La municipalité de
Blanquefort (15 000 habitants) a décidé d'une voie originale et citoyenne
pour partager les accès à Internet des citoyens : délivrer un routeur
Wifi Fon aux foyers
qui le souhaitent. Coût de l'opération : 20 000 euros soit un faible
investissement au regard d'une infrastructure Wifi habituelle pour couvrir
toute une ville. ZDnet délivre des explications sur cette opération décidée par
Vincent Feltesse, Maire de Blanquefort : "Blanquefort couvre son territoire en haut débit grâce au Wi-Fi
communautaire". "Le partenariat entre Fon et la commune
de Gironde ne devrait pas rester un cas isolé. "Nous sommes en discussion avec
trois autres villes françaises ayant le même profil, entre 15.000 et 20.000
habitants", nous confie Jean-Bernard Magescas, responsable de Fon en
France."
"Le modèle d'ARTE Radio fait des émules" signale le quotidien Le Monde
dans un article de Macha Séry. Cette station de radio 100% internet née il y a
quelques années, est atypique car sans publicité, axée sur les sons, proposant
des reportages aux formats courts... Et avec un auditoire fidèle. "Cette
curiosité s'explique par le modèle atypique inventé par Arteradio.com. Avec
400 000 visiteurs par mois en moyenne, dont 90 000 abonnés au podcast, Arte
Radio a été pionnière en offrant la possibilité de télécharger par Internet les
nouveautés hebdomadaires de son magazine audio qui paraît chaque
mercredi."
Serge Soudoplatoff (ex-France Telecom, direction de l'innovation)
publie un article passionnant sur AgoraVox : "Forums sur
Internet et participation collaborative" qui explicite la richesse et
l'expression massive des échanges sur les forums de discussion en France.
"Le forum de discussion est la forme première et puissante d'expression
d'une intelligence collective, et un puissant lieu d'émergence d'opinions.
Internet a renforcé cette caractéristique, et quelques analyses qualitatives et
quantitatives de ces forums montrent que les internautes ne s'y sont pas
trompés" (...) "Si l'on analyse ces forums selon les valeurs du Web 2.0 alors
ils sont, bien plus que les blogs, encore bien plus que les études de marchés,
d'extraordinaires lieux d'émergence de formes et d'opinions."
Excellente initiative de l'UNAPEI avec la mise en ligne
du site Internet Lecole-ensemble.org et un DVD
offert aux enseignants et étudiants en IUFM pour faire mieux comprendre la
scolarisation des enfants handicapés. "Ce DVD propose des ressources
pédagogiques, ludiques et animées adaptées aux divers programmes des cycles du
primaire et diffusables sur un téléviseur afin d’organiser des séances de
travail collectives. Le DVD s'adresse aux enfants de tous âges avec des thèmes
comme la différence, le civisme, la tolérance, le développement durable, la
génétique, etc. Animations, reportages et interviews, fiches d’information et
ressources pédagogiques... pour travailler avec les élèves de façon
ludique."
Sur le portail Menara : "Nouli Ahmed Amine: dessiner autrement", reportage étonnant
sur Amine, un adolescent handicapé de 13 ans au Maroc qui utilise l'ordinateur
en manipulant la souris avec son pied gauche. Créatif, il fait des dessins sur
ordinateur. "Amine vient de terminer le dessin de sa première bande
dessinée : Niâma et l'ours. Amine aimerait bien trouver des sponsors pour
étudier avec lui la possibilité de publier sa première bande
dessinée."
Tag - maroc
mardi 26 décembre 2006
Wifi communautaire à Blanquefort, ARTE Radio qui fait des émules, site Internet L'Ecole Ensemble... (brèves citoyennes de clavier)
Par Jean-Luc Raymond le mardi 26 décembre 2006, 23:58 - Brèves citoyennes de clavier
samedi 18 novembre 2006
Protection des mineurs sur Internet, B2i, DEEE, Agence Wallonne des Télécoms TV... (brèves citoyennes de clavier)
Par Jean-Luc Raymond le samedi 18 novembre 2006, 21:42 - Brèves citoyennes de clavier
L'Agence Wallonne des Télécommunications regroupe ses vidéos en
une rubrique AWT TV sur son site Internet. On y retrouve les spots informatifs de
découverte du Web de Juliette Reine du Net (à quoi sert internet, le courrier
électronique, trouver des informations sur internet, faire vos achats sur
Internet) et les propos de Marie-Dominique Simonet, Ministre des Technologies
nouvelles de la Région Wallonne, sur la lutte contre l'e-exclusion.
La documentaliste Flore Bonhomme, en charge du blog des Espaces Publics
Numériques de Haute-Normandie, cherche à développer un article/dossier avec des
ressources en ligne sur la protection des mineurs et internet. L'Association du
Multimédia Jeunesse propose sur une page, une sélection de sites internet et
ouvrages sur ce même thème : Protection des mineurs sur Internet.
Éric Delcroix teste le B2i et a du mal à comprendre le choix des
compétences dans le référentiel : "Je n'ai pas le niveau B2i école". Les modalités de mise en
oeuvre de l'Arrêté du 14 juin 2006 relatif aux connaissances et capacités
exigibles pour le brevet informatique et internet (B2i), qui remplacent celles
qui avaient été définies par la Note de service n2000206 du 16 novembre 2000
(BO n°42 du 23 novembre 2000) ont été publiées par la Circulaire n° 2006-169 du 7 novembre 2006 de l'Éducation
Nationale.
TIC Aquitaine publie un article de synthèse sur le recyclage des DEEE (Déchets d'Équipements
électriques et Électroniques) avec 2 cibles : les consommateurs et les
collectivités locales. Le Ministère de l'Économie et des Finances propose
un Guide pratique en 40 questions réponses pour être conforme à
la réglementation européenne sur les Déchets Electriques et
Electroniques.
44 associations marocaines sont déclarées éligibles en 2006 pour pouvoir bénéficier
d'un pack gratuit d'ordinateurs visant à lutter localement contre l'exclusion
numérique, un projet multipartenarial baptisé : "Assoclic, pour une chaîne de
solidarité numérique".
Patrick Vuitton de l'AVICCA (Association des villes et collectivités pour les
communications électroniques et l'audiovisuel) en interview pour le Journal du
Net : "La fibre annonce une nouvelle fracture numérique".
jeudi 2 novembre 2006
Visage de l'Internet marocain
Par Jean-Luc Raymond le jeudi 2 novembre 2006, 10:30
La
connaissance de l'utilisation de l'Internet en Afrique est très parcellaire. Il
est assez difficile de donner un visage aux habitudes des internautes de ces
pays, d'en dégager des tendances fortes. Le réseau de chercheurs d'Africanti observe depuis
plusieurs années l'internet et les nouvelles technologies du Sud. C'est l'une
des rares initiatives francophones d'ampleur sur le sujet à compléter par le
catalogue de liens d'Africanti et des sites plus locaux ou
régionaux.
Le rôle joué par les diasporas (notamment en Europe) pour l'appropriation
d'Internet dans les pays africains reste peu souligné dans les grands médias de
l'actualité d'Internet. Celle-ci constitue un apport majeur dans l'invitation à
la communication pour les familles en Afrique, dans le fait de pouvoir rester
en contact avec "le pays" par courrier électronique, mais aussi en pouvant
consulter des sites internet de la Presse quotidienne comme Le Soleil (Sénégal), L'Essor ou Le Républicain (au Mali).
Le portail panafricain Afrik.com, créé en 2000 par des journalistes, demeure aujourd'hui un
site incontournable qui couvre l'actualité de 52 pays du Sud. On ne mesure pas
assez ici, en Europe Occidentale, le rôle joué par ces médias.
Autre fait pour être "relié" au pays, les forums d'expression. Ils sont
nombreux, dans différentes langues, foisonnants d'expression, d'opinions, de
questions et de réponses et d'infos. La plupart des personnes qui y
interviennent sont issues de la diaspora mais ont en commun une culture. C'est
le cas de Yabiladi
par exemple, un étonnant "portail du Maroc et des Marocains dans le monde
avec une série de services dédiés aux Marocains : Forum, chat,...". Se
plonger dans les
forums de Yabiladi est un exercice passionnant : on y découvre les
traditions marocaines, des recettes de cuisine, des conseils pour le voyage...
Mille et une choses sur des sujets divers avec une réactivité et un échange
permanent ; une agora virtuelle dont les préoccupations sont réelles. Yabiladi
reprend également des informations marocaines et laisse aux internautes la
possibilité de les commenter.
Ainsi, la semaine dernière, Yabiladi a publié sur son site un article de
l'hebdomadaire marocain TelQuel (du 27 octobre 2006) : "L'autre Maroc
du Net. Au royaume des excès" qui donne une vision critique de
l'utilisation de l'Internet au Maroc, un dossier complexe, apparemment
passionné, qui conte la jeune histoire du Web dans ce pays, une
population d'internautes qui semble saisir à bras le corps la "vague" de
l'expression. Un article très intéressant, car non monolithique sur la
diversité de l'Internet au Maroc où l'on montre que la nouveauté technologique
n'est pas forcément adoptée par les utilisateurs.
En lisant de tels papiers, on comprend mieux le développement d'Internet dans
les pays du Sud et on peut aussi avoir un autre regard sur le Web mondialisé vu
de la vieille Europe. Extrait :
"Les premiers frémissements de ce raz-de-marée verbal se sont fait sentir avec l'apparition du service gratuit de chat vocal en ligne PalTalk en 2000. Une sorte de "jouqa" (foule) bruyante, où se retrouvaient des internautes des quatre coins du globe. Dans le tas, les chatteurs marocains étaient parmi les plus actifs. Ils ont pris d'assaut les salons de discussions pour y dire tout et son contraire, avec une préférence prononcée pour trois thèmes de prédilection : le sexe, la religion et… l'engueulade gratuite. Un engouement qui trouve son origine dans la nature même du service : en remplaçant le texte par la parole, "le chat vocal a décomplexé ceux qui avaient un problème avec l'écrit", analyse Rachid Jankari, pour expliquer la lame de fond qui a inondé le Net marocain.
Et malgré la vogue des logiciels de messagerie vocale (MSN Messenger, Yahoo! Messenger…) et de téléphonie sur Internet (Skype), PalTalk reste toujours aussi encombré de participants marocains. C'est que ce souk de la parlotte offre l'avantage d'être un espace de rencontres plus ou moins anarchique." (...)
"Il y a quelques années à peine, l'Internet marocain balbutiait comme un bébé, tétant le sein d'une connexion aussi lente qu'une tortue neurasthénique. Aujourd'hui, la Toile marocaine ressemblerait plutôt à un adolescent en pleine crise de croissance. Le pays compte désormais 5000 cybercafés, environ 3 millions d'utilisateurs et 400 000 abonnés, dont 80% à une connexion haut débit, sésame indispensable pour accéder au multimédia. Ainsi, de consommateurs passifs figés devant une page web fixe, les internautes sont devenus acteurs du monde virtuel, via leurs sites personnels, leurs blogs, leurs vidéos ou bien les exploits des hackers marocains. Certes, comme tout ado trop vite grandi, le web marocain est encore brouillon et commet pas mal d’erreurs de jeunesse. Les hormones en ébullition, on s'enflamme vite à cet âge. Ce qui a le don de crisper les milieux conservateurs, prompts à crier au loup au premier scandale sexuel impliquant des Marocains. Mais bonne nouvelle : l'internaute marocain, même s'il dérape bien souvent, est en voie de s'approprier l'outil Internet."
Source :
Hamdani, Hassan et Smyej, Hicham (27 octobre 2006). "Enquête. L'autre Maroc du Net. Au royaume des excès" (En ligne) TelQuel, n°244, Rabat, Maroc, Dossier (page consultée le 2 novembre 2006)
jeudi 3 août 2006
700 ordinateurs pour les écoles au Maroc offerts par le Groupe Banque Populaire du Maroc
Par Jean-Luc Raymond le jeudi 3 août 2006, 21:58

On a souvent tendance à évoquer la solidarité numérique Nord-Sud comme la
panacée pour une lutte efficace contre l’exclusion numérique dans les pays en
voie de développement. Ainsi, les dotations matérielles existent et nécessitent
souvent la mise en place de structures logistiques lourdes à gérer dans le
suivi et la livraison du matériel (ordinateurs, périphériques…) sans compter
l’épineuse question de la maintenance sur place des équipements livrés.
La solidarité numérique Sud-Sud prend tout son sens lorsqu’elle est organisée
avec soin et vise des programmes d’action concrets. Le journal marocain
Libération (voir le
site) relaie une information qui fait sens : la Fondation Banque
Populaire du Maroc vient de faire un don de 700 ordinateurs au Ministère de
l’Éducation Nationale du pays, destinés aux élèves d’établissements scolaires
(lire
également le communiqué de Presse du groupe Banques Populaires).
Comme le souligne l’article de Libération : “Maroc: Quand une banque pense
à l’éducation”, ce n’est pas la première fois la Fondation Banque Populaire
(voir son
site) agit pour un public ciblé :
“Ce partenariat inattendu entre une banque et l’école a pris depuis 2003 une autre tournure, qui prend en compte non seulement l’enjeu de l’éducation des générations futures, mais aussi celui tout aussi important, et plus urgent encore, de l’alphabétisation des adultes. Ainsi une action commune entre le secrétariat d’État chargé de l’Alphabétisation et de l’Éducation informelle et la Fondation BP a-t-elle permis d’entreprendre l’alphabétisation des 2400 bénéficiaires de micro-crédit de BP, avec le projet de passer prochainement à 3500 bénéficiaires. Car bien souvent l’illettrisme met en péril la pérennité des micro-entreprises créées.”
Source :
Libération (3 août 2006). “Maroc: Quand une banque pense à l’éducation” [En ligne], All Africa Global Media, Washington DC, 1 p. (Page consultée le 3 août 2006)
