Jean-Luc Raymond

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jeudi 31 août 2006

La révolution Web 2.0, Quand le Net devient une communauté, Dossier de Courrier International

L'hebdomadaire Courrier International, dans son édition du 31 août (n°826), consacre sa couverture et un dossier central de 7 pages à l'actualité de l'Internet marchand : "La révolution Web 2.0 : Quand le Net devient une communauté" montrant les différentes facettes du concept Web 2.0, d'un enthousiasme certain à un scepticisme affirmé. Retour sur ce dossier et ses composantes.


Quand les internautes tissent eux-mêmes leur toile (Newsweek, Etats-Unis) - (à lire en ligne ici)


Le premier article reprend des extraits d'un papier de Newsweek du 3 avril 2006 intitulé "The New Wisdom Of the Web" (par Steven Levy et Brad Stone) traduit en un titre évocateur : "Quand les internautes tissent eux-mêmes leur toile". Les auteurs décrivent le phénomène Web 2.0 comme une nouvelle génération de sites dont le fonctionnement est fondé sur la participation des internautes prenant pour exemple le succès commercial fulgurant des mini-sites MySpace et la stratégie exemplaire de la plateforme FlickR, qui permet la création d'espaces en ligne de partage de photos.


Le contenu apporté par les utilisateurs ("user-generated content") est le nerf de la guerre que se livrent les services Web 2.0 mais cela va plus loin, les internautes (consommateurs) étant invités à organiser ces données (souvent l'un ne va pas sans l'autre). C'est l'exemple de Del.icio.us créé il y a 2 ans par l'américain Joshua Schachter, un site où les internautes du monde entier inscrivent des URL, les caractérisent et catégorisent par des marqueurs ou mots-clés ("tags"), le tout étant réutilisé et partagé par les utilisateurs de Del.icio.us.


L'article des deux journalistes va plus loin en insistant sur la porosité des données échangées et partagées entre des sites et plateformes concurrentes rendue possible via les API, le RSS ou AJAX :

"La plus belle illustration de ce fonctionnement est le système des mash-ups (mixages ou applications composites). C'est au départ une technique de hackers, qui consiste à extraire des éléments (vidéos, musique, images...) de leur site initial et à les combiner avec d'autres, pour informer ou faire rigoler. Certains ont aussi "emprunté" une liste d'appartements libres proposés sur Craigslist [un service de petites annonces classées et localisées] pour l'installer sur une carte de Google Maps".


La conclusion sonne comme un hymne au Web 2.0 dans une forme très lyrique et inconditionnelle :

"MySpace, FlickR et les autres ne sont pas des endroits où aller, mais des choses à faire, un moyen de s'exprimer, de rencontrer d'autres personnes et d'étendre ses propres horizons. Le cyberespace était un endroit lointain. La Toile, c'est chez nous".


Web 2.0, un concept à tiroirs (Slate, Etats-Unis)


Deuxième article du Dossier Web 2.0 de Courrier International, "Web 2.0, un concept à tiroirs", paru sur Slate le 29 mars 2006 sous le titre originel : "Web 2.0: The new Internet "boom" doesn't live up to its name" ou un essai de définition du Web 2.0 par Paul Boutin. S'agit-il d'une technologie, d'un état d'esprit ou d'une manière de monétiser Internet ?


A cela, le journaliste et ex-ingénieur au Massachusetts Institute of Technology s'interroge sur la terminologie Web 2.0 recouvrant des réalités différentes et non imbriquées (Paul Boutin parle même de "choses antinomiques") dès lors qu'on se place du côté de Tim O'Reilly, celui a qui a lancé le terme en 2003 ("un méli-mélo d'outils et de sites qui encouragent la collaboration et la participation"), du côté des développeurs ("tous les logiciels et langages utilisés pour créer les fonctionnalités époustouflantes des sites labellisés en tant que tel") ou dans une troisième acception dite "tactique Web 2.0" vue de la Silicon Valley ("une volonté de faire de l'argent en finançant un site alimenté en contenu par ses utilisateurs").


Au delà de l'image cool du "2.0" utilisé à toutes les sauces du marketing aujourd'hui, Paul Boutin fait preuve d'ironie au regard du marché de l'Internet :

"La récupération commerciale du Web 2.0 est la clé pour comprendre ce que le terme désigne réellement. C'est parce qu'ils ont raté le boom du Web 1.0 que la nouvelle génération de créateurs d'entreprises colle l'étiquette Web 2.0 sur tout ce qui se fait. (...)

Il existe un moyen tout simple de décrire la nouvelle culture de la participation en ligne sans avoir à invoquer le Web 2.0. Dites simplement Internet. Vous verrez alors que tout le monde comprend enfin ce que vous voulez dire".


Transférer son bureau en Sicile (Aera, Japon)


Tiré de l'hebdomadaire nippon AERA, l'article de Hiroki et Hideo Sato "Transférer son bureau en Sicile" montre qu'Internet modifie les habitudes de travail au Japon dans le secteur des nouvelles technologies, que l'internationalisation des services est nécessaire et permet le développement de certaines contrées dans le monde.


Il est montré en exemple un groupe de 5 personnes (collègues de travail et confrères) en "voyage de création" de 24 heures dans une ville thermale proche du Mont Fuji, qui ont pour objectif de créer un produit durant ce laps de temps, une pratique qui tend à se répandre au pays du soleil levant, le concept du "bureau à l'étranger" pour transférer temporairement son lieu de travail en dehors du Japon (dans le cas évoqué à Florence, en Italie) ou le "one day free" pendant lequel l'employé ingénieur de la société Mixi (blogs, partage de photos en ligne...) est bien à son bureau, mais ne participe durant cette journée au choix dans la semaine à aucune réunion et est dispensé des tâches courantes.


Autre fait japonais, une expression inédite prononcée par Yosuke Akatmatsu, créateur de l'entreprise Sidefeed, une société "au coeur de la tendance Web 2.0" avec système de notation de blogs : privilégier les blogueurs influents qu'il appelle les "intellectuels commerciaux" et propose la plupart des services de son entreprise en anglais... La moitié de ses utilisateurs habitent un pays anglophone!


Enfin, il est cité dans cet article les propos de Sayaka Murata, de l'ONG japonaise Kamonohashi Project qui donne accès à l'informatique et à l'Internet à des enfants cambodgiens défavorisés et leur enseigne l'outils informatique :

"Des adolescents qui fouillaient les montagnes d'immondices pour trouver de quoi survivre chaque jour sont capables aujourd'hui de créer un site Internet"...


... Et de citer le service Google Adsense qui permet à des internautes de ce pays de gagner avec ce programme de publicités plus de 10 000 yens par mois (soit 68 euros)... Ce n'est pas de l'argent de poche dans cette contrée! Et de conclure en franchissant un pas, avec un optimisme forcené:

"La véritable valeur du Web 2.0 sera peut-être de réduire la fracture entre les pays industrialisés et ceux en voie de développement."


Le nouveau royaume des idiots (Der Spiegel, Allemagne)
  - (à lire en ligne ici)


Dernier article du Dossier Web 2.0 de Courrier International, une interview pour Der Spiegel du philosophe allemand et spécialiste de la Communication et des médias Norbert Bolz qui est très critique sur les utilisations des nouvelles formes de communication : "[Elles] conduisent au règne de l'opinion, de l'exhibitionnisme, de la précipitation et à la fin de la raison". Norbert Bolz n'est pas tendre en effet dans ces propos :

"En quoi la navigation sur le Net change-t-elle nos habitudes de pensée ? La raison occidentale avec sa structure thèse-antithèse-synthèse peut-elle encore fonctionner dans notre culture versatile du clic ?

Chez Kant, la raison n'est assurément pas limitée par le temps. Avec Habermas, on peut encore discuter pendant un temps infini. Cela est toutefois de plus en plus irréaliste. Aujourd'hui, il s’agit de passer au crible le plus de matériel possible en un temps le plus court possible. En un mot : la raison classique était indépendante du temps ; aujourd'hui, nous n'avons pas la tranquillité nécessaire pour traiter les informations les unes à la suite des autres. Il vaut mieux repérer l'important en quelques secondes que maîtriser la déduction."


Une conclusion en forme d'interrogation et de doute sur le Web 2.0, sur les valeurs défendues par ses plus ardents partisans et sur la perte de recul temporel pour porter un regard critique et citoyen sur les outils Web 2.0, leur impact, les données diffusées, disponibles et échangées dans une "culture de l'instantanéité" qui prône l'immédiat comme constante essentielle de la valeur de l'information.

mercredi 30 août 2006

Framakey, une clé USB avec logiciels libres et gratuits préinstallés pour transporter avec soi ses documents, fichiers et logiciels

Les nouvelles clés USB dites "U3" permettent d'utiliser des logiciels ou des documents sur PC (Windows 2000 ou XP) sans installation préalable. Une alternative efficace et bien conçue existe avec Framakey, une compilation de logiciels libres et gratuits préinstallés pour Windows (bureautique, graphisme et PAO, multimédia, jeux, internet et des utilitaires) qui peuvent être installés directement sur Internet sur une clé USB classique en téléchargeant le contenu de Framakey sur un ordinateur. Il est conseillé une clé d'une capacité d'au moins 512 Mo de mémoire pour une utilisation optimale.


Quelques mots supplémentaires sur Framakey :

"Son objectif est de vous proposer les meilleurs des logiciels libres sous système Windows, préinstallés et prêts à être utilisés directement depuis votre clef USB. Par conséquent, vous n'avez rien à installer, et l'utilisation des logiciels se fait de façon sécurisée et sans laisser d’informations personnelles sur les machines sur lesquelles vous utilisez votre Framakey.

L'intérêt principal étant que vous pouvez alors transporter partout avec vous non seulement vos documents et vos fichiers, mais aussi les logiciels que vous connaissez, maîtrisez, et qui vous font vous sentir "chez vous". Et cela, sans avoir à installer quoi que ce soit sur la machine qui utilisera la Framakey."


Framakey est une réalisation de bénévoles du site Internet Framasoft. Il existe une version française, anglaise et espagnole de Framakey.


Source :

Collectif (août 2006). Framakey (En ligne), Framasoft, Paris, Site (Page consultée le 30 août 2006)

mardi 29 août 2006

Canal Accessible : repérages et mises en ligne d’obstacles non accessibles dans Barcelone par 40 personnes handicapées

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C’est un projet étonnant et utile qui vient de remporter le grand prix de Digital Communities 2006 (Communautés Digitales) du festival d’art numérique international Ars Electronica (voir site) : Canal*Accessible (voir site), une initiative collaborative conduite à Barcelone par 40 handicapés qui ont mis en ligne depuis décembre 2005, avec des clichés pris à partir de téléphones photos, parfois avec du son et un repérage cartographique, les obstacles et lieux inaccessibles par des handicapés dans la ville de Barcelone.


Ce projet solidaire et bénévole qui utilise des ressources internet liées à la mobilité compte plus de 3500 contributions (lieux repérés) et le site Internet sur lequel figurent ces données ne s’arrête pas là. Des recommandations en terme d’accessibilité sont disponibles ainsi qu’un forum.


Des partenaires publics et privés se sont associés pour cette initiative dont Nokia et la Generalitat de Catalunya, Departament de Cultura.


Source :

Collectif (29 août 2006). Canal*Accessible [En ligne], Antonio Abad Roses, Barcelone, Site (Page consultée le 29 août 2006)

dimanche 20 août 2006

Annuaire magasins bio, commerce équitable, alimentation biologique

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Le blog Ecolopop (revue de Presse environnementale) créé par Pôle Ouest en Bretagne, vient de mettre en ligne un annuaire de boutiques bio et de commerce équitable en France. Particulièrement utile, cet annuaire vise à ce que chacun devienne un acteur de la consommation responsable, un consom’acteur :

“Si les choses ne bougent pas assez vite à votre goût, vous avez du vous poser mille fois la question : que faire ? Une chose est certaine : de nombreuses étapes de nos vies passent par l’échange commercial, rite incontournable de nombreuses civilisations pacifiques. À nous de choisir la meilleure façon de marquer ces moments. Les entreprises écoutent les consommateurs : le meilleur moyen de les faire évoluer dans le sens d’une meilleure prise en compte des problématiques socio-environnementales est de leur parler là où elles écoutent : au porte-monnaie.”


L’annuaire présente des boutiques bio et de commerce équitable dans toute la France (boutiques spécialisées, vente par correspondance, associations de paysans ou autres producteurs) classées par département avec leurs coordonnées complètes (adresse, contact, horaire d’ouverture, site internet) : Annuaire magasins bio, commerce équitable, alimentation biologique.


Source :

Collectif (14 août 2006). “Soyez Consom’acteurs, pour vivre un autre monde” [En ligne], Pôle Ouest, Quimper, Blog, 1 p. (Page consultée le 20 août 2006)

samedi 19 août 2006

Economisez l’eau : jeu pour les enfants “Un pour tous, tous pour l’eau”

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L’Agence de l’Eau Seine Normandie propose un jeu utile et éducatif pour les enfants jusqu’au 15 octobre 2006 : “Un pour tous, tous pour l’eau” (voir le site en Flash) pour apprendre les bons gestes pour sauver et économiser l’eau. Pour cela, il faut aider le personnage Ludeau à sauver son poisson en jouant :

“Aide Ludeau à récompenser les personnages qui respectent l’environnement et à punir ceux qui polluent.”


Source :

Collectif (juin 2006). Un pour tous, tous pour l’eau [En ligne], Agence de l’Eau Seine-Normandie, Nanterre, Site (Page consultée le 19 août 2006)

mercredi 9 août 2006

Utilisation d’internet par les personnes à la rue, sans domicile fixe

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Dans un remarquable article pour le quotidien Le Monde (mercredi 9 août 2006) : “Arthur, Le campeur du pont Marie”, le journaliste Yves Eudes conte le parcours et la vie de Arthur (”électricien à Varsovie, venu tenter sa chance en France ; il y a vécu quelques belles années avant de se retrouver à la rue”… à Paris).

Dans l’histoire d’Arthur en France, l’accès à l’Internet a joué un double rôle ; celui d’une arnaque tout d’abord :

“Fin 2003, Arthur, qui surfe souvent sur Internet, reçoit par e-mail une proposition commerciale : un promoteur cherche des sous-traitants pour construire tout un lotissement de pavillons. Pour entrer dans l’affaire, il suffit d’investir 1 000 euros. Aussitôt, il envoie un chèque et souscrit un prêt bancaire de 35 000 euros pour acheter du matériel. Puis il attend, mais rien ne vient. Quand il va se renseigner à l’adresse indiquée sur Internet, il découvre que le promoteur n’existe pas : “Une arnaque toute simple, comment ai-je pu être aussi naïf, aussi con ? J’avais confiance en la France.”"


Vivant dans la rue, sous le pont Marie, à Paris, en plein hiver, l’accès public à l’Internet, lui a sauvé la vie, en quelque sorte :

“Après avoir passé un hiver épouvantable, recroquevillés à quatre sur un seul matelas, ils réussissent à obtenir des tentes : “Quand on a entendu dire que Médecins du monde distribuait des tentes, je suis allé à la bibliothèque de Beaubourg pour leur envoyer un e-mail, et ensuite on est allé les voir. Ils nous ont fait attendre deux mois, mais une nuit, ils ont débarqué avec les tentes. Notre vie a changé d’un seul coup : maintenant on a un chez-nous, comme un petit village. On est protégé, on a un peu d’intimité, on se repose mieux. C’est aussi un endroit pour laisser nos affaires, c’est essentiel.” Depuis, ils vivent dans la hantise d’être expulsés : “On organise des tours de garde. L’un de nous doit toujours rester près des tentes pour les surveiller, pour empêcher les services municipaux ou la police de profiter de notre absence pour tout jeter à la Seine.”


L’Internet n’est pas salvateur mais le besoin d’informations utiles est souligné par les pratiques de certains usagers à la rue fréquentant des espaces multimédias gratuits à Paris. Encore faut-il être capable de localiser les infos nécessaires à leurs besoins et à leurs envies et à accompagner ces personnes dans un parcours d’apprentissage des technologies. Aussi, il ne faut pas choisir les champs d’utilisation de l’ordinateur et de l’Internet à la place de ces publics.


En parallèle, aux États-Unis, le célèbre blogueur sans domicile fixe (”homeless”) Kevin Barbieux qui s’est lui-même surnommé “The Homeless Guy” (consulter son blog) vient de créer une page de vente sur eBay sur un mode décalé : il souhaite mettre en vente des objets ayant trait à son statut de SDF et débute par la mise aux enchères de sa carte lui ayant permis de se nourrir à Las Vegas.


En juillet dernier, Kevin Barbieux a créé un second blog Cheap Advice où il répond à des questions moyennant de toutes petites sommes versées sur un compte PayPal concernant la vie dans la rue ou les services sociaux. Kevin Barbieux, “l’expert”, cherche à partager son savoir et ses connaissances des services d’aides avec les internautes ; une idée judicieuse.

Source :

Eudes, Yves (9 août 2006). “Arthur, Le campeur du pont Marie” [En ligne], Le Monde, Paris, p.10 (Page consultée le 9 août 2006)

mardi 8 août 2006

Trophée Service Plus : les services de demain à la personne

tropheeserviceplus.jpg 

Le premier Trophée Service Plus (voir le site), organisé par Senior Plus (voir site) et Good Futur (voir site) avec le soutien du Groupe Caisse d’Épargne (voir site) et sous le parrainage de l’Agence nationale des services à la personne (voir site), le 17 novembre 2006, récompensera l’innovation, la qualité et la croissance des services à la personne.


Un appel à projets est lancé : les candidatures peuvent être déposées entre le 13 juillet et le 16 octobre 2006. Le dossier d’inscription se télécharge sur le site Trophée Service Plus à cette adresse.


Le Trophée Service Plus a pour objectif d’encourager l’émergence de réalisations dans le secteur des services à la personne en repérant des prestataires répondant aux attentes d’un marché nouveau et d’accompagner sa structuration. Les principaux critères d’éligibilité sont l’innovation, la qualité et la croissance.

Le Trophée Service Plus décernera quatre prix :

- Prix de l’innovation
- Prix de la qualité
- Prix de la croissance
- Prix spécial du jury

Le Trophée Service Plus est ouvert aux projets conduits par des entreprises commerciales ou de l’économie sociale dans les cinq grands domaines définis par la Convention nationale pour le développement des services à la personne signée le 22 novembre 2004 : services à la famille ; services associés à la promotion de la santé à domicile ou sur le lieu de travail ; services associés à la qualité de vie quotidienne à domicile ou sur le lieu de travail ; services associés au logement et au cadre de vie ; services d’intermédiation.


Les lauréats présenteront leur projet devant les professionnels du secteur et des investisseurs qu’ils pourront rencontrer. Ils gagneront en visibilité et en crédibilité.


Le comité de sélection, composé de professionnels de la communication et de l’innovation, d’investisseurs et de créateurs d’entreprises reconnus, examinera tous les dossiers pour retenir douze lauréats. A l’issue de la sélection, le comité élira quatre gagnants.


Calendrier : 13 juillet – 16 octobre : Appel à projets ; 23 octobre : Sélection des 12 lauréats ; 7 novembre : Passage devant le comité de sélection, élection des 4 gagnants ; 17 novembre : Remise du Trophée Service Plus et présentation des 8 lauréats et 4 gagnants sur le Salon Senior Plus.


Source :

Edel, Laurent (juillet 2006). Trophée Service Plus [En ligne], Good Futur, Paris, Site (Page consultée le 8 août 2006)

Podcasting de services publics locaux : quelques exemples type d’utilisation et un portail local citoyen de podcasts

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Est-ce un nouveau canal de communication intégré pour les sites Internet locaux de services publics ? On connait l’utilisation du podcasting ou balladodiffusion (”moyen habituellement gratuit de diffusion de fichiers audio ou vidéo sur Internet”) à partir de sites publics locaux pour :

- la rediffusion de conseils municipaux (à Fontenay-sous-Bois, France),

- un mini-journal local audio à diffusion régulière, hebdomadaire (informations municipales, sports et interviews, à Warren, Michigan, États-Unis… avec même un videopodcast sur le même thème),

- des infos mensuelles (agenda avec un axe très loisirs et culture, à Issy-les-Moulineaux, France),

- des nouvelles plus ou moins régulières avec une thématique différente traitée à chaque fois (à Boston, États-Unis),

- des podcasts audio et vidéos couvrant une actualité saisonnière (l’été, à Montélimar, France),

- des podcasts culturels facilitant la découverte et la visite d’un lieu (comme ceux du Musée Historique de la Ville de Haguenau, France).

Phénomène intéressant, certains citoyens et associations locales se regroupent pour créer des portails locaux de podcasts thématiques sous la forme d’un réseau structuré comme celui de Charlottesville (Virginie, États-Unis) : Charlottesville Podcasting Network. Il est question de sports, arts, politique, discours locaux, documentaires audio, critiques de films… Ce portail fourre-tout existe depuis avril 2005 et des bénévoles assurent une initiation et une formation audio pour que des citoyens découvrent comment manier le son sur Internet dans le but de les faire devenir des podcasteurs en herbe.


En Grande-Bretagne, le site Internet public du Lincolnshire County Council va plus loin avec des podcasts proposant les dernières nouvelles du Comté, un agenda et les offres d’emplois administratifs du Comté.


Va-t-on assister dans les prochains mois à une généralisation de podcasts offrant de nouveaux services à la population ? C’est une question majeure. Le podcasting peut aussi faciliter la vie de citoyens faiblement alphabétisés ; les services publics devraient s’atteler à cet aspect d’une administration en ligne plus respectueuse de la diversité des profils des publics.

lundi 7 août 2006

CF2M à Bruxelles et ENDA Graf à Dakar : Projet Réemploi informatique

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Avant de travailler dans les Technologies de l’Information et de la Communication, Bernard Goffinet était assistant social. Il fut aussi chercheur en sociologie. En 1988, il rejoint le CF2M (Centre de Formation 2 Mille, voir le site), une ASBL établie à Bruxelles créée par des Marocains d’un quartier populaire. L’association se démarque alors en mettant en place des actions d’insertion par l’emploi dans le domaine de l’imprimerie.


Dès 1998, CF2M s’engage dans un partenariat fructueux avec l’O.N.G. sénégalaise ENDA GRAF (ENDA Groupes Recherches Actions Formations, voir le site) où une imprimerie déménage. Mais Bernard Goffinet désire aller plus loin. Avec l’équipe de CF2M, il récupère des ordinateurs ne fonctionnant plus sur le territoire belge, les répare et les envoie au Sénégal, ENDA GRAF assurant uniquement le prix de la main-d’oeuvre utilisée en Belgique. Résultat : un PC ainsi réparé coûte 50 % moins cher qu’un ordinateur à l’achat au Sénégal. En outre, ENDA GRAF revend ces ordinateurs à 75 % du prix du marché. Plusieurs personnes peuvent ainsi vivre de cette activité à Daklar et 7 techniciens informatiques originaires d’Afrique (Mozambique, Togo, Maroc, Burundi…). Description résumée de l’initiative :

“Le projet “Banlieues-Dakar” vise l’envoi de matériel informatique déclassé, de logiciels et de compétences de maintenance, permettant la mise en place de réseaux d’échange avec des initiatives locales (coopératives d’habitat, groupes de socio-alphabétisation…) soutenues par des ONG.

Le projet à Bruxelles vise quant à lui le soutien des ASBL sous-équipées en leur offrant du matériel informatique. En nous cédant votre matériel, vous participez au renforcement de projets dans les quartiers populaires de Lomé, Dakar, Kinshasa, Oujda et au soutien de projets pédagogiques, culturels et sociaux à Bruxelles.”


Bernard Goffinet de CF2M déclarait en 2002 :

“On constate que dans nos pays le matériel est vite obsolète, mais qu’il peut être très utile dans les associations de quartiers : une connexion et un ordinateur installé en réseau servent à environ vingt associations différentes, augmenter l’efficacité des groupes dans les quartiers. Il fonctionne même la nuit. À Dakar, beaucoup de personnes ont une adresse e-mail même si elles n’ont pas d’ordinateur. Il y a une grande pratique d’Internet. Cette information relativise la notion de fracture numérique qui n’est pas toujours le fait d’un public pauvre. Il y a autant de fracture numérique chez nos stagiaires [à Bruxelles] qu’à Dakar. Enda développe des contenus populaires et effectue des échanges avec des universitaires sur des propositions de solutions à leurs problèmes de quartier. (…)

Les TIC doivent permettre de parler autrement des problèmes. Il fait le constat qu’il y a peu d’originalité de la parole et que la parole est peu donnée au public (…) Les TIC sont un moyen de favoriser la prise de parole des gens, l’expression de contenus spécifiques, et les aspects techniques doivent passer au second plan.”


Pour que ce projet entre CF2M et ENDA GRAF soit mené à bien, un pacte engage les deux partenaires avec notamment une traçabilité des PC destinés uniquement aux associations locales, l’interdiction de les revendre au secteur privé ou à des particuliers.


Éthique et autonomie de gestion sont 2 pièces maîtresses de ce programme s’inscrivant dans une démarche d’économie sociale et solidaire… numériquement!

Contact : CF2M ASBL, rue Berthelot 114/116, 1190 Forest, Belgique. Tél. : 02 539 03 60.


Source :

Collectif (août 2006). CF2M - Centre de formation 2 mille [En ligne], ASBL CF2M, Forest, Belgique, Site (Page consultée le 7 août 2006).

Info-ado : site internet de questions réponses pour adolescents sur la sexualité, la contraception et les maladies sexuellement transmissibles

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Info Ado (cf. le site) n’est pas le site Internet le plus connu en France en matière d’inforation sur la contraception et la sexualité des adolescents. Pourtant, il joue un vrai rôle solidaire : des jeunes peuvent poser à une équipe spcécialisée, tout au long de l’année depuis juillet 2001, des questions relatives à la sexualité, à la contraception et aux maladies sexuellement transmissibles ou consulter les réponses déjà formulées sur le site Internet.


Qui répond ? Une équipe de médecins, internet et sages-femmes qui interviennent en Alsace dans les collèges et lycées pour faire de la prévention à propos de la sexualité, la contraception et les MST. Des étudiants en médecine à Strasbourg peuvent intégrer l’équipe après une formation dispensée par la Faculté de Médecine de Strasbourg.


Ce site est hébergé par l’Université Louis Pasteur de Strasbourg et a été réalisé par le pôle de développement multimédia de l’Université (16 rue René Descartes, Strasbourg). L’application informatique est articulée autour d’une base de données, accessible par internet qui permet la gestion de est hébergé par l’université Louis Pasteur.

“Le site info-ado est, en fait, une application informatique articulée autour d’une base de données, accessible par internet. Il permet la gestion de l’envoi de questions par les internautes et la présentation des questions/réponses classées par thèmes. Une rubrique “en savoir plus” permet la consultation d’un abécédaire. C’est également sous cette rubrique que les questions les plus souvent posées sur un thème donné, sont consultables. La formulation des réponses, le classement des questions par thèmes, la mise en ligne d’informations complémentaires, se fait au travers d’internet, dans un espace spécialisé et sécurisé.”

Le site Internet Info Ado connaît un succès grandissant avec plus de 20 000 visites par jour et plus de 13000 réponses aux questions depuis l’ouverture du site. Les réponses sont signées et mises en ligne très rapidement. Les questions peuvent bien évidemment être anonymes. Entre 3% et 5% des visiteurs posent une question.


À noter qu’il existe un site Internet Info-Ado spécifique pour le Cameroun basé sur le même principe de questions réponses : Espace Yohyette et Yoh.


Source :

Collectif (août 2006). Info-ado [En ligne], l’Université Louis Pasteur de Strasbourg, Site (Page consultée le 7 août 2006).

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