Jean-Luc Raymond

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mardi 12 décembre 2006

InfoMIE.net, un portail utile, centre de ressource en ligne sur les mineurs isolés étrangers

Une initiative très intéressante qui vient d'être lancée : la mise en ligne du portail InfoMIE.net, centre de ressources sur les mineurs isolés étrangers, lieu d'échange d'information d'associations et d'institutions pour mieux comprendre la situation de ces jeunes sur notre territoire et offrir un site d'informations pratiques (textes juridiques, agenda, annuaire des acteurs associatifs et institutionnels, formation, actualité...). Le projet est soutenu par un collectif : le Comité pour les partenariats avec l'Europe continentale (Comité PECO) dont les praticiens interviennent dans le champ professionnel des mineurs isolés étrangers et dont le portail vise à créer une véritable communauté de pratique en ligne. A noter qu'il n'existe pas de centre de ressources non virtuel sur cette préoccupation bien réelle.

Unconference (tendance 023)

Nouvelle rubrique : tendance. Un mot, une expression, un lieu, une chose comme reflet de notre temps, miroir de l'instant ou inscrit dans l'avenir, porteur de sens dans les circonstances dans lequel on le prononce, dans son champ énonciatif et contextuel. Mot, expression à suivre, objet utile ou inutile, lieu en devenir...


Unconference n'a pas encore de traduction en français. On pourrait toutefois dire qu'il s'agit d'une nonconférence ou d'une aconférence. L'acronyme est abordé dans Wikipédia en anglais comme "une conférence où les sessions sont conduites et créées par les participants, au jour le jour, durant le déroulement de l'événement, plus qu'à l'avance par un seul organisateur ou un groupe d'organisateurs."

"An unconference is a conference where the content of the sessions is driven and created by the participants, generally day-by-day during the course of the event, rather than by a single organizer, or small group of organizers, in advance. To date, the term is primarily in use in the geek community. Unconference processes like Open Space Technology, however, have been around for over 20 years in other contexts."

Ces unconferences existent dans le monde de l'informatique depuis plus de 20 ans mais la formalisation du terme est due à Dave Winer dans un article publié au premier semestre 2006 (sachant qu'il en a établi le principe 3 ans auparavant en l'expérimentant à BloggerCon) : "What is an unconference" et indique que les personnes dans le public deviennent des participants et non plus seulement des "auditeurs".


Dave Winer renvoie sur un de ses articles de 2003 donnant un mode d'emploi de l'unconference : "BloggerCon for Newbies" ; il place chaque participant sur un pied d'égalité, montre le rôle crucial de l'animateur de la conférence et y décrit l'importance du Wifi pour pouvoir échanger entre les participants via un outil de messagerie instantanée, pour pouvoir diffuser en audio ou en vidéo la conférence ou publier des articles ou de la prise de notes sur son blog.


Scott Berkun, explique, comment, selon lui, réussir à animer une unconference : "How to run a great unconference session". C'est un petit guide pratique sur les choses à faire et à éviter avec quelques repères. Enfin, le blog Unconference est une ressource qui repère des conférences ou des méthodes de conduite de réunion sur la même thématique.

mercredi 29 novembre 2006

Martin Roulleaux Dugage, Le prix de la confiance : guide pratique de l'entreprise en réseau, ouvrage téléchargeable gratuitement

Martin Roulleaux Dugage (directeur Knowledge Management Schneider-Electric) vient de publier sur son blog une version alpha (donc non finalisée) de 148 pages de son ouvrage "Le prix de la confiance : guide pratique de l'entreprise en réseau" téléchargeable gratuitement à cette adresse en .pdf (2,9 Mo).


Martin Roulleaux Dugage explore les changements dans le monde post-industriel, le présent de l'entreprise collaborative et décrit comment favoriser, faire émerger, gérer et analyser une communauté de pratique professionnelle active, figure émergeante de l'entreprise en réseau moderne.


L'auteur s'attarde également sur les 7 espaces présents dans une grande entreprise ou un structure importante et donne des clés pour réussir une transformation managériale induite par l'utilisation de plus en plus prégnante des Technologies de l'Information et de la Communication où le leadership devient foncièrement collaboratif.


Ce livre concerne bien au-delà de la cible d'un lectorat de managers attentifs aux changements liés au multimédia dans l'entreprise. Il pose des jalons pour les personnes s'intéressant aux phénomènes de communautés de pratiques et d'échanges de flux de connaissances au sein de l'entreprise. Il délivre des grilles de lecture et, en filigrane, un guide pour agir au sein même de l'organisation dans une approche en réseau.

"Le mouvement de transformation de l'entreprise est bien en marche. Il est porté par les nouvelles technologies du Net, et nous sommes encore loin d'en avoir saisi la portée. La mondialisation associée aux nouvelles technologies de communication, maintenant largement démocratisées, donne naissance à des formes nouvelles d'organisation adaptative. Des groupes de personnes se rassemblent et s'auto organisent en réseaux et en communautés, parfois planétaires, et sans rien demander à personne. Bien plus, ces communautés commencent à établir des connexions entre elles, comme autant de neurones d'un gigantesque cerveau mondial en devenir, se jouant des frontières de la géographie et des organisations. Ce réseau mondial d'intelligence collective en est encore à ses balbutiements, mais sa croissance est explosive, et son impact sur le monde du travail est déjà considérable. Quand on sait que la valeur d'un réseau s'accroît en principe comme le carré du nombre de ses connexions, il y a là quelque chose dont l'impact sur le monde du travail est comparable à celui de la météorite qui a tué les dinosaures. Si l’homme se met à externaliser ses fonctions cognitives, les organisations hiérarchiques et cloisonnées n’y survivront pas.

Il faut donc impérativement apprendre aux managers à reconsidérer l'universalité des pratiques de contrôle héritées de l'âge industriel et en adopter de nouvelles dans le but de développer la connaissance et susciter l'innovation. Il faut rééquilibrer le système traditionnel de management de l'entreprise, centré sur la recherche de productivité des structures, par un système complémentaire centré sur les espaces d'apprentissage et d'innovation. Ainsi, aux deux piliers actuels de l'organisation d'entreprise -les hiérarchies fonctionnelles et les équipes projet-, il faudra ajouter un troisième -les communautés- qui donnera aux entreprises les moyens d'une nouvelle croissance. Les entreprises qui survivront au 21e siècle seront celles qui auront su mettre en oeuvre les systèmes d'apprentissage les plus efficaces sur leur coeur de métier, et qui auront externalisé tout le reste."


En complément, Martin Roulleaux Dugage propose un fichier en .pdf sur le thème : "Dynamiques collaboratives au-delà des frontières : éléments de théorie et de pratique pour le développement de l'entreprise en réseau" issu d'une présentation sur la dynamique collaborative des réseaux sociaux et des communautés.

mardi 28 novembre 2006

Un portail d'alerte et d'aide à la décision des ONG en cas de catastrophe humanitaire, projet phare de CIO Sans Frontières

Les Chief Information Officers (CIO) français se mobilisent. En 2005, AT&T, IBM, Oracle, Singapour et les Directeurs de Systèmes d'Information Pascal Anquetin (Vedior), Karine Durand (Armaris), Yves Trézières (Nexans) et Isabelle Vialettes (Invivo) ont fondé l'association CIO Sans Frontières, avec les slogans "unis pour une informatique responsable" et "le coeur a ses réseaux".


Un an après sa création, CIO Sans Frontières est sur le point d'aboutir à une belle réalisation utile et concrète : un portail d'alerte et d'aide à la décision des Organisations Non Gouvernementales en cas de catastrophe humanitaire.


Yves Trézières, Président de CIO Sans Frontières, évoque le partenariat avec Télécoms Sans Frontières et la raison de ce initiative de portail solidaire :

"Notre association va travailler sur du concret, c'est-à-dire sur des projets bien identifiés, des livrables comme nous disons dans notre jargon. Notre objectif est de fédérer des compétences et des ressources au profit d’une action simple : sauver des vies grâce à l’utilisation des technologies de l'information. Télécoms Sans Frontières est une organisation non gouvernementale française qui vient au secours des sinistrés en cas de catastrophe humanitaire par la mise à disposition temporaire des réseaux de télécommunications par satellite.

CIO sans frontières va concevoir et déployer un portail d'aide à la décision imaginé par TSF qui permettra à l'ensemble des ONG de la planète d'être informées en temps réel en cas de catastrophe humanitaire et mettra à leur disposition toutes les données indispensables à l'organisation des secours.

Nous apporterons aussi à TSF notre capacité de mobilisation des acteurs des technologies de l'information par la mise à disposition de matériel, de logiciels ou de personnel. Nous laisserons alors le temps nécessaire à TSF pour remplir sa mission : agir sur le terrain.

Nous ne nous engageons pas pour une seule cause, mais nous serons au service de toutes les ONG. C'est ce qui a retenu mon attention dès mes premiers contacts, et les besoins de TSF sont vitaux pour améliorer les secours aux sinistrés des catastrophes naturelles. Celles-ci frappent de plus en plus fort, de plus en plus souvent, y compris à la porte de chez nous."

lundi 27 novembre 2006

Centre for Social Innovation à Toronto, l'innovation sociale collaborative en action

Ovni de l'innovation, lieu qui n'a pas encore d'autre équivalent dans le monde occidental, superbe idée mise en mouvement, le Centre for Social Innovation (Centre pour l'innovation sociale) réunit à Toronto (Canada), dans un même bâtiment, des structures d'innovations qui développent des approches créatives, entrepreneuriales et à des stratégies collaboratives s'intéressant à des thématiques sociales, culturelles, environnementales et économiques.


Sous la forme d'une entreprise sociale, le Centre for Social Innovation aide des porteurs de projets de l'innovation sociale (acteurs associatifs, entrepreneurs sociaux, artistes, animateurs de réseaux et artistes) qui croient à de nouvelles idées pouvant changer le monde. Cette organisation, unique en son genre, catalyse, informe, inspire et fournit son expertise à des initiatives sociales.


Le Centre for Social Innovation est un centre "communautaire" qui accueille des innovateurs sociaux au sens large du terme en leur proposant des espaces de travail, services partagés et une aide à l'incubation de projets en montrant ce qu'est l'innovation sociale (documentation, repérage des meilleures pratiques), en explorant de nouvelles idées, en expérimentant de nouvelles formes de collaboration, en apportant des solutions pratiques, de l'information et de l'aide organisationnelle aux innovateurs.


Le Centre for Social Innovation accueille actuellement plus d'une dizaine d'associations, fondations et entreprises sociales dans ses locaux et 6 structures en mode "virtuel" (hébergement de sites, bureaux virtuels...). Il comprend une bibliothèque et un répertoire de sites Internet sur la thématique du secteur associatif et caritatif.


Tout au long de l'année, le Centre propose un programme de séminaires et de formations à prix très réduit qui mettent en avant l'expertise des structures accueillies et permettent de formaliser des projets avec des acteurs locaux.


Ce "hub" de l'action sociale va s'agrandir dès février 2007 avec la mise à disposition aux innovateurs de 10 000 m2 d'espace pour créer, collaborer, échanger, se réunir et entreprendre. Un projet passionnant en plein développement.

samedi 25 novembre 2006

Logiciel d'administration d'Espace Public Numérique, E-administration au Mali, L'internet sans embrouilles, Fractures dans la société de la connaissance... (brèves citoyennes de clavier)

Nouvelle version du "Guide de l'Internet sans embrouilles" à télécharger édité prochainement pour Sciences et Vie Junior (publics cible : parents et enfants) avec de nouveaux thèmes : les jeux en réseau, l'Internet pédagogique, l'Internet et le téléphone portable, le podcasting et l'utilisation des logiciels libres. Via Mad's blog.


En version bêta, le logiciel ZybaCafe (en GNU-GPL, version anglaise, ex-DireqCafe) permet d'administrer un Espace Public Numérique. À tester.


Infobourg présente une synthèse des travaux du 1er Forum sur la Gouvernance de l'Internet du 30 octobre au 2 novembre 2006 à Athènes : "Un premier pas a été franchi avec le forum sur la gouvernance de l'Internet".


Tout juste paru, le n°45 de la revue scientifique Hermès du CNRS est consacré aux "Fractures dans la société de la connaissance". Cette édition coordonnée par Didier Oillo et Bonaventure Mvé-Ondo fait la part belle à la francophonie et "souhaite contribuer à fonder d'autres paradigmes pour penser la "Société de la connaissance"" avec 4 problématiques "La fracture numérique en recherche de sens. La mise en question des modèles économiques et juridiques. Les limites du virtuel dans les modèles pédagogiques. Les universalismes à l'épreuve de la technique."


Au Mali, l'administration électronique avance avec des pas concrets. Le dernier en date : les citoyens maliens peuvent vérifier leur inscription sur la liste électorale en consultant le site Internet DGE Mali.


A écouter en audio sur le site de la radio BFM, l'enregistrement et podcast de l'émission 01 Business du 23 novembre 2006. Louis Pouzin, l'un des précurseurs de l'Internet et Président du Native Language Internet Consortium, s'y exprime sur l'Histoire de l'Internet et son nouveau projet.


Spécialiste de l'usabilité/ergonomie Web, Jakob Nielsen définit 3 types de la fracture numérique dans l'article : "Digital Divide: The Three Stages" publié le 20 novembre sur son site : la fracture numérique économique ("economic divide"), la fracture numérique d'usabilité ("usability divide") et enfin la fracture numérique de délégation de pouvoir ou d'habilitation ("empowerment divide").


Une réflexion intéressante de vocabulaire du moment par Jacques Le Goff (Professeur de Droit public à Brest) autour de l'évolution de l'emploi et des formes d'emploi, pour y voir plus clair en ce contexte préélectoral : "Flexibilité et précarité n'ont pas forcément le même sens".

ACG-Art, l'art graphique pour tous

A Monceau-sur-Sambre (Belgique), l'association Asbl ACG-ART (Atelier de Création Graphique et Artistique) créée par Derry Turla, artiste, agrège des initiatives et projets artistiques de plus en plus marqués par l'utilisation de l'Informatique et de l'Internet. L'Asbl ACG-Art existe depuis 2002 et se définit comme un "véritable foyer culturel" en proposant une sensibilisation aux arts graphiques accessible à tous : jeunes, artistes débutants ou confirmés. Cette mixité volontaire des publics associée à des prix très démocratiques pour les ateliers et à une approche individuelle fait que cette démarche connaît un succès grandissant.


Derry Durla désire, à travers les stages de l'Absl, proposer un accès à la culture pour tous. Les artistes d'ACG-ART proposent également des services de Webdesign, pré-presse, traitement de l'image, créations de décors et d'affiches. L'Asbl souhaite prochainement ouvrir un atelier de digigraphie. Contact : derry.turla@acg-art.be.

mardi 21 novembre 2006

Des outils pour communiquer et collaborer sur le Web : un survol de la question, Alain Farmer

Rares sont les dossiers pédagogiques complets sur les outils de communication du Web en proposant un vaste panorama de l'existant. Le dossier "Des outils pour communiquer et collaborer sur le Web : un survol de la question" du chercheur Alain Farmer diffusé sur le site canadien Profweb dresse un état de l'art des possibilités communication sur Internet : courrier électronique, listes de diffusion, clavardage (chat), forum, cybercarnet (blog), wiki et fils RSS (veille). Le chercheur suggère aussi des pistes pédagogiques d'utilisation de ces outils. Un dossier passionnant à feuilleter chapitre par chapitre à cet URL ou bien à télécharger ici en .pdf (19 pages).

"Plus concrètement, ce dossier est composé de trois sections. Cette première section dresse un portrait d'ensemble de la problématique et des outils disponibles. La prochaine section Dans la pratique concrétisera le potentiel pédagogique des outils. Pour chacun, le sujet est exposé en cinq sous-sections : Description, Usage, Avantages, Inconvénients et Suggestions. La section Références utiles clôture ce dossier survol, en vous orientant vers des exemples et des ressources qui vous permettront d'explorer davantage les outils de communication et de collaboration qui auront suscité votre intérêt."

lundi 20 novembre 2006

Chercher de l'emploi dans l'Economie Sociale et Solidaire

Le secteur professionnel de l'Economie Sociale et Solidaire attire de plus en plus de candidats. Le succès récent du 1er Forum National de l'Emploi dans l'Economie Sociale et Solidaire qui s'est tenu les 14 et 15 octobre 2006 à l'Usine de La Plaine-Saint-Denis (93), avec plus de 3500 visiteurs, illustre la vitalité et le développement de ce champ en plein développement en France. Au Canada, l'Economie Sociale et Solidaire est un secteur mature et l'on trouvera sur le site Internet du Chantier de l'Economie Sociale de nombreuses ressources, rapports, études, initiatives et projets sur la thématique.


Comment rechercher de l'emploi dans le secteur de l'Economie Sociale et Solidaire (dit ESS) en France ? L'association Ressources Solidaires vient d'inaugurer une nouvelle version de son site Internet. C'est le lieu phare par excellence où défricher de nombreuses offres d'emploi et stages dans l'ESS (classés par régions et à l'étranger) et l'association dispose d'une banque de plus de 5000 CVs de personnes souhaitant travailler dans ce secteur. Le site comptabilise 25 000 visites par mois ce qui constitue une audience importante.


D'autres sites affichent des offres d'emploi et stages dans l'ESS. Le CJDES (Centre des Jeunes Dirigeants et des acteurs de l'Economie Sociale) fait figurer sur son site une rubrique offres d'emploi et une candidathèque. Le portail des finances solidaires Finansol comporte un volet Stages et EmploisCoordination Sud actualise des offres d'emploi et missions d'ONG dans le domaine de l'humanitaire et de la solidarité internationale. Emploi Environnement est spécialisé dans les recrutements de métiers liés à l'environnement et au développement durable. Groupe SOS (groupe d'économie sociale et solidaire) propose des recrutements et une candidathèque. La bourse d'échanges de Place-Publique.fr met à disposition un espace d'offres d'emploi et de stages. Enfin, consulter la rubrique "humanitaire, santé, social" du site Cyber-Emploi-Centre.com peut aussi s'avérer utile.

dimanche 19 novembre 2006

Entrepreneur de la connaissance (tendance 014)

Nouvelle rubrique : tendance. Un mot, une expression, un lieu, une chose comme reflet de notre temps, miroir de l'instant ou inscrit dans l'avenir, porteur de sens dans les circonstances dans lequel on le prononce, dans son champ énonciatif et contextuel. Mot, expression à suivre, objet utile ou inutile, lieu en devenir...


Dans le "Petit précis d'efficacité collective Tome 01 : Travailler autrement" édité en par Microsoft France en Creative Commons, au 1er semestre 2006 (à commander gracieusement sur cette page), Richard Collin, expert français en Knowledge Management et Président d'ICCE introduit la notion d'entrepreneur de la connaissance en titrant une partie de son article "Travailler, produire et créer autrement" : "Chacun devient un entrepreneur de la connaissance" et en contextualisant son approche :

"Parce que le monde change très vite, chacun peut et doit devenir "chercheur". Chacun peut et devenir professeur, parce qu'il ne suffit pas de produire des informations et des connaissances, il faut aussi les formaliser et les communiquer. Enfin, chacun peut et doit devenir un manager dans sa propre sphère, parce que la coopération et le dialogue entre savoir-faire différents deviennent des exercices indispensables, parce que la décision et la navigation dans un environnement complexe et incertain sont désormais le lot de tous. L'autonomie et l'initiative se déclinent ainsi sous le visage de l'entrepreneur de la connaissance".


L'expression "entrepreneur de la connaissance" est un vocable tiré du Knowledge Management. Il constitue le leitmotiv d'un article du Pôle productique de Rhône-Alpes : "Que chacun devienne un entrepreneur de la connaissance" :

"Les systèmes à base de connaissances, les blogs et wikis, les messageries intelligentes et multimedia, les outils numériques pour la modélisation et la simulation collent à cette nouvelle vision du savoir, à condition, précisément, que nos modes d'organisation et nos mentalités n'y fassent pas obstacle.
Ainsi, l'organisation la mieux armée est celle dont le plus grand nombre de membres sont des agents d'innovations, des "entrepreneurs" au sein de leur structure (Suit la définition déjà inscrite plus haut)".


Sur son site Internet, le penseur canadien Michel Cartier consacre un article au knowledge worker (entrepreneur de la connaissance) qu'il considère en 2003 comme une nouvelle catégorie de travailleurs : "Les travailleurs de l'information" :

"La nouvelle économie fait donc émerger une nouvelle catégorie de travailleurs : ceux de l'information. Ceux-ci doivent créer, capitaliser et partager le capital de connaissances entre les employés de l'entreprise et les partenaires de celle-ci. Une étude américaine a révélé que lorsqu'une entreprise perd un employé, ce sont 30 000 $ en valeur information qui disparaît de son capital savoir. Ce sont des gens dont le métier est en train de muter (RH et veille par exemple), d'autres dont les pratiques sont remplacées par de nouvelles (CRM) ou certaines qui n'existaient pas il y a cinq ans (Web et multimédia)."

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