Jean-Luc Raymond

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vendredi 18 mai 2007

Jean-Marie Dru, La publicité autrement, le consommateur devient un média

Dans Le Monde 2 de ce vendredi, le Président du Réseau International TBWA et auteur du slogan d'Apple "Think Different", Jean-Marie Dru est interviewé à l'occasion de la sortie de son ouvrage "La publicité autrement" (aux Editions Gallimard, collection Autrement) avec un titre d'article choc "La publicité sera créative ou ne sera plus".

Dans cette entrevue, Jean-Marie Dru parle du nécessaire renouvellement de la publicité avec l'usage personnalisé des nouvelles technologies. Il conte comment les gens peuvent, dès maintenant et encore plus dans le futur, créer leur propre environnement médiatique et musical, leur divertissement grâce au téléchargement, aux consoles de jeux, aux télévisions auto-programmées, aux portables transformés en multimédias.

"A côté de la publicité classique, celle de l'affichage public et des magazines qui restera importante, il va falloir imaginer une nouvelle interactivité, de nouveaux messages, de nouveaux films que les consommateurs blasés auraient envie de voir. Faut-il d'ailleurs encore parler de "consommateurs" ? Aujourd'hui, chacun devient capable de créer son blog, des wikis (les pages Internet ouvertes à tous), des films, son ambiance musicale, ses avatars dans les mondes virtuels. Le consommateur devient un média, l'élément actif d'un réseau. Dans ce contexte, la plupart des gens acceptent de regarder un message publicitaire une fois ou deux, pas plus. Il faut que celui-ci les attire, les amuse, sinon ils s'en vont. Moi, je crois au retour des spots publicitaires longs, talentueux, des 60 ou 90 secondes, véritables "courts-métrages" que les gens voudront regarder, conserver. Je crains que les petits films répétitifs, didactiques, de 15 secondes apparaissent comme du matraquage. La publicité va devoir arrêter le rabâchage pour redevenir un divertissement."


Pour l'anecdote, Jean-Marie Le Dru envoie tous les jeudis un texte appelé "Jeudi" à toutes les agences du réseau TBWA, une note d'une page présentant une idée médiatique nouvelle ou un paradoxe de notre époque.

dimanche 6 mai 2007

Stéphane Paoli, journaliste, Internet est un espace pour se réapproprier le temps

La chaîne TV propose mardi 8 mai à 20h45, une soirée spéciale d'analyse de la campagne 2007 pour l'élection du Président de la République en portant un regard sur l'impact du média Internet sur ces élections : Présidentielles.com.

Au programme, deux documentaires "2007 : la campagne du Net" et "Le Monde dans l'Arène" qui tenteront d'apporter un éclairage neuf sur les productions et structurations médiatiques lors de cette campagne.

En amont de cette soirée thématique Présidentielles.com, ARTE a mis en place le Blog de la campagne présidentielle sur le Net. Sur celui-ci, viennent d'être publiés des rush du reportage "2007 : la campagne du net", interviews de journalistes, membres des équipes de campagne et universitaires qui donnent leur point de vue sur l'apport d'Internet dans la campagne.

L'analyse du journaliste Stéphane Paoli sur l'Internet comme espace pour se réapproprier le temps est très intéressante. Voici la transcription de deux passages de cette entrevue pour ARTE :

"Il y a un fait intéressant parce qu'il est paradoxal. Le problème de notre métier aujourd'hui, c'est sa confrontation avec la vitesse c'est-à-dire que tout va beaucoup trop vite. On a longtemps et à tort à mon avis, dans les interviews par exemple politiques, été en tête de la petite phrase.

J'ai tendance à penser que le défaut de la petite phrase, c'est justement d'être petite et donc souvent de ne pas porter beaucoup de sens. Mais la petite phrase, on courait après elle. Cette petite phrase, a force d'avoir été quasi-obsessionnelle chez beaucoup d'intervieweurs, s'est contractée de plus en plus pour n'être plus qu'un mot. Alors, il y en a deux aujoud'hui qui occupent l'espace politique de la campagne, c'est "racaille" d'un côté et "bravitude" de l'autre.
C'est un peu juste tout de même pour développer un sens politique.

Et à mon avis, le défaut de nos médias radio, télé et on commence aussi à le voir en Presse écrite où les articles raccourcissent, où la titraille est plus épaisse mais le corps du texte un petit peu moins, le gros défaut que l'on rencontre dans la Presse aujourd'hui, c'est cette espèce de contraction du raisonnement et du temps. Et paradoxalement, le lieu où désormais des papiers, des raisonnements, des entretiens se développent dans la durée, c'est le lieu de la vitesse : c'est l'espace d'Internet.

Il y a une espèce de renversement des systèmes qui fait que là où on imaginait que ça irait encore plus vite sur Internet parce que sont les réseaux, parce que le transfert d'informations se fait de plus en plus vite, c'est là qu'on découvre que ceux qui ouvrent des sites, des blogs, qui créent de nouveaux médias mettent d'abord en place le concept "espace" pour la durée et çà, c'est quelque chose que je trouve non seulement important mais je crois, nécessaire pour notre métier aujourd'hui. La régénerescence du métier de journaliste peut se faire dans ce nouvel espace. (...)

L'un des mots les plus dangereux pour notre profession aujourd'hui, c'est cette espèce de contraction, cette disparition du sens. On met les choses en perspective à toute vitesse.

Quand on sait aujourd'hui que pour des raisons qu'on sait qui sont aussi économiques, il ne faut jamais l'oublier, que c'est un algorithme qui fait la une du Monde électronique. Cet algorithme va interroger tous les grands titres de la Presse mondiale et va en fonction des occurences, 3 fois un titre sur la Presse Mondiale sur la situation au Proche-Orient, 2 fois un titre sur Airbus et une fois un titre sur le réchauffement climatique... En fonction du nombre d'occurrences, on décline la une du Monde électronique.

La conférence des rédacteurs a disparu. La réflexion collective a disparu. La réflexion sur l'événement, le fait lui-même, si on ne le met pas dans un continuum, il ne peut pas prendre son sens surtout dans un système qui s'est mondialisé et qui est en interaction permanente.

Si c'est une machine à algorithmes qui commence à faire la Une du Monde pour des raisons qui sont peut-être aussi des raisons d'efficacité et de rapidité et en tout cas des raisons économiques, attention ; vraiment attention.

Donc, la réintroduction du temps, l'implication du journaliste par rapport au temps... Prenons le temps de parler, de réfléchir ensemble ("vous n'avez pas vraiment répondu à ma question, je la reprends différemment..."). Si cette génération (Internet) réintroduit cet enjeu, encore une fois, dans l'expression de votre métier, je dis parfait."

samedi 5 mai 2007

Thierry Maillet, l'accès à l'information n'est plus réservée aux sachants

Dans le quotidien gratuit Métro du 4 mai, une tribune libre est offerte à Thierry Maillet, auteur du récent ouvrage "Génération participation : de la société de consommation à la société de participation" (M21 Editions). Thierry Maillet s'exprime sur une frange de la population qui se réunit autour de valeurs... techniques et donc technologiques :

"Internet et le téléphone portable ont, il est vrai, modifié la géographie de la France. Ses habitants sont devenus des "consom'acteurs" qui admettent dorénavant que la satisfaction matérielle n'est plus la seule réponse à leurs attentes du vivre-ensemble. Ils s'impliquent et se passionnent pour la politique car ils voient la vie en réseau grâce aux nouvelles technologies. Ils sont jeunes dans leur tête et ne représentent pas une classe d'âge mais une classe de valeurs.

L'avènement de la société numérique engage les sociétés du XXIe siècle dans une voie différente car l'accès à l'information n'est plus réservée aux sachants. L'individu de la génération participation veut coconstruire sa vie avec les pouvoirs existants en participant aux processus de décision comme l'illustre l'augmentation de la vie associative. Cette génération diffuse ses nouvelles idées collaboratives en préférant le "où vas-tu ?" plutôt que le "qui es-tu ?"."

vendredi 4 mai 2007

Musique à l'heure d'une promotion originale

Dans une économie de la musique qui s'interroge sur son avenir, certaines initiatives d'artistes et de groupes ne manquent pas d'originalité pour promouvoir leur production.

Ainsi, le Droo Art Ensemble (sous la houlette du guitariste Marc Drouard, avec François Thuillier et Laurent Dehors) a trouvé une manière originale de faire connaître l'album Jazz "Petits grands et gros ensemble" avec un carton recto verso de type flyer présentant d'un côté une offre pour acheter "La pochette du CD" (et non le CD!) et il est indiqué la mention suivante : "Pour l'achat de toute pochette, un CD copiable autant de fois que vous voudrez vous sera offert".

Le clin d'oeil à la dématérialisation des créations sonores est bien sûr signifié tout comme la possibilité de librement dupliquer l'oeuvre. Au-delà de l'aspect humoristique, on s'attache aussi à décrire l'importance de ce qui entoure le CD : le boîtier, le livret et son contenant (textes et photos).

Là où on a tendance à par trop ignorer ce qu'est la production dans son ensemble, il s'agit de réaffirmer que le disque est un multi-objet depuis des décennies qui ne limite pas à une galette noirâtre ou argentée... C'est sans doute l'un des messages les plus percutants du Drouart Ensemble - Droo Art Ensemble avec ce flyer.

Contact : Droo Art Ensemble - marc.drouard@neuf.fr

mercredi 2 mai 2007

Le principe d'hystérie de l'immédiat de Bernard Stiegler par Jean-Claude Guillebaud

Dans le supplément TéléObs du Nouvel Observateur du 3 mai 2007, le journaliste Jean-Claude Guillebaud évoque les propos du philosophe Bernard Stiegler pour qui le triomphe de l'immédiateté est incompatible avec la vie humaine en général et la vie démocratique en particulier.

Tout se passe comme si le court terme, le tout "tout de suite", l'urgence organisaient désormais nos vies ; extrait de cette chronique :

"C'est encore les brisures du temps - notre temps! - qu'il était question l'autre lundi sur France-Inter. Dans l'émission "la Bande à Bonnaud", l'excellent Bernard Stiegler évoquait l'étrange maladie qui gouverne désormais nos rapports avec la temporalité. Cette variante de l'hystérie obéit aux sautes d'humeur, au principe d'impatience, au "tout de suite". Elle nous voit sauter sans arrêt d'un engouement à l'autre, d'un état d'esprit à son contraire. (...)

Tout se passe comme si, dorénavant, le court terme, l'immédiateté, l'urgence, la saute d'humeur, le tout ou rien, l'instabilité récurrente organisaient nos vies. Les discours que nous tenons sur nous-mêmes - par médias interposés - portent trace de ce sautillement. Un peu comme si le rythme du temps social se calquait de plus en plus sur celui de la Bourse ou, pire encore, de l'informatique qui découpe la temporalité en segments brefs. (...)

D'accord pour dire avec Stiegler qu'une telle instabilité "principielle" est plus pernicieuse qu'on ne l'imagine. Ce triomphe de l'immatériel est incompatible avec ce minimum de cohérence, de suivi, de sérénité qu'exige la vie humaine en général, et la vie démocratique en particulier. Le bonheur lui-même n'est-il pas inséparable d'une paix minimale de l'esprit, d'une relative permanence des choses et des points de vue sur le monde ."

lundi 2 avril 2007

Fernando Savater, Internet et la liberté de la connaissance

Le philosophe espagnol Fernando Savater est un penseur libre, d'abord soucieux d'éthique. Son best-seller demeure Ethique à l'usage de mon fils (Points Seuil). Fernando Savater s'exprime dans le magazine Médias (n°12, Printemps 2007) sur la philosophie et les médias. Extrait de l'entretien avec un passage sur Internet :

"C'est une chose de produire de la liberté d'expression, c'en est une autre d'accéder à la liberté de la connaissance. Cette dernière est plus importante que le fait d'écouter les gens s'exprimer sans que ce qu'ils nous racontent nous intéresse vraiment. Quelques-uns de mes étudiants ont créé un site Internet. Pour en faire la publicité, ils m'ont interviewé. Répondant à une de leurs questions semblable à la vôtre, j'ai expliqué que les blogs nécessitaient beaucoup de discernement pour faire la part de l'information et de l'arbitraire. Quelques jours après avoir mis cet entretien en ligne, mes étudiants ont reçu une volée de e-mails indignés : je prônais une attitude élitiste en soutenant qu'il y avait des opinions vraies et d'autres qui ne le sont pas. Mon argumentation allait à l'encontre de l'idée que, comme tout le monde a le droit de s'exprimer, tout le monde a raison. Les blogs favorisent, en effet, l'expression mais aussi l'illusion que toute opinion est égale et intéressante.

Mon avis sur l'univers n'a strictement aucun intérêt, celui de Stephen Hawking, oui. C'est pourquoi je pense qu'on se méprend en voyant dans cette technologie un progrès pour l'éducation. On dit qu'on va installer un écran connecté à chaque pupitre. C'est une bonne chose, comme le fait que chaque élève ait de quoi écrire. Sauf qu'Internet n'éduque pas, il nécessite même une éducation préalable. Pour un érudit, c'est un outil merveilleux. Si vous êtes versé dans la philosophie orientale, vous pouvez partager votre passion avec d'autres connaisseurs, échanger des informations, apprendre. Mais si vous n'y connaissez rien ou si vous êtes peu formé, vous ne recevrez que de la publicité, c'est-à-dire 90 % de ce qui transite sur le Net. Il n'est pas donné à n'importe qui de trier dans le flux d'informations, de savoir les analyser et les hiérarchise. (...) Nous voulons savoir tout ce qui se passe et nous avons la possibilité de le faire. C'est une sorte de vertige maladif de la connaissance."

dimanche 1 avril 2007

Jacques Attali : l'Art à l'heure du numérique

Dans son édition du 22 au 28 mars 2007 (n°2228), Le Nouvel Observateur a proposé un débat entre Jacques Attali (essayiste, biographe, perspectiviste ; plus récent ouvrage : Une Brève histoire de l'avenir, chez Fayard) et Denis Olivennes (actuel PDG de la FNAC qui vient de publier : La Gratuité, c'est le vol. Quand le piratage tue la culture) sur le thème : "La gratuité va-t-elle tuer la culture ?". Intéressants propos de Jacques Attali sur le devenir de l'Art à l'heure du numérique :

"Le virtuel va provoquer la naissance d'une économie de l'art radicalement nouvelle. Bientôt, les gens disposeront de logiciels de composition musicale permettant de créer facilement, ensemble, en mêlant la mélodie de l'un, le rythme de l'autre, l'orchestration d'un troisième, venus de partout dans le monde. Quand des millions de gens composeront ainsi, ils n'imagineront rien d'autre que le plaisir de créer ensemble, d'échanger, d'écouter, de s'inspirer. L'argent se gagnera sur des logiciels et des instruments de musique et presque plus du tout sur le CD, qui disparaîtra. Le livre résistera un peu plus longtemps : jamais l'industrie de la musique n'a réussi à inventer un objet aussi magique que le livre. (...)

Il va y avoir l'émergence d'oeuvres d'art, comme à chaque période, adaptées au nouveau modèle, qui passeront pour l'essentiel par le mélange des arts les plus éloignés en l'apparence. On le voit déjà avec l'art de la danse, qui est en train de se confondre avec la sculpture, les spectateurs façonnant des formes et les animant comme des marionnettes, mêlées à des danseurs vivants. Ce qui est aussi en train d'apparaître aujourd'hui, c'est par exemple la nécessité d'oeuvres courtes. Un exemple particulièrement rentable et artistiquement douteux : les musiques de sonnerie de téléphone. Le premier producteur de musique en Corée est le France Télécom coréen!

Ces objets nomades à la fois téléphone, vidéo, ordinateur, etc., mais aussi lecteurs de textes vont devenir universels. On verra par exemple l'émergence d'une littérature du feuilleton court, du clip, de nouvelles formes d'écriture, d'images, de cinéma. On écrira des feuilletons de 15 lignes avec des épisodes, qui correspondent tout à fait à l'air du temps. Le SMS en est un premier signe : on va vers ce qu'on pourra appeler un "e-haïku"."

mardi 13 février 2007

Barbara Cassin, Google-moi, La deuxième mission de l'Amérique

Barbara Cassin est philosophe et philologue, directrice de recherche au CNRS et codirectrice de la collection "l'Ordre philosophique" aux éditions du Seuil. Elle vient de publier "Google-moi. La deuxième mission de l'Amérique" chez Albin Michel et dans l'hebdomadaire Le Nouvel Observateur du 8 février 2007 (n°2205), elle décrit sa vision de Google, le moteur de recherche américain, qui ambitionne d' "organiser toute l'information du monde". Extrait de cette interview signée Gilles Anquetil et intitulée "Le nouveau monde version Google" :

"Je refuse de dire (que Google est), comme il le prétend, le «champion de la démocratie culturelle». Ou alors il faut revoir à la baisse et la démocratie et la culture. Ce qu'il appelle lui-même la «démocratie des clics» (en gros, «un clic, un vote» pour une publicité, et «un lien, un vote» pour un résultat), ça n'a rien à voir avec de la démocratie. Pour une raison simple : il n'y a aucune dimension politique là-dedans. Cliquer n'est pas voter, avec des clics, on ne construit pas de monde(s) commun(s). Pour la culture, c'est pareil : de l'information, même fiable, ce n'est pas de la culture, c'est à peine de l'information digne de ce nom - structurée. Il manque ce que Hannah Arendt appelle la dimension de l'oeuvre. Elle pense d'ailleurs que les deux se rejoignent - que le goût est une faculté politique. Je ne crois pas que Google soit le premier à (se) tromper sur la "démocratie culturelle"."

lundi 12 février 2007

Sommes-nous des passeurs de mémoires ? Intervention à Brest pour la 2e édition d'Ecrits Ecrans Publics

J'interviendrai durant la 2e édition d'Ecrits Ecrans Publics qui se déroule les 23 et 24 mars 2007 à Brest. Cette année, les deux jours de rencontres porteront sur le thème : Collectes de mémoires multimédias et lien social.


Seront réunis des acteurs brestois et de Bretagne de l'expression multimédia (institutions, associations, habitants) en les reliant aux multiples initiatives autour de l'histoire et des collectes de mémoires. Le pré-programme de cette rencontre ouverte est en ligne sur un wiki dédié.


Je présenterai à cette occasion un panorama d'initiatives collectives (France, Belgique et monde) reliant des mémoires d'habitants les unes aux autres via les nouvelles technologies pour recréer du sens : "Sommes-nous des passeurs de mémoires ?" dont voici l'explicitation :

"Internet est le creuset de nouvelles solidarités qui s'expriment, de personnes qui coopérent, donnent à voir, partagent leur culture et leur patrimoine local par des textes, des images, des animations et de la vidéo. Ces traces recomposées du passé qui trouvent des liens dans le présent générent des projets culturels participatifs passionnants où l'appropriation des technologies est ressentie comme une aide pour faciliter la prise de parole et l'expressivité des citoyens, nouer des relations intergénérationnelles et construire des ponts entre les cultures.

Prenons le temps d'un voyage sur Internet pour partir à la découverte d'initiatives collectives en France, Belgique et à travers le monde, où des habitants deviennent des passeurs de mémoires en utilisant les technologies (ordinateurs, téléphones mobiles, internet...), donnant du sens à leur participation citoyenne et façonnant une Histoire faite de petits bouts de vies reliés les uns aux autres pour recréer des savoirs."

jeudi 8 février 2007

A vous de juger sur France 2 introduit un nouveau dispositif participatif via webcam

Prenant exemple sur ses homologues chaînes de télévision aux Etats-Unis, France 2, inaugure ce soir 8 février en prime time, avec l'émission politique de Arlette Chabot "A vous de juger", un nouveau dispositif participatif intéressant intégrant Internet qui pourrait faire tâche d'huile et se généraliser dans des émissions politiques et de débat sur les chaînes généralistes à des grandes heures de grande écoute.


Ce service permet à tout internaute, via une webcam, d'enregistrer ses questions, à l'adresse des invités d'Arlette Chabot pour son émission, et dans un deuxième temps, d'enregistrer des réactions à l'émission et de visionner en vidéo les commentaires des internautes. Vos contributions peuvent être postées dès maintenant à partir de la page d'accueil de l'émission. Via Ars Industrialis.

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