Jean-Luc Raymond

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dimanche 12 novembre 2006

Génération M (tendance 007)

Nouvelle rubrique : tendance. Un mot, une expression, une chose comme reflet de notre temps, miroir de l'instant ou inscrit dans l'avenir, porteur de sens dans les circonstances dans lequel on le prononce, dans son champ énonciatif et contextuel. Mot, expression à suivre, objet utile ou inutile...


Génération M... Dans l'édition d'août 2006, le magazine américain Wired (spécialisé nouvelles technologies) reprend les propos en condensé du blog de Derek Powazek, cofondateur de JPG Magazine, qui définit sur son blog, dans un article du 31 mai 2006, la Génération M dont il se déclare faire partie : Generation M :

"What truly defines my generation - us Web geeks, iPodders, and remixers? I think we're Generation M.
M for multitask: We listen to music while surfing the Web and having four IM conversations.
M for mashup, my favorite example of multitask culture.
Finally, M for media, with emphasis on the me.
There is no corner of our lives undocumented, no niche topic left unexplored".


Patrick Giroux
 et François Guité font allusion sur leurs blogs à une acception moins large de la Génération M : les pratiques multimédia chez les jeunes de 8 à 18 ans :

"Ainsi, les médias occupent presque autant de place dans leur vie que l'école. Face à pareille compétition, celle-ci, avec les pauvres moyens qui lui sont donnés, ne peut plus rivaliser. ... Peut-être faut-il dire multimédia plutôt que media, car les jeunes vivent à l'ère de l'électronique. Ils gobent non seulement la télé, les jeux vidéo et l'ordinateur, mais aussi les lecteurs MP3, les téléphones cellulaires et les Palms."


Les deux spécialistes de la pédagogie font en fait référence à une étude américaine de la Kaiser Family Foundation publiée en mars 2005 sur les habitudes de consommation des médias par les jeunes américains de 8 à 18 ans : "Generation M: Media in the Lives of 8-18 Year-olds" (rapport complet téléchargeable ici en .pdf, 145 pages).

Accès public à l'Internet en Afrique : 4 mémoires d'étudiants, travaux de recherche au Mali, Sénégal et au Burkina-Faso

L'association des EPNologues publie 4 travaux d'étudiants du Master 2 CGNPT (Université Paris 10 Nanterre) très intéressants sur l'accès public en Afrique ; une perception de la réalité de l'appropriation des technologies via des expériences différentes et enrichissantes du point de vue humain et pédagogique :


Au Mali, un état des lieux des TIC et des usages diversifiés des technologies

Loïc Baron (Septembre 2006), "Etude des TIC au Mali, lors du Forum Social Mondial 2006. Projet : De l'Ilot Bamako en collaboration avec l'association GNTM de Saint-Denis" (à télécharger ici en .pdf, 72 pages). Au coeur de ce projet, un travail avec un Espace Public Numérique de Saint-Denis (93) permettant à des jeunes du quartier de se rendre au Forum Social Mondial à Bamako (Mali). Un voyage d'études illustré fait un état des lieux de l'accès public à l'Internet au Mali, des utilisations de l'Internet par les Maliens. Extrait :

"Utilisation du GSM dans le désert. Mohamed possède quelques chameaux et un troupeau de chèvres. C'est un Touareg nomade. Mais le seul élevage ne permet pas de vivre convenablement. Sa femme et lui réalisent des objets d’artisanat. Ils invitent des touristes en ballade à dos de chameau qui passent quelques nuits dans leur campement. Ces activités touristiques leur permettent d'acheter en ville des produits de première nécessité. Mais l'arrivée du GSM a considérablement modifié leur mode de vie. En effet, depuis
que Mohamed a acheté un téléphone portable, ils peuvent recevoir des coups de téléphones venant de Tombouctou ville. Ces appels sont ceux de partenaires de Tombouctou qui leur indique l'arrivée de touristes qui souhaitent partir en expédition
dans le désert. Mais la couverture GSM est limitée autour de la ville de Tombouctou. Les touaregs impliqués dans l'activité touristique établissent donc leur campement en fonction de ce nouveau paramètre : être à portée du réseau de téléphonie mobile."

A Dakar, citoyenneté numérique et administration en ligne

Abdoul Aziz Wane (Septembre 2005). "Autre Mairie de Dakar : Audit des Espaces Publics d'Accès Internet : Utilisation des TICs pour une qualité de service public et de bonne gouvernance locale" (à télécharger ici en .pdf, 114 pages). Ce mémoire s'intéresse à la réalité de l'accès public à Internet à Dakar avant de dégager les enjeux des TIC de l'administration locale et d'entrevoir un programme d'actions global par la mairie de Dakar d'appropriation de l'internet, auprès des citoyens de la capitale du Sénégal. Abdoul Aziz Wane dresse une typologie des publics menacés d'exclusion numérique :

"D'après les témoignages recueillis auprès des populations aux alentours des CyberCentres et chez les particuliers (pères et mères de familles), il a été constaté que quelques sous-groupes de la population Dakaroise sont significativement en
marge d'Internet :
- la tranche d'âge des 50 ans et plus (90% de non-utilisateurs),
- ceux qui n'ont pas de diplôme du secondaire (79% de non-utilisateurs),
- ceux qui n'ont pas d'activité professionnelle et ne sont pas demandeurs d'emploi (62% de non-utilisateurs),
Dans une moindre mesure :
- les chômeurs (49% de non-utilisateurs),
- les ouvriers (49% de non-utilisateurs)."


Espaces Numériques Scolaires au Sénégal : pluralité d'expériences

Maty Diallo / Dia (Septembre 2005) "Accès au grand public des Espaces Numériques Scolaires au Sénégal : Situation actuelle et perspectives" (à télécharger ici en .pdf, 97 pages). Ce mémoire de fin d'études dresse un panorama des ENS (Espaces Numériques Scolaires) au Sénégal, des lieux qui sont soit le fait d'une initiative interne (projet d'école ou d'établissement ou encore dans le cadre de partenariat Nord-Sud), soit nés sous l'impulsion des Autorités du Ministère de l'Education ou des Collectivités locales dans le cadre de la décentralisation. Par une méthodologie d'enquête quantitative et qualitative, Maty Diallo / Dia présente la pluralité des approches et des usages en ENS. Dans sa conclusion, il propose des axes de développement pragmatiques :

"Dans le même sens, les Pouvoirs locaux pourraient, toujours en relation avec les ONG, les mouvements associatifs, les artisans, pêcheurs, automobilistes, agriculteurs, les commerçants, etc., initier et promouvoir le développement de cyber-écoles. L'idée serait d'utiliser la puissance des TIC dans les ENS au service de la communauté, afin de mettre en commun les expériences et les activités des groupes socioprofessionnels, dans le but d'une mutualisation des moyens. Ces cyber-écoles, relativement bien implantées, pourraient permettre de faire face aux frais financiers qu'occasionnent aujourd'hui la construction tout azimut de cybercafés et dont les coûts sont souvent de portée des possibilités des habitants. Compte tenu de ce facteur limitant, la mutualisation envisagée pourrait se faire dans le cadre de salles multimédias qui regrouperaient
l'essentiel des moyens informatiques et de communication. Afin d'assurer la pérennisation du projet, il peut être prévu un couplage avec des activités de services telles que l'animation d'un cybercafé, la formation, la vente de produits locaux (artisanat, tourisme) en ligne, la réalisation de sites Web pour les PME locales, etc."


E-formation et formation au Burkina-Faso via des Espaces Publics Numériques en réseau

Emmanuel Tassr Sawadogo (Septembre 2005). "Offre de e-formation en milieu rural au Burkina Faso : Etude de faisabilité d'un projet pilote" (à télécharger ici en .pdf, 79 pages). L'objectif principal de ce projet est la construction d'une offre de e-formation et d'information pour le développement aux communautés rurales du territoire du Sanmatenga, une des 45 provinces du Burkina Faso, en partenariat avec InFoDev (structure de formation et d'information au Burkina). Le mémoire est présenté sous la forme d'une gestion de projet technique. A propos des publics concernés :

"Le choix d'InFoDev de s'intéresser au monde rural prédéfinit les publics cible du projet qui prend désormais le nom de Projet Sanem. En effet, les zones rurales sont constituées presque exclusivement de petits agriculteurs et d'éleveurs. Ces deux secteurs d'activités occupent 85% de la population du Burkina Faso et, paradoxalement, il n'y a pas d’offre de formation
structurée pour ces publics ; ce qui donne déjà à ce projet son caractère innovant. Ce caractère innovant du projet justifie d'ailleurs l'enquête menée pour dresser le relevé des besoins en formation et en information spécifiques à ce milieu. La politique d'InFoDev, le porteur du présent projet, est d'utiliser la médiation de l'ordinateur dans une série d'offres de formation en direction de ces publics localisés dans la province du Sanmatenga dans la perspective d'un développement humain durable et d'éviter les supports non interactifs à quotient phatique médiocre (...) En terme de disponibilité, les deux saisons qui s'alternent dans le pays rythment la vie : la saison des pluies ou hivernage, qui s'étend de mi-mai à mi-octobre est la période et pendant laquelle la totalité des populations rurales sont sollicitées à temps plein dans les travaux champêtres. En revanche, la saison sèche, qui va de la mi-octobre à la première moitié du mois de mai est une période sans activités majeures et offre donc une plage temporelle de disponibilité des publics pour s’impliquer dans d'éventuelles formations."

Paris en images, le patrimoine photographique de Paris sur un site Internet

La Ville de Paris en association avec France Télécom vient de lancer un site Internet expérimental : Paris en Images avec la célèbre agence photos Roger-Viollet pour favoriser l'accès au patrimoine photographique de Paris. 15 000 photos sont consultables et également téléchargeables sur téléphone mobile et assistant personnel (PDA). On y découvre des oeuvres d'Atget, Brassaï, Gustave Le Gray, Disdéri, Hippolyte Blancard... La Bibliothèque Historique de la Ville de Paris et le Musée Carnavalet ont contribué par leurs fonds au site Paris en Images. Le site Internet patrimonial propose des ballades thématiques en 3D dans un quartier de la capitale et ainsi de visionner l'évolution de celui-ci.


À cette occasion, la Ville de Paris a confié la numérisation de ses archives disséminées de daguerréotypes et photos à La Parisienne de Photographies, une Société d'Économie Mixte (qui intègre désormais l'agence photographique Roger-Viollet), ayant pour mission de numériser 500 000 supports en 8 ans. Le site Paris en Images permet la consultation des images en basse résolution et proposera à la vente des reproductions pour les médias et les éditions permettant de contribuer au financement de la numérisation et de la préservation des supports.


Sur le site Paris en Images, un observatoire pédagogique a été mis en place qui présentera différents travaux. Le premier projet pédagogique a consisté en un travail de reconduction photographique pour 25 élèves d'une classe de CM1 de l'école Julien Lacroix dans le 20e arrondissement : reproduction en couleur dans les mêmes conditions de prise de vue des photos de leur quartier et ses environs datant du début du siècle. Les élèves ont aussi photographié le même lieu semaine après semaine afin d'observer les évolutions et changements. Analyser une photographie, observer son quartier, tels étaient les objectifs de cette initiative. Les enfants ont utilisé un outil Rich Media développé par France Télécom : TélénetCité qui a permis de conjuguer différents formats de contenus (textes, image et vidéo).


Source :

Guillot, Claire (10 novembre 2006). "La Ville de Paris diffuse son patrimoine photographique" (En ligne), Le Monde, Paris, 1 p. (Page consultée le 12 novembre 2006).

samedi 11 novembre 2006

Insécurité numérique (tendance 006)

Nouvelle rubrique : tendance. Un mot, une expression, une chose comme reflet de notre temps, miroir de l'instant ou inscrit dans l'avenir, porteur de sens dans les circonstances dans lequel on le prononce, dans son champ énonciatif et contextuel. Mot, expression à suivre, objet utile ou inutile...


Dans le "Guide de la Sécurité pour les pays en voie de développement de l'Union Internationale des Télécommunications" paru en 2006 (et téléchargeable ici en .pdf, 156 pages), la notion d'insécurité numérique est nommée en page 9 et fait depuis lors ricochet dans le vocable employé pour les technologies ; extrait du sous-chapitre "Constat de l'insécurité numérique" :

"La réalité de l'insécurité des technologies de traitement de l'information et des communications trouve ses origines dans les caractéristiques des technologies de l'information et du monde virtuel. La dématérialisation des acteurs, les accès à distance, un relatif anonymat, les problèmes de conception, de mise en oeuvre, de gestion, de contrôle de l'informatique et des télécoms, associés aux pannes, dysfonctionnements, erreurs, incompétences, incohérences ou encore aux catastrophes naturelles, confèrent de facto un certain niveau d’insécurité aux infrastructures informatiques (...)

La réalité de ces dernières : usurpation d'identité, leurre de systèmes, accès indus, exploitation frauduleuse des ressources, infection, détérioration, destruction, modification, divulgation, déni de service, vol, chantage, etc. met en évidence les limites des approches sécuritaires actuelles, tout en révélant paradoxalement, une certaine robustesse des infrastructures.
Quelles que soient les motivations des acteurs de la criminalité informatique celle-ci engendre toujours des conséquences économiques non négligeables et constitue dans sa dimension de cybercriminalité, un fléau grandissant, transfrontalier et complexe."


Les 14 et 15 juin 2007, à Paris, se tiendra le 14e colloque du CREIS (Centre de Coordination pour la Recherche et l'Enseignement en Informatique et Société) sur le thème "De l'insécurité numérique à la vulnérabilité de la société". Un appel à communication auprès des chercheurs vient d'être lancé avec ces propos sur l'insécurité numérique :

"En s'hybridant avec les télécommunications, puis avec l'audiovisuel, l'informatique a favorisé le développement des techniques d'information et de communication (TIC) et la mise en réseau. Ces techniques qui se diffusent dans les espaces privés, publics ont une caractéristique commune : elles individualisent / autonomisent autant qu'elles accroissent notre dépendance.
Elles sont ainsi tout à la fois : - ambivalentes : d'une part, elles paraissent séduisantes, modernes, facilitant la vie au quotidien, offrant la possibilité d'accéder à des quantités d'information ; d'autre part, elles sont sources de contrôle, de traçabilité, d'atteinte à la vie privée et aux libertés,
- paradoxales : d'une part, elles permettent de rationaliser les démarches, de sécuriser les transactions, de rendre pérenne la production ; d'autre part jamais les systèmes d'information et de communication n'ont été aussi fragiles, montrant à l'occasion de panne, par exemple, notre extrême vulnérabilité par rapport à la technique (...)

Comment définir les concepts de vulnérabilité, d'insécurité, de panne, de dépendance ?
Quelle perception en a-t-on ?
Les dispositifs techniques de sécurisation, les protections juridiques, la sensibilisation des utilisateurs, les chartes de bon usage suffiront-ils ?
Les fouilles de données, les contrôles et les traces qui en découlent ne sont-ils pas liberticides ?
Peut-on gérer l'insécurité numérique, la maîtriser, s'y accoutumer, s'y former, s'en prémunir ?
Ne va-t-elle pas exclure certains, nous rendre dépendants ou encore contrecarrer la quête d'un développement durable ?"

Expo la Terre vue de l'Espace en mode virtuel

La Smithsonian Institution (fondation américaine sur l'éducation et la recherche) propose au Musée National de l'Air et de l'Espade de Washington, du 11 novembre 2006 au 7 janvier 2007, une exposition Earth From Space (La Terre vue de l'Espace) sur l'imagerie satellitaire. L'exposition est complétée par un site Internet ressource qui comprend une exposition en ligne dédiée sur 5 thèmes : la planète vivante, l'eau et l'air, la composition du territoire, la présence humaine et la technologie des satellites. Le site a développé toute une partie pédagogique avec des activités scolaires (plans, liens URL et fichiers .pdf) sur différents sujets liés à l'expo utilisables en classe pour des enfants de 5 à 12 ans.


En complément, pour parcourir l'Espace façon planétarium en 3D, 2 logiciels libres à télécharger : Celestia et Stellarium.


Source :

G. Jérôme (11 novembre 2006) "La Terre vue de l'Espace : exposition cyber-accompagnée" (En ligne), Génération-NT, Asnières, 1 p. (Page consultée le 11 novembre 2006)

jeudi 9 novembre 2006

La vidéo d'opinion amateur et marketing au coeur de la campagne électorale américaine

Les élections de mi-mandat aux États-Unis auront davantage accentué l'aspect marketing des campagnes électorales locales pour un enjeu national. En comparaison avec les élections ayant eu lieu aux États-Unis en 2004, le grand vainqueur technologique de la vague des outils en présence porte un nom : la vidéo.


Pendant plus de 3 mois, les différents candidats se sont affrontés via vidéos interposées diffusées sur YouTube. Cela se surajoute aux spots de pub télévisés habituels des candidats. Mais là où la nouveauté est présente : ce sont des spots de pub amateurs (toujours diffusés sur des plateformes comme YouTube) issus des équipes de campagne des candidats et d'amateurs qui traduisent en mots, en images et en arguments ou simili-preuves des critiques acerbes sur l'adversaire républicain ou démocrate. Les taux de consultation de ces vidéos sont parfois impressionnants. Elles ont servi tour à tour de sources d'informations aux chaînes de télévision locales américaines et ont parfois même été rediffusées sur les chaînes. À côté de cela, on peut trouver des vidéos de la campagne vue de l'intérieur : les bénévoles en action, les galas de dons pour les candidats, les discours au fur et à mesure de la campagne. Partout, la vidéo est présente, omniprésente, intrusive et force de témoignage.


Face à ce raz-de-marée, les grands networks américains ont changé leur fusil d'épaule pour une couverture vidéo amateur des résultats électoraux. Ainsi, ABCNews TV a donné la parole aux internautes 4 fois par heure durant près de 24 heures via un module intitulé "Be seen Be heard" où de simples citoyens ont enregistré des séquences vidéo sur des sujets liés à la campagne ou à leur candidat favori. Le network a fait largement la promotion de ce module sur son antenne plusieurs jours avant "la nuit des résultats". En parallèle, cette chaîne a laissé largement s'exprimer, durant le programme de couverture des résultats, les étudiants des campus américains, parfois avec une image de piètre qualité façon "webcam".

Le site Internet média Cyberjournalist.net indique 3 initiatives médias liées aux élections américaines : Video The Vote (faire filmer des opérations de vote dans le pays par des amateurs pour éviter ou signaler des irrégularités), Polling Place Photo Project (photographier son bureau de vote le jour du vote et l'envoyer sur le site Inernet de l'initiative) et Veek the vote 2006 (le jour du vote, des citoyens des vidéos via leur téléphone portable à Veek The Vote qui les rend disponibles et réutilisables sur des sites ou blogs).

mercredi 8 novembre 2006

Congrats John Hall!

My longtime buddy friend John Hall (Democratic challenger) has just been elected at the House of Congress (District 19, New York). Great! Check out John Hall for Congress website to know more about his career and biography and also his victory speech (and song) in video. Paris lover and amazing sailor, John Hall is also a great vocalist, singer/songwriter. He has been involved in environmental issues since the seventies and also in education NY local authorities. Congrats Pamela and Sofi too for having such a gentleman and artist in your life.

"As a recording session artist, he worked with Janis Joplin, Seals & Crofts and Bonnie Raitt, among other artists, before founding Orleans in 1972, with musicians Wells Kelly, Larry Hoppen and Lance Hoppen. In 1977, Hall left Orleans to begin a solo career. He also became active in the anti-nuclear movement, and co-founded Musicians United for Safe Energy (MUSE). Since then, he has continued working for alternative energy and environmental causes. His musical group at the time, the John Hall Band, released two albums, after which Hall released a number of solo albums, the latest being the infectious and well-received Rock Me on the Water in 2005. During the 80's and 90's, Hall also wrote songs for other artists and reunited with Orleans in 1990, 1996, 2000 and 2003."

mardi 7 novembre 2006

Nettoyeur de réputation (tendance 002)

Nouvelle rubrique : tendance. Un mot, une expression comme reflet de notre temps, miroir de l'instant ou inscrit dans l'avenir, porteur de sens dans les circonstances dans lequel on le prononce, dans son champ énonciatif et contextuel. Mot ou expression à suivre...

Il y avait la gestion de la réputation puis se trouve au coeur des préoccupations actuelles : la réputation numérique, une question au centre de l'identité numérique. Bertrand Duperrin explique un nouveau métier et un nouveau service : Nettoyeur de réputation :

"Un pas de plus vient d'être franchi aux USA avec ReputationDefender. Un discours bien huilé qui peut faire froid dans le dos vous fait comprendre que quelle que soit votre situation, il ne doit rien rester de compromettant pour vous sur le web. Alors, on vous propose de tout effacer. Auraient-ils une technologie spéciale? Non, juste une armée d'avocats prêts à bondir sur le moindre webmaster pour qu'il fasse le ménage dans ce qu'il a pu publier sur vous."

Via Arkandis.

lundi 6 novembre 2006

Solidarité numérique de proximité (tendance 001)

Nouvelle rubrique : tendance. Un mot, une expression comme reflet de notre temps, miroir de l'instant ou inscrit dans l'avenir, porteur de sens dans les circonstances dans lequel on le prononce, dans son champ énonciatif et contextuel. Mot ou expression à suivre...


On connaissait l'expression : "Solidarité Numérique", voici la solidarité numérique de proximité. Samedi 4 novembre sur France Info, Jérôme Colombain dans sa chronique France-Info.com l'inclut dans son discours, via un exemple (à écouter) :

"Solidarité numérique de proximité
Lorsque vous êtes bloqué devant votre ordinateur qui ne marche plus que faites-vous ? En général, vous faites appel à un ami qui s'y connaît. Partant de ce principe, une start up parisienne propose un service original qui permet aux internautes de s'entraider. Votre ami va pouvoir prendre le contrôle de votre ordinateur à distance. C'est gratuit, financé par la publicité. Voilà ce que Franck Rougeau, co-fondateur de
Spark-Angels.com, appelle de la "solidarité numérique de proximité"."


La même société prend comme expression phare-slogan : l'entraide numérique avec en titre de son communiqué de Presse : "Réagissez contre l'exclusion numérique, découvrez l'entraide numérique!".

jeudi 2 novembre 2006

Livres sur le Web 2.0 et les médias sociaux, la glocalisation en question

Le journaliste anglais Ian Delaney prépare un ouvrage sur le Web 2.0 et les médias sociaux ("social media"). Dans sa capitalisation de connaissances sur le sujet, il vient de publier un article sur son blog indiquant des eBooks sur ces 2 thèmes, des livres électroniques téléchargeables gratuitement en .pdf : 10 free ebooks about Web 2.0.


Parmi cette sélection de 12 ouvrages, qui augmente au fur et à mesure des contributions des internautes, on peut signaler 2 ouvrages en gestation pour lesquels les auteurs ont délivré leur texte préparatoire en ligne et invitent les visiteurs à complémenter leurs propos afin d'améliorer leur contenu :

- We-think: the power of mass creativity de Charles Leadbetter s'intéresse par des exemples concrets à montrer comment le nouveau Web bouleverse des pans entiers de notre société dans les fondements organisationnels de notre temps : univers de l'entreprise et du travail, monde scolaire, sphère du jeu vidéo, vie de la cité, modes d'innovations... Au coeur de ces changements, ce que Charles Leadbetter appelle la créativité de masse.

- New Influencers par Paul Gillin, prévu pour 2007. Ce journaliste américain, auteur et consultant Internet et nouvelles technologies s'intéresse au phénomène des blogs et à leur influence grandissante dans l'entreprise. Paul Gillin dresse aussi des portraits de blogueurs influenceurs anglo-saxons.


Lecture recommandée par Ian Delaney, une intervention de Danah Boyd (chercheuse doctorante sur les réseaux sociaux en ligne et qui travaille pour Yahoo) en mars 2006 sur une caractéristique très importante des technologies de l'information et de la communication : "G/localization: When Global Information and Local Interaction Collide".


Le sociologue Blaise Galland définit ainsi le processus de glocalisation :

"processus double par lequel la ville se décharge de sa fonction de production, d'échange et de traitement de l'information en la déplaçant dans le cyberespace, tout en développant, conséquemment, de nouvelles formes d'organisations sociospatiales au niveau local."


... à compléter par l'article du Courrier, quotidien suisse, dans un entretien avec le sociologue Roland Robertson : "Nous vivons dans un monde glocalisé" :

"La "glocalisation" est une globalisation qui se donne des limites, qui doit s'adapter aux réalités locales, plutôt que de les ignorer ou les écraser. Par ailleurs, en provoquant une résistance à elle-même – suscitant un mouvement mondial de contestation – la globalisation contribue, ironiquement et paradoxalement, à concentrer l'attention sur les réalités locales. Il est vrai que protester contre la globalisation a parfois eu l'effet contraire, produisant plus de globalisation. Mais l'on a compris que, pour faire avancer la cause du "local", il faut agir au niveau global, en sillonnant la planète, en communiquant à travers les nouvelles technologies, etc."


Source :

Delaney, Ian (October 31, 2006). "10 free ebooks about Web 2.0" (En ligne), TwoPointTouch, Londres, 1 p. (Page consultée le 1er novembre 2006)

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