Jean-Luc Raymond

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Tag - solidarite numerique

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vendredi 5 janvier 2007

Braille postal de Handicap Zéro, une carte de voeux transcrite en braille et envoyée gracieusement par courrier

Hier, des instants merveilleux vécus dans le dédale des transports en commun : un enfant de 4 ans et demi tout au plus (voyant) guidait son père aveugle en lui indiquant tous les obstacles de la ville avec des phrases construites et imagées, des mots précis ; témoignage filial d'une solidarité qui relie et lie plus que tout. Moment rare de vérité et d'entraide.


Aujourd'hui, découverte via le blog de Laurence Hamonic, d'une très belle initiative de l'association Handicap Zéro qui oeuvre depuis 1987 sur la thématique du droit à l'information pour les personnes aveugles, malvoyantes ou avec des difficultés visuelles.


En cette période de voeux, Handicap Zéro propose un service gratuit solidaire baptisé Braille postal qui consiste pour toute personne à pouvoir rédiger des voeux sur Internet par un texte en minuscules dans un formulaire disponible à cette adresse. L'association se charge ensuite d'imprimer ces voeux en braille et de les envoyer gratuitement par voie postale au destinataire de votre choix malvoyant, aveugle ou avec des difficultés visuelles que vous connaissez dans votre entourage.

Touitter (tendance 040)

La rubrique tendance, c'est un mot, une expression, un lieu, une chose comme reflet de notre temps, miroir de l'instant ou inscrit dans l'avenir, porteur de sens dans les circonstances dans lequel on le prononce, dans son champ énonciatif et contextuel. Mot, expression à suivre, objet utile ou inutile, lieu en devenir...


Selon le Blog à Ollie, Touitter c'est jouer avec l'application en ligne Twitter. L'auteur de ce blog donne quelques explications supplémentaires. "To twitter" en anglais signifie gazouiller. Twitter connaît un succès grandissant... Mais qu'est-ce que propose ce service ? Tech Bee dans un billet du 14 décembre 2006 résume ainsi la solution :

"Un service pour blogs, téléphones (par textos), IM (Gtalk, etc) qui permet de résumer en 150 signes ce que vous êtes en train de faire ou quelles sont vos profondes pensées du moment, pour le communiquer au monde entier ou à vos amis et connaissances (liste restreinte)".


Benoit Descary délivre une explication similaire sur le fait de touitter :

"Il s'agit de décrire en une phrase ou deux ce que vous faites en ce moment. Cette phrase est publiée sur votre espace Twitter et votre communauté d'amis pourra de cette façon suivre vos activités. L'intérêt de Twitter c'est qu'il ne limite pas uniquement vos communications à l'espace Web. Vous pouvez aussi vous servir de votre compte Jabber (GTalk) ou de votre téléphone portable. Lorsque vous envoyez un SMS sur votre compte Twitter, il sera aussitôt mis à jour. Votre communauté recevra aussitôt une notification de votre mise à jour par SMS, GTalk ou encore sur leur espace Web."


L'actualité du service Twitter peut être suivie sur le blog officiel de la solution en ligne.

jeudi 4 janvier 2007

Guide solidarité Paris 2007 publié sur Internet

Vademecum indispensable des dispositifs d'aide aux personnes en situation d'exclusion, le Guide Solidarité Paris 2007 vient de paraître. Ce livret édité chaque année par la Mairie de Paris apporte des réponses concrètes en orientant les personnes en difficulté vers des structures, des lieux d'accueil et d'aide sociale spécialisées pour favoriser une réinsertion.


Le guide comprend des rubriques identifiées par des pictogrammes signifiants portant différentes couleurs : S'orienter ; Chercher un hébergement ; Se nourrir ; Se réinsérer ; Se soigner ; Vivre au quotidien. Pour chaque adresse, sont mentionnés les services fournis et les horaires d'ouverture. Les lieux d'accès à internet sont également indiqués.


Le Guide Solidarité Paris 2007 est téléchargeable à cette adresse (64 pages, en .pdf). La rubrique Personnes en difficultés du portail Solidarités de la Mairie de Paris reprend le contenu du guide, point par point, pour une consultation sans téléchargement.

Génération participation (tendance 039)

La rubrique tendance, c'est un mot, une expression, un lieu, une chose comme reflet de notre temps, miroir de l'instant ou inscrit dans l'avenir, porteur de sens dans les circonstances dans lequel on le prononce, dans son champ énonciatif et contextuel. Mot, expression à suivre, objet utile ou inutile, lieu en devenir...


Consultant en marketing, Thierry Maillet, signe chez M2 Editions (236 pages), un ouvrage avec le titre : Génération Participation : de la société de consommation à la société de participation. Qu'est-ce que la Génération Participation (ou Génération P) ? Une expression employée dans le champ des affaires.

"Cette génération, qui est d'abord une classe de valeurs, plus qu'une classe d'âge, même si les moins de 25 ans qui ont grandi avec Internet et le téléphone mobile y sont prédominants (...) Un individu hypermoderne devenu un hyperconsommateur sollicité par l'hyperchoix".


Thierry Maillet définit l'émergence de cette génération participation entre 1995 et 2000, connectée et "friande d'échanges horizontaux sur le Web et le mobile", habituée à l'abondance de l'information et qui se satisfait de la valeur d'usage des outils ou produire sur leur "capacité à produire du rêve ou de l'émotion". La Génération P prend-t-elle le pouvoir de manière informelle sur le marché ? A priori oui, selon Thierry Maillet qui tient un blog thématique sur son ouvrage Génération Participation.


Thierry Maillet a proposé en juin 2006, une définition large de la Génération Participation : "Une nouvelle génération est en marche" :

"Enfants de la modernité (internet) cette nouvelle génération voit la vie en réseau car elle est consciente de l'amenuisement des ressources naturelles, qui ont permis, "l'individualisme possessif" de la société de consommation (essentiellement le pétrole, mère nourricière de la voiture et du plastique).
Obligés de penser la vie autrement, les membres de cette génération sont représentatifs des valeurs montantes, qui sont de plus en plus féminines, au sein des sociétés développées. Jeunes dans leurs têtes, ces individus qui peuvent avoir de 14 à 84 ans ont trouvé dans les nouvelles technologies le vecteur nécessaire. La Génération P n’est pas une classe d'âge mais une classe de valeurs.

La société de la participation est le fruit de la rencontre entre le monde ancien (saturation de la société de consommation et diminution des ressources naturelles constitutives de cette société) et les ferments de la société en devenir (le facteur technique de la puce numérique et son capital humain, la diffusion des valeurs féminines).

La réappropriation par chacun de la puce numérique, dans ses modes de vie comme de pensée, est la marque d'appartenance à la Génération P. La rapidité du mouvement engagé souligne en creux la réalité de la fracture numérique et l’importance cruciale à la combler."

mercredi 3 janvier 2007

Technologies de l'Information et de la Communication et productivité des entreprises industrielles

La lettre du SESSI (Service des Etudes et des Statistiques Industrielles, Ministère de l'Economie et des Finances) du mois de novembre 2006 (n°223) consacre ses 4 pages aux "Technologies de l'Information et de la Communication et la productivité des entreprises" avec le sous-titre "Des liens forts" (édition à télécharger ici en .pdf).


L'analyse microéconomique conduite vise à établir un rapport entre l'utilisation des nouvelles technologies et la productivité des entreprises de l'industrie. Plus les sociétés utilisaient déjà les technologies en 2002, plus les gains ont été importants sur la période 2002-2004 mais ceux-ci restent relativement faibles : une productivité supérieure de 4 % est mesurée dans les entreprises fonctionnant avec un progiciel ou d'autres outils logiciels avancés.

Il semble que l'accompagnement humain est un facteur clé dans la productivité car ce "différentiel atteint 11 % lorsque les sociétés disposent d'un extranet, d'un call-center ou d'un outil de visioconférence." On voit là que le facteur d'assistance à la personne et d'aide en ligne fait quadrupler la productivité. C'est donc la formation dans son aspect formel et informel qui joue un rôle majeur dans l'amélioration des performances des entreprises.


Fait important : "les entreprises dont plus de la moitié des salariés utilisent le courrier électronique en 2002 ont eu une productivité supérieure de 17 % en 2004." Cela signifie clairement que l'utilisation régulière de l'Internet dans ses fonctions basiques (dans l'entreprise ou à l'extérieur de celle-ci) signifient une "montée" en compétence significative pour les employés. Il serait intéressant de quantifier et de qualifier comment ces personnes ont appris à se servir d'un ordinateur et de fonctions/outils liés à l'Internet : Est-ce dans un cadre familial ou amical ? Est-ce dans un Espace Public Numérique ? Est-ce au sein de l'entreprise lors d'une formation ou via l'entraide entre collègues ?


Ces statistiques sont toutefois à prendre avec prudence car la productivité est sujette au jeu et à la conjoncture des marchés. Enfin, cette question du lien entre productivité et Technologies de l'Information et de la Communication (TIC) a été invalidée par l'économiste américain Robert Solow en 1987 avec son "paradoxe de la productivité" qui a montré que l'effet TIC dans les entreprises touche tous les aspects d'une entreprise à l'exception de la productivité.

mardi 2 janvier 2007

L'Observatoire des Inégalités propose un nouveau site avec un outil interactif de mesure et de comparaison sur les inégalités sociales

Le site Internet de l'Observatoire des inégalités fait peau neuve dès aujourd'hui avec une plus grande lisibilité offerte aux informations grâce à une hiérarchisation par sous rubriques (patrimoine, salaires, pauvreté...) et à une nouvelle thématique développée : l'Europe. En quelques années, ce site est devenu la référence sur la thématique des inégalités en France : actualité, compréhension du phénomène, recherche scientifique et références.


Avec cette nouvelle mouture du site, on assiste à une première en France : l'Observatoire des inégalités lance un nouvel outil interactif de mesure et de comparaison sur les inégalités sociales à partir de 250 tableaux, contenant plus de 3 500 données et permettant de sélectionner les informations chiffrées pour des catégories et des thèmes spécifiques, à l'intérieur de la base de données d'Inegalites.fr. Cet outil de comparaison unique en France a été développé spécialement pour l'Observatoire des inégalités par Julien Villalard, du réseau Moduloo.net.


Cet automne, Louis Maurin (directeur de l'Observatoire des inégalités, journaliste au magazine Alternatives Économiques) et Patrick Savidan (président de l'Observatoire des inégalités, maître de conférences en philosophie à l’Université Paris IV - Sorbonne) ont coordonné un remarquable ouvrage d'articles de spécialistes portant le titre "L'Etat des Inégalités en France - 2007" (chez Belin) déjà évoqué sur ce blog dans cette note.

dimanche 31 décembre 2006

Sites Internet et blogs à suivre en 2007

Voici une sélection de sites Internet et blogs (par ordre alphabétique) à suivre en 2007, en français, en anglais et en espagnol. Ils font avancer le monde, réfléchissent à notre présent, à l'avenir et se penchent aussi sur des solidarités numériques.


Collaboratif

Alpes solidaires : Portail exemplaire sur l'Economie Sociale et Solidaire à Grenoble et dans ses environs.

CaféBabel : Magazine européen en 7 langues avec du contenu créé par des rédactions locales et où les contributions sont les bienvenues.

IciLévis.com : Portail animé par les citoyens et citoyennes de Lévis au Québec. Impressionnant contenu informatif participatif pour une petite bourgade.

Numérique : Blog collectif, coopératif et collaboratif des Espaces Publics Numériques au Québec (les CAC). Montre l'utilité de ces lieux d'accès publics à l'Internet via les articles des animateurs multimédias salariés et bénévoles.

Webtrotteur St Maurice de Beynost : Smehene , Méliné et Naty sont trois adolescentes qui réalisent des interviews de personnalités et citoyens impliqués dans la commune de Saint-Maurice-de-Beynost dans l'Ain ; un beau projet local rafraîchissant.


En français

Christian Fauré : Réflexions philosophiques sur le monde d'aujourd'hui et sur la mémoire. Pour prendre de la distance sur notre vie quotidienne. Au passage, belle définition du Web 2.0 par Christian Fauré : "Une application Web 2.0 est un formulaire de saisie en ligne proposant des services adossés aux contenus saisis par les particuliers."

CoopLog : Porte le sous-titre/claim "le blog des technologies qui rassemblent". Fine analyse et mise en perspective des tendances de l'Internet, du Web 2.0 et des services où le contenu des utilisateurs prime ; ceci en des articles compacts.

Jobetic : Indispensable lecture que ce site collaboratif sur la recherche d'emploi sur Internet. A faire connaître autour de soi.

L'autisme ou communiquer autrement : "À vivre avec un enfant autiste, on apprend à voir la vie avec d'autres yeux" écrit en préambule de ce blog, la maman d'Antoine, qui, du Québec, décrit une vie marquée par les difficultés d'Antoine (rentrée des classes, la communication via des pictogrammes...) mais il y a aussi des moments de bonheur.

Les films de poche faits main : Producteur et directeur artistique, Matthieu Chéreau propose un fil d'actualités et de problématiques liées au film de poche (vidéo réalisée avec une caméra numérique tenant dans la poche, qu'il s'agisse d'un téléphone, d'un appareil photo ou encore d'un PDA) : économie, esthétique...

Marketing et Droit de la musique dans l'environnement numérique: l'évolution du marché musical au regard des nouvelles technologies. Nouveautés techniques, marketing, internet et Droit.

SDF : Chronique nécrologique ou épitaphes numériques ? Ce blog à part rend hommage aux SDF décédés avec des informations factuelles. Réalité sinistre.

Sémiotruc : Par Audrey Bartis. Art, images, sémiologie et quotidien.


En anglais

Indexed: Représentations graphiques de concepts et petites choses de la vie quotidienne.

NewTeeVee : Le nouveau blog de Giga OM consacré au phénomène de la vidéo en ligne sous toutes ses coutures (plateformes, peer to peer, modèles économiques, logiciels...).

The Business Innovation Insider : L'un des blogs les plus en pointe sur l'économie de l'innovation dans des champs d'activités divers et variés.

The Nata village blog : 5000 habitants résident à Nata, village du Botswana ravagé le VIH/Sida. Au Botswana, 37% de la population est infectée par le virus du Sida et ce taux est encore plus élevé à Nata qui compte plus de 400 orphelins. Ce blog raconte le combat du village contre le Sida à travers des portraits locaux, des initiatives de prévention, des drames humains aussi. Une leçon d'humanité et d'espoir.

Twopointtouch : Le blog du journaliste anglais Ian Delaney sur le Web 2.0 et les médias sociaux. Informatif, didactique et réflexif.


En espagnol

Administraciones en red : Articles sur les initiatives d'administrations qui travaillent en réseau.

Consultoria artesana en la red : Gestion des connaissances dans les organisations. "Ingrédients" nécessaires : personnes, circulation de l'information, réseaux sociaux et des technologies.

Ciudad e Innovacion : Blog d'Alain Jorda sur l'innovation et la société de la connaissance dans les collectivités locales. Passionnant.

samedi 30 décembre 2006

Dossier Web 2.0 sur Défidoc

Via le Café Pédagogique, A-Brest et Isabelle Lemaitre, Didier Frochot et Fabrice Molinaro (deux consultants-formateurs indépendants spécialisés dans la documentation) publient sur leur site Défidoc, un dossier spécial Web 2.0, organisé, clair, explicatif, synthétique et bien conçu pour appréhender ce que recouvre l'expression Web 2.0 dans son aspect diffus et multipolaire. Loin d'un enthousiasme idéaliste pour le Web 2.0, les deux auteurs du dossier donnent une vision équilibrée d'un concept en devenir :

"Toujours est-il que le Web 2.0 est devenu une réalité tangible parce qu'il est avant tout sous-tendu par des avancées techniques importantes, qui globalement permettent au plus grand nombre d'internautes de devenir auteur et acteur sur le réseau. Un pas de plus dans ce sens, et non une nouveauté puisque – déjà – le "premier" Web offrait beaucoup de souplesse pour que toute personne puisse communiquer. Mais aujourd'hui c'est encore plus facile et tout aussi peu cher. Deux critères qui vont sans doute donner un nouveau souffle au Web, et faire exploser à la fois le trafic et le nombre de sites, notamment les blogs qui déjà pullulent.

Pour aborder cet univers du Web 2.0, nous proposons des articles de vulgarisation technique, mais aussi de réflexion, pour tenter d'échapper au regard simplement béat face au progrès technique, et mieux comprendre au sein de quels enjeux informationnels et de pouvoirs ce nouveau souffle du Web vient s'insérer."

Rapport et guide sur la participation citoyenne sur Internet du British Council

Le blog collectif espagnol Administraciones en Red a fait état le 26 décembre dernier dans un article intitulé "Typologie d'outils pour la eparticipation" d'un guide passionnant publié en juin 2006 par l'antenne berlinoise du British Council sur la participation en ligne : "Facilitating active citizenship : E-participation in the United Kingdom and Germany. A status report with examples from both countries" (84 pages, téléchargeable ici en .pdf). Ce qui marque dans cette publication, c'est l'absence des poncifs traditionnels de la participation citoyenne sur Internet qui peuvent être débattus sans fin.


Le rapport "Facilitating active citizenship : E-participation in the United Kingdom and Germany" présente une brève contextualisation du sujet avant de s'attarder sur la méthodologie de recherche employée pour façonner cette étude. Suit une typologie exhaustive de formats (et non d'outils) facilitant la prise de parole sur le Web pour le citoyen lambda (avec à chaque fois des exemples). Alors, les auteurs décrivent des projets très concrets en Grande-Bretagne et en Allemagne de participation citoyenne sur le Web que ceux-ci soient à l'initiative d'administrations centrales, de collectivités territoriales, d'associations, d'établissements scolaires ou d'universités. Pour chaque projet, sont indiqués les coordonnées de la structure responsable.


En visant la simplicité et la praticité, ce rapport s'impose comme un véritable vademecum de la e-participation à compléter par des discussions à l'issue de sa lecture qui ont inspiré une liste de 20 questions/lignes de travail autour de la participation sur Internet et une énumération d'avantages et d'inconvénients liés à la participation citoyenne sur Internet (sous deux points de vue : celui de l'organisation qui souhaite cette participation active et celui de l'internaute "usager" qui est invité à participer).


Rien n'est figé dans la e-participation et le virtuel ne remplace pas et ne substitue pas au réel. La clé de cette "eparticipation" repose sur de la formation à l'appropriation non pas seulement à des outils mais aux enjeux qui se dessinent pour les communes, les associations et les citoyens localement. L'animation de réseau est aussi essentielle. Rien ne se construit à distance sans favoiser les rencontres des acteurs locaux et en envisageant de développer des synergies locales de participations citoyennes en ligne autour de projets communs.
Au Royaume-Uni, la participation en ligne est souvent abordée par l'angle du voisinage ("neigbourhood") car ce qui est local et microlocal est immédiatement perceptible par le citoyen et son faisceau relationnel comme facteur du changement du quotidien. Cette approche est appropriée à des projets concrets et utiles où Internet est une des composantes à côté des comités de quartiers, des centres sociaux, des services publics de proximité, de mobilisations citoyennes locales...


Voilà qui devrait intéresser la Région Nord-Pas-de-Calais engagée dans une démarche de financement de la participation citoyenne sur Internet auprès des collectivités locales :


"Le Conseil Régional Nord – Pas de Calais met en œuvre un axe de sa stratégie TIC dédié à l'emploi des TIC au service de la démocratie locale et de la participation citoyenne. Cet axe vise principalement à accompagner l'émergence des projets portés par les collectivités locales : de l'animation pour faire connaître cet usage et faire naître les idées ; de l'accompagnement pour aider les collectivités à formaliser leurs idées en projets ; un soutien pour la réalisation de quelques projets ou initiatives exemplaires pouvant être aisément reproduites dans d'autres collectivités."


Ce programme de participation citoyenne en ligne peut être suivi sur le blog Au fil de Dream+ animé par Alexandre Desrousseaux.

vendredi 29 décembre 2006

Collabulary ou collabulaire (tendance 034)

Nouvelle rubrique : tendance. Un mot, une expression, un lieu, une chose comme reflet de notre temps, miroir de l'instant ou inscrit dans l'avenir, porteur de sens dans les circonstances dans lequel on le prononce, dans son champ énonciatif et contextuel. Mot, expression à suivre, objet utile ou inutile, lieu en devenir...


L'édition de janvier 2007 de Wired s'intéresse au néologisme Collabulary (collabulaire en français) dans sa rubrique Jargon Watch et définit ainsi ce terme récent :

"n. A collaborative vocabulary for tagging Web content. Like the folksonomies used on social bookmarking sites like del.icio.us, collabularies are generated by a community. But unlike folksonomies, they're automatically vetted for consistency, extracting the wisdom of crowds from the cacophony."


On peut traduire cela par :

"Collabulaire. Nom masculin. Un vocabulaire de collaboration pour étiqueter le contenu du Web. Tels les folksonomies utilisés sur les plateformes sociales d'étiquetage comme Del.icio.us, les collabulaires sont produits par une communauté. Mais à la différence des folksonomies, ils sont examinés de près et on extrait de ce corpus "la sagesse des foules" à partir de la cacophonie."


L'article de Wikipedia
 (en anglais) sur le mot Folksonomy (taxonomie, classement de liens par de simples internautes) consacre un point à ce terme et explique qu'il s'agit d'un système d'étiquetage de pages Web a mi-chemin entre la classification par des experts et du contenu mis en signet par des utilisateurs :

"A collabulary (...) can be conceptualized as a compromise between the two: a team of classification experts collaborates with content consumers to create rich, but more systematic content tagging systems. A collabulary arises much the way a folksonomy does, but it is developed in a spirit of collaboration with experts in the field. The result is a system that combines the benefits of folksonomies -- low entry costs, a rich vocabulary that is broadly shared and comprehensible by the user base, and the capacity to respond quickly to language change -- without the errors that inevitably arise in naive, unsupervised folksonomies."


Alex Goodey relève sur son blog dans un article du 8 mars 2006, une autre version de la définition de collabulary par Wikipedia, par l'approche d'une méthode théorique:

"Collabulary refers to a theoretical method of labelling and organising data by collaborative tagging. It can avoid the weaknesses of a controlled vocabulary, ontology and folksonomy while combining their strengths. It is a thesaurus of metadata generated by multiple end users."

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