Jean-Luc Raymond

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jeudi 8 mars 2007

Travailler après 45 ans : un site ressource de la Cité des Métiers de Marseille

La Cité des Métiers de Marseille a lancé récemment un site Internet très utile : Travailler après 45 ans regroupant des ressources pour aider à se positionner sur le marché du travail et de l'emploi à partir de cet âge. Ce site réalisé par le Réseau des Cité des Métiers a été financé par le Fond Social Européen dans le cadre du programme EQUAL.


Porté par un rubricage clair, le contenu de ce portail n'est pas uniquement réservé aux demandeurs d'emploi. Il permet de pointer vers des perspectives de carrière et d'envisager la création d'entreprise comme l'un des volets dynamiques de sa réflexion sur un futur à modéliser. Intéressant également, l'approche territoriale du contenu qui met en avant des mesures d'aides locales très concrètes pour l'emploi des plus de 45 ans.

mardi 27 février 2007

Wikipédia par Michel Serres

Dans la chronique hebdomadaire du dimanche 25 février, Le Sens de l'info diffusée sur France Info, l'académicien Michel Serres évoque Wikipédia. Voici la transcription écrite de cette chronique.

"Je suis un enthousiaste de Wikipédia parce que ce n'est pas un dictionnaire. A l'Académie, nous faisons un dictionnaire. Là, c'est une encyclopédie c'est-à-dire une collection pas de mots mais de connaissances. Je suis un enthousiaste de Wikipédia pour plusieurs raisons.


La première raison, c'est sa gratuité et je crois que j'ai consacré ma vie à la connaissance, d'une certaine manière parce qu'elle est gratuite. Comme elle est gratuite, elle est productrice. Je prends un exemple : si vous avez du pain et moi 2 euros et si je vous achète du pain parce que j'ai faim ; vous allez avoir deux euros et moi du pain. Cet équilibre qu'on appelle le jeu à somme nulle est le principe même de l'économie, c'est-à-dire, il équilibre. Tandis que si vous savez un théorème ou quelque chose concernant le vivant et que vous me l'enseignez, vous me le donnez mais vous le gardez et par conséquent, ce n'est plus un jeu à somme nulle et c'est producteur de sens illimité. C'est gagnant-gagnant. L'école enseigne le gagnant-gagnant et l'économie n'enseigne que des jeux à somme nulle.


Deuxièmement, c'est libre. Alors là, il va y avoir des critiques. Puisque c'est libre, ce n'est pas validé. On a fait des calculs là-dessus et ils sont vraiment éblouissants parce que s'il y a une encyclopédie qui est une bonne référence, c'est l'encyclopédie Britannica. On a calculé qu'il y avait 2,93 erreurs par article dans l'Encyclopédia Britannica tandis qu'il y avait 3,86 erreurs par article dans Wikipédia. La différence est pratiquement nulle. Alors, on se dit que la liberté, là, a donné des résultats extraordinairement bons.


Je vais vous raconter une histoire sur la vérité de Wikipédia. Il y a quelques années, j'ai publié une livre qui s'appelait Rameaux et à la fin de cet ouvrage, il y a un grand chapitre sur Saint-Paul. Un de mes lecteurs américains m'a raconté l'histoire suivante, c'est que lisant ce livre-là, il a voulu vérifier ce que j'avancais dans ce chapitre. Il a trouvé Wikipédia et je disais dans mon chapitre que Saint-Paul avait passé sa jeunesse dans des études à Jérusalem... Et non, dans Wikipédia, il y avait marqué que Saint-Paul dans sa jeunesse avait vendu des ice cream à la vanille dans le New Jersey. Alors, il a été très étonné. Ca lui est arrivé un matin à 10 h 30 et il est revenu sur Wikipédia à midi et cette astuce-là était supprimée.


Par conséquent, la vérité est rétablie par des correcteurs anonymes et libres. C'est une entreprise qui m'enchante parce que, pour une fois, c'est une entreprise qui n'est pas gouvernée par des experts. J'ai une grande grande confiance dans les experts, bien entendu. A qui voulez-vous que je fasse confiance sinon à des experts ? Mais cette confiance envers les experts est limitée puisque les experts, qu'ils soient mathématiciens, astronomes ou médecins ne sont que des hommes. Par conséquent, ils peuvent se tromper et il y a là dans cette entreprise de liberté, de communauté, de vérification mutuelle, quelque chose qui, dans la gratuité, la liberté, m'enchante complètement et me donne une sorte de confiance dans ce que peut être un groupement humain.


Le savoir absolu n'existe pas pour la bonne raison que dès qu'on est un peu dans le savoir, on voit à quel point il évolue à toute vitesse. J'ai dit dans une autre émission qu'aujourd'hui, les professeurs de sciences n'enseignent que la moitié de ce qu'ils ont eux même appris. Le savoir est dans une progression exponentielle. Comment voulez-vous qu'il soit un jour absolu ? Il y a une telle grande différence entre le savoir et la connaissance, ou l'entendement et l'intelligence, que la marge de progrès est infinie.


Revenons aux difficultés de Wikipédia aujourd'hui et je voudrais ajouter sur la gratuité que Wikipédia n'est pas le seul site qui soit gratuit. Si vous prenez l'Open Source par exemple, vous pouvez vous procurer des logiciels gratuitement qui sont, du point de vue de leur performance, 10 fois
supérieurs aux logiciels qu'on utilise habituellement et qui sont fournis par des ingénieurs qui sont parfaitement bénévoles. D'ailleurs, Wikipédia est dirigée par une française qui s'appelle Florence Nibart-Devouard qui est parfaitement bénévole, elle aussi. Il n'y a que des bénévoles et cela donne vraiment tort à tous nos prophètes de malheur. Il y a aujourd'hui une encyclopédie libre, gratuite à la disposition de tout le monde et qui est le plus souvent vraie.


Il y a des vandales partout mais ce que je trouve d'extraordinaire dans l'organisation de Wikipédia, c'est qu'elle est auto-organisée pour lutter contre les vandales. D'une certaine manière, c'est un miracle d'auto-organisation, d'auto-gestion. On a l'impression qu'en matière de liberté et de vérité, l'honnêteté l'a emporté sur le vandalisme ce qui est rare dans notre monde moderne."

Lancement du Projet Techno-Ecolo à Montréal par Communautique : protéger l'environnement et contribuer à l'insertion en emploi des jeunes par les nouvelles technologies


Organisme québécois à but non lucratif visant l'appropriation collective des technologies de l'information et la communication œuvrant pour les organismes communautaires et les populations à risque d'exclusion des technologies, Communautique a annoncé il y a quelques jours le lancement du Projet Techno-Ecolo (pour protéger l'environnement et contribuer à l'insertion en emploi des jeunes) dans l'arrondissement Villeray-St-Michel-Parc-Extension à Montréal. Ce plan s'inscrit dans la démarche d'une appropriation des technologies au coeur des quartiers au sein d'Espaces Publics Numériques qu'on nomme les Centres d'Accès Communautaires.


Des jeunes de l'arrondissement pourront suivre des formations où ils apprendront à manipuler les différentes composantes matérielles d'un ordinateur pour reconstruire ou réparer des ordinateurs non fonctionnels à partir de pièces recyclées. En outre, les formations proposées visent à acquérir des compétences en dépannage informatique et en réseautage d'ordinateurs. Tout ceci va accorder aux stagiaires une expérience de travail significative favorisant leur insertion dans le monde professionnel.


Donc, une attention particulière va être portée aux incidences environnementales des déchets électriques, informatiques et électroniques produits chaque année dans ce quartier où le chômage est le plus élevé à Montréal chez les jeunes de 15 à 24 ans.


Le projet-pilote a été développé durant l'été 2006 par Juan Anguita et Pascal Landry, deux animateurs embauchés par Communautique dans le cadre de l'Initiative jeunesse du Programme d'accès communautaire, avec deux premiers «diplômés» formés en octobre dernier. Suite à cette expérience, le projet Techno-Écolo se développe désormais à une échelle plus importante dans Villeray-St-Michel-Parc-Extension, un éco-quartier où est mené (en partenariat avec la Ville de Montréal), un programme d'éco-civisme tenant compte des habitudes de vie des habitants en vue d'améliorer leur milieu de vie par des actions environnementales ciblées comme l'éducation à l'environnement chez les jeunes.


Via Communautique et Arrondissement.com.

mardi 13 février 2007

Aveclesaidants.fr, un site portail sur la dépendance et l'aide aux aidants par la MACIF

Le 20 février, la MACIF va lancer le site Aveclesaidants.fr sur le sujet de la dépendance et de l'aide aux aidants (personnes âgées dépendantes, personnes handicapées, personnes les aidant). Il comporte des conseils et informations administratives, financières, médicales ou encore des conseils pratiques ; un contenu textuel très fourni.


On regrette cependant le côté très figé de ce portail et la faiblesse de l'interactivité (suggestions et témoignages se font par formulaire). A l'heure d'un internet plurimédia, sons et vidéos manquent cruellement ainsi qu'une navigation et une ergonomie (dans les rubriques, le contenu...) adapté au public concerné par le site : handicapés et personnes âgées.


Vous pouvez consulter l'ensemble du site en avant-première sur www.aveclesaidants.fr, en indiquant comme identifiant : "presse" et mot de passe : "aveclesaidants". Bonne découverte!

lundi 12 février 2007

Sommes-nous des passeurs de mémoires ? Intervention à Brest pour la 2e édition d'Ecrits Ecrans Publics

J'interviendrai durant la 2e édition d'Ecrits Ecrans Publics qui se déroule les 23 et 24 mars 2007 à Brest. Cette année, les deux jours de rencontres porteront sur le thème : Collectes de mémoires multimédias et lien social.


Seront réunis des acteurs brestois et de Bretagne de l'expression multimédia (institutions, associations, habitants) en les reliant aux multiples initiatives autour de l'histoire et des collectes de mémoires. Le pré-programme de cette rencontre ouverte est en ligne sur un wiki dédié.


Je présenterai à cette occasion un panorama d'initiatives collectives (France, Belgique et monde) reliant des mémoires d'habitants les unes aux autres via les nouvelles technologies pour recréer du sens : "Sommes-nous des passeurs de mémoires ?" dont voici l'explicitation :

"Internet est le creuset de nouvelles solidarités qui s'expriment, de personnes qui coopérent, donnent à voir, partagent leur culture et leur patrimoine local par des textes, des images, des animations et de la vidéo. Ces traces recomposées du passé qui trouvent des liens dans le présent générent des projets culturels participatifs passionnants où l'appropriation des technologies est ressentie comme une aide pour faciliter la prise de parole et l'expressivité des citoyens, nouer des relations intergénérationnelles et construire des ponts entre les cultures.

Prenons le temps d'un voyage sur Internet pour partir à la découverte d'initiatives collectives en France, Belgique et à travers le monde, où des habitants deviennent des passeurs de mémoires en utilisant les technologies (ordinateurs, téléphones mobiles, internet...), donnant du sens à leur participation citoyenne et façonnant une Histoire faite de petits bouts de vies reliés les uns aux autres pour recréer des savoirs."

mardi 6 février 2007

DixiemeFamille.com, la solidarité de proximité multipliée par dix

A dix, sommes-nous plus solidaires ? Oui, on est certainement plus forts et mieux à même de porter des initiatives solidaires. Dans l'innovation sociale, le principe de tutorat est adapté pour partager des compétences, épauler, motiver.


Gary Généreux, simple citoyen, a réussi à adapter un principe d'entraide efficace : l'association qu'il a créée en 2003, DixièmeFamille.com met en relation via un site Internet une famille en grande difficulté aidée par 9 autres familles, résidant tous dans la même ville ou à proximité. Les 9 familles interviennent selon leurs disponibilités et compétences dans un partage de savoirs. Ce sont donc entre 30 et 40 personnes qui forment autour du foyer en difficulté une galaxie où chacun apprend à se connaître, à résoudre au jour le jour des problèmes, en élaborant des solutions concrètes à partir d'idées par le relationnel et la rencontre de gens qui ne se connaissent pas en amont. L'association Dixième Famille crée du lien social avec cette façon nouvelle de parrainer et d'aider ceux qui en ont besoin en favorisant les échanges intergénérationnels et de différents milieux sociaux.


Le site Internet DixièmeFamille.com permet de s'inscrire en tant que famille ressource ou d'obtenir l'aide d'une famille. Le réseau de partage est organisé en compétences que l'on déclare maîtriser (figurant dans une Banque Universelle des Savoirs) afin de créer de échanges solidaires.


Enfin, dernier projet en date, l'association Dixième Famille souhaite gracieusement mettre à disposition du milieu associatif solidaire, le Solidariciel : "son application logicielle disponible en ligne et permettant  de rassembler la multitude d'initiatives mise en oeuvre sur le terrain dans une banque des actes solidaires, de mutualiser l'expérience de terrain et les ressources en s'appropriant ces idées et d'offrir aux acteurs du tissu associatif une plate-forme permettant de faire connaître et reconnaître le travail réalisé localement".

Rencontres Wallonnes de l'Internet Citoyen 2007 à Charleroi, mission de préparation

Je viens de terminer l'écriture d'un document préparatoire de préconfiguration des ReWICS (Rencontres Wallonnes de l'Internet Citoyen), une rencontre annuelle d'une journée qui réunit au CEME de Charleroi (Belgique) en mars plus de 700 participants, pour la plupart du secteur public, associatif et non marchand de l'Internet. L'édition 2007 des ReWICS se déroulera le 19 mars 2007 avec le thème générique "Innover socialement par les technologies de l'information". Retenez la date et n'hésitez pas à vous y rendre. L'inscription en ligne et la participation sont gratuites.


Intervenant habituel et visiteur passionné de ces rencontres depuis plus de 4 ans, je participe cette année à l'élaboration du programme où j'ai établi une problématique générale "Apprendre ensemble, les savoirs en réseau" et une déclinaison de ce thème en débats, ateliers, rencontres et animations qui me paraissent pertinents au regard non seulement de l'actualité de l'Internet mais plus largement des enjeux des Technologies de l'Information et de la Communication.


Vous trouverez à cette adresse, le texte d'introduction à ce document préparatoire pour l'organisation : "Apprendre ensemble, les savoirs en réseau" décliné en 4 points qui traduisent des préoccupations fortes liées à l'utilisation des technologies :

  • Le pouvoir des savoirs est un enjeu de société investi par le secteur économique privé,
  • Les temps et les espaces bouleversés qui produisent des effets de rupture et une désocialisation pour les plus faibles,
  • Construire une identité numérique est une variante de la capacité d'investigation des champs de connaissance sur le Web,
  • La recréation d'un champ de l'apprentissage et des savoirs en réseau par des capacités d'expressivité, d'échange et d'innovation sociale.


Avec l'infobésité actuelle, les discours technicistes voudraient sans doute nous faire oublier que le citoyen lambda n'a pas toutes les compétences que nous possédons, nous qui sommes rompus aux nouveautés "outils" et "plateformes" à la mode. J'ai donc essayé de dégager des traits pertinents : notamment le lien à l'apprentissage tout au long de la vie et à l'éducation critique aux nouvelles technologies qui sont plus que jamais d'actualité mais aussi des enjeux territoriaux d'appropriation et de coopération notamment de l'informatique et de l'internet.


Au-delà de ces considérations qui me semblent essentielles, c'est plus encore dans la mise en réseau des acteurs et l'animation de ces réseaux que se situe la créativité, le dynamisme, les capacités de création d'emplois de demain. Le savoir n'est plus monolithique et les techniques imprègnent les moindres recoins de nos vies. Avec les technologies, le capital humain et immatériel est la source de nouvelles initiatives de proximité, signes de nouveaux faisceaux d'innovation sociale. Aux citoyens d'investir ces potentialités participatives et collaboratives.

L'entrepreneur social, un innovateur ?

Grand succès de l'Espace Entrepreneuriat Social au Salon des Entrepreneurs (Palais des Congrès des Congrès) du 31 janvier au 2 février 2007. C'était une première pour ce salon ; un espace mis en place par l'AVISE (Agence de valorisation des initiatives socio-économiques) et la Caisse des Dépôts et Consignations.


Jeudi 1er février, se tenait sur le stand Entrepreneuriat Social, un atelier pratique "Nouveaux besoins, nouvelles coopératives : des opportunités pour entreprendre autrement" présentant un panorama d'initiatives coopératives innovantes et positionnées sur de nouveaux besoins : Bearstech (Société Coopérative de services et de conseil en logiciel libre), Scop Services 76 (Scop spécialisée dans les services à la personne) et Enercoop (fournisseur d'électricité verte). Quelques propos de Patrick Behm, gérant de la SCIC (Société Coopérative d'Intérêt Collectif) Enercoop à Paris, s'exprimant sur l'entreprise sociale au coeur de l'innovation :

"Pourquoi une entreprise sociale n'irait-elle pas vers les secteurs high tech ? Face à des problèmes d'intérêt général, comme la crise de l'énergie et le réchauffement climatique, les réponses citoyennes peuvent être aussi pertinentes. Dans ces domaines complexes et innovants, on se heurte à des poids lourds industriels. Mais quand on a la volonté de bien s'informer sur le sujet, de rester en vieille face à des paramètres qui bougent très vite et de construire son projet collectivement, l'entreprise sociale a toute sa place."

lundi 5 février 2007

Sentiers.be, les nouvelles technologies pour sauvegarder et entretenir le patrimoine des sentiers et chemins en Wallonie

Ex-assistant social ayant suivi une formation d'éco-conseiller, Christophe Danaux est concepteur du site Internet Sentiers.be. En s'intéressant aux chemins et sentiers de son village près de Walcourt en Belgique, il a créé l'association Chemins et sentiers de la vallée de l'Eau d'Heure pour recenser les sentiers de sa commune sur Internet et ainsi essayer de sauvegarder ce patrimoine méconnu.


En 2004, l'associaton devient Sentiers.be avec pour objectif de développer le site Web et donc l'information auprès du public mais avec la spécificité que les internautes puissent rédiger leurs propres articles. Avec le temps, Sentiers.be a grandi : cartographie, infos sur les sentiers et chemins vicinaux, lois relatives à l'urbanisme, règles de circulation, signalisation, balisage, un glossaire spécialisé et un forum participatif des chemins et sentiers de Wallonie.


Dans le cadre du programme européen LEADER+, cette expérience vise désormais à informer sur des liaisons inter-villages existantes (et parfois oubliées) de l'Entre-Sambre-et-Meuse (Cerfontaine, Florenne, Gerpinnes) permettant d'offrir à terme "la possibilité de rejoindre le village ou le quartier voisin en toute quiétude et dans des conditions de sécurité optimale. Destiné aux promeneurs, sportifs, écoliers, il encourage à pratiquer une mobilité "douce", non polluante en milieu rural".


Des citoyens volontaires assurent des repérages et un inventaire des sentiers et chemins pour Sentiers.be en coordination avec les autorités locales. Christophe Danaux gère la base de données cartographique, le site Internet (motorisé sur SPIP) et sa conception graphique.


Un superbe projet qui associe la sauvegarde et la conservation d'un patrimoine pour sa revalorisation locale en utilisant les technologies tout en tenant compte du bénéfice humain que cela représente pour redévelopper la mobilité rurale : marche ou sports de plein air comme le VTT ou l'équitation.

mercredi 31 janvier 2007

Animation du réseau des Espaces Publics Numériques de Wallonie

Mardi 23 janvier, j'ai participé dans les locaux de TechnofuturTIC à Gosselies (Belgique) à la première rencontre 2007 du réseau des EPN de Wallonie qui a réuni plus d'une trentaine de personnes : animateurs multimédias, responsables d'EPN, personnel communal impliqués dans les lieux d'accès publics à l'Internet, pour la plupart d'entre eux, récemment ouverts. J'ai publié, il y a quelques jours, un compte-rendu de cette réunion sur le blog EPN-Ressources.be.


Il y a les EPN qui démarrent et les animateurs confirmés. Tous ont le souci de bien faire, de se rendre utile et déjà quelques préoccupations pointent le bout du nez : Comment accueillir un public de séniors ? Avec quels partenaires locaux puis-je travailler localement ? Comment gérer son temps et donner du temps pour le réseau ? Des questions non techniques pourtant si essentielles. J'y ai apporté quelques réponses oralement, collectivement puis individuellement, et poursuivrai ce travail dans les mois qui viennent.


Je collabore par mon expertise au centre de Ressources des EPN de Wallonie sur le volet conseil, animation de réseau, fourniture de contenus sur le blog collectif et l'Egroupware privé et, aussi, par la préparation et la conduite de plusieurs sessions de formation spécifiques pour les EPN de Wallonie dont : "Evaluation et validation de l’information sur Internet", "Mobilité et EPN : soyez mobiles!", "Avoir une démarche de développement durable au sein et dans les activités d'un EPN", "Connaître son territoire et travailler en réseau", "Actions de recherche d’emploi dans un EPN", "Appropriation de l'informatique et de l'internet par des publics précaires". Ces thèmes seront explorés dans une démarche participative et avec une coconstruction de propositions concrètes.


La formation complétant l'animation de réseau est l'un des points forts de la politique des Espaces Publics Numériques soutenu par la Région Wallonie. On mesure combien ce programme s'intéresse à fournir aux personnes en charge des EPN des réponses de terrain à leurs préoccupations, sans langue de bois et perte de temps, ni effet d'annonce en favorisant aussi l'entraide et l'échange de savoirs entre les animateurs multimédias. Les multiples rencontres favorisent la connaissance de ce qui se fait ailleurs. Se lancer dans l'aventure de l'ouverture et de l'animation d'un Espace Public Numérique est une grande aventure, un début de possibles...

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