La
Fédération Rhône-Alpes de Protection de la Nature Isère (FRAPNA) vient de
lancer Le site
écocitoyen de Grenoble (et de l'agglomération grenobloise) qui recense
les informations liées à l'environnement sur ce territoire, capitalisant sur
les actions locales afin de faciliter les déplacements en transports en commun
et de réduire son empreinte écologique chez soi ou au travail, de faire les
bons gestes écocitoyens au quotidien.
Un forum de discussion (sérié en thèmes de préoccupation) permet
d'interagir sur des questions techniques ou générales. Véritable guide de
bonnes pratiques écocitoyennes, ce site délivre aussi un agenda local et séduit
par sa simplicité de navigation et la clarté des énoncés des différentes
rubrique.
A terme, le
site écocitoyen de Grenoble disposera de nombreuses données
environnementales de l'agglomération dans un même espace de téléchargement
(Plan Climat, Plan de Protection de l’Atmosphère, expositions, diaporamas,
etc.).
Tag - savoir
samedi 19 mai 2007
Site écocitoyen de Grenoble : la citoyenneté écologique locale au quotidien
Par Jean-Luc Raymond le samedi 19 mai 2007, 16:54
Chris Anderson, la longue traîne, internet et consommation
Par Jean-Luc Raymond le samedi 19 mai 2007, 11:38
Chris
Anderson, rédacteur en chef du magazine Wired, est en interview dans Le Monde daté du samedi 19 mai
2007 sur le thème des habitudes, modes de consommation et de
distribution renouvelés à l'ère de l'Internet : "Des consommateurs li-bé-rés !".
Il développe allègrement sa théorie de la Long Tail (longue traîne) à travers
ces propos :
"Si on propose en ligne au consommateur 10 ou 100 fois plus de produits, son choix se répartit sur un nombre bien plus important d'articles. En conséquence, les 10 produits phares sont proportionnellement moins vendus. Cela paraît logique, mais nous en avons désormais les preuves, chiffres à l'appui, sur des marchés de plusieurs millions de produits."
Chris Anderson, dont l'ouvrage "La Longue Traîne" est désormais disponible en français (chez Pearson Education) s'attache aussi à évoquer la consommation chez les jeunes et comment elle se "modélise" au quotidien et offre de nouvelles perspectives au marketing et au mode relationnel entre les marques et les adolescents :
"Cette activité qui consiste à deviner ce qui va se vendre ou pas ne me semble plus promise à un si bel avenir. Bientôt, tout arrivera sur le marché en ligne, et la grande aventure sera d'en faire le tri. (...)
Ce seront ensuite des filtres, comme Google, qui mesureront l'intérêt des consommateurs. Les blogs sont également de plus en plus une source de recommandation. Nous avons déjà sur Internet une génération pour laquelle la valeur d'une marque n'est pas ce qu'une entreprise dit mais ce qui apparaît sur Google. (...)
La génération qui grandit actuellement sur le Net, bien qu'elle n'achète pas tout en ligne, établit ses goûts à partir du réseau. Ces jeunes, en gros les moins de 25 ans, ont la certitude qu'ils peuvent tout trouver grâce au Net. C'est la première génération exposée à une telle richesse culturelle, d'une diversité infinie. Cela va influer sur la façon dont elle s'habille, ce qu'elle mange, les vidéos qu'elle regarde, ses hobbies... En Californie, par exemple, les enfants sont désormais fans de mangas. Pas des mangas américanisés, non, des mangas japonais, et ils apprennent des mots pour les comprendre. Je pense que cette génération sera moins satisfaite que la précédente des produits imaginés pour plaire au plus grand nombre. D'ailleurs, les entreprises de grande consommation l'ont compris et sont en train de cibler ces différentes niches de consommation, l'underground, la culture souterraine."
vendredi 18 mai 2007
Formation Développement durable et Technologies de l'Information et de la Communication
Par Jean-Luc Raymond le vendredi 18 mai 2007, 18:34 - Mes missions
J'ai
modélisé et conduit en avril dernier une formation sur le thème
"Développement durable et Technologies de l'Information et de la Communication"
au Centre de Compétences Technofutur TIC à Gosselies (Belgique) pour les Espaces Publics Numériques de
Wallonie.
"Fait qui s'installe dans les enjeux majeurs d'aujourd'hui et de demain, le rapport de chacun à l'environnement et à son respect devient une question majeure et un enjeu d'éducation prégnant.
Savoir repérer sur Internet et sur son territoire de vie, des ressources pertinentes pour construire un projet, monter des animations ou informer ; tels sont les objectifs de ce séminaire. Des ressources ludo-éducatives en ligne et la connaissance des acteurs locaux existants sur cette thématique seront mises en valeur pour pouvoir aborder ce thème concrètement au plus près des citoyens."
Cette formation Développement durable et TIC (1 journée) sera reconduite
au 3e trimestre 2007 à Technofutur TIC pour un public élargi : associations,
collectivités territoriales, organismes tutellaires et entreprises
souhaitant mettre en place concrètement dans leur organisation une politique
liée à la préservation de l'environnement et utiliser pour cela, entre autres
des outils technologiques et Internet aussi bien que de s'attacher à utiliser
avec intelligence les outils techniques pour réduire leur impact
écologique.
Parmi les ressources utiles sur ce sujet, l'espace de coworking de San
Francico CitizenSpace est en pointe sur des recommandations. Sur leur
wiki, les cotravailleurs de CitizenSpace ont produit une liste de bonnes
pratiques (en discussion) à mettre en place dans l'univers professionnel
pour préserver l'environnement et réduire la pollution : "San Francisco
Green Business Program : Resource Conservation and Pollution Prevention
Checklist for Office/Retail".
Consulter également les articles comportant le mot-clé "Environnement" du blog du Centre
de Ressources des EPN de Wallonie.
Jean-Marie Dru, La publicité autrement, le consommateur devient un média
Par Jean-Luc Raymond le vendredi 18 mai 2007, 17:52
Dans Le
Monde 2 de ce vendredi, le Président du Réseau International TBWA et auteur du
slogan d'Apple "Think Different", Jean-Marie Dru
est interviewé à l'occasion de la sortie de son ouvrage "La publicité
autrement" (aux Editions Gallimard, collection Autrement) avec un titre
d'article choc "La publicité sera créative ou ne sera plus".
Dans cette entrevue, Jean-Marie Dru parle du nécessaire renouvellement de la
publicité avec l'usage personnalisé des nouvelles technologies. Il conte
comment les gens peuvent, dès maintenant et encore plus dans le futur, créer
leur propre environnement médiatique et musical, leur divertissement grâce au
téléchargement, aux consoles de jeux, aux télévisions auto-programmées, aux
portables transformés en multimédias.
"A côté de la publicité classique, celle de l'affichage public et des magazines qui restera importante, il va falloir imaginer une nouvelle interactivité, de nouveaux messages, de nouveaux films que les consommateurs blasés auraient envie de voir. Faut-il d'ailleurs encore parler de "consommateurs" ? Aujourd'hui, chacun devient capable de créer son blog, des wikis (les pages Internet ouvertes à tous), des films, son ambiance musicale, ses avatars dans les mondes virtuels. Le consommateur devient un média, l'élément actif d'un réseau. Dans ce contexte, la plupart des gens acceptent de regarder un message publicitaire une fois ou deux, pas plus. Il faut que celui-ci les attire, les amuse, sinon ils s'en vont. Moi, je crois au retour des spots publicitaires longs, talentueux, des 60 ou 90 secondes, véritables "courts-métrages" que les gens voudront regarder, conserver. Je crains que les petits films répétitifs, didactiques, de 15 secondes apparaissent comme du matraquage. La publicité va devoir arrêter le rabâchage pour redevenir un divertissement."
Pour l'anecdote, Jean-Marie Le Dru envoie tous les jeudis un texte appelé
"Jeudi" à toutes les agences du réseau TBWA, une note d'une page présentant une
idée médiatique nouvelle ou un paradoxe de notre époque.
mercredi 9 mai 2007
Qu'est-ce que l'innovation ? Par Marc Giget : poussée technologique et synthèse créative
Par Jean-Luc Raymond le mercredi 9 mai 2007, 21:56
Marc Giget est
professeur titulaire de la chaire d'économie de la technologie et de
l'innovation au Conservatoire National des Arts et Métiers (CNAM) de Paris. Il anime Les mardis de l'innovation et est l'auteur de "La dynamique
stratégique de l'entreprise : Innovation, croissance et redéploiement à
partir de l'arbre de compétences" paru en 1998 chez Dunod.
Dans le numéro d'avril 2007 de Sciences et Avenir (n°2667), Marc Giget
s'exprime sur la créativité et la capacité d'innovation. Au coeur du potentiel
créatif, il met en exergue l'accumulation de l'expérience comme facteur
favorable. Extrait :
"Il y a de nombreuses définitions (de l'innovation). On peut dire qu'il s'agit d'intégrer le meilleur état des connaissances dans des produits ou des services qui vont plus loin dans la satisfaction des individus. C'est quelque chose en mouvement permanent, qui résulte du progrès des connaissances (...)
(La poussée technologique), c'est le stade où seuls les ingénieurs comprennent à quoi servent ces machines qu'ils mettent au point dans leurs labos, vous savez ces trucs ennuyeux et moches avec des fils qui dépassent! L'homme de la rue, lui, n'en voit pas l'intérêt. Il n'y a rien d'excitant, à vrai dire, dans un microprocesseur quadruple coeur, une mémoire RAM, un serveur ou un "Wireless Access Protocol"! Jusqu'à ce que quelqu'un imagine qu'avec ces techniques, on va pouvoir surfer sans fil sur Internet avec un ordinateur portable. Cela devient alors une application utile, plaisante, pratique, d'un ensemble de technologies complètement obscures pour la plupart des gens (...)
(Pour basculer vers l'innovation, il faut) la synthèse créative! Il faut un groupe d'individus créatifs qui prend le meilleur de la technologie du moment et invente... l'iPod! Là, l'innovation est tellement réussie qu'elle en devient un objet culte. Derrière ce produit, il y a des dizaines et des dizaines de brevets d'ingénieurs. Mais les utilisateurs n'en ont pas conscience et c'est tant mieux, car ça ne les intéresse pas. L'innovation coïncide avec ce que les gens attendent, désirent."
Améliorez sa communication et son approche marketing avec Internet et l'informatique
Par Jean-Luc Raymond le mercredi 9 mai 2007, 21:12
Pour
une association, une PME ou une TPE, avoir une stratégie Internet ne
s'improvise pas. Encore faut-il pouvoir être guidé efficacement dans
l'utilisation du Web et de l'informatique... Courrier électronique utile,
lettre d'information qui se distingue, site Internet qui se démarque par son
écriture et son référencement, utilisation des outils du nouveau Web (ou
Web 2.0) à bon escient... Dans cet aréopage de choses à connaître, ne pas s'y
perdre est un challenge permanent.
A recommander dans ce contexte, la lecture régulière du blog ConseilsMarketing.fr qui se distingue par la praticité de ses conseils
avec des articles se présentant comme des mini-guides de pratiques éprouvées
sur différents aspects de la communication Internet (entre autre!) ; exemples
avec Comment augmenter le taux de lecture de sa newsletter ?
; Comment écrire un mailing percutant ? ; Comment rédiger un bon communiqué de Presse ? ; 6 façons d'attirer des visiteurs de qualité sur son site Internet
? ; 15 conseils pour se faire connaître grâce aux Digg Like
! ...
mardi 8 mai 2007
Le téléphone portable par Philippe Delerm, Mythologie 2007
Par Jean-Luc Raymond le mardi 8 mai 2007, 23:21
Dans son
édition du 15 au 21 mars 2007 (n°2210), Le Nouvel Observateur fête les 50 ans
du livre culte de Roland Barthes : Mythologies. Le magazine a demandé a des
personnalités de faire une liste des mythologies d'aujourd'hui et de les
expliciter.
L'écrivain Philippe Delerm, auteur de "La Tranchée d'Arenberg et autres
voluptés sportives" (Paname) y dresse un portrait de l'objet moderne téléphone
portable.
"Il n'y a plus de vie où il ne se passe rien. On est prêt à dégainer. Que la sonnerie se déclenche en mode vibreur - il semble alors qu'il fasse partie du corps, on fait semblant de l'éloigner de la cuisse ou de la poitrine, mais c'est aussitôt pour se rapprocher, juste à l'oreille, le visage un peu penché - ou bien qu'elle se module au faux hasard du sac - et dans la précipitation hypocritement dévolue au désir de ne pas déranger l'entourage se cache un manque compulsif, une fêlure de l'autonomie -, il est le maître. On peut faire semblant de le dominer, le mien est presque toujours fermé, je reste parfois des heures sans l'allumer, les phrases de la mauvaise conscience sont les mêmes qu'on emploie à propos de la télé, mais la consultation épisodique n'est pas si olympienne. Un message, un texto. Et rien, parfois. Ce rien-là n'est pas un constat de béance, mais le début d'une attente.
"T'es où ?" "Où es-tu ?" Les codes sociaux, la proximité affective de l'interlocuteur déclinent différemment cette même interrogation métaphysique. Après avoir saisi l'autre dans son temps, on veut le capturer dans son espace. Il y a une anthropophagie du téléphone portable, mais ce désir de manger l'autre, de se rassasier de l'autre quelques secondes, cache une inquiétude plus sourde, inguérissable désormais. On dit : "On ne pourrait plus s'en passer", et c'est vrai. On dit : "C'est pratique", et c'est plus discutable. Est-il si réconfortant de manifester la persistance d'un aveu ? Il va se passer quelque chose. Il doit."
Fracture numérique, l'écart d'accès à l'internet s'explique en grande partie par le niveau de diplôme
Par Jean-Luc Raymond le mardi 8 mai 2007, 22:51
La
Direction de la Recherche, des Etudes, de l'Evaluation et des Statistiques
(DREES,
Ministère de la Santé) a publié un numéro spécial de sa publication Etudes
& Résultats en février 2007 (n°557) consacré
aux laissés-pour-compte de l'infomatique et de l'Internet : "L'accès des
ménages à bas revenus aux Technologies et de la Communication" (en .pdf,
téléchargeable à cette adresse).
En 8 pages, cette édition synthétise différents rapports statistiques et
études, principalement de ces deux dernières années, reprenant les constats de
freins à l'accès et à l'utilisation de l'ordinateur, de l'Internet et de la
téléphonie mobile ; un constat maheureusement redondant appuyé par des chiffres
pas très enthousiastes. Les points marquants évoqués dans ce
dossier :
- Parmi les ménages à bas revenus, l’accès à un micro-ordinateur et à l’internet est beaucoup moins répandu,
- Un quart des ménages à bas revenus disposent uniquement d’un téléphone portable (sans téléphone fixe),
- À caractéristiques sociodémographiques comparables, le lien entre pauvreté et accès aux TIC reste manifeste,
- Le moindre accès des ménages à bas revenus au téléphone fixe reflète la surreprésentation des personnes seules et des familles monoparentales,
- L’écart d’accès à l’internet s’explique en grande partie par le niveau de diplôme,
- Un sixième des ménages non équipés en micro-ordinateur l’expliquent principalement par des raisons financières (cela tord le cou à des analyses populistes signifiant que le fait d'équiper les personnes va résoudre le problème d'appropriation de l'Internet),
- Près d’un quart des ménages ayant un micro-ordinateur mais pas l’internet parlent d’un coût élevé,
- Parmi ceux qui n’utilisent pas de téléphone portable, un sur dix considère que c’est trop cher,
- Ne pas avoir accès aux TIC est davantage perçu comme un manque lorsque la raison est financière.
lundi 7 mai 2007
Pensées et réflexions en écho
Par Jean-Luc Raymond le lundi 7 mai 2007, 00:17
De la soirée et de cette journée dominicale qui a vu l'élection d'un
nouveau Président de la République, je retiendrai deux articles de
réflexion: Christian Fauré pour son analyse des années 30 et
un parallèle intéressant : "Aristote nous avait prévenu : "ce n'est
pas l'infini qui commande". Et pourtant c'est en tant que logique de l'infinité
que la modernité avance. Car l'infinité est au coeur de la modernité, à l'image
des travaux en mathématique et de la crise des fondements du début du XXe
siècle. A ceci il faut rajouter la compréhension de nos sociétés contemporaines
comme constituant des "corps productifs"" et les propos du chercheur
d'André Gunthert via les Actualités de la recherche en histoire visuelle qui
analyse une victoire : "Cette clarté des formulations a pesé dans le
combat. On peut regretter cette façon de faire, au nom de la complexité du
réel. On peut aussi penser que la pédagogie est un moyen de la politique, et
qu'il appartient aux chercheurs et aux intellectuels de savoir ramasser dans
des formules frappantes des analyses profondes." PS... Post Scriptum...
Bis Repetita... Comprenne qui pourra.
dimanche 6 mai 2007
Petit Précis d'Efficacité Collective : Travailler autrement en téléchargement
Par Jean-Luc Raymond le dimanche 6 mai 2007, 18:01
En 2006,
Microsoft France (en partenariat avec l'AFNET, le CIGREF, l'ENSAM, La
Tribune...) publiait à l'occasion des Rencontres ICC 2006
(Innovation, Compétitivité, Connaissance) le "Petit Précis d'Efficacité
Collective : Tome 01 : Travailler autrement" disponible uniquement lors de cet
évènement ou par correspondance sur demande à partir de cette adresse.
Cet ouvrage destiné aux organisations formelles et informelles envisage
l'efficacité collective sous l'angle du développement des compétences, des
modes de travail renouvelés, de la contribution de chacun à produire,
réorganiser et animer des réseaux de connaissances.
Sont notamment abordées des notions-clés comme les conditions pour le bon
usage des outils d'efficacité collective et de travail collaboratif, la mise en
place d'un responsable de l'efficacité collective dans les organisations,
l'efficacité collective et l'organisation apprenante, la convergence des
intérêts individuels et collectifs...
NextModernity qui a participé à l'élaboration du Petit Précis d'Efficacité
Collective, le rend disponible en téléchargement gracieux (fichier .pdf,
128 pages) et en intégralité à cet URL.
A noter que les Rencontres ICC 2007 auront lieu les 2 et 3 octobre 2007 au Palais des
Congrès de Paris.
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