Jean-Luc Raymond

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mardi 19 décembre 2006

Ecologie au quotidien en famille par Valérie, une publication alternative en ligne appréciée

L'édition 2006 du "Guide des médias alternatifs et des sources d'information différentes 2006" (édité aux Editions Le P'tit Gavroche, 3 rue des lilas, 69008 Lyon) mis à disposition sous un contrat Creative Commons, propose un annuaire d'une Presse différente, citoyenne, militante, préoccupée par des questions d'appropriation de l'information et de sa diffusion sous la forme papier et Internet.


De nombreuses initiatives sont présentées dont celle de Valérie, lectrice de la revue S!lence vivant à Lille, a décidé de créer un blog en janvier 2005, sur le thème de "l'écologie au quotidien, en famille", un blog très lu et alimenté avec soin chaque jour.

"Je désirais partager mon expérience de mère de famille en matière d'écologie. Mon énergie et ma motivation résultent du fait qu'agir pour les générations futures n'est pas pour moi une vaine maxime puisque je suis mère de trois enfants, institutrice et formatrice BAFA de formation.


Après, le succès de ce blog aidant, je suis sortie des thèmes centrés sur la famille et j'ai commencé à parler des sujets qui me tenaient à coeur. J'ai ouvert une revue de presse et un agenda. A 43 ans, j'ai plein de choses à dire! Puis les lecteurs m'ont demandé des compléments d'infos, posé des questions, d'où créations de nouvelles rubriques! Le blog explose mais bon pourquoi m'arrêter ? Et puis c'est convivial, on m'encourage même de l'étranger! Mon objectif aujourd'hui est d'informer et sensibiliser un maximum de gens!"


Son blog connaît assez vite un succès plutôt enthousiasmant : plus de 41 000 visites en 9 mois, soit environ 4500 par mois. Pour s'informer, Valérie avoue lire "énormément". "J'écoute les radios, je participe à un maximum de conférences, débats et n'étant pas timide, j'interpelle, questionne, m'informe! Je surfe, je recoupe, je vérifie, j'approfondis. Je marche à l'instinct, j'aime lever les lièvres : un sujet m'intéresse, je recherche infos, bibliographies, je contacte les personnes, associations pouvant me répondre. Plusieurs fois j'ai sorti l'info avant les officieux ou officiels!"


Quand on lui demande comment elle finance cette activité, Valérie répond qu'elle travaille en favorisant "la gratuité, faire sans but mercantile, sans échanges financiers. Je travaille pour le compte des enfants du futur. Libre de tout engagement, sans pression financière, sans patron, le rêve : faites comme moi!".

Dividende numérique (tendance 026)

Nouvelle rubrique : tendance. Un mot, une expression, un lieu, une chose comme reflet de notre temps, miroir de l'instant ou inscrit dans l'avenir, porteur de sens dans les circonstances dans lequel on le prononce, dans son champ énonciatif et contextuel. Mot, expression à suivre, objet utile ou inutile, lieu en devenir...


Dividende numérique, l'expression revient au coeur de l'actualité via les conclusions du rapport "De la fracture numérique à la convergence des réseaux, téléphonie mobile, Internet et TNT dans les territoires de 2002 à 2007" du député Emile Blessing. Le Journal du Net titre ainsi son article du 19 décembre 2006 sur les conclusions du rapport Blessing : "Dividende numérique : vers l'attribution de nouvelles fréquences à la téléphonie mobile ?" :

"Le rapport Blessing préconise qu'une partie des fréquences hertziennes libérées via le basculement de la télévision analogique au tout numérique, le fameux "dividende numérique", soit attribuée à la téléphonie mobile point à point."


Dans un dossier de Presse de 2006, le Ministère de la Culture définit ainsi le dividende numérique :

"Le "dividende numérique" ou "gain numérique" est la capacité supplémentaire dégagée grâce à l'arrêt de la diffusion analogique et l’arrivée du numérique. Les capacités nouvelles doivent notamment permettre d'offrir de nouveaux services aux téléspectateurs, de créer des canaux supplémentaires et de renforcer l'attractivité des chaînes : Haute Définition et mobilité."


Pour le quotidien Le Monde, dans un papier du 21 novembre 2006 "La "télévision du futur" suscite convoitises et polémiques", le dividende numérique désigne "les fréquences libérées par la disparition de l'analogique".

lundi 18 décembre 2006

Portes numériques : portail local d'échanges sur les pratiques multimédias en Région Pays de la Loire

Via A-Brest, une initiative originale toute récente inter-réseaux d'acteurs locaux de l'internet : Portes Numériques : "un atlas répertoriant les lieux et pratiques multimédia en Région Pays de la Loire. Présenté sous la forme d’un espace web collaboratif, le site est ouvert aux espaces non marchands, associatifs ou liés à des collectivités territoriales proposant des usages et des pratiques de l’internet et/ou du multimédia et désirant échanger des expériences et des compétences."


Cet espace Internet sur la région des Pays de la Loire a été conçu et mis en ligne pour que les publics disposent d'un site sur lequel, ils puissent retrouver les lieux et les pratiques multimédias et pour que les acteurs puissent échanger entre eux sur leurs pratiques quotidiennes.


Le menu "Les Rencontres" liste des temps forts, événements. Le menu "Les Portes" présente les différents lieux : vous pouvez y faire une recherche par ville. Le menu "Les Pratiques" vous permet de faire une recherche en fonction des activités proposées.


Pratique et bien conçu, il ne reste plus que Les Portes Numériques soient appropriées par les acteurs locaux qui y participent ; des Espaces Publics Numériques motivés :
ECM Emap (St-Nazaire) ; Ping (Nantes) ; A2F (St-Nazaire) ; Le Nautile (St-Nazaire) ; Point Cyb/CIJ (St-Nazaire) ; Start’Air (St-Malo-de-Guersac) ; Pôle multimédia ARPEJ (Rezé) ; La Fabrique du Libre (Nantes) ; APO33 (Nantes) et le Cyber Centre (Guérande).

Culture 2.0, séminaire de prospective des usages culturels numériques organisé par le Ministère de la Culture

Depuis le mois d'octobre 2006 et jusqu'au 20 février 2007, le Ministère de la Culture en partenariat L'Institut de Recherche et d'Innovation du Centre Pompidou (IRI) propose un séminaire de prospective des usages culturels numériques intitulé "Culture 2.0". Au coeur de ces rencontres, des échanges entre des acteurs économiques du secteur des nouvelles technologies, des chercheurs et des agents du Département des Etudes de la Prospective et des Statistiques (DEPS) du Ministère de la Culture avec un programme très étoffé (cf. cette page) :

"L'attention tend à se déplacer désormais vers les usages numériques culturels eux mêmes, sinon vers les "contenus". Ce changement de perspective amène à s'interroger sur la manière dont les logiciels, les services en ligne, les compétences et savoir-faire "numériques" des "usagers" informent les pratiques culturelles. L'objectif de ce séminaire est de dégager les lignes de force qui travaillent tant l'offre culturelle que les pratiques culturelles. Le séminaire se propose d'explorer avec des chercheurs et des praticiens les problématiques d'usages émergents. Il portera une attention particulière aux usages liés à l'univers du "Web 2.0".

Plutôt que de passer en revue l'impact du numérique sur chacune des grandes filières culturelles (l'audiovisuel, l'écrit, la photographie ou la musique), le parti a été retenu d'organiser le séminaire autour de quelques grandes thématiques d'usage transversales aux filières."

Au premier semestre 2007, un séminaire public qui constitue une phase de débats et de réflexions à partir des résultats du séminaire interne, sera proposé à destination de publics du Centre Pompidou. Il sera consacré à une mise en débat exploratoire d'une prospective de la culture et donnera lieu à un cahier de synthèse.


Pour le séminaire de prospective, un blog Culture 2.0 a été ouvert qui comprend des ressources (liens et articles) et des contributions d'intervenants.

Patrick Dieuaide, Avec les technologies de l'information et de la communication, le travail se complexifie et change de nature sous l'effet de déterminations nouvelles

Le nouveau numéro de la revue scientifique Terminal (Technologie de l'information, culture & société) (n°97-98, Editions L'Harmattan, novembre 2006) consacre un dossier complet sur le thème "Communautés et nouveaux modes de (télé)communication" découpé en 3 parties : les communautés faibles, les communautés fortes et les communautés sous contrainte. Dans ce dernier volet, Patrick Dieuaide (économiste, chercheur à l'Université de Paris I qui travaille notamment sur le capitalisme cognitif) consacre un article qui décrit combien les Nouvelles Technologies de l'Information et de la Communication dissolvent les cadres du travail. L'émergence de nouvelles modalités d'organisation du travail adossées aux réseaux rendent propice la mise sous tension de l'agir. Titre du papier de Patrick Dieuaide : "Entre précarité et révolution de l'agir" ; extrait :

"Déterritorialisation" ou virtualisation du travail d'un côté ; affaiblissement ou perte de cohérence interne de l'autre... Tout se passe donc comme si les TIC participaient d'une recomposition des modes d'organisation des entreprises au sein desquelles le travail, revenu tout ou partie sous l'autorité et la direction des travailleurs, se présentait comme un moment productif contingent, structuré à partir de relations et de comportements non hiérarchiques. D'autre part, le travail se complexifie et change de nature sous l'effet de déterminations nouvelles, linguistiques, relationnelles voire affectives requises par des situations de travail incertaines et non programmables. Ainsi, de plus en plus, s'apparente-t-il à une activité cognitive (jugement, conversation, évaluation), consommant de l'information, mobilisant des moyens discursifs et langagiers.


D'autre part, le travail s'élabore de plus en plus sur un mode réflexif, c'est-à-dire par une série d'allers et retours entre les connaissances et autres ressources dont les individus sont dépositaires et les nouvelles connaissances à construire pour identifier et résoudre les problèmes qui se posent. Les fonctionnalités des TIC peuvent accompagner voire soutenir le développement de ces différentes facettes du travail. Mais cet accompagnement ou ce soutien est ambigu. En effet, si d'un côté l'usage des TIC peut contribuer au développement d'un travail coopératif et réticulaire, de l'autre celles-ci peuvent être porteuses d'un principe de désocialisation du travailleur lui-même. Trois phénomènes sont particulièrement en cause à ce niveau.


En premier lieu, le recours aux TIC dans les domaines de la codification et de la capitalisation des connaissances peut être un facteur de précarisation du travailleur intellectuel. (...) En second lieu, en soutenant les apprentissages, individuel et collectif, les TIC tendent à favoriser une dynamique cumulative de production de capacités et de savoirs faire totalement ouverte sur l'extérieur ; dynamique qui, au plan juridique, peut soulever des problèmes de propriété (protection des brevets) et aussi de paternité (droits d'auteur). (...) Enfin, les TIC contribuent à un remodelage en profondeur de la base de compétence des organisations, soit en poussant au recrutement de travailleurs qualifiés (hypothèse du biais skills), soit en redessinant le tracé des frontières entre métiers."

dimanche 17 décembre 2006

Viveca, un centre de recherche technologique, d'affaires et de rencontres à l'Université de Jyväskylä en Finlande comme une vaste agora

L'Université de Jyväskylä en Finlande est porteuse d'un beau projet concret d'innovation sociale : Viveca, un centre de recherche de technologique qui s'intéresse aux activités humaines sous le point du sport et de la santé, créé en 2003. Sur un même lieu, Viveca réunit des enseignements, une unité de recherche et développement et un centre d'affaires basé sur l'écosystème universitaire d'une recherche de pointe.


En outre, Viveca favorise les rencontres des professionnels du secteur du bien-être et de la santé (étudiants, enseignants, chercheurs, cadres d'entreprises, employés) pour favoriser les idées et des projets technologiques créateurs d'emploi et ferment d'innovations. Il ne s'agit pas de ce qu'on appellerait un pôle de compétitivité à la Française mais simplement de croiser les points de vue et les centres d'intérêt de praticiens et de patients du système de santé (sportifs, notamment) dans un même lieu ouvert. Viveca a aussi la spécificité de publier en ligne les travaux des acteurs du centre et de rendre ainsi visibles auprès des citoyens, les actions entreprises par ce département originellement universitaire.


Ce projet est basé sur un mode de fonctionnement similaire à une autre entité existante de l'Université de Jyväskylä, l'Agora center, un centre d'études, de recherche pluridisciplinaire et de rencontres autour des technologies et de la société de la connaissance.

Pascale Weil, la fracture générationnelle entre les baby-boomers et les 25-35 ans

Dans Le Monde du 2 décembre 2006, Pascale Weil, sociologue et associée à Publicis Consultants (auteur de "Tels pères... Quels fils ? aux Editions Eyrolles, avril 2006) définit la campagne présidentielle de 2007 comme un "match générationnel" ou "une fracture générationnelle" entre les baby-boomers et leurs enfants. Plus largement, elle montre le regard au monde et l'attitude de rapport aux médias bien différentes de ces deux générations qui trouvent également un écho dans l'utilisation des technologies :

"Les uns ont connu une éducation dure mais une vie douce. Les autres, une éducation douce mais une vie plus dure. Les premiers, le plein-emploi et la libération sexuelle, les seconds, la précarité et le sida. Ces deux générations ne regardent pas le monde du même prisme : les baby-boomers, élevés dans une société de croissance, hiérarchique, respectueuse des autorités, ont connu le modèle vertical et androcentrique qu'ils ont destitué, mais qui les a structurés.

Leurs enfants, dans un modèle inverse, horizontal, de parité et d'autonomisaton au foyer, se méfient de toute élite, mais manquent de repères. Leur modèle est, à l'image du Net, celui de l'instant et de la vitesse ADSL, de la décentralisation et de l'accès direct : sans corps intermédiaires. (...)

Aussi, comment donner confiance aux baby-boomers, pour qui la vérité suppose la médiation des experts, des journalistes et aux 25-35 ans, pour qui elle naît de la confrontation directe des points de vue, sans "filtre" ? Par le JT, la presse ou les blogs ? Par la culture écrite et son articulation linéaire ou la culture multimédia et ses incrustations synchroniques ?"

Un blog collectif pour les Espaces Publics Numériques de Wallonie

 

 



A la demande des animateurs multimédias des EPN wallons, le Centre de Ressources des Espaces Publics Numériques de Wallonie (Belgique) vient de mettre en place EPN-Ressources.be, un blog collectif, lieu d'échanges des activités de plus de 40 EPN en région qui peuvent donner à voir leurs ateliers, initiatives et évènements tout au long de l'année en publiant eux même leurs informations. Ce blog se veut aussi un espace de ressources ouvert sur Internet pour les animateurs, les communes et les usagers.


Créé par le centre de compétences TechnofuturTIC qui assure la coordination du réseau des Espaces Publics Numériques de Wallonie, le blog EPN-Ressources.be est motorisé sous le logiciel libre GNU-GPL de blogs Wordpress avec des modules additionnels.


J'en assure la coanimation avec mon confrère Philippe Allard et les animateurs multimédias des EPN. J'interviens également pour le réseau des EPN Wallons sur le volet formation auprès des acteurs de terrain des Espaces Publics Numériques et la capitalisation de savoirs sur l'eGroupware dédié EPN Wallonie.

mercredi 13 décembre 2006

Michel Maffesoli et les communautés

Le quotidien gratuit Metro France de ce jour offre un espace de tribune au sociologue Michel Maffesoli (Professeur à l'Université Paris 5, fondateur et directeur du CEAQ - Centre d'Etudes sur l'Actuel et le Quotidien) titrée "Singulières communautés" dans lequel il cherche à définir la notion de communauté dans une historicité. Depuis de nombreuses années, Michel Maffesoli étudie la postmodernité au regard du nomadisme et de la tribalité.

"La communauté, c’est ne pas être ensemble uniquement par rapport à un idéal lointain rationnel démocratique, sur lequel s’était élaborée la société moderne, mais c’est le retour de l’affect. C’est le sentiment d’appartenance qui prédomine. Cela peut prendre des formes différentes, mais le dénominateur commun, c’est le partage du sentiment.

Une communauté se forme et se déforme à cause de cette espèce de pulsion qui fait que l’on a envie d’être avec des gens semblables. L’idée d’homo-socialité signifie un lien social qui va reposer sur le partage du même, même goût, même désir, même passion. C’est ce désir de rencontrer du même, pour quelque chose de particulier. Comme tout un chacun est pluriel, je vais virevolter d’une tribu à l’autre en fonction de mon intérêt du moment. Je peux avoir telle attitude dans une réunion mondaine et ce soir traîner dans un bar louche.

Le besoin d’appartenance à une communauté est un changement de peau. Comme le corps peut changer de peau, la société est en train de changer de peau. Au XVIIIe siècle, il y avait un enfermement de l’individu dans lui-même. "Je pense, donc je suis dans la forteresse de mon esprit. Très enfermé dans mon esprit."

Coopératives d'Activités et d'Emploi : créer son emploi et son activité de manière différente

Concept social innovant associant l'entrepreneuriat et le salariat, la responsabilisation et des valeurs humaines, les coopératives d'activité et d'emploi connaissent un succès majeur en France, notamment auprès de demandeurs d'emploi qui ont des compétences, un savoir-faire et souhaitent se lancer dans la création d'activité sans risque. Découverte de cet entrepreneuriat d'un nouveau genre.


Qu'est-ce qu'une coopérative d'activités et d'emploi (CAE) ?


Une coopérative d'activités et d'emploi (CAE) est une SARL (Société à Responsabilité Limitée) et une SCOP (Société Coopérative Ouvrière de Production) qui permet à des personnes de tester grandeur nature un projet de création d'activité (alternative intéressante à la création d'entreprise classique) en étant salariés à hauteur de leur chiffre d'affaires et donc, sans constituer de structure juridique indépendante et sans prendre de risque social (la couverture sociale est assurée via le salariat).


Le démarrage de cette activité est progressif et le porteur de projet bénéficie d'un accompagnement par de la formation, actif, professionnel et adapté aux besoins de chacun. Cela permet aussi à l'entrepreneur de ne pas se retrouver seul et isolé. Chaque entrepreneur développe son activité et sa clientèle lui-même.


La coopérative d'activités et d'emploi s'occupe de la partie comptable et administrative de l'activité, sachant que son rôle est également de favoriser l'entrepreneur avec ces notions.


Chaque créateur d'activité est un entrepreneur(e)-salarié(e) de la coopérative d'activités et d'emploi au même titre que d'autres entrepreneurs salariés de la même CAE. Chaque entrepreneur-salarié fait ainsi le choix de mutualiser son savoir-faire, son enthousiame et son expérience avec d'autres entrepreneurs individuels.


Les CAE inscrivent leur activité dans ce que l'on appelle l'Economie Sociale et Solidaire... Pour entreprendre autrement, avec l'homme placé au coeur de l'économie coopérative, autrement dit, il s'agit de mettre en commun des compétences professionnelles pour valoriser des savoir-faire. L'idée est née à Lyon en 1995. On en comptait plus de 25 en 2003. Il y en a aujourd'hui plus de 60 en France sans oublier que le concept de la CAE existe également en Belgique, au Québec...


Où trouver une coopérative d'activités et d'emploi près de chez soi ? Où se renseigner sur les CAE ?


Le réseau Coopérer pour Entreprendre regroupe en France 61 coopératives d'activités et d'emploi réparties sur tout le territoire. Le site Internet de ce réseau explique les principales caractéristiques de la création d'activités en CAE et fournit les coordonnées des CAE dans toute la France.


A Paris et en Ile-de-France, la coopérative d'activités et d'emploi Coopaname (généraliste) est présente à Paris 20e, à Nanterre (92), Saint-Denis (93) et est en cours de déploiement à Créteil (94) et à Paris 13e. En Ile-de-France, des réunions d'informations sont organisées par Coopaname pour découvrir ce qu'est une CAE et voir si cela correspond à un projet de création d'activités seul(e) ou en petit groupe. Coopaname compte actuellement plus de 120 entrepreneurs associés. Renseignements sur le site Internet de Coopaname.


La grande majorité des CAE sont généralistes et accueillent des entrepreneurs de différents secteurs professionnels. Il existe aussi des CAE spécialisées comme Coop'Action à Toulouse (métiers du bâtiment), Art en réel à Strasbourg (métiers artistiques et culturels) ou Alter-Bâtir à Paris 17e (bâtiment écologique et en économies d'énergie). A Paris 19e, la toute nouvelle coopérative d'activités et d'emploi Port Parallèle est spécialisée dans le secteur des Technologies de l'Information et de la Communication, du multimédia ou de la communication. Pour suivre l'actualité des CAE en Rhône-Alpes, on peut consulter le site Entreprendre Autrement.


Les CAE existent en Belgique (voir le site du réseau Coopac.be) ; en Suède sous la forme de coopératives d' "auto emploi" ; en Italie, ce sont des coopératives sociales et en Espagne avec les travailleurs associés. Enfin, au Québec, on compte 124 coopératives de solidarité.

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