Bruno
Devauchelle, formateur et chercheur au CEPEC de Lyon décrit sur son blog, dans son article
"Fin d'année, TIC et monde scolaire" l'agitation autour du Web
2.0 et parle de "chosification de l"information" en invitant à porter une
réflexion profonde sur les démarches et l'utilisation des outils aussi
dans un cadre scolaire ; extrait :
"Il s'est agit de montrer qu'il y avait du nouveau sur le web et que c'est en particulier parce que chacun pouvait produire et diffuser tout ce qu'il voulait qu'une révolution serait en cours. Web interactif et autres qualificatifs sont venus peupler les feuilles des médias prompts à suivre les courants d'airs du moment. La réalité est beaucoup plus triviale pour moi. Toute "information" est désormais diffusable. Autrement dit l'information revient à sa nature première "un signal". La masse de documents mis à disposition, blog, podcasts, vidéos en tout genres etc... amène à une réification de l'acte d'énonciation. Shannon avait donc bien vu l'origine du problème. Les cybernéticiens avaient emboité le pas en s'intéressant au signal mais aussi à son devenir dans le milieu dans lequel il est envoyé.
Même si les nouveaux zélateurs du web nous invitent à parler d'interaction, de citoyenneté et de démocratie, pour l'instant il s'agit d'abord d'un brouillard. Certes des niches existent et fonctionnent selon leur approche, il faut le reconnaître. Mais ce sont des niches. Pour le reste nous assistons progressivement à la chosification de l'information, c'est à dire à la dépersonnalisation de l'acte d'énonciation. Lorsque une journaliste de Télérama m'avait dit que l'anonymat était indispensable pour libérer la parole, il y a de cela quatre ou cinq années, je pensais seulement à une question d'éthique. Mais non, l'affaire est beaucoup plus grave. Il s'agit de la dépersonnalisation de l'information, ou plutôt de se déshumanisation. Illusion, bien sûr, dans le fond, mais réalité dans la forme quand une émission de télévision a pour projet de montrer les vidéos les plus... déposées par les internautes. L'émergence de cette formidable possibilité d'expression est bien perçue par de nombreux enseignants, souvent pionniers, mais pas toujours (ce qui est nouveau)."
Dans le quotidien Le Monde du 6 janvier 2007, Jacques Attali, souligne
la vision à court terme des sociétés occidentales et cette incapacité à se
projeter dans l'avenir : "
La
rubrique tendance, c'est un mot, une expression, un lieu, une
chose comme reflet de notre temps, miroir de l'instant ou inscrit dans
l'avenir, porteur de sens dans les circonstances dans lequel on le
prononce, dans son champ énonciatif et contextuel. Mot, expression à suivre,
objet utile ou inutile, lieu en devenir...
Daphne
Bavelier
Les
prédictions 2007 en matière d'utilisation des technologies, de leur
appropriation ne cessent de résonner aux quatre coins de l'Internet. Une petite
revue de circonstance de quelques visions futorologiques ou prospectivistes
pour la nouvelle année.
Voici
une sélection de sites Internet et blogs (par ordre alphabétique) à suivre
en 2007, en français, en anglais et en espagnol. Ils font avancer le monde,
réfléchissent à notre présent, à l'avenir et se penchent aussi sur des
solidarités numériques.
Le dernier numéro
de la revue scientifique Réseaux (Volume 24, n°138, 2006, chez
Hermès/Lavoisier) porte le titre "Les blogs" avec un dossier complet sur ce
type de publications. Le sommaire, la présentation du dossier et les résumés
des articles sont téléchargeables
La municipalité de
Blanquefort (15 000 habitants) a décidé d'une voie originale et citoyenne
pour partager les accès à Internet des citoyens : délivrer un routeur
Wifi
Gilles Brougère, universitaire, professeur de sciences de
l'éducation
Nouvelle
rubrique : tendance. Un mot, une expression, un lieu, une chose comme
reflet de notre temps, miroir de l'instant ou inscrit dans l'avenir,
porteur de sens dans les circonstances dans lequel on le prononce, dans
son champ énonciatif et contextuel. Mot, expression à suivre, objet utile ou
inutile, lieu en devenir...