Jean-Luc Raymond

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Tag - methodologie

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lundi 13 novembre 2006

Informatique durable (tendance 008)

Nouvelle rubrique : tendance. Un mot, une expression, une chose comme reflet de notre temps, miroir de l'instant ou inscrit dans l'avenir, porteur de sens dans les circonstances dans lequel on le prononce, dans son champ énonciatif et contextuel. Mot, expression à suivre, objet utile ou inutile...


Le CNRS propose, via son groupe de travail EcoInfo, des documents et travaux s'inscrivant dans la démarche d'une informatique durable. Toute une page de ressources en ligne réactualisée est disponible sur le sujet : Groupe de travail EcoInfo (dont des documents d'information à destination du public : plaquette et posters de sensibilisation).


Le groupe de travail EcoInfo du CNRS a produit un document phare de 22 pages (en .pdf) : "Les faces cachées de l'informatique : Déchets et énergie, sous-titré : Livre Vert : comment se diriger vers une informatique durable ?" destiné aux gestionnaires de parcs informatiques et aux acheteurs de matériel informatique qui s'avère un guide essentiel pour les personnes s'intéressant aux problématiques écologiques des outils technologiques (consommation énergétique, recyclage, dangerosité des matières premières...). Le concept d'informatique durable sous-tend l'ensemble de ce document de référence présentant un état de la législation, un point sur le choix de son matériel et sur la limitation de l'achat de machines, la maîtrise de la consommation énergétique d'un parc informatique, la gestion responsable des consommables, la sensibilisation des utilisateurs et l'élimination du vieux matériel.


L'informatique durable, c'est donc la prise en compte de l'ensemble de ces préoccupations.

"La croissance du secteur informatique est l'une des facettes de la croissance mondiale, laquelle se heurte de façon de plus en plus visible aux limites de l’environnement. Les responsabilités étant partagées, cette situation résulte en dernière analyse de la somme des comportements individuels, démultipliés à l'échelle de la planète tout entière. (...) L'impact écologique du matériel informatique n'est pas anodin et il est nécessaire de prendre en compte ce facteur dans toutes les phases de sa gestion et de son utilisation. Beaucoup d'entre nous ont déjà réfléchi à ces questions et mis en oeuvre de bons réflexes qu'il faut avoir pour rendre responsable la gestion d’un parc informatique."

Via 01 Informatique - Le blog.

samedi 11 novembre 2006

Jean-Jacques Servan-Schreiber, prospectiviste des usages des technologies et précurseur des Espaces Publics Numériques

Comme L'Express et Les Echos ("JJSS et la modernité", 8 novembre 2006) le rappellent cette semaine dans un dossier consacré à sa vie, Jean-Jaques Servan-Schreiber, décédé la semaine dernière à l'âge de 82 ans, fut un visionnaire des technologies. En 1967, il publie "Le Défi Américain", un essai avec un énorme succès qui se vendra à 600 000 exemplaires, où il souligne que l'Europe est dépassée tant au niveau des méthodes de management que de l'équipement technologique et dans sa capacité de mobilisation de la recherche. C'est un livre visionnaire, traduit en 15 langues qui marqua cette époque.


Son second livre à succès, "Le Défi Mondial" sorti en 1980 s'intéressera à la puissance économique du Japon grâce au levier technologique à l'informatisation. En 1981, Jean-Jacques Servan-Schreiber convainc François Mitterrand de créer le Centre pour l'Informatisation de la France (dit "Centre Mondial Informatique et Ressource Humaine") dirigé par Nicolas Negroponte et Seymour Papert. (Photo : Jean-Jacques Servan-Schreiber et des enfants au Centre Mondial de l'Informatique en 1984). Ce centre est en avance sur son temps, il se veut...

"Instiller aux sphères politiciennes le virus micro-processorien et a pour objectifs de mettre au point un nouvel ordinateur individuel ainsi que de servir de base aux programmes pilotes dans les pays en voie de développement, une expérience sociale au profit des jeunes, des chômeurs et des personnes âgées."


Jean-Jacques Servan-Schreiber eut l'idée des Espaces Publics Numériques et d'un réseau des animateurs multimédias plus de 10 ans avant leur existence : "Un réseau national de 50 000 ateliers équipés de micro-ordinateurs professionnels" (document du Centre mondial pour l'informatique et les ressources humaines, novembre 1984), "Coordination entre les responsables de centres et les animateurs" (Note technique, 27 novembre 1984), "L'ordinateur au village : le projet français fait des vagues" (par Daniel Garric, Le Point n° 640, 24 décembre 1984), "Les chantiers populaires de la micro" (Le Matin, 23 janvier 1985).


Le Centre Mondial Informatique ferme en 1985 et on dénonce dans les médias français le gouffre financier (frais de réception et de voyage).


Il demeure de Jean-Jacques Servan-Schreiber une vision de prospectiviste indiscutable dont voici quelques citations qui font sens et qui sont toujours d'actualité plus que jamais :

"Rien n'est donc plus urgent que de tout mettre en œuvre pour brancher la puissance informatique sur le développement, avant tout, des facultés de chaque homme et de chaque femme, dans sa région, dans sa culture , dans sa langue, selon sa vocation, pour faire surgir sa propre ressource, sa propre capacité à créer. C'est vrai au nord comme au sud. Car devant la nouvelle ère qui commence nous sommes tous sous-dévelopés. ". (Le Défi Mondial, 1980)

"En 1980, et probablement avant, l'ensemble des écoles et universités américaines seront reliées avec des consoles aux ordinateurs géants dans les différentes branches des connaissances. Et les programmes d'éducation par classe, peut-être même par élève, seront adaptés et coordonnés directement par les ordinateurs." (Le Défi Mondial, 1980)

"C'est au cours de mes séjours de travail, de plus en plus fréquents, en Amérique et au Japon, que j'ai découvert cet univers tout neuf, pour nous, Français, de l'informatisation. J'ai alors perçu qu'il va tout pénétrer, tout changer - industries, agriculture, services, éducation. Convaincu qu'il était nécessaire d'en savoir rapidement plus long, j'ai participé, pendant trois mois, à des séminaires en Californie, pour mieux m'imprégner de cette nouvelle "révolution" dans les modes de liaisons entre les individus et communautés, cherchant à définir la meilleure ouverture pour une "voie française". Je me suis même fixé, pour un temps, dans la plus avancée des universités américaines en informatique, celle de Carnegie-Mellon, à Pittsburgh. Chaque bureau, chaque chambre, chaque poste de travail, y est doté d'un ordinateur personnel, directement branché sur l'ensemble des banques de données de l'Université et aussi du pays. (Un seul exemple : un étudiant, en fin de cursus, peut, de son ordinateur même, solliciter un poste dans l'ensemble du pays !) Immense progrès, encore inconcevable chez nous." (Le Fossoyeur, 1993).

vendredi 10 novembre 2006

Creative Commons, qu'est-ce que c'est ? A quoi ça sert ?

Les licences Creative Commons sont de plus en plus utilisées sur les publications personnelles et collectives dans le partage de la création. Le Journal du Net publie un point complet et synthétique sur les licences Creative Commons sous la plume de Guillaume Devaux "Creative Commons : une réécriture du droit d'auteur à l'ère du Web" en 5 questions/réponses : 1. Quelle est l'origine des Creative Commons ? ; 2. Qu'est-ce qu'une licence Creative Commons ? ; 3. Quel est l'objectif de ces licences ? ; 4. Que se passe-t-il en cas d'usage commercial d'une oeuvre sous licence Creative Commons ? ; 5. Comment expliquer le succès des Creative Commons, en particulier sur Internet ?


Sur la définition de Creative Commons :

"La licence Creative Commons est un dérivé flexible du droit d'auteur adapté à tous les supports, numériques ou non, et qui repose sur un tronc commun : l'autorisation tacite de reproduction non exclusive de l'œuvre. A ce tronc commun, viennent se greffer quatre conditions complémentaires auxquelles les créateurs d'œuvres peuvent choisir de souscrire ou non : le respect du nom de l'auteur, le choix d'une utilisation non commerciale par les utilisateurs de l'oeuvre, la limitation de la réutilisation de tout ou partie de l'œuvre et l'autorisation du partage à l'identique, c'est-à-dire l'obligation de rediffuser selon la même licence. Autrement dit : si l'œuvre initiale est modifiée, le résultat sera tributaire des mêmes conditions d'utilisation et sera donc lui-même modifiable. La licence Creative Commons est donc un contrat conclu entre l'auteur et le destinataire de l'œuvre autorisant ce dernier à utiliser l'œuvre selon ces conditions préderminées. Une signalétique simplifiée résume les caractéristiques générales des licences, facilitant ainsi l'information des utilisateurs non juristes."


A compléter par une vidéo en anglais signalée par Henri Labarre sur son blog 2803 : Les Creative Commons expliquées simplement, par le film sous-titré en français Soyez Créatifs diffusé sur le site ressource Creative Commons France

jeudi 2 novembre 2006

Livres sur le Web 2.0 et les médias sociaux, la glocalisation en question

Le journaliste anglais Ian Delaney prépare un ouvrage sur le Web 2.0 et les médias sociaux ("social media"). Dans sa capitalisation de connaissances sur le sujet, il vient de publier un article sur son blog indiquant des eBooks sur ces 2 thèmes, des livres électroniques téléchargeables gratuitement en .pdf : 10 free ebooks about Web 2.0.


Parmi cette sélection de 12 ouvrages, qui augmente au fur et à mesure des contributions des internautes, on peut signaler 2 ouvrages en gestation pour lesquels les auteurs ont délivré leur texte préparatoire en ligne et invitent les visiteurs à complémenter leurs propos afin d'améliorer leur contenu :

- We-think: the power of mass creativity de Charles Leadbetter s'intéresse par des exemples concrets à montrer comment le nouveau Web bouleverse des pans entiers de notre société dans les fondements organisationnels de notre temps : univers de l'entreprise et du travail, monde scolaire, sphère du jeu vidéo, vie de la cité, modes d'innovations... Au coeur de ces changements, ce que Charles Leadbetter appelle la créativité de masse.

- New Influencers par Paul Gillin, prévu pour 2007. Ce journaliste américain, auteur et consultant Internet et nouvelles technologies s'intéresse au phénomène des blogs et à leur influence grandissante dans l'entreprise. Paul Gillin dresse aussi des portraits de blogueurs influenceurs anglo-saxons.


Lecture recommandée par Ian Delaney, une intervention de Danah Boyd (chercheuse doctorante sur les réseaux sociaux en ligne et qui travaille pour Yahoo) en mars 2006 sur une caractéristique très importante des technologies de l'information et de la communication : "G/localization: When Global Information and Local Interaction Collide".


Le sociologue Blaise Galland définit ainsi le processus de glocalisation :

"processus double par lequel la ville se décharge de sa fonction de production, d'échange et de traitement de l'information en la déplaçant dans le cyberespace, tout en développant, conséquemment, de nouvelles formes d'organisations sociospatiales au niveau local."


... à compléter par l'article du Courrier, quotidien suisse, dans un entretien avec le sociologue Roland Robertson : "Nous vivons dans un monde glocalisé" :

"La "glocalisation" est une globalisation qui se donne des limites, qui doit s'adapter aux réalités locales, plutôt que de les ignorer ou les écraser. Par ailleurs, en provoquant une résistance à elle-même – suscitant un mouvement mondial de contestation – la globalisation contribue, ironiquement et paradoxalement, à concentrer l'attention sur les réalités locales. Il est vrai que protester contre la globalisation a parfois eu l'effet contraire, produisant plus de globalisation. Mais l'on a compris que, pour faire avancer la cause du "local", il faut agir au niveau global, en sillonnant la planète, en communiquant à travers les nouvelles technologies, etc."


Source :

Delaney, Ian (October 31, 2006). "10 free ebooks about Web 2.0" (En ligne), TwoPointTouch, Londres, 1 p. (Page consultée le 1er novembre 2006)

mercredi 18 octobre 2006

Recherche d'emploi sur Internet : Jobetic, un blog avec des ressources indispensables et un guide de la recherche d'emploi sur Internet

Jobetic est l'un des blogs les plus intéressants consacré à la recherche d'emploi sur Internet. Il a été créé par l'équipe d'Alias Presse, une agence de Presse spécialisée sur le thème de l'emploi, du monde de l'entreprise, des technologies et de l'innovation dont la journaliste Corinne Zerbib est fer de lance. Corinne Zerbib est d'ailleurs l'auteur d'un ouvrage de référence à petit prix : "Rechercher un emploi sur Internet" (collection Vie Active, aux Éditions J'ai lu, 2005).


Jobetic fait une veille conséquente sur l'emploi et internet, et outre l'actualité du secteur, met à disposition des ressources essentielles comme l'annuaire des job boards (sites Internet généralistes d'offres d'emploi), une lettre d'informations gratuite envoyée par courrier électronique, une rubrique Secteurs qui traite du recrutement en régions.


Plus pertinent encore, le blog Jobetic a regroupé différents articles dans un guide de la recherche d'emploi sur Internet s'enrichissant au fur et à mesure avec ces différents chapitres :

Adaptez votre candidature aux 'nouveaux' médias,
Planifiez votre recherche d'emploi,
Préparez vos e-CV et lettre de motivation,
Anticipez le CV universel,
Chassez les offres d'emploi en ligne,
Lancez vos candidatures spontanées,
Suivez vos candidatures,
Créez votre blog emploi,
Entrez dans les réseaux,
Cooptez-vous les uns les autres.


Source :

Collectif (octobre 2006). Jobetic (En ligne). Alias Presse, Hermanville-sur-Mer, Blog (Page consultée le 18 octobre 2006)

Ile Sans Fil lance le Hub des Artistes Locaux à Montréal, connecter les communautés à leurs artistes

Île Sans Fil (voir site) est l'initiative d'un groupe communautaire à but non lucratif qui s'est donné pour mission de fournir un accès à internet sans fil public et gratuit aux utilisateurs de portables et de PDA à travers la ville de Montréal au Canada en utilisant des logiciels libres et du Wifi afin de partager des connexions Internet haut débit. Les personnes dotées d'un outil Wifisé peuvent se connecter à partir de points d'accès gratuits (cafés, boutiques, organismes et individus), 105 hotspots répartis sur Montréal. Ce sont plus de 24000 personnes qui utilisent régulièrement les accès d'Île Sans Fil.


Plus que de l'accès Wifi, Île Sans Fil vise à ce que les gens qui utilisent des connexions Wifi entrent en contact, que de l'information locale soit fournie en ligne et que le lieu physique "point d'accès Île Sans Fil" puisse favoriser l'interaction entre les usagers du Wifi. Pour cela, un portail permet de voir et de communiquer avec les autres personnes connectées dans la même air d'accès.


Aujourd'hui, Île Sans Fil va plus loin avec le projet HAL (Hub des Artistes Locaux) : "Connecter les communautés à leurs artistes" (lire le communiqué de Presse) en partenariat avec des médias locaux (la radio étudiante CHOQ.FM et CUTV, Concordia University Television) qui associe culture et mobilité, diffusion médiatique interactions sur un territoire restreint, celui des points d'accès Wifi d'Île Sans Fil :

"Première internationale, HAL encourage les Montréalais à découvrir leurs artistes et producteurs locaux par l'entremise de juke-boxes sans-fil, capables de diffuser du contenu audio et vidéo à haute résolution. Notamment, HAL permet une riche diffusion médiatique, basée sur un concept géographique - un contenu culturel unique est rendu disponible à des endroits spécifiques (...) Il suffit de démarrer le logiciel iTunes (disponible pour Windows et Mac) et de cliquer sur le lien HAL qui apparaîtra au même instant. À ce jour, 12 hotspots d'Île Sans Fil sont munis de la technologie HAL et un treizième sera rendu disponible d'ici la fin du mois de décembre prochain.

Le projet HAL promeut le mandat d'Île Sans Fil, soit l'autonomisation des communautés locales de Montréal, à travers la création et l'implantation d'une technologie basée sur la communauté (...) Tout comme les autres projets d'ISF, l'ensemble de la technologie et des connaissances développées par l'entremise de HAL sera partagé publiquement afin d'encourager son adoption par d'autres communautés."


Sur cette page, vous trouverez plus d'informations sur HAL : Pourquoi HAL ? Comment fonctionne HAL ? Où puis-je trouver HAL ? Comment utiliser HAL ? Quel est le contenu disponible sur HAL ? La liste des partenaires, une Foire Aux Questions et une carte des HAL déployés.


D'un accès Wifi qui "individualise" la connexion Internet, Île Sans Fil s'intéresse au collectif et au partage de ressources culturelles sur un territoire produites par des artistes producteurs médiatiques qui n'ont pas de place où diffuser leurs contenus ; une initiative technologique qui tient à favoriser la culture locale.


Source :

Collectif (octobre 2006). Ile Sans Fil (En ligne), Ile Sans Fil, Montréal, Site (Page consultée le 18 octobre 2006)

mardi 17 octobre 2006

Qu'est-ce qu'un wiki : définition, utilisation, usages, enjeux et pratiques... Et nouveau : le vidéo-wiki

Sur son nouveau blog Valeurs d'Usages, Sébastien Sauteur aborde en 3 billets la découverte de l'outil Wiki et ses possibilités dans le milieu professionnel en résumant les apports du wiki dans un contexte entrepreneurial :


Qu'est-ce qu'un wiki #1 - Définition et utilisation de l'outil : tentatives de définition ; en pratique : utiliser l'outil ; suivre la vie du wiki ; les rétroliens : cohérence de l'hypertexte ; autres fonctionnalités,


Qu'est-ce qu'un wiki #2 - Usages et intérêt pour l’entreprise : imaginons quelques usages ; intérêt du wiki pour une entreprise,


Qu'est-ce qu'un wiki #3 - Enjeux et pratiques professionnelles : la place du wiki dans la panoplie des outils NTIC ; opportunité d'un wiki : gagner du temps ici et maintenant ; autre facteur d'opportunité : prendre de l'avance sur le temps qui vient ; question faisabilité : souhaite-t'on vraiment travailler différemment ? ; en pratique : peut-t'on travailler autrement ? Conclusion.


Toujours sur le sujet Wiki, ce soir, Christophe Ducamp pointe vers une expérimentation de vidéo-wiki en test ici avec Cdml Video.

jeudi 12 octobre 2006

Karine Barzilai-Nahon met en lumière les liens entre les facteurs de la fracture numérique en les contextualisant et en les intégrant dans une table de références

Une agence de Presse Américaine, le monde universitaire, celui de l'édition scientifique et par ricochet les médias américains se font l'écho ces jours-ci d'un article de Karine Barzilai-Nahon (Assistant professor du département The Information School, Université de Washington, Seattle, Washington, États-Unis) paru ce mois-ci dans la revue scientifique The Information Society : "Gap and Bits: Conceptualizing Measurements for Digital Divide/s" disponible ici en .pdf.


Ce papier est très critique sur la façon de mesurer traditionnellement ce qu'est la fracture numérique. Karine Barzilai-Nahon indique que les décideurs se contentent de collecter des données existantes et de les organiser pour donner un sens à leur discours au lieu d'essayer de conceptualiser la fracture numérique et ensuite de recueillir des données. En effet, les réseaux et technologies ne sont pas neutres : l'Internet est un espace politique et social structurant au niveau des contenus disponibles en ligne. Aussi, elle propose que le contexte (dans la notion d'actualité du concept du fracture numérique) soit un vrai critère reconnu dans la problématique et la mesure de la fracture numérique.


La chercheuse poursuit en affirmant que les indicateurs de mesure de la fracture numérique technique tels que l'accès à internet, la confiance donnée au e-commerce, l'accès au débit, utilisation de l'ordinateur à domicile ou au travail ne sont pas satisfaisants, . La combinaison accès/utilisation de l'ordinateur et de l'internet construit des systèmes de représentation biaisés de la fracture numérique puisque les indicateurs sociaux et psychologiques sont sous-estimés.


Pour travailler sur la fracture numérique et la mesurer, Karine Barzilai-Nahon propose un cadre de travail renouvelé avec un index intégrateur de composants du concept, un modèle qui a l'originalité de montrer les interrelations entre les facteurs de la fracture numérique ; un modèle conceptuel mêlant des remarques théoriques et empiriques et offrant, pour la première fois, à ma connaissance, une vision de l'historicité des facteurs pouvant être associés à la fracture numérique.


La table métrique de Karine Barzilai-Nahon regroupe 6 familles de facteurs liés à la fracture numérique avec des références de travaux scientifiques item par item identifié :


1. L'accès à l'infrastructure,
2. L'accessibilité (relative aux autres dépenses et au revenu moyen),
3. Utilisation et usages,
4. Les contraintes et aides de nature sociales et gouvernementales,
5. Les facteurs sociodémographiques,
6. L'accessibilité (pour les personnes avec handicaps et les populations avec des besoins spécifiques).


De cette table, Karine Barzilai-Nahon extrait un schéma d'interrelations entre les familles de facteurs qui sont pertinents dans des analyses sur la fracture numérique (p.273)... ce qui l'amène à parler de fractures numériques et non d'une seule fracture numérique.


Source :

Barzilai-Nahon, Karine (octobre 2006). Gaps and Bits: Conceptualizing Measurements for Digital Divide/s (En ligne), in The Information Society, Volume 22, n°5, Washington, pp.269-278 (Page consultée le 12 octobre 2006)

Evaluer l'information sur Internet, quelques liens et repères

Évaluer l'information sur Internet est une question récurrente pour valider l'autorité ou non d'un site ou d'une page sur un sujet traité. Cette préoccupation n'est pas nouvelle et exige une méthodologie et des points d'ancrage en forme de questionnements pour évaluer la qualité de l'information fournie.


En anglais, une bonne page d'entrée synthétique avec conseils et astuces sur l'évaluation de l'information sur Internet est fournie par la bibliothèque Universitaire de Flinders à Adélaïde (Australie) : Evaluating Information on the Web. Plus explicative et sous la forme d'un tutoriel, la page de Joe Barker (Bibliothèque de l'Université de Berkeley en Californie) pose 5 points pour l'évaluation d'un site Web avec à chaque fois, des questions à se poser et leur implication : "Evaluating Web Pages: Techniques to Apply & Questions To Ask".


En Français, la Bibliothèque Universitaire de Montréal est plus large dans son approche en proposant d'évaluer la qualité des sources numériques avec les critères suivants : fiabilité des sources, réputation de l'auteur, objectivité de l'information, exactitude de l'information et actualité de l'information. Les bibliothèques des sciences de la santé de l'Université de Montréal s'attachent, elles ,à l'évaluation d'un site Web en 5 thèmes repères (contenu, autorité de la source, mise à jour, facilité d'utilisation, design et esthétisme) et précise :

"Le réseau Internet ne possède pas de système de contrôle de la qualité de l'information. Si vous ne voulez pas diminuer la valeur de vos travaux en utilisant des informations de mauvaise qualité ou en citant des informations douteuses, vous devez évaluer les sites Web que vous rencontrez. Comme n'importe qui peut publier n'importe quoi sur l'Internet, c'est à l'utilisateur d'exercer son esprit critique."


Enfin, les dossiers "Rechercher sur Internet : Évaluer l'information" et "Rechercher sur Internet : Évaluer un site" de Educnet comprenant des références sur des grilles d'analyse sur le Web et l'appréciation de la qualité des sources, constituent un référentiel de liens intéressants dans une démarche pédagogique d'apprentissage de l'Internet, en particulier avec de populations en âge scolaire.

mardi 10 octobre 2006

Rechercher sur Internet, une méthodologie

L'Entreprise.com a mis en ligne un dossier méthodologique de recherche sur Internet en 4 étapes avec des astuces et une approche point par point : "Recherches sur Internet, il n'y a pas que Google dans la vie".

"On peut tout trouver sur internet, à condition de formuler correctement sa requête. Voici les règles, et des outils plus performants que les moteurs de recherche de base. Ils vous donneront accès aux pages invisibles du web."

Les 4 points :

Première étape : apprendre à chercher avec les moteurs généralistes (Google.com, MSN.com, Yahoo.com et Ask.com),

Deuxième étape : élargir son champ d'investigation avec les métamoteurs (Dogpile, Mamma et le payant Copernic Agent Pro),

Troisième étape : fonctionner à l'instinct avec les portails (Enfin.fr, Beaucoup.com, Dmoz.com, Goshme.com, About.com, Indexa.fr, Objectifgrandesecoles.com),

- Quatrième étape : approfondir sa recherche avec les bases de données payantes.


Une lecture à enrichir par ces deux papiers :

- Cinq astuces pour mieux utiliser un moteur de recherche,

Une astuce de pro : "Utilisez des portails sectoriels pour repérer des sources spécialisées" (Véronique Mesguich, directrice adjointe de l'infothèque du pôle universitaire Léonard-de-Vinci).


Source :

Mestre de Laroque, Amaury (10 octobre 2006). " Recherches sur Internet : il n'y a pas que Google dans la vie " (En ligne), L'Entreprise.com, Groupe Express-Expansion, Paris, Dossier (Page consultée le 10 octobre 2006)

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