Jean-Luc Raymond

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Tag - jeunesse

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mardi 3 octobre 2006

Dominique Pasquier : pratiques culturelles des jeunes et technologies au sein du foyer

Dans le numéro n°4 des Grands Dossiers de Sciences Humaines (septembre 2006) consacré à la jeunesse, le journaliste Xavier Molénat interroge la sociologue Dominique Pasquier (directrice de recherche au C.N.R.S., membre du Centre d'Études des mouvements sociaux à l'E.H.E.S.S.), spécialiste des cultures adolescentes, sur une crise des transmissions de la culture. Il y est question d'autonomie relationnelle et de technologies au sein de l'habitation :

"Désormais les foyers sont des territoires clivés selon les générations, où l'on ne trouve plus d'objet culturel commun. La chambre des enfants est ainsi devenue un espace personnel (les parents frappent avant d'entrer en demandant s'ils ne dérangent pas), avec souvent tout l'éventail des nouveaux médias qui permettent d'entretenir leurs pratiques culturelles : la télévision, l'ordinateur, les jeux vidéo, Internet, sans compter évidemment le téléphone portable.
Je pense que cette individualisation, cette privatisation de la culture pour les jeunes, autorisée par les parents, financée par eux sans aucune conflictualité, est un phénomène franchement nouveau, qui contribue massivement à renforcer le poids de la culture générationnelle au détriment de celle des parents."

Source :

Molénat, Xavier (septembre 2006). Dominique Pasquier, sociologue, Culture ; une crise des transmissions (En ligne), in Les Grands Dossiers des Sciences Humaines n°4, Sciences Humaines, Paris, pp.42-43

jeudi 28 septembre 2006

Ctaconso.fr : nouveau site d'information sur la consommation destinée aux jeunes de 12 à 17 ans

L'Institut National de la Consommation (I.N.C.) a lancé, le 14 septembre, un site d'information sur la consommation destiné aux jeunes de 12 à 17 ans : Ctaconso.fr. Le but : les informer et les accompagner dans leurs choix de consommateurs avisés, responsables et vigilants. Ce site Internet a été construit avec les conseils d'organisations de consommateurs et de parents d'élèves (ALLDC, CNAFAL, CNAFC, Familles de France, FCPE, Indécosa-CGT et Orgéco).


Conçu sur un mode interactif et ludique, Ctaconso.fr propose des articles, des vidéos et 6 rubriques : "acheter malin", "mon argent", "ma santé",  "atout sport", "bien se nourrir" et "bien vu" avec des liens, des réponses à des questions et la réglementation applicable. Les jeunes sont invités à déposer leurs bons plans et témoignages. L'Institut National de la Consommation enverra des SMS "Consommer malin" aux internautes qui se seront inscrits sur le site Ctaconso.fr.


Source :

Collectif (14 septembre 2006). Ctaconso.fr (En ligne), Institut National de la Consommation, Paris, Site (Page consultée le 28 septembre 2006).

jeudi 7 septembre 2006

Le Web pédagogique, méta-annuaire sur la connaissance

Édité par Plus Editions SAS et lancé en janvier 2005, <a href="http://www.lewebpedagogique.com/" mce_href="http://www.lewebpedagogique.com/">le site internet</a>&nbsp;Le Web pédagogique (dont le slogan est <em>"Partagez la connaissance"</em>) est un méga-annuaire de sites sélectionnés par une équipe permanente et une équipe rédactionnelle de professeurs de différentes matières. C'est donc via un métamoteur de recherche que les enfants et avides de connaissances peuvent parfaire leur curiosité avec des articles (textes, documents, corrigés) sur des milliers de sujets.<br /><br /><br /><strong>Source :</strong></p> <p>Olivier, Vincent (septembre 2006). <a href="http://www.lewebpedagogique.com/" mce_href="http://www.lewebpedagogique.com/">Le Web pédagogique</a> (En ligne), Plus Éditions SAS, Paris, Site (Page consultée le 7 septembre 2006)</p>

mercredi 6 septembre 2006

Fracture numérique, Inégalités d'accès et d'appropriation à Internet pour les enfants américains de 3 à 12 ans

La nouvelle étude américaine du National Center for Education Statistics "Computer and Internet Use by students in 2003" (72 pages, téléchargeable ici en .pdf) offre un panorama statistique de l'utilisation des technologies de l'information et de la communication par les élèves américains (niveau inférieur au grade 12, à partir de 3 ans jusqu'à 12 ans). On y apprend que plus de 66 % des écoliers utilisent un ordinateur et 25 % se connectent à Internet.


La banalisation de l'usage des TIC est soulignée par ce rapport qui indique toutefois des disparités importantes et la persistance d'un fossé numérique très ancré dans le monde scolaire. Ainsi, les écoliers du privé utilisent plus l'ordinateur à la maison que les moyens informatiques disponibles à l'école, ce qui est le contraire pour les enfants défavorisés. L'accès public à l'internet collectif se révèle donc indispensable pour rendre moins inégalitaire l'appropriation à l'internet.


La Presse américaine (via une dépêche de l'agence Associated Press) relève en outre dans cette étude des critères communautaires discriminatoires d'usage de l'Internet aux États-Unis. Si les populations "blanches" d'élèves sont 67 % à utiliser Internet, les hispaniques ne sont que 44 % et les populations noires 47 %. Cela pose un problème évident pour l'employabilité future de personnes issues des minorités.


Le rapport met clairement en évidence qu'un accès limité à Internet en temps réfrène l'autonomie de l'élève à acquérir des compétences numériques et informationnelles et notamment la capacité à rechercher sur Internet. L'étude indique aussi que le revenu du foyer, l'éducation des parents et la présence de 2 parents (couples) influe sur la présence d'un ordinateur au moins au sein de la sphère familiale et favorise une meilleure appropriation de l'utilisation de l'Internet. Aux États-Unis, chez les enfants, on n'observe plus de différences dans des obstacles à l'utilisation de l'ordinateur pour les filles.


De même, les écoles publiques combinent une utilisation hors ligne et en ligne de l'ordinateur ce qui est beaucoup moins fréquent dans les écoles privées favorisant l'utilisation prépondérante de l'internet. Enfin, l'internet à usage scolaire est seulement l'une des composantes de l'utilisation de l'ordinateur pour les enfants, tout comme le courrier électronique, la messagerie instantanée et les jeux vidéo.


Source :

Chapman, Chris & DeBell Matthew (September 2006). Computer and Internet Use by Students in 2003 - Statistical Analysis Report (En ligne), Institute of Education Sciences, National Center for Education Statistics, U.S. Department of Education, Washington D.C., Report, 72 p. (Page consultée le 6 septembre 2006)

mercredi 30 août 2006

Facteur céleste, boutique atelier galerie éthique et équitable... aussi sur Internet

Née en 1992, la marque d'accessoires Facteur Céleste a ouvert sa boutique à Paris en avril 2000, un lieu à la fois galerie-café-atelier ouvert aux enfants et aux adultes, une sorte de bric-à-brac géant. Les ateliers enfants (ouverts le mercredi et le samedi dès 3 ans) animées par la gérante-créatrice Delphine Kohler, permettent de travailler des objets récupérés (capsules de bouteilles, cartons, chutes de vieux tissus, papier à bulles, sacs en plastique...) pour des créations artistiques. Le recyclage, le travail équitable et l'éthique sont des préoccupations au coeur des activités de Facteur Céleste :

"Facteur Céleste est touché en général par les objets qui racontent une histoire, qui valorisent un savoir-faire ou une tradition et qui sont fabriqués dans de bonnes conditions de travail."


Le blog de Facteur Céleste est une mine d'informations solidaires sur le commerce équitable, donne de bonnes idées pour réutiliser des objets du quotidien à transformer et met en valeur le travail manuel d'artisans et créateurs de mode équitables.


Facteur Céleste, 38 rue Quincampoix, 75004 Paris. Téléphone : 01 42 77 12 46.


Source :

Rodes, Anne (août 2006). Facteur Céleste (En ligne), Facteur Céleste, Paris, Blog (Page consultée le 30 août 2006)

dimanche 20 août 2006

Daniel Thoulouze : le besoin de “relais” de la connaissance est donc crucial

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Daniel Thoulouze est directeur de recherche au C.N.R.S. et directeur du Conservatoire National des Arts et Métiers (C.N.A.M.) à Paris. Dans le numéro de juillet-août 2006 du Monde de l'Éducation intitulé “Penser les savoirs du XXIe siècle”, Daniel Thoulouze répond aux questions du journaliste Marc Dupuis.


Daniel Thoulouze s’exprime sur l’engouement pour les nouvelles technologies qui ont envahi nos vies. En parallèle, on constate un dédain pour la culture technique ; extraits :

“Quasiment absentes des voies générales, les technologies sont ce qu’on laisse à un élève qui semble ne pas présenter suffisamment de dispositions pour la conceptualisation… Il y a un enjeu d’intérêt national à enrayer la dévaluation de l’enseignement technique et à y voir une voie de réussite, parce qu’il y a des débouchés professionnels à la clef de cet enseignement et parce qu’il est un excellent instrument d’intégration : quel que soit leur milieu d’origine, tous les jeunes sont égaux devant les techniques. Dans leur vie, les jeunes, même les plus installés dans la réussite scolaire, sont très attirés par les techniques - portables, musique, sports -, qui reposent sur des prouesses technologiques. (…)

Plus les progrès sont intenses, moins l’accès de tous à un niveau utile de connaissance pour exercer son jugement est réaliste. Le besoin de “relais” de la connaissance est donc crucial. C’est là que les structures culturelles ont un rôle important à jouer de façon indépendante de l’enseignement. Il est urgent de rétablir la confiance dans les scientifiques et les ingénieurs, de mettre un terme aux polémiques sur les enjeux de l’avenir. On peut mieux faire comprendre aux citoyens les longs processus longs de la recherche et ses méthodes de travail pour redonner de la grandeur au débat scientifique.

L’histoire des techniques est importante. Elle permet de retracer toute la richesse de l’inventivité humaine, de faire comprendre que les innovations naissent dans des sociétés qui savent les favoriser, que les progrès ne tombent pas du ciel et que toujours, c’est l’homme qui est derrière.”


Source :

Dupuis, Marc (juin-juillet 2006). "Daniel Thoulouze : “Montrer et surtout expérimenter”", Le Monde de l’Éducation, Paris, n°349, pp. 50-51  

samedi 19 août 2006

Economisez l’eau : jeu pour les enfants “Un pour tous, tous pour l’eau”

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L’Agence de l’Eau Seine Normandie propose un jeu utile et éducatif pour les enfants jusqu’au 15 octobre 2006 : “Un pour tous, tous pour l’eau” (voir le site en Flash) pour apprendre les bons gestes pour sauver et économiser l’eau. Pour cela, il faut aider le personnage Ludeau à sauver son poisson en jouant :

“Aide Ludeau à récompenser les personnages qui respectent l’environnement et à punir ceux qui polluent.”


Source :

Collectif (juin 2006). Un pour tous, tous pour l’eau [En ligne], Agence de l’Eau Seine-Normandie, Nanterre, Site (Page consultée le 19 août 2006)

dimanche 6 août 2006

Céline Metton : internet chez les adolescents et questionnements identitaires

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Dans un article pour la revue scientifique Réseaux (n°123, Volume 22, 2004), Céline Metton (chercheuse au Laboratoire Usages, Créativité, Ergonomie de France Télécom Recherche & Développement) s’intéresse à montrer que l’internet est devenu un important support de la socialisation horizontale et de la construction des très jeunes adolescents au collège.


Céline Metton note que la communication par les nouvelles technologies, moins engageante et plus individuelle, permet de décloisonner en partie la barrières de la mixité qui résident dans l’enceinte du collège et relève que l’anonymat de l’internet constitue un allié de poids pour la construction identitaire des uns et des autres pour répondre à leurs questionnements identitaires. Extrait de cet article de Céline Metton titré : “Les usages de l’internet par les collégiens. Explorer les mondes sociaux depuis le domicile” : 

“Si l’on se place du côté des préadolescents et que l’on cherche à comprendre leurs pratiques avant de les juger, les usages de l’internet nous en disent beaucoup. Bien plus qu’un loisir ou une simple source d’information, ils participent à leur processus de socialisation et de construction identitaire, au sens qu’en a donné Margaret Mead. Pour Mead, la construction du Soi s’affirme lorsque l’enfant acquiert une autonomie relative à l’égard de ses premiers “autruis significatifs”, ses parents. En remontant d’autres groupes et d’autres mondes au cours de ses expériences sociales, le jeune découvre de nouvelles valeurs et références : il s’aperçoit alors que le modèle familial n’est pas “le seul monde existant et concevable, le monde tout court”, et il cherche alors à s’en distancier pour construire son identité individuelle propre.

Les pratiques de communication jouent un rôle certain dans cette période charnière du processus de construction identitaire. Elles sont tout d’abord un vecteur d’autonomisation pour le préadolescent vis-à-vis de ses parents : négocier les règles avec eux, les transgresser, c’est se construire et se percevoir comme un individu ayant certains droits et capable de les faire valoir, et s’éloigner de l’enfance. Par l’internet, les plus jeunes découvrent d’autres mondes que l’univers familial, des modèles différents qui leur permettent de construire leurs propres critères de jugement. Sur le chat, ils participent notamment des préoccupations et des références communes, qui participent à la fois à l’élaboration de leur identité collective, et à leur construction singulière. La communication individualisée et neutralisée garantie par l’internet permet enfin aux plus jeunes d’échapper aux contraintes normatives de leur monde social - notamment aux normes sexuées, et d’affronter certains questionnements avec plus de facilité.

Il ne s’agit toutefois pas de surestimer le rôle de l’internet dans le quotidien des préadolescents. Rappelons tout d’abord que cet outil occupe une place certes importante dans leurs loisirs, mais non centrale. Les jeunes en ont un usage fréquent mais néanmoins modéré, et la pratique télévisuelle demeure leur divertissement privilégié. Surtout, la communication par l’internet ne saurait suppléer l’attrait des activités de groupe et des interactions de face-à-face, comme en atteste d’ailleurs la difficulté à maintenir des relations à distance sans rencontre physique. L’internet offre plutôt une modalité de communication complémentaire particulièrement fluide, qui permet de s’extraire des difficultés pour mieux les affronter par la suite. Cet espace est un lieu d’expression libérateur, qui ne contient pas intrinsèquement de solutions, de valeurs ou de repères : il permet simplement de faire circuler des idées et opinions diverses, parmi lesquelles les jeunes devront faire leur choix, armés de leurs capacités de discernement.”


Céline Metton a publié un article scientifique très intéressant (disponible en .pdf) en amont de ce papier pour Réseaux : “Le rôle des nouveaux outils de communication dans le renouvellement des formes de sociabilité et de socialisation des préadolescents”, Communication présentée par Céline Metton aux “premières Rencontres Jeunes et Société en Europe et autour de la Méditerranée, Marseille, 22-23 et 24 octobre 2003 ; résumé :

“Internet et le téléphone portable ont contribué à l’évolution de la sociabilité des préadolescents vers un mode de liens quasi continus, soutenus par des échanges brefs et fréquents. Cette nouvelle modalité de relation, très liée à un souci de rationalisation des coûts de communication, permet en fait aux jeunes d’asseoir une certaine autonomie relationnelle, aussi bien vis-à-vis de leur famille que de leur groupe de pairs. Ces nouveaux moyens de communication se présentent également comme de nouvelles ressources pour répondre à leurs questionnements identitaires.”


Source :

Metton, Céline (2004).  “Les usages de l’internet par les collégiens. Explorer les mondes sociaux depuis le domicile”, Réseaux, Paris, n°123, Volume 22, pp.81-82.

jeudi 3 août 2006

Information : besoins et usages : caractériser les besoins, les compétences indispensables et redéfinir la fracture numérique

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Lors de la journée d’étude Thémat’IC 2006 de l’IUT Département Information-Communication de l’Université Robert Schuman de Strasbourg ayant lieu le 17 mars sur le thème : “Information : besoins et usages”, des chercheurs, enseignants et documentalistes ont présenté des travaux recouvrant la notion générique de “besoin d’information” et se sont interrogés sur le lien entre les notions de besoin, d’offre et d’usage de l’information dans notre société contemporaine.


Les actes de cette rencontre, récemment publiés, font état de plusieurs éléments de recherche particulièrement intéressants renvoyant aux notions de compétences numériques et informationnelles qu’un internaute peut développer dans son apprentissage de l’internet. En parallèle, on retiendra que certains publics ne peuvent pas développer ces compétences et sont donc exclus de pratiques numériques… Une fracture numérique d’usages sensible et évidemment liée au capital social, culturel et cognitif de chaque individu.


En introduction de la journée, Sophie Kennel, directrice des études du département Information-Communication de l’IUT Robert Schumann s’interroge sur le contexte d’absence d’usage de l’information (lire la communication) :

“Osera-t-on (…) aller jusqu’à dire aussi que l’absence d’usage n’est que le signe de l’absence de besoin ? N’est-ce pas l’usage qui engendre le besoin d’information ? Est-ce parce que nous avons Google News en page d’accueil de notre navigateur Web que nous ressentons la nécessité de nous informer sur le monde ? Ou est-ce alors le système qui crée le besoin ? Mais n risque alors de tomber dans le domaine commercial de l’offre génératrice du besoin.

Car il est évident que prétendre à une réflexion sur le besoin d’information ne peut rester pertinent que dans une réflexion plus large. Qu’il s’agisse d’un système d’information personnel ou collectif et organisationnel, volontaire ou prescrit, en situation personnelle ou de travail, il est indispensable de considérer les imbrications entre besoin et usage, compétences et savoirs, offre et pratiques informationnelles”.


Brigitte Simonnot, Maître de conférences en Sciences de l’Information et de la Communication à l’Université Paul Verlaine de Metz problématise le besoin d’information dans ces principes et les compétences mises en oeuvre ou à développer (lire la communication) ; avec un accompagnement humain parfois nécessaire qui se dessine :

“Pour répondre à un besoin d’information, il est nécessaire d’aider dans certains cas l’individu d’une part à se former une idée assez précise de la tâche qu’il doit effectuer, du but à atteindre et, en parallèle, si besoin est, à s’approprier peu à peu le domaine du sujet de sa recherche : acquisition du vocabulaire, repérage des sources pertinentes, appropriation des modes de raisonnement du domaine, etc.”


Le besoin d’information et la recherche d’information sont donc complexes et pluriformes dans leur approche, et nécessitent des compétences spécifiques. Sur ce point précis, Brigitte Simonnot ajoute :

“Identifier un besoin d’information n’est pas naturel ou inné. On peut ressentir un besoin sans savoir le caractériser, ne pas savoir de quelle information on a besoin ou ne pas avoir conscience qu’il y a problème ou lacune dans ses connaissances (…). On peut aussi ne pas être conscient de la dynamique dans laquelle le besoin d’information va nous faire entrer. (…) Pour chercher efficacement de l’information, il faut des connaissances préalables : on ne cherche que si l’on sait que l’on ne sait pas et que l’on peut trouver.”


Michèle Archambault, professeur documentaliste, s’intéresse au sujet suivant : “Les jeunes et le besoin d’information” (lire la communication). Elle décrit via une analyse critique pertinente l’environnement informationnel dont les jeunes disposent (offre d’information) et caractérise les pratiques courantes de recherche sur Internet chez les jeunes. Michèle Archambault fait ainsi ce constat dans un contexte de recherche d’information pour un jeune :

“Une question personnelle induit le réflexe d’une mobilisation des connaissances. André Tricot nous a appris que plus une personne a des connaissances plus elle a conscience de ses manques, plus elle élargit son champ d’investigation et donc identifie son besoin d’information, en prend clairement conscience. Le capital culturel et le besoin d’information sont donc liés. Ceci est visible chez le public jeune et se manifeste non par une formulation plus précise du besoin d’information mais par une fréquence moins importante d’interrogation et une rapidité accrue dans la démarche. Le jeune qui identifie clairement son besoin d’information cherche moins et trouve plus vite. Celui qui n’identifie pas son besoin est perpétuellement en quête et reste insatisfait. On se trouve dans la situation paradoxale où celui qui cherche tout le temps (manipule sans cesse) n’apprend pas à cerner son besoin et, à l’inverse, celui qui sait identifier le besoin, poser et traiter une question passe moins de temps devant les systèmes. L’observation de ces pratiques nous montre donc également que la maîtrise des outils et techniques n’est pas une question de fond”.


Plus loin dans sa présentation, Michèle Archambault conclut, en partie, sur une définition renouvelée de la fracture numérique :

“Il est temps de tourner le dos aux fausses définitions (la fracture numérique ne réside pas dans le fait que certains possèdent un ordinateur et d’autres pas, mais dans celui, plus grave, que certains n’ont aucune distance face à ce que l’outil leur propose”.


Source :

Collectif ( 16 avril 2006). “Actes de la journée d’étude Thémat’IC 2006 : “Information : besoins et usages”” [En ligne], IUT Département Information-Communication, Université Robert Schuman, Strasbourg, 1 p. (Page consultée le 3 août 2006)

dimanche 30 juillet 2006

DismoiTIC : site ressource de méthodologie de projets Web en ingénierie de formation

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Pierre Benech, enseignant formateur à l’Université de Lyon 1, est l’auteur du site Internet collaboratif exemplaire DismoiTIC.net (voir site) qui présente des outils pratiques de gestion de projets Web (cahiers de charge type), d’ingénierie de compétences et de formation et plus largement d’ingénierie pédagogique. Le site DismoiTIC.net, dans sa nouvelle mouture, propose donc conseils, liens et exemples pédagogiques utiles et concrets dans un contexte de formation ou d’accompagnement de projet Internet.


Source :

Benech, Pierre (juillet 2006) Dis-moi TIC [En ligne], Pierre Benech, Lyon, Site (Page consultée le 30 juillet 2006)

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