Jean-Luc Raymond

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mercredi 18 octobre 2006

Ile Sans Fil lance le Hub des Artistes Locaux à Montréal, connecter les communautés à leurs artistes

Île Sans Fil (voir site) est l'initiative d'un groupe communautaire à but non lucratif qui s'est donné pour mission de fournir un accès à internet sans fil public et gratuit aux utilisateurs de portables et de PDA à travers la ville de Montréal au Canada en utilisant des logiciels libres et du Wifi afin de partager des connexions Internet haut débit. Les personnes dotées d'un outil Wifisé peuvent se connecter à partir de points d'accès gratuits (cafés, boutiques, organismes et individus), 105 hotspots répartis sur Montréal. Ce sont plus de 24000 personnes qui utilisent régulièrement les accès d'Île Sans Fil.


Plus que de l'accès Wifi, Île Sans Fil vise à ce que les gens qui utilisent des connexions Wifi entrent en contact, que de l'information locale soit fournie en ligne et que le lieu physique "point d'accès Île Sans Fil" puisse favoriser l'interaction entre les usagers du Wifi. Pour cela, un portail permet de voir et de communiquer avec les autres personnes connectées dans la même air d'accès.


Aujourd'hui, Île Sans Fil va plus loin avec le projet HAL (Hub des Artistes Locaux) : "Connecter les communautés à leurs artistes" (lire le communiqué de Presse) en partenariat avec des médias locaux (la radio étudiante CHOQ.FM et CUTV, Concordia University Television) qui associe culture et mobilité, diffusion médiatique interactions sur un territoire restreint, celui des points d'accès Wifi d'Île Sans Fil :

"Première internationale, HAL encourage les Montréalais à découvrir leurs artistes et producteurs locaux par l'entremise de juke-boxes sans-fil, capables de diffuser du contenu audio et vidéo à haute résolution. Notamment, HAL permet une riche diffusion médiatique, basée sur un concept géographique - un contenu culturel unique est rendu disponible à des endroits spécifiques (...) Il suffit de démarrer le logiciel iTunes (disponible pour Windows et Mac) et de cliquer sur le lien HAL qui apparaîtra au même instant. À ce jour, 12 hotspots d'Île Sans Fil sont munis de la technologie HAL et un treizième sera rendu disponible d'ici la fin du mois de décembre prochain.

Le projet HAL promeut le mandat d'Île Sans Fil, soit l'autonomisation des communautés locales de Montréal, à travers la création et l'implantation d'une technologie basée sur la communauté (...) Tout comme les autres projets d'ISF, l'ensemble de la technologie et des connaissances développées par l'entremise de HAL sera partagé publiquement afin d'encourager son adoption par d'autres communautés."


Sur cette page, vous trouverez plus d'informations sur HAL : Pourquoi HAL ? Comment fonctionne HAL ? Où puis-je trouver HAL ? Comment utiliser HAL ? Quel est le contenu disponible sur HAL ? La liste des partenaires, une Foire Aux Questions et une carte des HAL déployés.


D'un accès Wifi qui "individualise" la connexion Internet, Île Sans Fil s'intéresse au collectif et au partage de ressources culturelles sur un territoire produites par des artistes producteurs médiatiques qui n'ont pas de place où diffuser leurs contenus ; une initiative technologique qui tient à favoriser la culture locale.


Source :

Collectif (octobre 2006). Ile Sans Fil (En ligne), Ile Sans Fil, Montréal, Site (Page consultée le 18 octobre 2006)

lundi 16 octobre 2006

Référentiel de compétences des métiers du multimédia en Europe, NAME, Nomenclature Analytique du Multimédia Européen

L'association APRONET (Association des Professionnels internet TIC des collectivités locales publiques) pointe à partir de sa bourse d'échanges de savoir-faire vers le référentiel de compétences des métiers du multimédia en Europe (NAME : Nomenclature Analytique du Multimédia Européen) : un travail financé par la Commission Européenne dans le cadre du Programme Leonardo da Vinci, coordonné par Aquitaine Multimédia et qui a demandé 2 ans de travail.


Les principales associations professionnelles multimédia d'Europe représentant plusieurs milliers d'entreprises du secteur ont collaboré pour établir ce référentiel avec 4 familles de métiers pour la conception : conduite de projet, scénarisation, conception et réalisation graphique, développement; et 3 familles de métiers pour l'exploitation : administration de site, webmarketing, métiers divers d'exploitation.


Les 26 métiers observés et les 96 tâches étudiées font l'objet de traductions dans neufs langues (Français, Anglais, Allemand, Espagnol, Portuguais, Italien, Néerlandais, Finlandais, Slovène).


Cet outil est en libre accès (sur inscription par courrier électronique) et permet donc à tous les acteurs du secteur entreprises, organismes de formation, institutions, salariés ou demandeurs d'emploi) de mieux identifier les métiers du multimédia en Europe.


Source :

Privilis (octobre 2006). NAME Multimedia (En ligne), Privilis, Bordeaux, Site (Page consultée le 16 octobre 2006)

La voix du savoir : vocaliser le contenu de Wikipédia

La base de connaissances Wikipédia est textuelle. Comment la rendre interactive, lui apporter un sens vivant ? La Voix du savoir réunit une communauté d'enthousiastes qui souhaitent rendre que les articles de Wikipédia puissent aussi être entendus en audio. Des volontaires enregistrent du contenu vocalisé de Wikipédia pour le mettre à disposition thématiquement sur le blog de la Voix du savoir et via podcast ; un projet ambitieux :

"Aujourd'hui, nous prenons le défi de rendre cette encyclopédie 2.0 accessible au format audio. Nous pensons que ce journal ("ce blog") vous permettra de nous suivre dans cette aventure. Grâce à votre podcast ou baladoffusion "la Voix du Savoir" synchronisé sur votre lecteur mp3, tous les jours, les transports en commun, les moments d'attentes pourront être plus enrichissants, plus agréables."


Source :

Collectif (octobre 2006). La Voix du savoir (En ligne). La voix du Savoir, États-Unis, Blog (Page consultée le 16 octobre 2006).

dimanche 15 octobre 2006

Ecomparateur de la SNCF : comparer le coût d'un transport et son impact sur l'environnement

Le site Internet de la SNCF vient de lancer L'Ecocomparateur (voir site), un comparateur en ligne permettant de calculer pour un trajet, les prix du transport en train, en voiture (trajets en France et en Europe) et en avion (à bas prix inclus). Sont comparés : le coût du voyage, le temps du trajet et l'impact sur l'environnement (indice d'émission de CO2 calculé grâce à un partenariat avec l'ADEME, Agence de l'Environnement et de la Maîtrise de l'Énergie). Autre partenariat pour cet écocomparateur : Mappy.com. À l'issue de l'affichage du comparatif, il est possible de réserver son billet de train ou un vol à bas prix. Une initiative judicieuse s'inscrivant dans une démarche de développement durable.

"Ces critères n'ont pas la même importance pour chaque utilisateur et chacun, en fonction de son budget, du temps dont il dispose, de sa sensibilité aux questions environnementales peut maintenant faire son choix de transport en toute connaissance de cause. (...) (Cette transparence) vous permet aussi de devenir l'acteur d'une consommation plus "responsable" tout en faisant des économies."

Les règles de calcul de l'écocomparateur sont expliquées sur ce document en .pdf. Le mode d'emploi de l'écocomparateur est disponible sur cette page.


Source :

Collectif (octobre 2006). L'EcoComparateur (En ligne), Voyages-Sncf.com, Paris, Rubrique (Page consultée le 15 octobre 2006)

samedi 14 octobre 2006

Le marché citoyen, l'annuaire pour consommer autrement

Consommer autrement, association loi de 1901, dans laquelle est impliqué le très actif chef de projet internet Sébastien Ravut, a lancé Le Marché Citoyen, un annuaire pour consommer autrement qui recense plus 270 commerçants bios, équitables et solidaires en Ile-de-France respectant un ou plusieurs critères économiques, sociaux ou environnementaux définis dans une charte. Classés en 270 rubriques, ces commerçants et entreprises sont classés en 8 thématiques : restauration et alimentation, habillement, santé et beauté, services, voyages, habitat, loisirs et transports.

Chaque entreprise ou commerçant bénéficie d'une fiche d'information gratuite et des espaces de communication responsable et publicitaires sont proposés. Les internautes peuvent commenter les fiches de l'annuaire en laissant une appréciation sur les produits et services, l'engagement citoyen des commerçants et entreprises référencés.

Une bonne idée qui invite à mieux connaitre l'économie sociale et solidaire, des activités engagées dans une démarche coopérative et des services avec une approche "quotidien durable" affirmée.

Source :

Ravut, Sébastien (octobre 2006). Le marché citoyen - l'annuaire pour consommer autrement en Ile-de-France (En ligne). Association Consommer Autrement, Paris, Site (Page consultée le 14 octobre 2006)

vendredi 13 octobre 2006

Yahoo Questions réponses : test grandeur nature et interrogations sur la validité du vécu comme réponses pour un service Web

Christian Bensi, directeur du Centre Information Jeunesse de l'Essonne, a testé Yahoo Questions Réponses, un service de Yahoo, lancé fin juin en France, s'inscrivant dans la dynamique Web 2.0 : ce sont les internautes qui posent des questions et qui y répondent. Chaque participant y est producteur de contenu, lecteur et consommateur de publicités. L'analyse a mobilisé quelques connaissances du blogueur dans le but "d'évaluer la capacité d'un tel système à générer des réponses utiles pour le public." L'expérience est décrite in extenso dans ce billet du blog Informer Autrement : "On a testé Yahoo Questions réponses".


Christian Bensi et les testeurs ont un avis mitigé sur les réponses obtenues qui ne sont pas toujours complètes (bribes de réponses). En conclusion, le directeur du C.I.J.E. s'interroge sur l'attente du public et la qualification du vécu comme réponses faisant autorité avec un tel service :

"Qu'attendent les internautes qui posent des questions à ce service : des retours d'expérience, des échos de la vraie vie, l'opinion de leurs pairs ? Tout cela peut-il être négligé ! Dans ce type de site, il y a peu, voire pas d'expertise. Dans nos sites d'information, il y a de l'expertise, mais pas de "vécu". Ne devrions-nous pas compléter nos pages avec des éléments de vécu du public ?"

jeudi 12 octobre 2006

Karine Barzilai-Nahon met en lumière les liens entre les facteurs de la fracture numérique en les contextualisant et en les intégrant dans une table de références

Une agence de Presse Américaine, le monde universitaire, celui de l'édition scientifique et par ricochet les médias américains se font l'écho ces jours-ci d'un article de Karine Barzilai-Nahon (Assistant professor du département The Information School, Université de Washington, Seattle, Washington, États-Unis) paru ce mois-ci dans la revue scientifique The Information Society : "Gap and Bits: Conceptualizing Measurements for Digital Divide/s" disponible ici en .pdf.


Ce papier est très critique sur la façon de mesurer traditionnellement ce qu'est la fracture numérique. Karine Barzilai-Nahon indique que les décideurs se contentent de collecter des données existantes et de les organiser pour donner un sens à leur discours au lieu d'essayer de conceptualiser la fracture numérique et ensuite de recueillir des données. En effet, les réseaux et technologies ne sont pas neutres : l'Internet est un espace politique et social structurant au niveau des contenus disponibles en ligne. Aussi, elle propose que le contexte (dans la notion d'actualité du concept du fracture numérique) soit un vrai critère reconnu dans la problématique et la mesure de la fracture numérique.


La chercheuse poursuit en affirmant que les indicateurs de mesure de la fracture numérique technique tels que l'accès à internet, la confiance donnée au e-commerce, l'accès au débit, utilisation de l'ordinateur à domicile ou au travail ne sont pas satisfaisants, . La combinaison accès/utilisation de l'ordinateur et de l'internet construit des systèmes de représentation biaisés de la fracture numérique puisque les indicateurs sociaux et psychologiques sont sous-estimés.


Pour travailler sur la fracture numérique et la mesurer, Karine Barzilai-Nahon propose un cadre de travail renouvelé avec un index intégrateur de composants du concept, un modèle qui a l'originalité de montrer les interrelations entre les facteurs de la fracture numérique ; un modèle conceptuel mêlant des remarques théoriques et empiriques et offrant, pour la première fois, à ma connaissance, une vision de l'historicité des facteurs pouvant être associés à la fracture numérique.


La table métrique de Karine Barzilai-Nahon regroupe 6 familles de facteurs liés à la fracture numérique avec des références de travaux scientifiques item par item identifié :


1. L'accès à l'infrastructure,
2. L'accessibilité (relative aux autres dépenses et au revenu moyen),
3. Utilisation et usages,
4. Les contraintes et aides de nature sociales et gouvernementales,
5. Les facteurs sociodémographiques,
6. L'accessibilité (pour les personnes avec handicaps et les populations avec des besoins spécifiques).


De cette table, Karine Barzilai-Nahon extrait un schéma d'interrelations entre les familles de facteurs qui sont pertinents dans des analyses sur la fracture numérique (p.273)... ce qui l'amène à parler de fractures numériques et non d'une seule fracture numérique.


Source :

Barzilai-Nahon, Karine (octobre 2006). Gaps and Bits: Conceptualizing Measurements for Digital Divide/s (En ligne), in The Information Society, Volume 22, n°5, Washington, pp.269-278 (Page consultée le 12 octobre 2006)

Evaluer l'information sur Internet, quelques liens et repères

Évaluer l'information sur Internet est une question récurrente pour valider l'autorité ou non d'un site ou d'une page sur un sujet traité. Cette préoccupation n'est pas nouvelle et exige une méthodologie et des points d'ancrage en forme de questionnements pour évaluer la qualité de l'information fournie.


En anglais, une bonne page d'entrée synthétique avec conseils et astuces sur l'évaluation de l'information sur Internet est fournie par la bibliothèque Universitaire de Flinders à Adélaïde (Australie) : Evaluating Information on the Web. Plus explicative et sous la forme d'un tutoriel, la page de Joe Barker (Bibliothèque de l'Université de Berkeley en Californie) pose 5 points pour l'évaluation d'un site Web avec à chaque fois, des questions à se poser et leur implication : "Evaluating Web Pages: Techniques to Apply & Questions To Ask".


En Français, la Bibliothèque Universitaire de Montréal est plus large dans son approche en proposant d'évaluer la qualité des sources numériques avec les critères suivants : fiabilité des sources, réputation de l'auteur, objectivité de l'information, exactitude de l'information et actualité de l'information. Les bibliothèques des sciences de la santé de l'Université de Montréal s'attachent, elles ,à l'évaluation d'un site Web en 5 thèmes repères (contenu, autorité de la source, mise à jour, facilité d'utilisation, design et esthétisme) et précise :

"Le réseau Internet ne possède pas de système de contrôle de la qualité de l'information. Si vous ne voulez pas diminuer la valeur de vos travaux en utilisant des informations de mauvaise qualité ou en citant des informations douteuses, vous devez évaluer les sites Web que vous rencontrez. Comme n'importe qui peut publier n'importe quoi sur l'Internet, c'est à l'utilisateur d'exercer son esprit critique."


Enfin, les dossiers "Rechercher sur Internet : Évaluer l'information" et "Rechercher sur Internet : Évaluer un site" de Educnet comprenant des références sur des grilles d'analyse sur le Web et l'appréciation de la qualité des sources, constituent un référentiel de liens intéressants dans une démarche pédagogique d'apprentissage de l'Internet, en particulier avec de populations en âge scolaire.

mercredi 11 octobre 2006

Ticoto.fr, covoiturage en Côtes d'Armor, un site Internet du Conseil Général des Côtes d'Armor

Lancé fin septembre par le Conseil Général des Côtes d'Armor (22), le site Internet Ticoto.fr fournit une plateforme de covoiturage pour les déplacements domicile/travail sur tout le département. Un autre département breton a déjà lancé un service en ligne de covoiturage : Covoiturage en Finistère (covoiturage régulier ou occasionnel).


Le succès de cette formule en ligne est grandissant : 15 jours après son ouverture, le site Covoiturage en Finistère comptait 700 inscriptions et ce sont a aujourd'hui plus de 1700 qui possèdent un compte sur ce site. Ticoto.fr, quant à lui, a intégré une base de données des entreprises de plus de 20 salariés du département et met en avant un écocalculateur qui calcule l'économie réalisée grâce au covoiturage, une façon pédagogique et immédiate de comprendre l'intérêt du covoiturage. Les offres des deux sites Internet ont été développées par la société Hippocampe avec une solution clé en main RoulezMalin.fr qui met à disposition des collectivités locales et des entreprises un outil en ligne d'offres et de demandes de covoiturages en ligne... pour que chacun puisse devenir un acteur du quotidien durable.

"Le covoiturage est une bonne idée pour partager son trajet et permettre aux personnes non motorisées d’accéder à un moyen de transport. De plus, il facilite l'interaction entre les différents modes de transports et les autres départements et rend vos trajets plus conviviaux."


Ces sites correspondent à une réalité territoriale très pertinente à l'échelle du département : favoriser de "courts" déplacements et les organiser de façon responsable. La capacité de transports est déterminante dans le développement territorial : elle influe fortement sur les potentialités économiques, d'emploi, d'éducation et de vie sociale (proximité des services publics, institutions, lieux de santé, établissements scolaires).

Bernard Stiegler, La Télécratie contre la démocratie : le Web 2.0 défini par Vincent Puig, un nouveau milieu de transindividuation

Dans son nouvel ouvrage "La Télécratie contre la démocratie", le philosophe Bernard Stiegler cite une définition documentaire et technique du Web 2.0 de Vincent Puig (Institut de Recherche et d'Innovation du Centre Pompidou à Paris) (document de travail) :

"L'appellation Web 2.0 (...) s'appuie sur (une) approche en termes de modélisation et de manipulation des structures documentaires (instrumentées par les schémas en ingénierie documentaire) et sur la modélisation et la manipulation des représentations du contenu (instrumentées par les ontologies en ingénierie des connaissances) pour se contenter sur les activités relationnelles et l'organisation des communautés. Le Web 2.0 est relationnel dans la perspective où il s'agit donc de repenser l'utilisateur et ses relations avec les autres, plutôt qu'à des contenus ou des machines. L'unité d'information n'est plus le site ou la page mais le service et ses objets, flux ou sources de données qui sont publiées (RSS). L'unité de recherche n'est plus le mot-clé mais le "tag" (marqueur) qui décrit un contenu. L'ensemble des tags apposés par les utilisateurs crée du sens, un néologisme existe pour définir l'utilisation de ce système de classification collaboratif : folksonomy (folk + taxonomy). À l'inverse des systèmes hiérarchiques de classification, les contributeurs d'une folksonomy ne sont pas contraints à une terminologie prédéfinie mais peuvent adopter les termes qu'ils souhaitent pour classifier leurs ressources. Ainsi, pour une ressource donnée, sa classification est l'union des classifications de cette ressource par les différents contributeurs.

(...)

Les tags sont personnels, partageables et permettent des outils de recherche et de représentation adaptés (nuages de mots, cartographie sémantique, etc.). Le web devient le lieu de la participation car il n'est plus seulement un espace de collecte d'informations mais développe les outils d'un retour de connaissances dans lesquels les utilisateurs sont à la fois lecteurs et auteurs : ils sont écrivants. Ils possèdent des blogs, publient et partagent des photos, podcasts et liens, postent des commentaires sur d'autres sites, etc. Les actions cumulées des utilisateurs et les données qu'ils produisent ajoutent de la valeur au système global.

(...)

Ainsi ce n'est plus seulement la qualité du service qui définit sa valeur mais la qualité et la fréquence des contributions apportées par ses utilisateurs qui ne sont donc plus des utilisateurs mais des praticiens."


En outre, Bernard Stiegler évoque le Web 2.0 comme "nouveau milieu de transindividuation, qui concrétise le potentiel du réseau Internet constituant par lui-même un nouveau type de milieu associé en tant que milieu technique".


Le concept de transindividuation (ou transduction) est exposé notamment par Gilbert Simondon et reexplicité par Bernard Stiegler dans plusieurs de ces écrits. On définit ainsi la transduction de façon imagée :

"Opération, physique, biologique, mentale, sociale, par laquelle une activité se propage de proche en proche à l'intérieur d'un domaine, en fondant cette propagation sur une structuration du domaine opérée de place en place : chaque région de structure constituée sert à la région suivante de principe de constitution."



Source :

Stiegler, Bernard (4 octobre 2006). La Télécratie contre la démocratie. Lettre ouverte aux représentants politiques, Flammarion, Paris, pp.229-231

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