Jean-Luc Raymond

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

Tag - solidarite numerique

Fil des billets

dimanche 14 janvier 2007

La santé des seniors et les technologies

L'un des enjeux majeurs des Technologies de l'Information et de la Communication dans les années à venir est le développement d'outils, de logiciels et d'innovation favorisant le maintien à domicile des seniors. En France, l'espérance de vie augmente de trois mois par an. Le nombre de centenaires a quintuplé en 5 ans et pourrait atteindre 300 000 en 2050. C'est pourquoi c'est un enjeu de société conséquent.


Dans l'édition du Monde du 13 novembre 2006, le journaliste Benoît Hopquin se penche sur les solutions technologiques pour les seniors en matière de sécurité, de maintien d'un contact social et dans l'instauration d'un lien médical permanent. Le Professeur et chercheur Vincent Rialle travaille sur ces sujets. Exemples de ces nouvelles applications :

"Des ordinateurs permettent, en pointant des icônes simples sur des écrans tactiles ou même par commande vocale, d'entrer en contact visiophonique avec la famille ou le médecin par exemple. (...) Arrivent également des bracelets qui détectent les chutes, des capteurs capables de diagnostiquer des apnées du sommeil, des détecteurs d'inconscience ou des GPS qui permettent de localiser précisément et même sa position, debout, assise ou couchée. Des gilets "actimétriques" mesurent la fréquence de mouvements et les données vitales de la personne qui les porte. Il existe aussi des systèmes qui permettent de détecter des durées anormales dans certains lieux, comme les toilettes... Des techniques permettant des téléconsultations médicales sont au point mais se heurtent aujourd'hui à des restrictions du Conseil de l'Ordre.

La robotique, moins onéreuse que les aides à domicile, va seconder les personnes dans leurs tâches quotidiennes : travaux domestiques, aide à la marche, etc. Mais des faux humains ou des faux animaux de compagnie sont également pensés pour répondre aux besoins affectifs. Les Japonais ont ainsi testé un bébé phoque, Paro, qui bouge, pleure ou se montre joyeux réagissant aux émotions de son interlocuteur."

Cistes (tendance 046)

La rubrique tendance, c'est un mot, une expression, un lieu, une chose comme reflet de notre temps, miroir de l'instant ou inscrit dans l'avenir, porteur de sens dans les circonstances dans lequel on le prononce, dans son champ énonciatif et contextuel. Mot, expression à suivre, objet utile ou inutile, lieu en devenir...


Les cistes (ou le geocaching) ? Drôle de mots dont le site des cistes fait ainsi l'historique :

"Selon le Petit Larousse, une ciste, dans la Grèce antique, était une corbeille ou un coffret comportant des offrandes destinées aux dieux. Max Valentin, père des chasses au trésor ludiques francophones et auteur, notamment, de la célèbre Chouette d’Or (qui reste introuvable depuis plus de 12 ans en dépit des efforts de centaines de milliers de chercheurs), a choisi le mot "cistes" pour adapter au contexte français un concept qui fait fureur outre-Atlantique sous le nom de Geocaching."


Les cistes, c'est une chasse au trésor qui prend en compte Internet où les indices y sont déposés. Ce mode de chasse de trésor se développe en France avec des passionnés bénévoles de ce modèle de jeu. Les cistes sont des boîtes hermétiques dissimulées dans la nature (dans un lieu public et jamais enterrées) et qui renferment des petits objets originaux (pas de denrée périssable). Pour qu'on puisse les trouver, les cacheurs auront laissé quelques indices sur Internet afin de les localiser. Ils glissent aussi dans leur trésor un carnet avec un stylo pour que les trouveurs puissent y laisser un message. Le cacheur peut aussi lancer un défi supplémentaire en glissant un bourdon dans la ciste, c'est-à-dire un message qui amènera le trouveur à voyager de ciste en ciste jusqu'à un lieu déterminé. Une fois la boîte découverte, ce dernier ne devra, quant à lui, pas oublié de remplacer le petit objet qu'il aura choisi par un autre. Ce jeu de piste moderne est généralement familial.


Pour jouer aux cistes, on peut consulter le site Internet Cistes.netle site des Cistes et New Forez - Le forum sur la piste des cistes.

samedi 13 janvier 2007

Tu fais quoi en 2007 ? Campagne de marketing internet originale de la Croix-Rouge Française pour valoriser ses actions de secourisme

L'humanitaire aussi se lance dans le marketing viral et donne ainsi une image dynamique des actions entreprises en utilisant Internet. Jusqu'au 31 janvier 2007, la Croix-Rouge Française valorise l'opération Tu fais quoi en 2007 qu'elle invite à relayer avec cette page de bannières au choix à insérer sur son site Web ou blog.


Depuis le 1er janvier, les internautes peuvent se rendre sur le site www.tufaisquoien2007.com pour prendre de bonnes résolutions pour la nouvelle année. Sur ce site, les internautes sont invités à choisir une bonne résolution pour 2007 par lesquelles "j'arrête de fumer ; je me mets au sport ; je fais un régime ; j'arrête de dépenser n'importe comment ; j'arrête de ne penser qu'à moi ; je m'engage pour la Croix-Rouge". Un coach avec constitution d'équipes aide à la concrétisation de la (des) résolution(s) prise(s).


Cette campagne vise à faire davantage connaître les activités de secourisme de la Croix-Rouge française. Un concours sur le site Tu fais quoi en 2007 permet notamment de gagner des initiations aux gestes de premiers secours pour, comme le site l'indique : "Agir tout de suite".

vendredi 12 janvier 2007

Séminaires et intervention au Master 2 Management de l'Intégration des Technologies de l'Information et de la Communication (MITIC), Université de Marne-la-Vallée

Je me suis rendu cet après-midi à l'un des séminaires de la spécialité Collectivités Territoriales du Master 2 Management de l'Intégration des Technologies de l'Information et de la Communication (MITIC) de l'Université de Marne-la-Vallée. Le programme de ces cours est coordonné par Bernard Corbineau (enseignant-chercheur et responsable de la spécialité) et comprend 14 rendez-vous sur toute l'année universitaire avec une présentation des thématiques par les étudiants en duo.


Des discutants et intervenants professionnels sont également présents et apportent leur éclairage sur les sujets. Peuvent assister ponctuellement à ces séminaires, des personnes impliquées dans le monde de l'informatique, de l'internet et des collectivités locales ainsi que des étudiants en universités ou grandes écoles. Le programme complet des séminaires M2 MITIC est indiqué sur le blog créé par les étudiants.


Pour en revenir au sujet de ce séminaire, Delphine Cuq et Sylvain Héraut sont intervenus sur le thème : "Etude des usages et des expériences menées en milieu rural et analyse autour de la notion de fracture numérique" avec un exposé très vivant où ils ont mis en relief les problèmes d'infrastructures (accès haut débit) dans les zones blanches en France et ont souligné des expériences intéressantes de création d'Espaces Publics Numériques dans le milieu rural ou de services publics de proximité utilisant des réseaux à large bande. Quelques unes de leurs références sont répertoriées sur le blog de la spécialité.


Gilles Coester (DIACT) a présenté quelques points forts de l'action de l'Etat dans l'aménagement du territoire en matière d'infrastructures haut débit et Hervé Deleersnyder (chargé de mission TIC, Communauté de communes de l'Atrébatie) est intervenu en visioconférence soulignant combien l'accès au haut débit est important dans le rural pour l'accès à l'administration électronique, la possibilité d'acheter en ligne pour les consommateurs ou pour une démarche de démocratie participative en ligne. En fin de séminaire, a été présenté une solution commerciale de mise en valeur du patrimoine touristique et patrimonial via un système d'information géographique multimédia à contenu rédactionnel et vidéo : SIGM, actuellement en expérimentation en Seine-et-Marne.


Ecouter des étudiants (tous quasiment sont en apprentissage), parler, argumenter et contextualiser l'actualité de l'Internet et les enjeux des technologies s'avère d'une grande utilité. Ils appartiennent à une génération des moins de 25 ans, rompus à l'utilisation des différents outils TIC et leur vision de notre monde et de son avenir décrit des interrogations notamment sur l'équité de l'accès et de l'appropriation de l'informatique et de l'internet, des notions comme le service universel Internet. Assister à l'un de ces séminaires est "rafraichissant" lorsqu'on est plongé dans des pratiques au quotidien afin de saisir des réflexions abouties ou en cours sur notre avenir.


Pour la deuxième année consécutive, j'interviens en mars dans ce Master 2 MITIC pour les 2 spécialités : collectivités locales et entreprises. Nouveau thème que j'aborderai cette année : le Nouvel Internet, en invitant les étudiants à poser un regard critique sur ce thème d'actualité. Nous y réfléchirons ensemble avec des ressources bibliographiques hors ligne, des informations en ligne et des outils technologiques.

jeudi 11 janvier 2007

Wikiversité, une communauté d'apprentissage libre francophone naissante

La Wikiversité ("Wikiversity" en anglais) est le nouveau projet de la Wikimedia Foundation (qui soutient le projet Wikipédia). Communauté d'échange basée sur l'apprentissage, la Wikiversité, néologisme créé à partir de la contraction des mots "Wiki" et "Université" vise au développement d'une communauté autour de textes pédagogiques libres.


Cet espace de partage de cours de tous niveaux déposés par des contributeurs volontaires est proposé à partir d'une adresse générique avec un classement par facultés (Arts ; Sciences humaines et sociales ; Sciences exactes et naturelles ; Technologie et sciences appliquées) à partir desquelles on retrouve les différentes disciplines des savoirs.


La Wikiversité francophone en est tout juste à ses débuts. Elle fait donc appel à des contenus créés et composés par des internautes de différentes contrées apportant leurs savoirs et compétences. Pour en savoir plus sur le projet et en discuter, la salle de café est un lieu de discussion virtuel et travailler aux premiers pas de la Wikiversité.

"La Wikiversité est un centre de création et d'utilisation de ressources et d'activités destinées à l'apprentissage. Ses priorités premières et ses objectifs sont :
- la création et l'hébergement de ressources libres pour l'apprentissage, en toutes langues et pour tous âges,
- l'hébergement de projets et de communautés pour la gestion de ces ressources,
- et le développement de projets Wikimedia déjà existant afin de les compléter (par exemple un projet de trouver de bonnes sources pour les articles de Wikipédia)."

mercredi 10 janvier 2007

L'Internet et les réseaux de solidarités, une étude sur les solidarités numériques en réseau

En février 2005, l'Eurotechnopolis Institut a publié un document remarquable sur l'Internet et des initiatives liées aux solidarités et à l'Economie Solidaire : "L'Internet et les Réseaux de Solidarités" (31 pages en .pdf, à télécharger ici). Intéressant car cette étude rapporte des dizaines de projets, montre leur implantation dans une dynamique territoriale locale ou plus sectorielle et les classe de manière pertinente dans des champs participatifs divers et variés.


Ce document met en lumière la solidarité numérique comme un fait ancien sur Internet souvent lié à un activisme politique et à des préoccupations d'une vision différente de la société en matière d'environnement, d'économie sociale et solidaire et de réseaux non monétaires. Souvent, les réseaux de solidarités sur le Web sont l'écho ou précurseurs de mobilisations citoyennes, ont un aspect extrêmement pratiques et cherchent à recréer du "lien social" ; Internet n'étant qu'un outil pour des objectifs concrets.


L'étude "L'Internet et les Réseaux de Solidarités" souligne l'importance des animateurs des réseaux ("les médiateurs du lien social") et livre quelques enseignements pour l'avenir. Il est notamment proposé de favoriser la création de services d'épargnes solidarité (par système de points, de temps troqué), de soutenir les écoles qui veulent lancer des projets de solidarités entre jeunes et d'aider plus avant les actions de solidarités numériques des collectivités territoriales.

La navigation par tags plus accessible ?

Abandonner le classement par les traditionnelles rubriques sur un site Internet et favoriser le classement des articles par tags ; est-ce la panacée pour que l'internaute s'y retrouve plus simplement et plus rapidement ? Il semble que oui selon les mots reçus d'une connaissance par courrier électronique.


Pour une personne non voyante, la navigation par tags est plus évidente, moins complexe car l'on y évite l'emploi quasi-systématique de scripts, de rubriques et de sous-rubriques dans lesquelles on se perd. Pas de Flash non plus qui pullule dans les applications dites Web 2.0. Flash est illisible par les personnes ayant des difficultés visuelles. Un peu plus de préoccupation pour l'accesssibilité sur les sites et les applications du nouveau Web serait le bienvenu.

lundi 8 janvier 2007

Démocratie participative locale sur Internet, recommandations pour les collectivités locales

En Espagne, sur leurs blogs, des acteurs de terrain des collectivités territoriales discutent autour d'idées, de suggestions et de conseils formalisés pour une démarche participative citoyenne en ligne des internautes. Ces articles qui se répondent les uns les autres, se complètent montrent des champs des possibles et traduisent avec des mots des recommandations pour une expression des citoyens sur Internet sur leurs préoccupations locales et dans un mode d'interaction avec les collectivités locales.


Dans cette perspective, le blog collectif Administraciones en Redes vient de publier un article dont la lecture est passionnante : "Conductas politicas para  para la participación ciudadana" ("Conduites politiques pour la participation des citoyens"). En voici une traduction personnelle condensée. Ces points de travail sont également précieux dans la conduite/gestions de projets collaboratifs en ligne ; un manifeste de la participation collaborative sur Internet :


"(version Wiki pour politiciens 2.0)


A toi, professionnel de la politique, représentant de la volonté populaire ou gestionnaire de services publics, qui croit que la démocratie est plus que de voter année après année, qui rêve d'un système dans lequel la politique est un peu plus qu'une dispute habituelle entre des partis, qui souhaite être utile à ta société et qui désire que cette société accorde une légitimité au travail des politiciens, aspirant-politicien 2.0, j'offre ce catalogue de conduites pour la participation des citoyens.Et, à toi, lecteur -mon semblable, mon frère !- je t'invite à corriger, à compléter cette lettre très particulière aux Rois Mages :


1. Participation signifie partager le pouvoir.
Donner une information n'est pas la même chose que d'offrir la possibilité de participer. Rassembler des informations n'est pas permettre une participation. La participation signifie aussi la prise de décisions. Il s'établira une société civile forte quand on ouvrira les processus de décisions à la participation des citoyens.


2. Écoute, écoute, écoute.
Il est probable qu'il existe déjà une conversation sur le sujet qui te préoccupe. Si la conversation existe déjà, on peut consulter ce qui est dit et repérer qui sont les protagonistes dans ce réseau de dialogue. Internet est un locuteur très important doté d'outils pour l'écoute : Technorati, BlogSearch, Del.ici.ous...


3. Si la conversation existe déjà quelque part, il est plus adéquat de ne pas l'initier (elle existe déjà, tu te rappelles ?), de la monopoliser (pour que réduire sa diversité ?), ni de se l'accaparer (tu ne pourras pas). Il suffit d'y participer. Avec le temps, peut-être deviendras-tu un noeud significatif du réseau conversationnel.


4. Quand la conversation n'existe pas, il faut se poser la question si cela vaut la peine de l'entamer. Si le sujet n'a pas été présent jusqu'à maintenant dans les conversations, peut-être que cela n'intéresse pas les citoyens. Comment les intéresser ? Les gens prennent part à des conversations qui s'avèrent proches d'eux, habituelles, faciles, naturelles et qui offrent quelque chose de tangible à améliorer dans leur vie.


5. Lie, relie, relie. Participe aux conversations des autres mais ne sois pas le leader de toutes les conversations. Il faut s'adapter aux conversations en se faisant petit, en escaladant pas à pas la connaissancedu sujet et il faut aussi avoir de la mémoire. Il n'y a pas de meilleure façon d'obtenir que quelqu'un s'intéresse à une thématique que de le proposer en démontrant que tu t'intéresses aussi à ce que proposent les autres.


6. Ouvre-toi au monde. Pense que dans une conversation, une institution n'est pas un interlocuteur. La conversation est une affaire de personnes. Tu devras prendre des risques. Il faudra prononcer des affirmations comme provisoires et les rectifier. Sois transparent. Il faut aussi réfléchir.


7. L'attitude fait tout dans une relation entre des personnes. Il ne faut pas tout gaspiller avec une attitude qui n'est pas compréhensible. Il faut avoir de l'humour, être persévérant, élégant, tolérant, agir avec constance. Sois un simple citoyen qui participe à une conversation, mon ami.


8. Ne te préoccupe pas trop du nombre de personnes qui prennent part à la conversation mais surtout à la quantité de bonnes conversations qui s'établissent. Prendre part à une conversation est un acte volontaire. Ne pas s'intéresser à comment empêcher qu'une personne fasse un mauvais usage du pouvoir ; prendre plutôt le soin de comment pouvoir faire pour que beaucoup de personnes fassent un bon usage du pouvoir. Les menaces sont toujours plus évidentes que les avantages parce que le changement fait peur.


9. Tu dois savoir qu'il n'y a pas d'obéissance aveugle, ni même borgne. Les participants aiment se différencier les uns des autres. Si le projet collectif n'implique pas que mon avis soit considéré, je ne peux pas croire au projet.


10. Les citoyens adultes méritent d'être traités comme tels. Ne sois pas paternel, ni maternel avec eux. Laisse-leur la liberté et la responsabilité. Ils prendront en charge ce qui les concernent. Ils peuvent se tromper. La participation implique le respect des participants.


11. Les destinataires des politiques publiques peuvent améliorer leur conception et leur implantation locale et, évidemment, trouver que les décisions suite aux discussions soient plus conformes à leurs désirs. Toutefois, n'espère pas à court terme que les résultats soient extraordinaires. Le principal est l'ampleur prise par la participation. Évaluer la participation peut la tuer avant que celle-ci grandisse réellement. Le premier objectif est de construire une Communauté active, avancer pas à pas vers une citoyenneté véritablement civique.


12. Enfin, il faut avoir en tête ces trois principes : (1) La mauvaise participation est contre-indiquée, parce qu'elle sème la méfiance et le découragement. (2) L'absence de participation est encore pire que la mauvaise participation. (3) Il est dangereux de faire passer comme participation la simple manipulation."

dimanche 7 janvier 2007

Auberge numérique (tendance 042)

La rubrique tendance, c'est un mot, une expression, un lieu, une chose comme reflet de notre temps, miroir de l'instant ou inscrit dans l'avenir, porteur de sens dans les circonstances dans lequel on le prononce, dans son champ énonciatif et contextuel. Mot, expression à suivre, objet utile ou inutile, lieu en devenir...


C'est une association belge, l'Asbl Fobagra qui créé un concept nouveau d'Espace Public Numérique, une sorte d'auberge numérique inaugurée le 1er juin 2006 avec la mission locale de Schaerbeek (Bruxelles). De quoi s'agit-il ? Un partenariat unit deux Asbl : l'une met à disposition le local (la mission locale) et l'autre (Fobagra) fournit le matériel informatique reconditionné et en assure la maintenance technique.


Ce projet original va plus loin dans la démarche qui lie les deux Asbl. La mission locale "hôte" dispose d'une salle informatique et de l'utilisation du matériel informatique à moindre coût qu'elle utilise à mi-temps. L'autre mi-temps est investi par Fobagra pour développer un service de maintenance et de formation à l'informatique en recrutant des personnes faiblement qualifiées pour qu'elles apprennent un métier d'agent de maintenance ou de formateur qualifié au multimédia. Le lieu peut aussi être loué ponctuellement à des associations locales.


L'auberge numérique est donc tout à la fois un Espace Public Numérique ouvert sur la ville et ses habitants, et également un espace de formation et de professionnalisation pour des personnes en difficulté. On y optimise les coûts d'équipement, de fonctionnement, et son taux d'occupation pour des services citoyens. Une belle innovation sociale qui devrait essaimer dans d'autres communes en Belgique.


Coordonnées :
Espace Public Numérique 1030 - Maison de l'Emploi - auberge numérique
Rue de Jérusalem, 6
1030 Schaerbeek
Tél. : 02 247 77 20


Asbl Fobagra
Rue d'Alost, 7
1000 Bruxelles
Tél. : 02/213 37 90
Courriel : fobagra@win.be
Site : http://www.fobagra.org

Jacques Attali, les sociétés occidentales à l'épreuve de penser l'avenir

Dans le quotidien Le Monde du 6 janvier 2007, Jacques Attali, souligne la vision à court terme des sociétés occidentales et cette incapacité à se projeter dans l'avenir : "La démocratie à l'épreuve du futur" ; un entretien qui fait écho à son dernier essai best seller de prospective à l'horizon 2030 : Jacques Attali Une brève histoire de l'avenir (chez Fayard).


Il y évoque le pouvoir des technologies comme moyen de surveillance accru ; extrait :

"Quelles peuvent être les solutions pour les démocraties des grands pays ?

Une des réponses actuelles est le rajeunissement de la classe politique, alors que le monde vieillit. Le pouvoir est ainsi donné à des personnes qui vont en rendre compte pendant vingt ans, d'où leur intérêt à s'occuper du long terme. C'est déjà fait partout dans le monde, sauf en France. L'opinion publique va dans ce sens. Les jeunes sont mûrs plus tôt. Même s'ils ne votent pas, ils s'inquiètent du monde qu'on va leur laisser. D'autant plus qu'ils ont à leur disposition des moyens d'expressions de plus en plus efficaces : Internet, les blogs, le Web 2.0.

Les démocraties arriveront-elles assez vite à se projeter dans l'avenir ? Rien n'est moins sûr. Le retour de la dictature est possible. Ainsi, dès aujourd'hui, l'émergence des nouvelles technologies et des techniques de surveillance menace les libertés individuelles. Il faut donc les intégrer dans une nouvelle conception du droit. Si cela n'a pas lieu, le XXIe siècle sera peut-être aussi terrible que le XXe siècle, avec la même parenthèse totalitaire (1917-1989), mais avec encore plus de dommages."

- page 4 de 20 -