer pas à pas vers une citoyenneté véritablement civique.


12. Enfin, il faut avoir en tête ces trois principes : (1) La mauvaise participation est contre-indiquée, parce qu'elle sème la méfiance et le découragement. (2) L'absence de participation est encore pire que la mauvaise participation. (3) Il est dangereux de faire passer comme participation la simple manipulation."

samedi 6 janvier 2007

Axel Honneth, les trois sphères de reconnaissance de l'individu

Le philosophe Axel Honneth (ex-assistant de Jürgen Habermas) est l'un des chefs de file de l'Ecole de Francfort et s'attache à une philosophie sociale qui insiste sur l'importance de la relation à autrui, à soi-même et au monde. Dans le numéro de décembre 2006 - janvier 2007 de Philosophie Magazine, il est interrogé par Alexandra Laignel-Lavastine sur la reconnaissance de l'individu et la lutte pour la reconnaissance ; extrait :

"Je distingue trois sphères de reconnaissance, auxquelles correspondent trois types de relation à soi. La première est la sphère de l'amour qui touche aux liens affectifs unissant une personne à un groupe restreint. Seule la solidité et la réciprocité de ces liens confèrent à l'individu cette confiance en soi sans laquelle il ne pourra participer avec assurance à la vie publique. La deuxième sphère est juridico-politique : c'est parce qu'un individu est reconnu comme un sujet universel, porteur de droits et de devoirs, qu'il peut comprendre ses actes comme une manifestation - respectée par tous - de sa propre autonomie. En cela, la reconnaissance juridique se montre indispensable à l'acquisition du respect de soi. Mais ce n'est pas tout. Pour parvenir à établir une relation ininterrompue avec eux-mêmes, les humains doivent encore jouir d'une considération sociale leur permettant de se rapporter positivement à leurs qualités particulières, à leurs capacités concrètes ou à certaines valeurs décrivant leur identité culturelle. Cette troisième sphère - celle de l'estime sociale - est indispensable à l'acquisition de l'estime de soi, ce qu'on appelle le "sentiment de sa propre valeur".

Si l'une de ces trois formes de reconnaissance fait défaut, l'offense sera vécue comme une atteinte menaçant de ruiner l'identité de l'individu tout entier - que cette atteinte porte sur son intégrité physique, juridique ou morale. Il s'ensuit qu'une des questions majeures de notre époque est de savoir quelle forme doit prendre une culture morale et politique soucieuse de conférer aux méprisés et aux exclus la force individuelle d'articuler leurs expériences dans l'espace démocratique au lieu de les mettre en actes dans le cadre de contre-cultures violentes."


A lire : La Société du mépris. Vers une nouvelle théorie critique par Axel Honneth (aux Ed. La Découverte, octobre 2006),

jeudi 4 janvier 2007

Guide solidarité Paris 2007 publié sur Internet

Vademecum indispensable des dispositifs d'aide aux personnes en situation d'exclusion, le Guide Solidarité Paris 2007 vient de paraître. Ce livret édité chaque année par la Mairie de Paris apporte des réponses concrètes en orientant les personnes en difficulté vers des structures, des lieux d'accueil et d'aide sociale spécialisées pour favoriser une réinsertion.


Le guide comprend des rubriques identifiées par des pictogrammes signifiants portant différentes couleurs : S'orienter ; Chercher un hébergement ; Se nourrir ; Se réinsérer ; Se soigner ; Vivre au quotidien. Pour chaque adresse, sont mentionnés les services fournis et les horaires d'ouverture. Les lieux d'accès à internet sont également indiqués.


Le Guide Solidarité Paris 2007 est téléchargeable à cette adresse (64 pages, en .pdf). La rubrique Personnes en difficultés du portail Solidarités de la Mairie de Paris reprend le contenu du guide, point par point, pour une consultation sans téléchargement.

mardi 19 décembre 2006

Ecologie au quotidien en famille par Valérie, une publication alternative en ligne appréciée

L'édition 2006 du "Guide des médias alternatifs et des sources d'information différentes 2006" (édité aux Editions Le P'tit Gavroche, 3 rue des lilas, 69008 Lyon) mis à disposition sous un contrat Creative Commons, propose un annuaire d'une Presse différente, citoyenne, militante, préoccupée par des questions d'appropriation de l'information et de sa diffusion sous la forme papier et Internet.


De nombreuses initiatives sont présentées dont celle de Valérie, lectrice de la revue S!lence vivant à Lille, a décidé de créer un blog en janvier 2005, sur le thème de "l'écologie au quotidien, en famille", un blog très lu et alimenté avec soin chaque jour.

"Je désirais partager mon expérience de mère de famille en matière d'écologie. Mon énergie et ma motivation résultent du fait qu'agir pour les générations futures n'est pas pour moi une vaine maxime puisque je suis mère de trois enfants, institutrice et formatrice BAFA de formation.


Après, le succès de ce blog aidant, je suis sortie des thèmes centrés sur la famille et j'ai commencé à parler des sujets qui me tenaient à coeur. J'ai ouvert une revue de presse et un agenda. A 43 ans, j'ai plein de choses à dire! Puis les lecteurs m'ont demandé des compléments d'infos, posé des questions, d'où créations de nouvelles rubriques! Le blog explose mais bon pourquoi m'arrêter ? Et puis c'est convivial, on m'encourage même de l'étranger! Mon objectif aujourd'hui est d'informer et sensibiliser un maximum de gens!"


Son blog connaît assez vite un succès plutôt enthousiasmant : plus de 41 000 visites en 9 mois, soit environ 4500 par mois. Pour s'informer, Valérie avoue lire "énormément". "J'écoute les radios, je participe à un maximum de conférences, débats et n'étant pas timide, j'interpelle, questionne, m'informe! Je surfe, je recoupe, je vérifie, j'approfondis. Je marche à l'instinct, j'aime lever les lièvres : un sujet m'intéresse, je recherche infos, bibliographies, je contacte les personnes, associations pouvant me répondre. Plusieurs fois j'ai sorti l'info avant les officieux ou officiels!"


Quand on lui demande comment elle finance cette activité, Valérie répond qu'elle travaille en favorisant "la gratuité, faire sans but mercantile, sans échanges financiers. Je travaille pour le compte des enfants du futur. Libre de tout engagement, sans pression financière, sans patron, le rêve : faites comme moi!".

mardi 12 décembre 2006

InfoMIE.net, un portail utile, centre de ressource en ligne sur les mineurs isolés étrangers

Une initiative très intéressante qui vient d'être lancée : la mise en ligne du portail InfoMIE.net, centre de ressources sur les mineurs isolés étrangers, lieu d'échange d'information d'associations et d'institutions pour mieux comprendre la situation de ces jeunes sur notre territoire et offrir un site d'informations pratiques (textes juridiques, agenda, annuaire des acteurs associatifs et institutionnels, formation, actualité...). Le projet est soutenu par un collectif : le Comité pour les partenariats avec l'Europe continentale (Comité PECO) dont les praticiens interviennent dans le champ professionnel des mineurs isolés étrangers et dont le portail vise à créer une véritable communauté de pratique en ligne. A noter qu'il n'existe pas de centre de ressources non virtuel sur cette préoccupation bien réelle.

lundi 11 décembre 2006

Rue de la Solidarité à Paris, un projet de développement local du secteur de l'économie sociale et solidaire

La Mairie de Paris et l'O.P.A.C. innove socialement en lançant un audacieux appel à projets auprès des associations, des coopératives ou les entreprises inscrites dans le champ de l'économie sociale et solidaire pour créer une rue sur le thème de la Solidarité dans le 19e arrondissement de la capitale.
 

L'objectif est intéressant : il s'agit de rassembler dans des locaux d'activités en pieds d'immeuble des acteurs de l'économie solidaire au sens large avec un loyer adapté, leur permettant de créer une activité ou de développer un projet. Les structures retenues bénéficieront d'un écosystème local dans le même champ éthique et social favorisant le développement économique local.


Vous pouvez télécharger le dossier de candidature au format .pdf à partir de cette page. La date limite pour l'envoi du dossier est fixée au 12 janvier 2007. Renseignements complémentaires : Mairie de Paris, Délégation à la Politique de la ville et à l'intégration - 6, rue du département, 75019 Paris. Par courriel : sebastien.arvis@paris.fr .


Le quartier concerné :

"Le quartier Danube-Solidarité est situé à l'ouest du 19e arrondissement dans le quartier Amérique. A l'instar des territoires relevant de la politique de la ville, le secteur concentre certaines difficultés et souffre d'un certain enclavement. Composé de 5400 habitants, le quartier héberge majoritairement une population issue des classes populaires. Plus des trois quarts des logements relèvent du parc social, constitué d'un patrimoine qui conserve les traces des mutations urbaines successives et se distingue par la grande diversité de ses constructions.

La revitalisation des locaux d'activités en pieds d'immeuble est l'un des enjeux fort qui permettra de modifier le fonctionnement urbain et l'image de ce quartier. La ville de Paris et l'OPAC qui, depuis 2 ans, conjuguent leurs efforts pour favoriser l'installation d'associations souhaitent aujourd'hui diversifier les activités de la rue de la Solidarité en privilégiant la dimension économique pour les nouveaux projets d'implantation Les associations qui ont été installées jusqu'ici, proposent des activités ou services de proximité qui faisaient défaut auparavant (permanences écrivain public, CAF, Equipe Emploi Insertion, activités audiovisuelles, culturelles et sportives…) et contribuent en ce sens fortement au développement
local."

jeudi 7 décembre 2006

Richesse et pauvreté dans le monde, premier bilan des pôles de compétitivité, Homère à la BNF... (brèves citoyennes de clavier)

Un rapport des Nations Unies affirme que 2% de la population mondiale possède 50% des richesses mondiales. L'AFP, via Le Monde dit que 50% de la population possédait 1% de la richesse mondiale. Références : Communiqué de Presse de l'United Nations University : "Pioneering study shows richest 2 percent own half world wealth", l'étude en anglais avec des illustrations et liens, l'étude complète (en .pdf) : "The World Distribution of Household Wealth" et l'article de l'AFP via le quotidien Le Monde : "La moitié de l'humanité se partage 1 % de la richesse mondiale" (Via Roland Piquepaille).


La société Lexmark (imprimantes et consommables) lance une campagne sur Internet pour maîtriser les coûts d'impression et ainsi faire acheter moins de papier et donc sauvegarder des arbres ; avec le site Imprimez-moins comprenant des conseils et permettant de tester ses connaissances.


Dans sa lettre d'infos La Quinzaine, L'Association Emmaüs incite les personnes sans abri à voter en 2007 et à s'inscrire sur "les listes électorales avant le 31 décembre 2006 en vue des élections présidentielle et législatives". Renseignements sur le site Internet Service-public.fr avec le mode d'emploi "Inscription des personnes sans domicile fixe (SDF)". Jacques Deroo, auteur du livre "Salauds de pauvres" (voir aussi son blog) est interviewé dans 20 Minutes à ce sujet : "Sans-abri mais pas sans avis".


La Libre Belgique annonce le lancement par le ministre de l'Economie fédéral Belge, Marc Verwilghen, d'un portail Internet associant acteurs publics et partenaires privés "visant à mieux armer le consommateur contre les dangers des spams ou des e-mails indésirables"SpamSquad.be avec des régles de base et des conseils.


Premier bilan des pôles de compétitivité (mis en place au début de l'été 2005) dans le cahier central du magazine Industries du mois de novembre 2006 (téléchargeable ici en .pdf, 13 pages) : "Il s'appuie notamment sur l'expérience des quatre pôles mondiaux basés dans les deux grandes régions de l'Ile-de-France et de Rhône-Alpes."
En écho dans le Monde : "Les pôles de compétitivité souffriraient de leur "jeunesse"" : "Cette étude a été réalisée auprès de 158 acteurs (entreprises, gouvernance, centres de recherche et de formation) de quarante pôles de compétitivités, sur les soixante-six que compte la France." Lire le communiqué de Presse de KPMG (en .pdf).


La Bibliothèque nationale de France vient d'ouvrir le site Internet Homère, sur les traces d'Ulysse consacré à l'Iliade et à l'Odyssée. "Ces premières œuvres de la littérature occidentale, imprègnent notre imaginaire ; c'est le monde fabuleux des dieux, des héros et des monstres, mais c'est aussi celui de lieux bien réels, d'objets archéologiques et d'œuvres artistiques ; c'est surtout le creuset de toutes les formes de notre littérature, le récit métaphorique de toute aventure humaine."


Culturel, le projet photographique "Vu en ville" explore l'urbain ("collection de signes donc presque devenus insignes, invisibles aux yeux des citadins dans un espace public surchargé ou négligé").


Le quotidien économique La Tribune lance des fils RSS pour suivre l'actualité société par société ; la liste étant impressionnante (Via VTech).


Pédagogique : Dossier en 6 pages du Journal du Net sur les Interfaces utilisateurs ("Etat des lieux d'un domaine en mutation, porté par le développement du Web 2.0, de la mobilité et par la montée en puissance des serveurs vocaux interactifs"), "5 clés pour produire des contenus vidéos pour son site" (toujours pour le Journal du Net), "Créer une table des matières avec OpenOffice Writer" et "Installer SPIP sur un serveur distant" chez GénérationCyb, "Comment faire un site Web mobile" expliqué par ZDnet, des ressources en ligne pour les 3-6 ans (compilation d'une animatrice multimédia).


Mise à jour de l'article phare de Dave Pollard sur l'utilisation professionnelle des outils du Web social sous l'angle de l'utilisation (et non pas de la technique informatique) : "Social networking in business". Autre ressource actualisée (mais cette fois-ci en français) : "Mon listing Web 2.0" soit plus de 500 services Web 2.0 classés par catégorie.

mercredi 29 novembre 2006

Martin Roulleaux Dugage, Le prix de la confiance : guide pratique de l'entreprise en réseau, ouvrage téléchargeable gratuitement

Martin Roulleaux Dugage (directeur Knowledge Management Schneider-Electric) vient de publier sur son blog une version alpha (donc non finalisée) de 148 pages de son ouvrage "Le prix de la confiance : guide pratique de l'entreprise en réseau" téléchargeable gratuitement à cette adresse en .pdf (2,9 Mo).


Martin Roulleaux Dugage explore les changements dans le monde post-industriel, le présent de l'entreprise collaborative et décrit comment favoriser, faire émerger, gérer et analyser une communauté de pratique professionnelle active, figure émergeante de l'entreprise en réseau moderne.


L'auteur s'attarde également sur les 7 espaces présents dans une grande entreprise ou un structure importante et donne des clés pour réussir une transformation managériale induite par l'utilisation de plus en plus prégnante des Technologies de l'Information et de la Communication où le leadership devient foncièrement collaboratif.


Ce livre concerne bien au-delà de la cible d'un lectorat de managers attentifs aux changements liés au multimédia dans l'entreprise. Il pose des jalons pour les personnes s'intéressant aux phénomènes de communautés de pratiques et d'échanges de flux de connaissances au sein de l'entreprise. Il délivre des grilles de lecture et, en filigrane, un guide pour agir au sein même de l'organisation dans une approche en réseau.

"Le mouvement de transformation de l'entreprise est bien en marche. Il est porté par les nouvelles technologies du Net, et nous sommes encore loin d'en avoir saisi la portée. La mondialisation associée aux nouvelles technologies de communication, maintenant largement démocratisées, donne naissance à des formes nouvelles d'organisation adaptative. Des groupes de personnes se rassemblent et s'auto organisent en réseaux et en communautés, parfois planétaires, et sans rien demander à personne. Bien plus, ces communautés commencent à établir des connexions entre elles, comme autant de neurones d'un gigantesque cerveau mondial en devenir, se jouant des frontières de la géographie et des organisations. Ce réseau mondial d'intelligence collective en est encore à ses balbutiements, mais sa croissance est explosive, et son impact sur le monde du travail est déjà considérable. Quand on sait que la valeur d'un réseau s'accroît en principe comme le carré du nombre de ses connexions, il y a là quelque chose dont l'impact sur le monde du travail est comparable à celui de la météorite qui a tué les dinosaures. Si l’homme se met à externaliser ses fonctions cognitives, les organisations hiérarchiques et cloisonnées n’y survivront pas.

Il faut donc impérativement apprendre aux managers à reconsidérer l'universalité des pratiques de contrôle héritées de l'âge industriel et en adopter de nouvelles dans le but de développer la connaissance et susciter l'innovation. Il faut rééquilibrer le système traditionnel de management de l'entreprise, centré sur la recherche de productivité des structures, par un système complémentaire centré sur les espaces d'apprentissage et d'innovation. Ainsi, aux deux piliers actuels de l'organisation d'entreprise -les hiérarchies fonctionnelles et les équipes projet-, il faudra ajouter un troisième -les communautés- qui donnera aux entreprises les moyens d'une nouvelle croissance. Les entreprises qui survivront au 21e siècle seront celles qui auront su mettre en oeuvre les systèmes d'apprentissage les plus efficaces sur leur coeur de métier, et qui auront externalisé tout le reste."


En complément, Martin Roulleaux Dugage propose un fichier en .pdf sur le thème : "Dynamiques collaboratives au-delà des frontières : éléments de théorie et de pratique pour le développement de l'entreprise en réseau" issu d'une présentation sur la dynamique collaborative des réseaux sociaux et des communautés.

lundi 27 novembre 2006

Centre for Social Innovation à Toronto, l'innovation sociale collaborative en action

Ovni de l'innovation, lieu qui n'a pas encore d'autre équivalent dans le monde occidental, superbe idée mise en mouvement, le Centre for Social Innovation (Centre pour l'innovation sociale) réunit à Toronto (Canada), dans un même bâtiment, des structures d'innovations qui développent des approches créatives, entrepreneuriales et à des stratégies collaboratives s'intéressant à des thématiques sociales, culturelles, environnementales et économiques.


Sous la forme d'une entreprise sociale, le Centre for Social Innovation aide des porteurs de projets de l'innovation sociale (acteurs associatifs, entrepreneurs sociaux, artistes, animateurs de réseaux et artistes) qui croient à de nouvelles idées pouvant changer le monde. Cette organisation, unique en son genre, catalyse, informe, inspire et fournit son expertise à des initiatives sociales.


Le Centre for Social Innovation est un centre "communautaire" qui accueille des innovateurs sociaux au sens large du terme en leur proposant des espaces de travail, services partagés et une aide à l'incubation de projets en montrant ce qu'est l'innovation sociale (documentation, repérage des meilleures pratiques), en explorant de nouvelles idées, en expérimentant de nouvelles formes de collaboration, en apportant des solutions pratiques, de l'information et de l'aide organisationnelle aux innovateurs.


Le Centre for Social Innovation accueille actuellement plus d'une dizaine d'associations, fondations et entreprises sociales dans ses locaux et 6 structures en mode "virtuel" (hébergement de sites, bureaux virtuels...). Il comprend une bibliothèque et un répertoire de sites Internet sur la thématique du secteur associatif et caritatif.


Tout au long de l'année, le Centre propose un programme de séminaires et de formations à prix très réduit qui mettent en avant l'expertise des structures accueillies et permettent de formaliser des projets avec des acteurs locaux.


Ce "hub" de l'action sociale va s'agrandir dès février 2007 avec la mise à disposition aux innovateurs de 10 000 m2 d'espace pour créer, collaborer, échanger, se réunir et entreprendre. Un projet passionnant en plein développement.

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