Jean-Luc Raymond

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Tag - mobilite

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samedi 5 mai 2007

Thierry Maillet, l'accès à l'information n'est plus réservée aux sachants

Dans le quotidien gratuit Métro du 4 mai, une tribune libre est offerte à Thierry Maillet, auteur du récent ouvrage "Génération participation : de la société de consommation à la société de participation" (M21 Editions). Thierry Maillet s'exprime sur une frange de la population qui se réunit autour de valeurs... techniques et donc technologiques :

"Internet et le téléphone portable ont, il est vrai, modifié la géographie de la France. Ses habitants sont devenus des "consom'acteurs" qui admettent dorénavant que la satisfaction matérielle n'est plus la seule réponse à leurs attentes du vivre-ensemble. Ils s'impliquent et se passionnent pour la politique car ils voient la vie en réseau grâce aux nouvelles technologies. Ils sont jeunes dans leur tête et ne représentent pas une classe d'âge mais une classe de valeurs.

L'avènement de la société numérique engage les sociétés du XXIe siècle dans une voie différente car l'accès à l'information n'est plus réservée aux sachants. L'individu de la génération participation veut coconstruire sa vie avec les pouvoirs existants en participant aux processus de décision comme l'illustre l'augmentation de la vie associative. Cette génération diffuse ses nouvelles idées collaboratives en préférant le "où vas-tu ?" plutôt que le "qui es-tu ?"."

vendredi 4 mai 2007

Musique 2.0 de Borey Sok, Solutions pratiques pour nouveaux usages marketing

L'un des livres les plus remarqués de ces deux dernières années sur l'évolution du marché musical et ses conséquences sur de nouveaux modes marketing qui se conjuguent à une diffusion des créations par le Web est sans conteste l'ouvrage de Borey Sok "Musique 2.0" sous-titré "Solutions pratiques pour nouveaux usages marketing" (paru chez Irma Editions, collection Revolutic en avril 2007), version remodelée de son mémoire de fin d'études en Master de Marketing : "Le marketing sauvera-t-il l’industrie du disque de la crise ?" (ISC Paris).

Après le cadre du paysage musical posé (la crise de l'industrie du disque), Borey Sok explique comment il est possible de s'adapter à la nouvelle donne marketing d'un foisonnement de la création dominé par la diffusion Internet et le peer-to-peer. Il n'annonce pas la fin du support CD mais son déclin, se concentre sur les nouveaux modes de rémunération de la musique (notamment l'abonnement et la location de musique) et développe un long point sur les possibilités offertes de développement de marché via des outils mobiles. Enfin, Borey Sok aborde le "rôle" renouvelé du consommateur de musique : "L'internaute "acteur" et l'artiste au centre des nouvelles solutions" de promotion et de commercialisation des oeuvres sonores. 20 pages d'annexes viennent compléter ce livre résolument pratique qui donne des clés pour mieux comprendre, appréhender et agir dans l'univers musical mondial qui se restructure tout en se dématérialisant.

Extrait de "Musique 2.0 : solutions pratiques pour nouveaux usages marketing" de Borey Sok sur ce paysage musical reconfiguré tout comme la position des acteurs :

"On ne peut plus parler d'industrie du disque lorsqu'il suffit de produire un fichier numérique pour le retrouver partout dans le monde. L'avenir est dans la convergence des nouvelles technologies. Les regards sont tournés vers le mobile, véritable appareil représentatif de cette fusion des nouvelles technologies.

Pour l'internaute, Internet l'a rapproché des artistes et lui permet de devenir un acteur majeur dans la vie d'un artiste. L'interactivité et la richesse des contenus vont accroître son appétence pour la musique et sa volonté de communiquer avec l'artiste. Il devient donc aussi un acteur actif et non un simple acheteur de CD.

L'opportunité qu'offre le web élargit complètement l'expérience musicale. Il ne s'agit donc plus uniquement d'écouter un chanteur, mais de l'aider à se faire connaître en partageant sa propre expérience.

Les artistes, quant à eux, doivent élargir leurs compétences au marketing, à la promotion et à la maîtrise des outils informatiques. De nouvelles portes s'ouvrent devant eux."

lundi 30 avril 2007

T'es où? Internet, téléphonie, jeu vidéo. Pratiques des enfants et adolescents

C'est un petit livre qui tient dans la poche avec des mots d'enfants et d'adolescents d'aujourd'hui sur l'Internet, la téléphonie portable et les jeux vidéo ; des phrases issues d'entretiens, de forums sur la santé, prononcées dans des Espaces Publics Numériques (EPN) ou dans des discussions de familles... Des mots qui font réfléchir, naître la discussion comme le décrit l'avant-propos :

"Quelle place les technologies de l'information, de la communication et des loisirs numériques occupent-elles dans notre vie quotidienne ? Qu'en faisons-nous ? Quelle influence ont-elles sur notre pensée, nos façons d'être, nos relations ? En particulier entre générations ? Quelles réponses apportent-elles à nos désirs, à nos peurs ? Comment modifient-elles nos représentations du monde ? Quelles nouvelles questions font-elles émerger ?..."

C'est un petit bouquin qui met à côté de ces témoignages d'adolescents, des phrases en écho de jeunes adultes, animateurs et animatrices d'EPN, enseignants, salariés de l'Information Jeunesse d'Ile-de-France et du CIDJ.

Comme un effet de miroir, Maxence Rifflet, talentueux photographe récemment récompensé aux Rencontres d'Arles fait prendre la pose à ces jeunes dont les expressions sur les nouvelles technologies font sens.

C'est un bel ouvrage. Il est intitulé "T'es Où ?", un recueil supervisé par le Ministère de la Jeunesse, des Sports et de la Vie Associative qui vient de paraître, après un an de travail, et diffusé à 10 000 exemplaires en France dans le Réseau d'Information Jeunesse. Un livre d'Art qui n'est pas vendu mais qui se garde précieusement comme mille et un mots et des milliers de pixels apposés sur ces outils technologiques que les jeunes apprivoisent.

Quelques témoignages tirés de ce livre :

"L'informatique ? On n'a pas appris, on a essayé."
Romain, 14 ans

"Internet, c'est tellement grand que j'ai toujours peur de trouver des choses horribles."
lenaig_ewilan, 14 ans

"La difficulté avec Internet, c'est qu'il faut savoir ce que l'on cherche pour savoir ce que l'on veut."
Alex, 17 ans

"Les parents disent souvent : "Internet, je ne comprends pas bien, mais je l'ai pris pour que mes enfants réussissent à l'école."
Fabrice, 26 ans

"Je fais tout comme avant, sauf que je fais Internet en plus."
Clément, 14 ans

"Je ne me suis jamais engueulée autant qu'avec MSN!"
Hélène, 15 ans

"Pour les accros, des fois, la fille passe après la console ou l'ordi. Et ça, ça craint sérieux."
Dark sly, 18 ans

"Je l'ai inscrit dans un espace numérique labellisé par l'Etat pour qu'il soit protégé par l'Etat."
Sayda, 55 ans

"J'ai peur que quelqu'un sache ce que je cherche sur le Net."
California, 16 ans

"J'aime pas kan lordi beugg."
Boudchou57, 12 ans

"Avec Internet, je suis dans une certaine solitude tout en n'étant pas seule!"
Fiona, 16 ans

Renseignements sur ce livre : Pierre Bressan (pierre.bressan@jeunesse-sports.gouv.fr) ou Pascale Monrozier (pascale.monrozier@jeunesse-sports.gouv.fr).

dimanche 1 avril 2007

Jacques Attali : l'Art à l'heure du numérique

Dans son édition du 22 au 28 mars 2007 (n°2228), Le Nouvel Observateur a proposé un débat entre Jacques Attali (essayiste, biographe, perspectiviste ; plus récent ouvrage : Une Brève histoire de l'avenir, chez Fayard) et Denis Olivennes (actuel PDG de la FNAC qui vient de publier : La Gratuité, c'est le vol. Quand le piratage tue la culture) sur le thème : "La gratuité va-t-elle tuer la culture ?". Intéressants propos de Jacques Attali sur le devenir de l'Art à l'heure du numérique :

"Le virtuel va provoquer la naissance d'une économie de l'art radicalement nouvelle. Bientôt, les gens disposeront de logiciels de composition musicale permettant de créer facilement, ensemble, en mêlant la mélodie de l'un, le rythme de l'autre, l'orchestration d'un troisième, venus de partout dans le monde. Quand des millions de gens composeront ainsi, ils n'imagineront rien d'autre que le plaisir de créer ensemble, d'échanger, d'écouter, de s'inspirer. L'argent se gagnera sur des logiciels et des instruments de musique et presque plus du tout sur le CD, qui disparaîtra. Le livre résistera un peu plus longtemps : jamais l'industrie de la musique n'a réussi à inventer un objet aussi magique que le livre. (...)

Il va y avoir l'émergence d'oeuvres d'art, comme à chaque période, adaptées au nouveau modèle, qui passeront pour l'essentiel par le mélange des arts les plus éloignés en l'apparence. On le voit déjà avec l'art de la danse, qui est en train de se confondre avec la sculpture, les spectateurs façonnant des formes et les animant comme des marionnettes, mêlées à des danseurs vivants. Ce qui est aussi en train d'apparaître aujourd'hui, c'est par exemple la nécessité d'oeuvres courtes. Un exemple particulièrement rentable et artistiquement douteux : les musiques de sonnerie de téléphone. Le premier producteur de musique en Corée est le France Télécom coréen!

Ces objets nomades à la fois téléphone, vidéo, ordinateur, etc., mais aussi lecteurs de textes vont devenir universels. On verra par exemple l'émergence d'une littérature du feuilleton court, du clip, de nouvelles formes d'écriture, d'images, de cinéma. On écrira des feuilletons de 15 lignes avec des épisodes, qui correspondent tout à fait à l'air du temps. Le SMS en est un premier signe : on va vers ce qu'on pourra appeler un "e-haïku"."

mercredi 31 janvier 2007

Animation du réseau des Espaces Publics Numériques de Wallonie

Mardi 23 janvier, j'ai participé dans les locaux de TechnofuturTIC à Gosselies (Belgique) à la première rencontre 2007 du réseau des EPN de Wallonie qui a réuni plus d'une trentaine de personnes : animateurs multimédias, responsables d'EPN, personnel communal impliqués dans les lieux d'accès publics à l'Internet, pour la plupart d'entre eux, récemment ouverts. J'ai publié, il y a quelques jours, un compte-rendu de cette réunion sur le blog EPN-Ressources.be.


Il y a les EPN qui démarrent et les animateurs confirmés. Tous ont le souci de bien faire, de se rendre utile et déjà quelques préoccupations pointent le bout du nez : Comment accueillir un public de séniors ? Avec quels partenaires locaux puis-je travailler localement ? Comment gérer son temps et donner du temps pour le réseau ? Des questions non techniques pourtant si essentielles. J'y ai apporté quelques réponses oralement, collectivement puis individuellement, et poursuivrai ce travail dans les mois qui viennent.


Je collabore par mon expertise au centre de Ressources des EPN de Wallonie sur le volet conseil, animation de réseau, fourniture de contenus sur le blog collectif et l'Egroupware privé et, aussi, par la préparation et la conduite de plusieurs sessions de formation spécifiques pour les EPN de Wallonie dont : "Evaluation et validation de l’information sur Internet", "Mobilité et EPN : soyez mobiles!", "Avoir une démarche de développement durable au sein et dans les activités d'un EPN", "Connaître son territoire et travailler en réseau", "Actions de recherche d’emploi dans un EPN", "Appropriation de l'informatique et de l'internet par des publics précaires". Ces thèmes seront explorés dans une démarche participative et avec une coconstruction de propositions concrètes.


La formation complétant l'animation de réseau est l'un des points forts de la politique des Espaces Publics Numériques soutenu par la Région Wallonie. On mesure combien ce programme s'intéresse à fournir aux personnes en charge des EPN des réponses de terrain à leurs préoccupations, sans langue de bois et perte de temps, ni effet d'annonce en favorisant aussi l'entraide et l'échange de savoirs entre les animateurs multimédias. Les multiples rencontres favorisent la connaissance de ce qui se fait ailleurs. Se lancer dans l'aventure de l'ouverture et de l'animation d'un Espace Public Numérique est une grande aventure, un début de possibles...

samedi 27 janvier 2007

Cyberintimidation (tendance 049)

La rubrique tendance, c'est un mot, une expression, un lieu, une chose comme reflet de notre temps, miroir de l'instant ou inscrit dans l'avenir, porteur de sens dans les circonstances dans lequel on le prononce, dans son champ énonciatif et contextuel. Mot, expression à suivre, objet utile ou inutile, lieu en devenir...


Le terme cyberintimidation est né au Québec et semble souvent employé dans le milieu de l'éducation au Canada. Le portail du gouvernement Fédéral Canadien Strategis évoque ce mot et le définit ainsi :

"L’intimidation n’a rien d’agréable pour personne. Maintenant, elle existe même sur Internet. Ceux qui pratiquent la cyberintimidation utilisent des outils de communication modernes (courriel, messagerie instantanée, téléphone cellulaire, bavardoirs, blogues, etc.) pour menacer leurs victimes et les maltraiter tout en racontant des mensonges et en répandant des rumeurs à leur sujet. D’une certaine façon, la cyberintimidation est pire encore que l’intimidation normale parce que tu ne peux y échapper. La cyberintimidation t’atteint par tous les moyens, sans parler des sites web et des blogues qui racontent toutes sortes de choses sur toi. Cyber ou pas, l’intimidation se pratique par des brutes qui ont en fait une faible estime d’eux-mêmes. Ces gens-là veulent se prouver à eux-mêmes en dominant les autres."


Au Canada, on évoque le phénomène lié à la pratique de l'Internet et à l'utilisation d'outils technologiques chez les adolescents comme le souligne l'article "Tasse-toi, ti-gars!" (publié dans l'actualité en décembre 2005) :

"Autant de cas de «cyberintimidation» (de l'anglais cyberbullying ), phénomène dont sont victimes de plus en plus d'adolescents un peu partout dans le monde. Selon une étude de l'Université de Calgary, publiée en mai, un élève de 1re secondaire sur quatre aurait déjà été intimidé de la sorte. Qu'elle se fasse par courriel ou message texte, dans un site Web ou un salon de clavardage, cette forme d'intimidation se propage à la vitesse des ondes.

«La cyberintimidation fait d'autant plus de ravages qu'elle n'est limitée ni dans le temps ni dans l'espace », observe le Canadien Bill Belsey, un des meilleurs experts mondiaux en la matière. Et elle peut entraîner des répercussions graves, allant jusqu'à la dépression, au suicide (des cas ont été signalés aux États-Unis et en Angleterre) et même au meurtre – au Japon, une jeune victime a fini par tuer son cyberagresseur."


CyberAverti.ca cite le cas de Danny, élève en secondaire 3, "Opprimé par la cyberintimidation". Enfin, le Réseau Education-Médias explique comment "Contrer la cyberintimidation".

dimanche 21 janvier 2007

Fracture numérique, développement durable, innovation, utilisation des téléphones mobiles chez les enfants... (brèves citoyennes de clavier)

Pour réfléchir, deux articles à lire dans le magazine Sciences Humaines de février : "Le Développement durable" par Sylvie Brunel, Géographe (apparition, principes, contradictions et applications) et "Les jeunes "guerriers des cités"" par Thomas Sauvadet, Sociologue (enquête au cœur des bandes de jeunes, révélatrice d'un microcosme avec ses liens de solidarités, ses codes mais aussi ses lois implacables).


Fracture numérique : Le Môle de Recherche Breton MARSOUIN révise son positionnement de recherche sur la fracture numérique à l'occasion d'un appel à communications : "Espaces publics & TIC : les TIC sont-elles un outil servant le débat public, et en même temps font-elles l'objet d'un débat sur leur usage qui dépasse la question un peu vaine de la "fracture numérique"?". Dans le bilan du bulletin E-Veille 2005-2006 du Ministère des Services Gouvernementaux du Québec, tout un chapitre sur "l'Inclusion numérique : un défi de taille auquel s'attaquent les gouvernements" (en .pdf).


Tutoriels : "Concevoir un sudoku en Flash" (par Le Journal du Net développeur) ; pour la recherche d'emploi : "Faire aboutir ses candidatures spontanées" (par le Journal du Management) ; dans le milieu professionnel, avec les outils technologiques : "S'organiser pour gagner en efficacité" (toujours par le Journal du Management).


Mobilité : "Comment les enfants britanniques de 6 à 13 ans utilisent le téléphone portable ?", résultat d'une étude de Intuitive Media Research : "69 % des 6-13 ans déclarent, en effet, envoyer des SMS à leurs connaissances. Viennent ensuite la prise de photos, qui représente 58 % des réponses, puis la réalisation de vidéos (43 %). Envoyer des MMS est moins répandu mais touche tout de même 42 % de cette classe d'âges. Enfin, les jeux sur téléphone avec des amis ne rallient que 39 % de l'échantillon."


Innovation : "Knowledge and the diversity of innovation systems: a comparative analysis of European regions", article scientifique de Christophe Carricazeaux et Frédéric Gaschet, Université Bordeaux 4, en .pdf de 44 pages qui analyse la diversité des configurations régionales européennes en termes d'accumulation de connaissance et de performances socio-économiques. L'hypothèse est que les liens dynamiques entre connaissance, innovation et performances sont spécifiques au contexte institutionnel au sein duquel interagissent des agents hétérogènes.


Lieux : Edicom nous informe que le Japon a inauguré ce dimanche le plus vaste musée d'art du monde consacré exclusivement à des expositions temporaires (le Centre national d'art de Tokyo), un espace qui veut incarner l'esprit du "21e siècle", ouvert aux collections du monde entier, aux jeunes talents et aux nouvelles technologies. A Paris, jusqu'à fin mars 2007, la Maison A et le Studio B se visitent au 38 bis rue Hallé, 14e arrondissement ; des maisons intelligentes avec innovations technologiques et écologiques.


Sites internet locaux : nouveau, le blog de Bretteville l'Orgueilleuse (plus de 2000 habitants, dans le Calvados) par le Maire Loïc Cavellec qui témoigne de la vie de la commune et des différents projets. A Faulquemont (5500 habitants, Moselle), ce sont les agents qui alimentent le site Internet de la commune selon leur domaine de compétences et ils apprécient l'interactivité du système (article de la Gazette des Communes du 22 janvier 2007).

lundi 15 janvier 2007

Le multitâche ou le plurimédia chez les jeunes internautes

Béatrice Copper-Royer (psychologue et psychothérapeute) et Catherine Firmin-Didot (journaliste à Télérama) ont publié à la fin de l'été 2006 : "Lâche un peu ton ordinateur! Comment mettre des limites ?" (chez Albin Michel), un livre de conseils responsabilisants pour les parents et d'explication sur ce que sont les pratiques actuelles de l'Internet, des jeux vidéos et de la mobilité technologique chez les jeunes.


Sans diaboliser les risques de l'Internet, dans "Lâche un peu ton ordinateur! Comment mettre des limites ?", Béatrice Copper-Royer et Catherine Firmin-Didot posent des jalons pour réfléchir en famille aux utilisations des outils technologiques par les enfants et les adolescents. Extrait de cet ouvrage sur le multi-tâche ou le plurimédia utilisé par les enfants.

"Nous n'avons jamais bien compris comment certains enfants pouvaient faire leurs devoirs tout en regardant la télévision. Avec Internet, ils ont franchi un échelon de plus dans cette acrobatie. Car l'ordinateur n'a pas toujours remplacé le petit écran : dans certains cas, il s'y ajoute! Il n'est pas rare, en effet, que des enfants suivent d'un oeil une conversation sur MSN, tout en jetant l'autre sur un travail scolaire, le tout devant la télévision allumée ou sur un fond de musique téléchargée! Si vous vous en étonnez, ils rétorquent que le travail en question n'est du recopiage, lequel ne demande aucune concentration.

La nouvelle génération semble s'être habituée aux sollicitations multiples qui, désormais, nous assaillent sans cesse, dans la rue, dans les magasins, mais aussi dans nos foyers. On ne peut effectuer un trajet dans une ville sans subir quantité d'incitations visuelles ou sonores, par le biais de publicités, de messages ou de musique de fond. Tant de loisirs nous sont proposés que nous ne savons plus très bien où donner de la tête. Prenant conscience que nous n'aurons jamais le temps de profiter de tout, nous éprouvons un sentiment diffus de frustration. Ce problème de la pléthore que nous avons évoquée précédemment, nos enfants s'y sont adaptés à leur manière : ils consomment tout en même temps! Pas forcément pour le meilleur : les professeurs soulignent leurs difficultés croissantes à approfondir leurs idées."

dimanche 14 janvier 2007

La santé des seniors et les technologies

L'un des enjeux majeurs des Technologies de l'Information et de la Communication dans les années à venir est le développement d'outils, de logiciels et d'innovation favorisant le maintien à domicile des seniors. En France, l'espérance de vie augmente de trois mois par an. Le nombre de centenaires a quintuplé en 5 ans et pourrait atteindre 300 000 en 2050. C'est pourquoi c'est un enjeu de société conséquent.


Dans l'édition du Monde du 13 novembre 2006, le journaliste Benoît Hopquin se penche sur les solutions technologiques pour les seniors en matière de sécurité, de maintien d'un contact social et dans l'instauration d'un lien médical permanent. Le Professeur et chercheur Vincent Rialle travaille sur ces sujets. Exemples de ces nouvelles applications :

"Des ordinateurs permettent, en pointant des icônes simples sur des écrans tactiles ou même par commande vocale, d'entrer en contact visiophonique avec la famille ou le médecin par exemple. (...) Arrivent également des bracelets qui détectent les chutes, des capteurs capables de diagnostiquer des apnées du sommeil, des détecteurs d'inconscience ou des GPS qui permettent de localiser précisément et même sa position, debout, assise ou couchée. Des gilets "actimétriques" mesurent la fréquence de mouvements et les données vitales de la personne qui les porte. Il existe aussi des systèmes qui permettent de détecter des durées anormales dans certains lieux, comme les toilettes... Des techniques permettant des téléconsultations médicales sont au point mais se heurtent aujourd'hui à des restrictions du Conseil de l'Ordre.

La robotique, moins onéreuse que les aides à domicile, va seconder les personnes dans leurs tâches quotidiennes : travaux domestiques, aide à la marche, etc. Mais des faux humains ou des faux animaux de compagnie sont également pensés pour répondre aux besoins affectifs. Les Japonais ont ainsi testé un bébé phoque, Paro, qui bouge, pleure ou se montre joyeux réagissant aux émotions de son interlocuteur."

samedi 13 janvier 2007

Mobi, Third age suit, une combinaison qui simule le quotidien des seniors

Le Monde 2 de cette semaine (numéro 152 du 13 au 19 janvier) évoque l'expérience d'une innovation : Mobi, un simulateur de vieillesse sous la forme d'une combinaison qui permet aux plus jeunes de ressentir les sensations de savoir ce que c'est que d'avoir 80 ans. Extrait de cet article : "Une combinaison simule le quotidien des seniors. Coup de vieux sur l'innovation" par Pascale Krémer :

"Mobi, cette combinaison qui simule le vieillissement est une invention des chercheurs de l'université anglaise de Leads conçue, à l'origine, pour répondre à une demande du constructeur Ford (afin de faire comprendre aux trentenaires et quadragénaires qui conçoivent les autos les besoins spécifiques des plus de 50 ans). (...)

Sur une sorte de bleu de travail en coton épais se surajoutent des prothèses qui raidissent les principales articulations, simulant l'effet de l'arthrose. (...)

Armés de cette combinaison qui vaut tous les discours théoriques, Sophie Schmitt et Cristelle Ghekière (fondatrices de Seniosphère, un cabinet de conseils en innovations sur le marché des seniors, qui se sont emparées pour l'Europe - hors Grande-Bretagne - de la licence du "third age suit" - "costume du 3e âge") sensibilisent l'entreprise à la "planète senior" et l'aident à repenser son offre, à développer aussi de nouveaux produits et services : "Lors des formations, on choisit quelqu'un pour enfiler Mobi et décrire ses sensations aux autres. Ce qui est frappant, c'est de voir que même un jeune adopte instantanément la démarche et le comportement d'un septuagénaire.""

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