Jean-Luc Raymond

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jeudi 2 novembre 2006

Visage de l'Internet marocain

La connaissance de l'utilisation de l'Internet en Afrique est très parcellaire. Il est assez difficile de donner un visage aux habitudes des internautes de ces pays, d'en dégager des tendances fortes. Le réseau de chercheurs d'Africanti observe depuis plusieurs années l'internet et les nouvelles technologies du Sud. C'est l'une des rares initiatives francophones d'ampleur sur le sujet à compléter par le catalogue de liens d'Africanti et des sites plus locaux ou régionaux.


Le rôle joué par les diasporas (notamment en Europe) pour l'appropriation d'Internet dans les pays africains reste peu souligné dans les grands médias de l'actualité d'Internet. Celle-ci constitue un apport majeur dans l'invitation à la communication pour les familles en Afrique, dans le fait de pouvoir rester en contact avec "le pays" par courrier électronique, mais aussi en pouvant consulter des sites internet de la Presse quotidienne comme Le Soleil (Sénégal), L'Essor ou Le Républicain (au Mali). Le portail panafricain Afrik.com, créé en 2000 par des journalistes, demeure aujourd'hui un site incontournable qui couvre l'actualité de 52 pays du Sud. On ne mesure pas assez ici, en Europe Occidentale, le rôle joué par ces médias.


Autre fait pour être "relié" au pays, les forums d'expression. Ils sont nombreux, dans différentes langues, foisonnants d'expression, d'opinions, de questions et de réponses et d'infos. La plupart des personnes qui y interviennent sont issues de la diaspora mais ont en commun une culture. C'est le cas de Yabiladi par exemple, un étonnant "portail du Maroc et des Marocains dans le monde avec une série de services dédiés aux Marocains : Forum, chat,...". Se plonger dans les forums de Yabiladi est un exercice passionnant : on y découvre les traditions marocaines, des recettes de cuisine, des conseils pour le voyage... Mille et une choses sur des sujets divers avec une réactivité et un échange permanent ; une agora virtuelle dont les préoccupations sont réelles. Yabiladi reprend également des informations marocaines et laisse aux internautes la possibilité de les commenter.


Ainsi, la semaine dernière, Yabiladi a publié sur son site un article de l'hebdomadaire marocain TelQuel (du 27 octobre 2006) : "L'autre Maroc du Net. Au royaume des excès" qui donne une vision critique de l'utilisation de l'Internet au Maroc, un dossier complexe, apparemment passionné, qui conte la jeune histoire du Web dans ce pays, une population d'internautes qui semble saisir à bras le corps la "vague" de l'expression. Un article très intéressant, car non monolithique sur la diversité de l'Internet au Maroc où l'on montre que la nouveauté technologique n'est pas forcément adoptée par les utilisateurs.


En lisant de tels papiers, on comprend mieux le développement d'Internet dans les pays du Sud et on peut aussi avoir un autre regard sur le Web mondialisé vu de la vieille Europe. Extrait :

"Les premiers frémissements de ce raz-de-marée verbal se sont fait sentir avec l'apparition du service gratuit de chat vocal en ligne PalTalk en 2000. Une sorte de "jouqa" (foule) bruyante, où se retrouvaient des internautes des quatre coins du globe. Dans le tas, les chatteurs marocains étaient parmi les plus actifs. Ils ont pris d'assaut les salons de discussions pour y dire tout et son contraire, avec une préférence prononcée pour trois thèmes de prédilection : le sexe, la religion et… l'engueulade gratuite. Un engouement qui trouve son origine dans la nature même du service : en remplaçant le texte par la parole, "le chat vocal a décomplexé ceux qui avaient un problème avec l'écrit", analyse Rachid Jankari, pour expliquer la lame de fond qui a inondé le Net marocain.


Et malgré la vogue des logiciels de messagerie vocale (MSN Messenger, Yahoo! Messenger…) et de téléphonie sur Internet (Skype), PalTalk reste toujours aussi encombré de participants marocains. C'est que ce souk de la parlotte offre l'avantage d'être un espace de rencontres plus ou moins anarchique." (...)


"Il y a quelques années à peine, l'Internet marocain balbutiait comme un bébé, tétant le sein d'une connexion aussi lente qu'une tortue neurasthénique. Aujourd'hui, la Toile marocaine ressemblerait plutôt à un adolescent en pleine crise de croissance. Le pays compte désormais 5000 cybercafés, environ 3 millions d'utilisateurs et 400 000 abonnés, dont 80% à une connexion haut débit, sésame indispensable pour accéder au multimédia. Ainsi, de consommateurs passifs figés devant une page web fixe, les internautes sont devenus acteurs du monde virtuel, via leurs sites personnels, leurs blogs, leurs vidéos ou bien les exploits des hackers marocains. Certes, comme tout ado trop vite grandi, le web marocain est encore brouillon et commet pas mal d’erreurs de jeunesse. Les hormones en ébullition, on s'enflamme vite à cet âge. Ce qui a le don de crisper les milieux conservateurs, prompts à crier au loup au premier scandale sexuel impliquant des Marocains. Mais bonne nouvelle : l'internaute marocain, même s'il dérape bien souvent, est en voie de s'approprier l'outil Internet."



Source :

Hamdani, Hassan et Smyej, Hicham (27 octobre 2006). "Enquête. L'autre Maroc du Net. Au royaume des excès" (En ligne) TelQuel, n°244, Rabat, Maroc, Dossier (page consultée le 2 novembre 2006)

mardi 31 octobre 2006

Internet chez les jeunes américains : de la personnalisation de la Messagerie instantanée à la personnalisation de MySpace

Aux Etats-Unis, The Center For Media Research publie tout au long de l'année des articles sur les usages d'Internet et des nouvelles technologies comme médias. Sa publication en ligne Research Brief vient de mettre en lumière une tendance intéressante via l'article "Teens Shift IM Buddy Iicons to Social Networking" reprenant des éléments d'une étude Nielsen/Netratings : l'utilisation abondante des banques de smileys, émoticônes et petits personnages figuratifs ("buddy icons") utilisés habituellement par les adolescents dans le contexte de la messagerie instantanée (MSN Messenger ou Live messenger, AOL IM, Yahoo Messenger...) avec des sites tels que Originalicons.comBlunt Truth ou Buddy4u.com déclinerait en faveur de sites offrant des outils aidant à fournir un contenu supplémentaire aux espaces personnels sur les plateformes de "réseaux sociaux" ("social networking") telles que MySpace ou YouTube avec des sites proposant des paroles de chansons (PLyrics.com), la possibilité de mettre en ligne des messages audio par téléphone (Snapvine), des images et fonctionnalités prêtes à l'emploi pour améliorer son profil de présentation (POQbum), des répertoires de citation ou des modèles de mise en page (WhatEverLife).


Là où les présences en ligne adolescentes étaient très liées en 2003 à l'interaction dans un modèle synchrone communicationnel, l'essor des blogs et MySpace ou plateformes apparentées a fait naître ces 2 dernières années de façon exponentielle un marché de la personnalisation d'espace en ligne pour les 12-17 ans et donc d'une construction identitaire en ligne sur le Web.


Une tendance à mettre en relief avec le temps consacré à Internet par les jeunes américains connectés chaque semaine : 6 h 39 (en 2003) pour les 2-11 ans contre 9 h 24 en 2006 pour cette même tranche d'âge. Les 12-17 ans passaient 21 h 04 par semaine sur Internet en septembre 2003 contre 26h48 en septembre 2006.


Source :

Loechner, Jack (October 20, 2006). "Teens Shift From IM Buddy Icons to Social Networking" (En ligne), Research Brief, The Center For Media Research, MediaPost Publications, New York City, 1 p. (Page consultée le 31 octobre 2006)

Bausch, Suzy and Han Leilani (October 11, 2006). "U.S. Teens Graduate From Choosing IM Buddy Icons To Creating Elaborate Social Networking Profiles, According To Nielsen/Netratings" (En ligne), Press Release, Nielsen/NetRatings, New York City, 3 p. (Page consultée le 31 octobre 2006)

Pratiques culturelles et numériques inégalitaires en France, Olivier Donnat

Dans le remarquable ouvrage coordonné par Louis Maurin et Patrick Savidan : "L'Etat des inégalités en France" (Editions Belin, 2006), Olivier Donnat (sociologue, auteur de plusieurs études du Ministère de la Culture et de la Communication), s'interroge sur les pratiques et consommations culturelles sous l'angle de la trajectoire sociale des individus. Il en dresse un constat via l'article "Culture : diversification et logique du cumul" éclairant sur les écarts toujours importants entre milieux sociaux, les classes d'âge ; renforçant les pratiques culturelles pour les personnes déjà sensibilisés à la participation à la vie culturelle (fait lié au niveau de diplôme et de revenus et à une familiarité précoce avec l'Art sans oublier une proximité de l'offre culturelle) :

"Les résultats des enquêtes montrent que les catégories de population les moins favorisées continuent à très peu fréquenter les équipements culturels et que le "désir" de culture demeure étroitement corrélé au capital culturel : la confrontation directe et régulière avec les oeuvres demeure l'apanage d'une minorité de Français et les réticences à l'égard de la création contemporaine demeurent fortes. En un mot, il n'y a pas eu de réel élargissement des publics au-delà des classes moyennes, pas de "rattrapage" des milieux sociaux les moins bien dotés au plan socio-économique".



Les technologies sont inégalitaires en terme d'accès et d'utilisation. Les inégalités de revenu et de diplômes demeurent fortes et prégnantes dans les usages liés aux logiciels courants dits "grand public" (bureautique) et d'accès à Internet. En parallèle, la culture se consomme plus qu'elle ne se pratique ; elle est appropriation de biens dans le mode de "posséder le bien culturel" et de le redistribuer :

"À l'heure du numérique, la participation à la vie culturelle ne peut plus se mesurer à la seule aune de la fréquentation des équipements. En effet, le développement des médias domestiques combiné à la diversification des programmes a permis de "transporter" l'art et la culture dans les foyers et favorisé l'émergence de nouveaux modes de consommation et d'appropriation des oeuvres. Il en a résulté de profondes transformations des rapports à la musique, aux films et plus récemment aux textes, sans toutefois que la loi du cumul qui est souvent dominante dans le domaine culturel - la culture va à la culture, comme l'argent va à l'argent - ne soit remise en question : de même que les amateurs d'Arte ou des émissions culturelles sont souvent des habitués des théâtres et des musées, ceux qui louent ou achètent des DVD vont plus souvent au cinéma que la moyenne et ceux qui téléchargent de la musique fréquentent plus les concerts que ceux qui ne le font pas. La diversité des modes d'accès à la culture a certes permis une augmentation des consommations culturelles, mais elle a jusqu'à présent surtout permis aux personnes ayant un intérêt pour l'art et la culture d'enrichir la palette de leurs comportements et de leurs goûts."



Source :

Donnat, Olivier (septembre 2006). "Culture : diversification et logique du cumul", in L'État des Inégalités en France 2007, Observatoire des inégalités, Belin, Paris, pp.169-173

lundi 30 octobre 2006

Que sont devenus les emplois jeunes des collectivités locales ?

A une époque, on a pu facilement gloser sur les emplois jeunes et leur utilité, voire sur la sortie du dispositif pour nombre de ces employés qui ont fait partie du dispositif du Ministère du Travail "nouveaux services, nouveaux emplois" dès la fin des années 90. Aujourd'hui, on reconnaît peu l'apport de ces salariés au sein des collectivités territoriales qui ont pourtant rempli des missions de service public. Ils sont le creuset de l'animation multimédia dans les Espaces Publics Numériques, des lieux naissants où ils ont souvent inventé, créé avec des moyens raisonnables dans un contexte de découverte des nouvelles technologies pour la majorité des Français. On oublie souvent de dire que plus de 10 % des Français, selon les statistiques, ont découvert les utilisations possibles de l'ordinateur et de l'internet dans des espaces multimédias à but non lucratif. Que sont devenus ces emploi jeunes ? Comment se sont-ils intégrés dans la vie professionnelle à l'issue de ce contrat de 5 ans ?


Une étude de la DARES (Direction de l'Animation de la Recherche, des Études et des Statistiques, Ministère de l'Emploi, de la cohésion sociale et du logement) publiée ce jour s'est intéressée au devenir des emplois jeunes : "Que sont devenus les "emplois-jeunes" des collectivités locales, établissements publics et associations ?" (téléchargeable en pdf avec des tableaux au format Excel).


La conclusion montre l'efficacité du dispositif dans son ensemble comme le souligne ce résumé :

"Trois quarts des jeunes embauchés début 1999 en emploi-jeune dans une collectivité locale, un établissement public ou une association et restés au moins deux années en poste ont occupé un emploi immédiatement après leur sortie du dispositif. Parmi eux, 61 % sont restés chez leur employeur sur un contrat de droit commun ou en stage et 23 % ont été maintenus sur leur poste emploi-jeune grâce à une aide supplémentaire de trois ans en vue de sa pérennisation, les autres trouvant un emploi chez un autre employeur.

L'insertion professionnelle a été rapide quand le jeune a choisi de rompre son contrat avant le terme des cinq ans d'aide de l'État : près des deux tiers avaient déjà trouvé un emploi au moment où ils ont rompu leur contrat. L'insertion a été en revanche plus difficile quand le contrat est arrivé à son terme et que le jeune n'a pas pu rester chez son employeur.

Pendant leur emploi-jeune, six jeunes sur dix ont préparé un diplôme ou un concours d'entrée dans la fonction publique et quatre sur dix l'ont obtenu. Si la réussite au concours a été le gage d'une insertion professionnelle rapide et stable, l'obtention d'un diplôme ou d'un titre a eu peu d'impact sur l'insertion des jeunes à 18 mois."


Source :

Rotman, Gilles (30 octobre 2006). "Que sont devenus les "emplois-jeunes" des collectivités locales, établissements publics et associations ?" (En ligne), in Premières Synthèses, n°44.1, Direction de l'Animation de la Recherche, des Études et des Statistiques, Ministère de l'Emploi, de la cohésion sociale et du logement, Paris, 6 p. et annexes (Page consultée le 30 octobre 2006)

vendredi 20 octobre 2006

Passeport de vie, un site Internet pour informer sur le don d'organes

La Fondation Greffe de Vie a lancé le 17 octobre un site Internet PasseportDeVie.com à l'occasion de la Journée Mondiale du Don d'organes et de la greffe. Ce site s'inscrit dans le démarrage d'une campagne nationale "Sauver 7 vies" de la fondation (spot TV, Presse papier, radio, street marketing et produits dérivés) qui a pour objectif de sensibiliser les esprits à la notion de don d'organes et d'inciter à demander son passeport de vie : une carte de donneur à garder en permanence sur soi, individuelle et personnelle qui exprime votre choix de donner vos organes si vous mourez.


Le site Internet conte l'histoire d'un artiste musical américain fictif, Billy Johnson, avec le slogan "Give my body, 2U". Il est conçu pour une cible jeunes/adolescents et présente des témoignages de greffés.


Source :

Caille, Yvanie (17 octobre 2006). Passeport de vie (En ligne), Fondation Greffe de vie, Paris, Site (Page consultée le 20 octobre 2006).

Philippe Quéau, l'enjeu de l'éducation dans les sociétés du savoir

Philippe Quéau (UNESCO) publie un brillant article sur son blog Metaxu à propos de la marchandisation des savoirs à l'époque actuelle mondialisée et de l'enjeu majeur que constitue l'éducation : De la réforme de l'éducation dans les sociétés du savoir. Il propose une augmentation des compétences en sus de l'acquisition de savoirs faire et la nécessité du travail coopératif ; extrait :

"Au moment où certains fossés s'élargissent et s'approfondissent, il faut y insister, la capacité à travailler en groupe, en réseaux, en partenariat devient primordiale. D'où l'importance de créer un environnement d'apprentissage global, ouvert, au service de tous, en tous lieux, à tous moments et dans tous les domaines du savoir. Les réseaux d'écoles, de bibliothèques, de musées, les laboratoires virtuels, constitueront de plus en plus une nécessaire infrastructure coopérative à large échelle. Car le savoir augmente en se partageant. À ce titre il est l'exemple archétypal du bien public.

Si l'éducation comme l'accès à l'information et au savoir sont, par excellence, des "biens publics mondiaux", il faut noter que les tendances à la marchandisation du savoir et de l'éducation risquent d'aggraver les fossés économiques, culturels, sociaux entre ceux qui sont déjà largement bénéficiaires de la révolution de l'information et ceux qui en subissent les effets pervers."


Source :

Quéau, Philippe (19 octobre 2006). "De la réforme de l'éducation dans les sociétés du savoir" (En ligne), Metaxu, Rabat (Page consultée le 20 octobre 2006).

lundi 16 octobre 2006

Référentiel de compétences des métiers du multimédia en Europe, NAME, Nomenclature Analytique du Multimédia Européen

L'association APRONET (Association des Professionnels internet TIC des collectivités locales publiques) pointe à partir de sa bourse d'échanges de savoir-faire vers le référentiel de compétences des métiers du multimédia en Europe (NAME : Nomenclature Analytique du Multimédia Européen) : un travail financé par la Commission Européenne dans le cadre du Programme Leonardo da Vinci, coordonné par Aquitaine Multimédia et qui a demandé 2 ans de travail.


Les principales associations professionnelles multimédia d'Europe représentant plusieurs milliers d'entreprises du secteur ont collaboré pour établir ce référentiel avec 4 familles de métiers pour la conception : conduite de projet, scénarisation, conception et réalisation graphique, développement; et 3 familles de métiers pour l'exploitation : administration de site, webmarketing, métiers divers d'exploitation.


Les 26 métiers observés et les 96 tâches étudiées font l'objet de traductions dans neufs langues (Français, Anglais, Allemand, Espagnol, Portuguais, Italien, Néerlandais, Finlandais, Slovène).


Cet outil est en libre accès (sur inscription par courrier électronique) et permet donc à tous les acteurs du secteur entreprises, organismes de formation, institutions, salariés ou demandeurs d'emploi) de mieux identifier les métiers du multimédia en Europe.


Source :

Privilis (octobre 2006). NAME Multimedia (En ligne), Privilis, Bordeaux, Site (Page consultée le 16 octobre 2006)

mardi 10 octobre 2006

Ordinateur : comment bien accompagner ses enfants ? Un dossier de l'Internaute.com

Le site L'Internaute présente dans sa rubrique High Tech un nouveau dossier sur les enfants et l'ordinateur : "Ordinateur : comment bien accompagner ses enfants ?". Au sommaire, une sélection de 16 jeux ludoéducatifs pour enfants sur cédéroms regroupés par tranches d'âge, un zoom sur 4 logiciels de contrôle parental et une réflexion sur leurs fonctionnements et leurs limites, des conseils aux parents et aux enfants dans l'utilisation d'Internet et des témoignages de parents sur le contrôle parental à partir de 3 questions clés.


Source :

Collectif (4 octobre 2006). "Ordinateur : comment bien accompagner ses enfants ?" (En ligne), Linternaute.com, Benchmark Group, Paris, Dossier (Page consultée le 10 octobre 2006).

vendredi 6 octobre 2006

Banlieues créatives en France : 150 actions dans les quartiers, Guide 2007 (par Anne Dhoquois)

Rédactrice en chef de Place Publique (une agora sur Internet mettant en avant des initiatives citoyennes), Anne Dhoquois vient de signer un remarquable ouvrage d'espoir qui vient trancher avec l'image négative des banlieues à l'automne 2005 : "Banlieues créatives en France : 150 actions dans les quartiers - Guide 2007" (collection Guide des initiatives solidaires, éditions Autrement).


Cet ouvrage présente des monographies et portraits d'acteurs, d'associations, d'entreprises, de collectivités locales et organismes consulaires qui agissent dans une dynamique d'innovation au coeur des quartiers dits "sensibles". Ces expériences humaines, sociales, culturelles, d'entreprises sont au coeur d'une innovation dans des contextes locaux compliqués où le projet collectif est plus fort que l'image souvent écornée du quartier.


En 8 thèmes : Apprendre, Créer son activité, Dialoguer, Participer, Se distraire, S'exprimer, S'insérer, Vivre au quotidien, Anne Dhoquois fait un inventaire étonnant de diversités et d'idées mises en oeuvre qui libèrent la parole, expliquent la volonté de faire, montrent "l'agir concrètement" et témoignent d'un retour d'expériences de vies passionnantes au sein de banlieues, "le lieu du ban" (lieu des bannis) comme l'explique le journaliste Suisse Michel Beuret.


Des initiatives liées à Internet sont présentées comme les activités numériques citoyennes du Centre Social de Belleville à Paris (blog collaboratif, wiki, projet d'ordinateur simplifié MiniNet), l'accompagnement de projets par l'association Génération NTM à Saint-Denis, département de la Seine-Saint-Denis (implication dans le site Espace Citoyen Dyonisien en cherchant à aider au développement de médias indépendants locaux), les HLM connectés de Moulins Habitat à Moulins dans l'Allier (connexion gratuite à Internet dans les logements sociaux via un téléviseur ou un ordinateur avec un accompagnement à l'appropriation, des contenus informatifs propres...), l'Internet dans les quartiers avec l'apport de l'Espace Public Multimédia de Kerourien, à Brest (ateliers d'écritures, aller au-devant des publics éloignés de l'internet avec un ordinateur portable, atelier cuisine multimédia...) ou encore le projet du pôle Internet citoyen de proximité développé par l'association Fraternet dans le Nord (créer un site Internet sur un quartier ou une ville et proposer aux habitants de l'alimenter en organisant en amont des ateliers d'écriture), T.O. Mirail à Toulouse (un portail avec, par et pour les habitants du quartier du Mirail avec des infos, des photos, des reportages...)...


Anne Dhoquois résume ainsi l'aventure de ce livre :

"Force, générosité, inventivité, pragmatisme... Tels sont les maîtres mots qui caractérisent nombre de personnes oeuvrant et vivant dans les quartiers. Mais pas seulement. Au détour d'une réflexion, d'un bilan, d'un constat, s'exprime la détresse, voire le désespoir. Car les temps sont durs - subventions en diminution, secteur de l'insertion en crise, développement de la misère... - et les raisons de la colère nombreuses. Pour autant, les discours de découragement ne sont pas légion tant l'énergie vitale qui anime ces travailleurs sociaux, bénévoles, éducateurs, artistes, militants associatifs, animateurs... rencontrés et interviewés lors de la rédaction de cet ouvrage a été palpable. Et c'est à toute cette richesse humaine que le livre rend hommage. Comme un miroir tendu aux habitants d'autres quartiers, moins en crise, mais qui pourraient être à leur tour gagnés par cette soif de créer du lien, de la solidarité, du mélange. Comme une boîte à outils d'idées, d'initiatives, d'expériences, souvent réussies, parfois ratées, mais toujours en mouvement".


Source :

Dhoquois, Anne (5 octobre 2006). "Banlieues créatives en France : 150 actions dans les quartiers, Guide 2007", Editions Autrement, Guide des initiatives solidaires, Paris, 210 p.

mercredi 4 octobre 2006

Podcasts de cours à l'Université Louis Pasteur de Strasbourg et bientôt une borne de téléchargement de podcasts

L'Université Louis Pasteur de Strasbourg a lancé pour cette rentrée une offre plus importante de podcasts pour les étudiants et les enseignants avec une section "audiocours" et "vidéocours" et des podcasts diversifiés de cours disponibles en téléchargement via un flux RSS. L'enregistrement et la diffusion de ces cours sont possibles pour les enseignants volontaires. Durant la précédente année universitaire, la section "audiocours" du site de l'Université Louis Pasteur de Strasbourg a enregistré un succès considérable. L'un des cours a même été téléchargé 32 000 fois sur 6 mois!

 

L'U.L.P. est réactive en mettant à disposition ses podcasts audio en ligne à J+1 après le cours in situ en lecture rich media, synchronisés avec les supports de cours de l'enseignant ou en téléchargement (aux formats .mp3 et .ogg).

 

La même université ira bientôt plus loin en allant jusqu'à la diffusion instantanée des cours et en installant dès décembre dans ses locaux une borne de téléchargement où l'étudiant pourra télécharger le cours qu'il vient de suivre sur une clé USB ou un lecteur MP3 avec un système sécurisé de carte délivrée à chaque étudiant qui permettra de s'affranchir d'un clavier (pour identifier la personne qui effectue le téléchargement).

 

Sources :

Collectif (septembre 2006). Université Louis Pasteur Portail multimédia (En ligne), Université de Strasbourg, Rubrique (Page consultée le 4 octobre 2006)

Collectif (septembre 2006). Université Louis Pasteur Multimédia : vidéocours : podcasting : liste des cours disponibles (En ligne), Université de Strasbourg, Rubrique (Page consultée le 4 octobre 2006)

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