Jean-Luc Raymond

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jeudi 22 octobre 2009

Pourquoi les adolescents utilisent peu Twitter ?

Avec comme titre choc "Abandonner Twitter", un des articles phare du Cahier de Tendances de Courrier International qui vient de paraître, évoque un fait indéniable recoupé par plusieurs études : Twitter a du mal à séduire les populations adolescentes ; un fait américain souligné par plusieurs études dont le dernier rapport Pew Internet ("Twitter and Status Updating, Fall 2009") qui nous informe que l'âge moyen de l'utilisateur de Twitter est de 31 ans.

Dans sa publication, Courrier International donne la parole à Geoff Cook, fondateur du réseau social MyYearBook, qui livre une analyse fondée du désintéressement des jeunes publics pour Twitter :

"Les adolescents actualisent déjà religieusement leurs statuts (en écrivant une phrase pour décrire leur humeur du moment) sur d'autres sites tels que Facebook, MySpace et myYearbook. Ils utilisent MySpace pour suivre l'actualité des musiciens et des célébrités - le point fort de ce site. Pour rester proches de leurs amis, ce qui est une de leurs préoccupations principales, ils privilégient là encore Facebook et MySpace.

La plupart des adolescents n'utilisent pas Twitter parce que cela ne leur offre pas de nouvelles possibilités par rapport à ce qu'ils peuvent déjà faire ailleurs, ce qui est aussi une raison pour laquelle la plupart des adultes n'utilisent pas le site. Cet état des choses peut se résumer en une simple question : où est la valeur ajoutée de Twitter ?"

dimanche 21 décembre 2008

Facebook, vide d'absence et différenciations générationnelles

Dans la nouvelle édition de la revue Médias (n°19 - Hiver 2008), Bruno Marlière signe un article sur sa découverte de Facebook (en trois jours chrono), de la création de son compte à l'exploration de l'utilisation de  la plateforme "relationnelle", un papier plein d'étonnements, d'humour et de questions : "Comment Facebook est devenu ma cour de récré".

Extrait de cette aventure, le 3e jour :

"Après quatre heures de vertige, je ferme à regret la fenêtre de récréation Facebook et fais ressurgir ma salle de classe, ma page Word. Un léger vide m'envahit, un vide de séparation, de celui que chacun ressent quand il raccroche au téléphone et quand le "bon ben, salut!" semble dérisoire, faible, mal assuré. C'est un vide d'impossibilité de faire, de celui que chacun a ressenti lorsque, dispensé de piscine car enrhumé, il restait assis au bord du bassin à regarder ses copains de classe faire des longueurs. C'est un vide d'absence.

Dire que Facebook est une drogue est faux. Ou alors l'amour est une drogue, l'amitié aussi. Aimer se marrer, manger avec des potes, se raconter des histoires, jouer, aimer tout court, c'est seulement aimer la vie. Dès lors, comment ne pas comprendre l'attraction pour un réseau perpétuellement connecté, où séparation et disparition ne sont qu'actes volontairement et individuellement consentis ?

Entre la page Bruno Marlière et celle de Léa, ma fille de 17 ans, il y a un monde, il y a des siècles. Pourtant, c'est le même outil. Mon Facebook semble statique, littéraire, confiné, organisé, comparé à celui de Léa, si mouvant, rapide, synthétique, expansionniste et surprenant."


Bruno Marlière indique là que l'utilisation de Facebook varie selon les générations avec des différences marquées dans la rapidité des interactions, les textes courts qui y sont présents (micro-publication) et les notes éditées. Les différenciations d'utilisations générationnelles de Facebook sont peu mises en avant dans les médias.

samedi 16 février 2008

Pratiques Internet en réseau des adolescents et identité numérique, 3 articles scientifiques de Danah Boyd

Les articles scientifiques en Sciences Humaines de chercheurs américains sont peu traduits en français ou bien il faut compter de nombreux mois pour pouvoir les consulter dans la langue de Molière. Doctorante en Science de l'Information à l'Université de Californie (Berkeley), Danah Boyd est l'une des spécialistes des usages en réseau du multimédia par les jeunes et les adolescents et porte actuellement ses travaux sur la notion d'identité numérique.

La chercheuse américaine Danah Boyd vient d'informer sur son blog de la mise à disposition de trois de ces papiers scientifiques récents :

Titre original : "Identity Production in a Networked Culture: Why Youth Heart MySpace" (2006). Traduction de Noël Burch. Paru sous le titre "Pourquoi les jeunes adorent MySpace" dans le numéro 21 de la revue Médiamorphoses (Septembre 2007, Armand Colin) : "2.0 ? Culture numérique, cultures expressives" :

"Je vais parler aujourd’hui de l’utilisation par des adolescents d’un site Internet nommé MySpace.com. Une description d’abord, puis une analyse de l’usage qu’en font les jeunes comme outil de production d’identité et de socialisation dans la société étasunienne contemporaine (...)"

Titre original : "Information Access in a Networked World" (2007). Traduction de Tilly Bayard-Richard :

"Nos jeunes grandissent dans une société qui est fortement structurée en réseaux. Réseaux d'information, réseaux de personnes, réseaux d'équipements. Ce ne sont pas les réseaux en eux-mêmes qui sont nouveaux, c'est le rôle qu'ils jouent qui est aujourd'hui pour tous plus important qu'il ne l'a jamais été par le passé. Et si nous y voyons une révolution technologique, c'est simplement parce que ce sont les nouvelles technologies qui ont permis leur mise au grand jour (...)"

Titre original : "Social Network Sites: Public, Private, or What?" (2007). Traduction de Tilly Bayard-Richard :

"Les réseaux sociaux numériques comme MySpace, Facebook,et Bebo sont omniprésents et les jeunes passent aujourd'hui une grande partie de leur temps à les utiliser pour communiquer avec le monde extérieur. La vie publique est-elle touchée par les nouvelles technologies sociales, et de quelle façon ? Où se situent les différences, si elles existent, entre les sphères sociales qui ne s'appuient pas sur les nouveaux médias, et ces réseaux sociaux numériques ?
Cet article explore les mécanismes et la dynamique sociale de la vie publique numérique avec pour objectif d'aider les enseignants à mieux comprendre le rôle qui est le leur dans l'initiation des jeunes à la vie en société (...)"

dimanche 11 novembre 2007

Droit de l'Internet et Espaces Publics Numériques : Dossier de ressources

Droit de l'Internet et Espaces Publics Numériques : Dossier de ressources.

A télécharger en fin de message : version 1.6 du 7 novembre 2007 (38 pages). Cliquez sur Annexe (ou) Annexes.

Avec la participation du Centre de Ressources des Espaces Publics Numériques de Wallonie et de l'Association des Jeudis des EPN.


Ce dossier de ressources francophones (Internet et papier) sur le Droit de l'Internet comprend des documents relatifs aux notions de Droit afférentes aux usages et pratiques en Espaces Publics Numériques. Il est mis à disposition sous licence Paternité - Pas d'Utilisation Commerciale 2.0 France (BY-NC 2.0 FR).

Il se veut volontairement exhaustif, porté vers des notions générales et délivrant des documents clés pour mener des animations et ateliers spécifiques en EPN en rapport avec le Droit de l'Internet au sens large. Ce livret comprend également des liens vers des informations fiables à indiquer aux usagers des lieux d'accès publics à l'Internet.

Initié suite à une intervention lors de la formation "Obligations légales des Points Cyb et des animateurs multimédias" au Centre Régional Information Jeunesse Centre (janvier 2007), le dossier a été étoffé grâce aux conseils, repérages et ressources fournis pour et par les Espaces Publics Numériques de Wallonie (dispositif régional en Belgique), aux rencontres des Jeudis des EPN en Île-de-France et en écho des journées "Internet, Droits et Publics" de la Direction Régionale Jeunesse et Sports de Franche-Comté (novembre 2007) auxquelles j'ai eu l'honneur d'être associées. Mes remerciements aux personnes qui ont rendu possible l'élaboration de ce document.

Ce livret est mis à jour régulièrement et la dernière version disponible figure en fichier joint pdf en fin de cet article (adresse permanente).

Je vous remercie de bien vouloir me signaler par courrier électronique ( jeanluc.raymond@gmail.com ) toute nouvelle ressource pertinente sur les thèmes évoqués.

Dossier créé et mis à jour par Jean-Luc Raymond

Au sommaire :


   1. Sites publics ou parapublics de référence sur le Droit de l’Internet
   2. Autres sites de référence sur le Droit de l’Internet
   3. Sites associatifs et professionnels
   4. Sites commerciaux relatifs au Droit de l’Internet
   5. Sites personnels relatifs au Droit de l’Internet
   6. Gestion des Droits d’auteur
   7. Listes et forums de discussion spécialisés sur le Droit de l’Internet
   8. Solutions techniques et logicielles
   9. Sites avec activités
  10. Documents grand public téléchargeables
  11. Documents spécialisés téléchargeables
  12. Activités en Espaces Publics Numériques
  13. Articles de Presse
  14. Sites annexes
  15. Bibliographie papier

Historique des versions :


Version 1.6 - 7 novembre 2007 - 38 pages (nouveautés : ajout de références bibliographiques et du chapitre "Activités en Espaces Publics Numériques").

dimanche 20 mai 2007

Sites internet d'observation des changements de la nature en matière de réchauffement climatique : citoyens, scientifiques et territoires unis par un même projet

Un champ de nouveaux sites Internet liées à la vigilance citoyenne en matière de réchauffement climatique et d'observation des changements de la nature est en train de poindre le bout de son nez auprès du grand public. Ils unissent des chercheurs, associations, habitants et territoires.

A la base de ces sites, une exploration de la flore sur un territoire donné, de façon méthodique où la contribution est celle de l'internaute qui rapporte ses clichés et ses observations textuelles.

Scolaires, clubs nature, associations et particuliers sont invités à participer à partir de protocoles de suivi en ligne (fiches de protocoles, espèces d'arbres et de plantes à observer en priorité ; fiches de relevés mais aussi calendrier d’observation, guide photo des stades à observer ; des feuilles de suivi terrain). Les enfants contribuent en classe à ces travaux pédagogiques par un relevé où chacun se sent responsable.

Pour contribuer, deux adresses de sites et de projets de ce type : Phénoclim est un programme de recherche sur l'impact du changement climatique sur la végétation dans les Alpes né à l'automne 2004 et qui se poursuit sur plusieurs années. Les observations concernent les départements 73, 74, 38, 01, 26, 04, 05 et 06 entre 200 et 2200 mètres d'altitude. Au niveau national, deux sites du CNRS, l'un pour les adultes (http://www.obs-saisons.fr), l'autre pour les plus jeunes (http://www.obs-saisons.fr/junior), permettent de télécharger des protocoles très simples pour effectuer et saisir en ligne ses propres observations. Consulter cet article pour en savoir plus sur cette initiative sur le territoire français.

Enfin, il est intéressant de constater que devant l'urgence déclarée et désormais médiatisée des problèmes, les expertises se croisent et que les contributions ne sont plus uniquement scientifiques. Les relevés faits par les citoyens sont tout aussi importants.

samedi 19 mai 2007

Chris Anderson, la longue traîne, internet et consommation

Chris Anderson, rédacteur en chef du magazine Wired, est en interview dans Le Monde daté du samedi 19 mai 2007 sur le thème des habitudes, modes de consommation et de distribution renouvelés à l'ère de l'Internet : "Des consommateurs li-bé-rés !".

Il développe allègrement sa théorie de la Long Tail (longue traîne) à travers ces propos :

"Si on propose en ligne au consommateur 10 ou 100 fois plus de produits, son choix se répartit sur un nombre bien plus important d'articles. En conséquence, les 10 produits phares sont proportionnellement moins vendus. Cela paraît logique, mais nous en avons désormais les preuves, chiffres à l'appui, sur des marchés de plusieurs millions de produits."

Chris Anderson, dont l'ouvrage "La Longue Traîne" est désormais disponible en français (chez Pearson Education) s'attache aussi à évoquer la consommation chez les jeunes et comment elle se "modélise" au quotidien et offre de nouvelles perspectives au marketing et au mode relationnel entre les marques et les adolescents :

"Cette activité qui consiste à deviner ce qui va se vendre ou pas ne me semble plus promise à un si bel avenir. Bientôt, tout arrivera sur le marché en ligne, et la grande aventure sera d'en faire le tri. (...)

Ce seront ensuite des filtres, comme Google, qui mesureront l'intérêt des consommateurs. Les blogs sont également de plus en plus une source de recommandation. Nous avons déjà sur Internet une génération pour laquelle la valeur d'une marque n'est pas ce qu'une entreprise dit mais ce qui apparaît sur Google. (...)

La génération qui grandit actuellement sur le Net, bien qu'elle n'achète pas tout en ligne, établit ses goûts à partir du réseau. Ces jeunes, en gros les moins de 25 ans, ont la certitude qu'ils peuvent tout trouver grâce au Net. C'est la première génération exposée à une telle richesse culturelle, d'une diversité infinie. Cela va influer sur la façon dont elle s'habille, ce qu'elle mange, les vidéos qu'elle regarde, ses hobbies... En Californie, par exemple, les enfants sont désormais fans de mangas. Pas des mangas américanisés, non, des mangas japonais, et ils apprennent des mots pour les comprendre. Je pense que cette génération sera moins satisfaite que la précédente des produits imaginés pour plaire au plus grand nombre. D'ailleurs, les entreprises de grande consommation l'ont compris et sont en train de cibler ces différentes niches de consommation, l'underground, la culture souterraine."

lundi 30 avril 2007

T'es où? Internet, téléphonie, jeu vidéo. Pratiques des enfants et adolescents

C'est un petit livre qui tient dans la poche avec des mots d'enfants et d'adolescents d'aujourd'hui sur l'Internet, la téléphonie portable et les jeux vidéo ; des phrases issues d'entretiens, de forums sur la santé, prononcées dans des Espaces Publics Numériques (EPN) ou dans des discussions de familles... Des mots qui font réfléchir, naître la discussion comme le décrit l'avant-propos :

"Quelle place les technologies de l'information, de la communication et des loisirs numériques occupent-elles dans notre vie quotidienne ? Qu'en faisons-nous ? Quelle influence ont-elles sur notre pensée, nos façons d'être, nos relations ? En particulier entre générations ? Quelles réponses apportent-elles à nos désirs, à nos peurs ? Comment modifient-elles nos représentations du monde ? Quelles nouvelles questions font-elles émerger ?..."

C'est un petit bouquin qui met à côté de ces témoignages d'adolescents, des phrases en écho de jeunes adultes, animateurs et animatrices d'EPN, enseignants, salariés de l'Information Jeunesse d'Ile-de-France et du CIDJ.

Comme un effet de miroir, Maxence Rifflet, talentueux photographe récemment récompensé aux Rencontres d'Arles fait prendre la pose à ces jeunes dont les expressions sur les nouvelles technologies font sens.

C'est un bel ouvrage. Il est intitulé "T'es Où ?", un recueil supervisé par le Ministère de la Jeunesse, des Sports et de la Vie Associative qui vient de paraître, après un an de travail, et diffusé à 10 000 exemplaires en France dans le Réseau d'Information Jeunesse. Un livre d'Art qui n'est pas vendu mais qui se garde précieusement comme mille et un mots et des milliers de pixels apposés sur ces outils technologiques que les jeunes apprivoisent.

Quelques témoignages tirés de ce livre :

"L'informatique ? On n'a pas appris, on a essayé."
Romain, 14 ans

"Internet, c'est tellement grand que j'ai toujours peur de trouver des choses horribles."
lenaig_ewilan, 14 ans

"La difficulté avec Internet, c'est qu'il faut savoir ce que l'on cherche pour savoir ce que l'on veut."
Alex, 17 ans

"Les parents disent souvent : "Internet, je ne comprends pas bien, mais je l'ai pris pour que mes enfants réussissent à l'école."
Fabrice, 26 ans

"Je fais tout comme avant, sauf que je fais Internet en plus."
Clément, 14 ans

"Je ne me suis jamais engueulée autant qu'avec MSN!"
Hélène, 15 ans

"Pour les accros, des fois, la fille passe après la console ou l'ordi. Et ça, ça craint sérieux."
Dark sly, 18 ans

"Je l'ai inscrit dans un espace numérique labellisé par l'Etat pour qu'il soit protégé par l'Etat."
Sayda, 55 ans

"J'ai peur que quelqu'un sache ce que je cherche sur le Net."
California, 16 ans

"J'aime pas kan lordi beugg."
Boudchou57, 12 ans

"Avec Internet, je suis dans une certaine solitude tout en n'étant pas seule!"
Fiona, 16 ans

Renseignements sur ce livre : Pierre Bressan (pierre.bressan@jeunesse-sports.gouv.fr) ou Pascale Monrozier (pascale.monrozier@jeunesse-sports.gouv.fr).

mardi 30 janvier 2007

Nouvelles technologies et nouvelles formes de violence chez les adolescents

Voici un florilège de citations rapportées par Philomène Bouillon, journaliste à l'Agence France Presse, propos qui ont été tenus dans le cadre d'un colloque à Paris, le mercredi 24 janvier 2007 sur le thème des nouvelles formes de violence chez les adolescents, organisé par la Région Ile-de-France et l'Ecole des parents (cf. dépêche AFP : "Les blogs et l'image, seconde peau des ados assoiffés de sensations fortes") :


"L'identité numérique est devenue aussi importante que l'identité physique chez les adolescents (...) Toutes sortes de violences sont exprimées sur ces blogs, mais nous faisons de la modération et de la prévention"
dit Pierre Bellanger, président fondateur de Skyrock et de Skyblog.


"Les blogs sont un outil de créativité impressionnant. Notre société est de plus en plus de l'ordre du visible et le blog est une forme d'exhibitionnisme (...) L'adolescent a besoin d'exercer la violence par l'image, auparavant on caricaturait l'image du prof sur le tableau" déclare Michael Stora, psychologue et psychanalyste dans un centre médico-psychologique à Pantin (Seine-Saint-Denis) et créateur d'un "atelier blog" à la maison des adolescents à l'hôpital Avicenne à Bobigny.


"(Les nouvelles technologies) changent notre rapport à la violence dans l'éducation (comme le happy slapping ou tabassage filmé par téléphone portable) et jouent un rôle très important dans la diffusion de la violence et la banalisation d'un acte cruel" ajoute Yves Montoya, sociologue à Bordeaux II et membre de l'Observatoire international de la violence scolaire.

samedi 27 janvier 2007

Cyberintimidation (tendance 049)

La rubrique tendance, c'est un mot, une expression, un lieu, une chose comme reflet de notre temps, miroir de l'instant ou inscrit dans l'avenir, porteur de sens dans les circonstances dans lequel on le prononce, dans son champ énonciatif et contextuel. Mot, expression à suivre, objet utile ou inutile, lieu en devenir...


Le terme cyberintimidation est né au Québec et semble souvent employé dans le milieu de l'éducation au Canada. Le portail du gouvernement Fédéral Canadien Strategis évoque ce mot et le définit ainsi :

"L’intimidation n’a rien d’agréable pour personne. Maintenant, elle existe même sur Internet. Ceux qui pratiquent la cyberintimidation utilisent des outils de communication modernes (courriel, messagerie instantanée, téléphone cellulaire, bavardoirs, blogues, etc.) pour menacer leurs victimes et les maltraiter tout en racontant des mensonges et en répandant des rumeurs à leur sujet. D’une certaine façon, la cyberintimidation est pire encore que l’intimidation normale parce que tu ne peux y échapper. La cyberintimidation t’atteint par tous les moyens, sans parler des sites web et des blogues qui racontent toutes sortes de choses sur toi. Cyber ou pas, l’intimidation se pratique par des brutes qui ont en fait une faible estime d’eux-mêmes. Ces gens-là veulent se prouver à eux-mêmes en dominant les autres."


Au Canada, on évoque le phénomène lié à la pratique de l'Internet et à l'utilisation d'outils technologiques chez les adolescents comme le souligne l'article "Tasse-toi, ti-gars!" (publié dans l'actualité en décembre 2005) :

"Autant de cas de «cyberintimidation» (de l'anglais cyberbullying ), phénomène dont sont victimes de plus en plus d'adolescents un peu partout dans le monde. Selon une étude de l'Université de Calgary, publiée en mai, un élève de 1re secondaire sur quatre aurait déjà été intimidé de la sorte. Qu'elle se fasse par courriel ou message texte, dans un site Web ou un salon de clavardage, cette forme d'intimidation se propage à la vitesse des ondes.

«La cyberintimidation fait d'autant plus de ravages qu'elle n'est limitée ni dans le temps ni dans l'espace », observe le Canadien Bill Belsey, un des meilleurs experts mondiaux en la matière. Et elle peut entraîner des répercussions graves, allant jusqu'à la dépression, au suicide (des cas ont été signalés aux États-Unis et en Angleterre) et même au meurtre – au Japon, une jeune victime a fini par tuer son cyberagresseur."


CyberAverti.ca cite le cas de Danny, élève en secondaire 3, "Opprimé par la cyberintimidation". Enfin, le Réseau Education-Médias explique comment "Contrer la cyberintimidation".

dimanche 21 janvier 2007

Fracture numérique, développement durable, innovation, utilisation des téléphones mobiles chez les enfants... (brèves citoyennes de clavier)

Pour réfléchir, deux articles à lire dans le magazine Sciences Humaines de février : "Le Développement durable" par Sylvie Brunel, Géographe (apparition, principes, contradictions et applications) et "Les jeunes "guerriers des cités"" par Thomas Sauvadet, Sociologue (enquête au cœur des bandes de jeunes, révélatrice d'un microcosme avec ses liens de solidarités, ses codes mais aussi ses lois implacables).


Fracture numérique : Le Môle de Recherche Breton MARSOUIN révise son positionnement de recherche sur la fracture numérique à l'occasion d'un appel à communications : "Espaces publics & TIC : les TIC sont-elles un outil servant le débat public, et en même temps font-elles l'objet d'un débat sur leur usage qui dépasse la question un peu vaine de la "fracture numérique"?". Dans le bilan du bulletin E-Veille 2005-2006 du Ministère des Services Gouvernementaux du Québec, tout un chapitre sur "l'Inclusion numérique : un défi de taille auquel s'attaquent les gouvernements" (en .pdf).


Tutoriels : "Concevoir un sudoku en Flash" (par Le Journal du Net développeur) ; pour la recherche d'emploi : "Faire aboutir ses candidatures spontanées" (par le Journal du Management) ; dans le milieu professionnel, avec les outils technologiques : "S'organiser pour gagner en efficacité" (toujours par le Journal du Management).


Mobilité : "Comment les enfants britanniques de 6 à 13 ans utilisent le téléphone portable ?", résultat d'une étude de Intuitive Media Research : "69 % des 6-13 ans déclarent, en effet, envoyer des SMS à leurs connaissances. Viennent ensuite la prise de photos, qui représente 58 % des réponses, puis la réalisation de vidéos (43 %). Envoyer des MMS est moins répandu mais touche tout de même 42 % de cette classe d'âges. Enfin, les jeux sur téléphone avec des amis ne rallient que 39 % de l'échantillon."


Innovation : "Knowledge and the diversity of innovation systems: a comparative analysis of European regions", article scientifique de Christophe Carricazeaux et Frédéric Gaschet, Université Bordeaux 4, en .pdf de 44 pages qui analyse la diversité des configurations régionales européennes en termes d'accumulation de connaissance et de performances socio-économiques. L'hypothèse est que les liens dynamiques entre connaissance, innovation et performances sont spécifiques au contexte institutionnel au sein duquel interagissent des agents hétérogènes.


Lieux : Edicom nous informe que le Japon a inauguré ce dimanche le plus vaste musée d'art du monde consacré exclusivement à des expositions temporaires (le Centre national d'art de Tokyo), un espace qui veut incarner l'esprit du "21e siècle", ouvert aux collections du monde entier, aux jeunes talents et aux nouvelles technologies. A Paris, jusqu'à fin mars 2007, la Maison A et le Studio B se visitent au 38 bis rue Hallé, 14e arrondissement ; des maisons intelligentes avec innovations technologiques et écologiques.


Sites internet locaux : nouveau, le blog de Bretteville l'Orgueilleuse (plus de 2000 habitants, dans le Calvados) par le Maire Loïc Cavellec qui témoigne de la vie de la commune et des différents projets. A Faulquemont (5500 habitants, Moselle), ce sont les agents qui alimentent le site Internet de la commune selon leur domaine de compétences et ils apprécient l'interactivité du système (article de la Gazette des Communes du 22 janvier 2007).

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