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2006, l'ouvrage scientifique : "Communautés virtuelles, Penser et agir en
réseau" sous la direction de Serge Proulx, Louise Poissant et Michel Sénécal
(aux Presses de l'Université Laval, collection Laboratoire de communautique
appliquée) est composé d'articles proposant de parcourir le concept de
communautés virtuelles (définition, pratiques, fondements historiques,
théories, actions de coopération, dispositifs interactifs, implantations de
communautés virtuelles) et où sont abordés les différents types de communautés
(en ligne ou non) : communauté interprétative, communauté de pratique, réseau
d'usagers en ligne, communauté imaginée, communauté médiatisée et communauté
épistémique.
"Communautés virtuelles, Penser et agir en réseau" présente trois
grandes parties : 1. Communautés virtuelles : promesses et désillusions
; 2. Dispositifs interactifs : l'ère de l'interface ; 3. Cartographie des
communautés virtuelles.
Dans cet ouvrage, Barry Wellman et Bernie Hogan (Université de Toronto)
indiquent dans leur article "Internet, une présence immanente" (lire leur
papier original en .pdf : "The Immanent Internet") qu'Internet est étroitement lié à un
changement de paradigme élargi qui touche actuellement le rapport des individus
entre eux. Anciennent plutôt homogènes, très généraux et unifiants, les groupes
ont pris aujourd'hui la forme de réseaux sociaux plus hétérogènes, spécialisés
et faiblement reliés. Extrait :
"Avant même l'avènement du téléphone et de l'avion, déjà on entretenait des relations à distance avec les amis ou la famille. Dans les pays développés, la connectivité a été encouragée, depuis les années 1960 au moins, par des changements sociaux touchant la carrière et les horaires familiaux dédoublés, la libéralisation des lois sur le divorce qui ont réduit les cellules familiales ainsi que les changements technologiques qui ont accru la mobilité individuelle et la communication. Les déplacements aériens et autoroutiers, devenus abordables, ont facilité les fréquentations malgré la distance. Le faible coût des appels locaux et interurbains - et maintenant par Internet - permet un contact rapide, contraint plus par les décalages horaires que par la distance.
Par conséquent, il se pourrait qu'on entretienne plus de relations à distance avec les amis, la famille et les collègues que jamais auparavant. Il est maintenant facile pour l'internaute de trouver une communauté éparse qui partage ses intérêts et de participer activement à celle-ci. Les groupes ont peut-être connu un déclin, mais assurément pas la connectivité.
L'individualisme en réseau a de profonds effets sur la cohésion sociale. Plutôt que de faire partie d'une hiérarchie de groupes toujours plus englobants, à l'image des poupées russes, l'individu appartient maintenant à des communautés multiples et partielles. Ce n'est pas une question d'aller de lieu en lieu, mais de personne en personne. L'individu se préoccupe moins de s'assurer l'appui du groupe que de chacun des membres du réseau.
En dépit des réseaux sociaux moins denses, les liens sociaux ont augmenté. La connectivité Internet s'ajoute au contact physique et téléphonique ; la plupart d'entre nous avions cessé de correspondre par courrier bien avant. La possibilité de conserver ses courriels en attendant de les lire accroît les contacts à distance, sans compter la rapidité d'Internet qui approche la vitesse de la lumière, le seul délai considérable du courriel étant celui du décalage entre l'envoi et la lecture. En outre, le courriel est perçu comme étant moins intrusif que le téléphone ou les rencontres. Il en résulte que nos contacts interpersonnels sont plus nombreux et fréquents que jamais auparavant.
Bien que la spécialisation des goûts et des combinaisons de rôles ne soit pas le produit d'Internet, la conception de ce dernier, culturellement enracinée dans un type spécifique d'individualisme, considère l'individu sans tenir compte du lieu ou de structures imposées socialement telles que la famille. En dépit du nombre accru d'internautes, pourtant, la distribution inégale d'Internet dans nos sociétés de réseau individualisés suscite l'exclusion sociale. Non seulement moins de personnes pauvres, peu instruites, de régions rurales et non anglophones accèdent à Internet, mais cela contribue à les exclure des possibilités que procure Internet : information, socialisation et accès à des ressources utilitaires. Cette disparité s'accroît tant entre les pays qu'au sein de ceux-ci.
Dans la foulée du virage vers l'individualisme du réseau, c'est la nature même de la citoyenneté qui change. Cette transformation s'est amorcée avant l'avènement d'Internet, mais c'est la présence immanente de ce dernier qui l'accélère et la remodèle. Pendant que grimpe la connectivité, la cohésion fléchit. Les journalistes demandent souvent : "Est-ce une bonne ou une mauvaise chose ?" Ce à quoi nous répondons : "C'est ainsi, sans plus." Ce sont les conséquences qui seront bonnes ou mauvaises."
En 2006,
Microsoft France (en partenariat avec l'AFNET, le CIGREF, l'ENSAM, La
Tribune...)
Dans sa publication
bimestrielle "L'Aquitaine Numérique" (n°5, mai 2007),
C'est l'un des blogs les plus pratiques du moment, lancé par la
consultante belge Muriel Vandermeulen :
C'est un petit livre
qui tient dans la poche avec des mots d'enfants et d'adolescents
d'aujourd'hui sur l'Internet, la téléphonie portable et les jeux vidéo ; des
phrases issues d'entretiens, de forums sur la santé, prononcées dans des
Espaces Publics Numériques (EPN) ou dans des discussions de familles... Des
mots qui font réfléchir, naître la discussion comme le décrit l'avant-propos
:
Au
Royaume-Uni, il existe depuis quelques mois un service étonnant
sur le Web intitulé
Philosophie
Magazine du mois de mai 2007 consacre sous la plume du
journaliste Marc Fernandez un article de 6 pages au modèle
encyclopédique proposé par
Dans la chronique hebdomadaire du dimanche
25 février,
Organisme québécois à but non lucratif visant
l'appropriation collective des technologies de l'information et la
communication œuvrant pour les organismes communautaires et les populations à
risque d'exclusion des technologies,
Barbara Cassin est philosophe et philologue, directrice de recherche au
CNRS et codirectrice de la collection "l'Ordre philosophique" aux éditions du
Seuil. Elle vient de publier "Google-moi. La deuxième mission de l'Amérique"
chez Albin Michel et dans l'hebdomadaire Le Nouvel Observateur du 8 février
2007 (n°2205), elle décrit sa vision de Google, le moteur de recherche
américain, qui ambitionne d' "organiser toute l'information du monde". Extrait
de cette interview signée Gilles Anquetil et intitulée "