Jean-Luc Raymond

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jeudi 28 décembre 2006

Recherche d'emploi via RSS, l'euphorie de l'e-administration qui retombe en France, nous et les Mass media... (brèves citoyennes de clavier)

Très intéressant et novateur, un article qui porte à l'action par Martin Jacques sur son blog Brouehaha : "Pour une recherche d'emploi à l'aide de RSS" avec une amorce de méthodologie : "En bref, création d'un courriel Gmail pour s'incrire aux sites d'offres d'emplois. Création de requêtes RSS pour les autres sites. Transfert des courriels de Gmail dans le lecteur de fils RSS et donc un seul endroit pour consulter toutes les offres, le lecteur de fils RSS."


L'euphorie autour de l'e-administration est-elle en train de retomber en France ? Comme le souligne Christian Bensi dans son article "Les Français et l'administration électronique en 2006" : "Les raisons qui freinent l'usage d'Internet pour effectuer des démarches administratives y sont abordées. L'absence de contact direct avec une personne, premier handicap traditionnellement cité, ne concerne plus que 18 % des internautes mais reste en tête. Les internautes sont moins anxieux face aux risques de piratage mais cela reste un frein pour 17 % des personnes interrogées. 16 % citent le manque de connaissance relative aux démarches qu’il est possible d’effectuer par le biais des sites d'e-administration. Les risques d’erreur sont cités par 14 % des internautes. La présentation des démarches au sein des sites est qualifiée de peu claire par 6 % des personnes interrogées."


Web 2.0 : Dossier "Médias/ Mondial: L'avenir du Web 2.0" chez EuroTopics en date du 27 décembre 2006 avec revue de Presse de différents journaux en Europe sur cette thématique ; FauxPhoto est une application en ligne de retouches d'images ; MailEmotion pour envoyer un email vidéo simplement en utilisant, par exemple, une webcam.


Didactique : "10 recommandations pour se protéger d'une attaque pirate sur Internet" (relayées par Didier Rossignol Francini d'AOL), différentes options pour faire soi-même son propre calendrier 2007 (par José Luis Orihuela) ; Imagination At Work permet de dessiner en ligne (seul ou à plusieurs), de sauvegarder son dessin et de l'envoyer à une personne ; la Ville de Brest avec l'Espace Culture Multimédia du Fourneau organise 2 sessions d'initiation "Captation et traitement du son" (en janvier et en février) : "s'adressant aux animateurs multimédia et une autre pour les publics "moins à l'aise" d'une journée".


Un bureau virtuel avec Backpack. Explication de Lyonel Kaufmann : "Est-il un rassembleur d'idées ? un bloc-note ? un sac à dos numérique ? un éditeur de sites web ? En tout cas, il offre une forme d'application vraiment nouvelle par ses petites spécificités. Il a été conçu pour vous aider à gérer votre quotidien et vous propose des fonctionnalités collaboratives permettant à plusieurs personnes de travailler sur le même document pour autant que le créateur de celui-ci vous y invite et autorise".


Le Cyberespace de l'Agora (Association Emmaüs, 32 rue des Bourdonnais) organise une journée portes ouvertes le mercredi 17 janvier 2007 de 9h30 à 17h. Bénévoles et usagers seront sur place pour répondre à vos questions sur cet Espace Public Numérique situé dans le plus important centre d'accueil de jour de SDF à Paris.


Economique : La Poste recompose son offre car elle souffre et profite tout à la fois d'Internet (L'Expansion, 21 décembre 2006) ; Rueducommerce.com innove en proposant d'ajouter des séquences vidéo aux petites annonces gratuites diffusées sur son site (via Génération-NT).


Pour réfléchir : "Mass media vs nous les médias", article de François-Bernard Huyghe sur la cohabitation des "vieux" mass media fonctionnant suivant une logique industrielle (un vers tous, contenu standardisé...) avec les médias numériques à la portée de chacun ; à relire "La Société du Spectacle" de Guy Debord

mercredi 27 décembre 2006

Autorité informationnelle (tendance 033)

Nouvelle rubrique : tendance. Un mot, une expression, un lieu, une chose comme reflet de notre temps, miroir de l'instant ou inscrit dans l'avenir, porteur de sens dans les circonstances dans lequel on le prononce, dans son champ énonciatif et contextuel. Mot, expression à suivre, objet utile ou inutile, lieu en devenir...


L'autorité informationnelle est un concept de l'univers documentaire du Web. Dans un article scientifique intitulé "Construction de l'autorité informationnelle sur le web" (11 pages, à télécharger ici en .pdf), la chercheuse Evelyne Broudoux examine ce concept au regard de plusieurs contextes de médiation d'un document numérique (sphère privée, sphère collective et sphère publique) avec des critères :

"l'autorité énonciative personnelle s'appuyant sur l'auteur et sa notoriété, l'autorité de groupe ou institutionnelle triant et établissant les conditions de la confiance en la fiabilité des informations, l'autorité du contenu concernant le document lui-même, son genre et sa qualité, et enfin l'autorité du support qui fixe les frontières matérielles du document."


La notion d'autorité informationnelle est l'un des repères majeurs de notre temps pour mieux situer notre rapport  à l'information, au savoir, à la transmission du savoir, voire à la notion de compétences. L'autorité informationnelle change dans le contexte numérique : "Le changement de support dû au passage au numérique remet en question les "autorités" sur lesquelles étaient basées l'attribution de confiance, la vérification et la légitimation de l'information."


Dans ces travaux de septembre 2004 à juin 2005 , l'atelier-auteur du groupe de travail de recherche RTP-DOC, Programme Société de l'Information (CNRS) délivre une acception de l'autorité informationnelle dans un document de 98 pages (téléchargeable ici en .pdf) : "Documents et contenu : création, indexation, navigation"  :

"Autorité informationnelle (proposition de définition)
- Enonciative (personnelle)
- Institutionnelle (éditeur vérifie la fiabilité des informations)
- Documentaire (type et qualité du document)
- Enoncé (contenu du document)".

mardi 26 décembre 2006

Wifi communautaire à Blanquefort, ARTE Radio qui fait des émules, site Internet L'Ecole Ensemble... (brèves citoyennes de clavier)

La municipalité de Blanquefort (15 000 habitants) a décidé d'une voie originale et citoyenne pour partager les accès à Internet des citoyens : délivrer un routeur Wifi Fon aux foyers qui le souhaitent. Coût de l'opération : 20 000 euros soit un faible investissement au regard d'une infrastructure Wifi habituelle pour couvrir toute une ville. ZDnet délivre des explications sur cette opération décidée par Vincent Feltesse, Maire de Blanquefort : "Blanquefort couvre son territoire en haut débit grâce au Wi-Fi communautaire". "Le partenariat entre Fon et la commune de Gironde ne devrait pas rester un cas isolé. "Nous sommes en discussion avec trois autres villes françaises ayant le même profil, entre 15.000 et 20.000 habitants", nous confie Jean-Bernard Magescas, responsable de Fon en France."


"Le modèle d'ARTE Radio fait des émules" signale le quotidien Le Monde dans un article de Macha Séry. Cette station de radio 100% internet née il y a quelques années, est atypique car sans publicité, axée sur les sons, proposant des reportages aux formats courts... Et avec un auditoire fidèle. "Cette curiosité s'explique par le modèle atypique inventé par Arteradio.com. Avec 400 000 visiteurs par mois en moyenne, dont 90 000 abonnés au podcast, Arte Radio a été pionnière en offrant la possibilité de télécharger par Internet les nouveautés hebdomadaires de son magazine audio qui paraît chaque mercredi."


Serge Soudoplatoff (ex-France Telecom, direction de l'innovation) publie un article passionnant sur AgoraVox : "Forums sur Internet et participation collaborative" qui explicite la richesse et l'expression massive des échanges sur les forums de discussion en France. "Le forum de discussion est la forme première et puissante d'expression d'une intelligence collective, et un puissant lieu d'émergence d'opinions. Internet a renforcé cette caractéristique, et quelques analyses qualitatives et quantitatives de ces forums montrent que les internautes ne s'y sont pas trompés" (...) "Si l'on analyse ces forums selon les valeurs du Web 2.0 alors ils sont, bien plus que les blogs, encore bien plus que les études de marchés, d'extraordinaires lieux d'émergence de formes et d'opinions."


Excellente initiative de l'UNAPEI avec la mise en ligne du site Internet Lecole-ensemble.org et un DVD offert aux enseignants et étudiants en IUFM pour faire mieux comprendre la scolarisation des enfants handicapés. "Ce DVD propose des ressources pédagogiques, ludiques et animées adaptées aux divers programmes des cycles du primaire et diffusables sur un téléviseur afin d’organiser des séances de travail collectives. Le DVD s'adresse aux enfants de tous âges avec des thèmes comme la différence, le civisme, la tolérance, le développement durable, la génétique, etc. Animations, reportages et interviews, fiches d’information et ressources pédagogiques... pour travailler avec les élèves de façon ludique."


Sur le portail Menara : "Nouli Ahmed Amine: dessiner autrement", reportage étonnant sur Amine, un adolescent handicapé de 13 ans au Maroc qui utilise l'ordinateur en manipulant la souris avec son pied gauche. Créatif, il fait des dessins sur ordinateur. "Amine vient de terminer le dessin de sa première bande dessinée : Niâma et l'ours. Amine aimerait bien trouver des sponsors pour étudier avec lui la possibilité de publier sa première bande dessinée."

Correcteurs orthographiques en ligne (tendance 032)

Nouvelle rubrique : tendance. Un mot, une expression, un lieu, une chose comme reflet de notre temps, miroir de l'instant ou inscrit dans l'avenir, porteur de sens dans les circonstances dans lequel on le prononce, dans son champ énonciatif et contextuel. Mot, expression à suivre, objet utile ou inutile, lieu en devenir...


Ils sont là pour faciliter la vie de l'internaute perdus dans les méandres des fautes d'orthographe qui pullulent sur Internet. Les correcteurs orthographiques en ligne ont tendance à se multiplier. En insérant du texte dans un champ ou par un simple copier-coller, ils permettent de vérifier l'orthographe ou la grammaire d'une phrase ou d'un paragraphe avant d'envoyer un courrier électronique ou de rédiger un article. On compte plusieurs correcteurs orthographiques en ligne pour la langue française en utilisation gratuite.


Dans la tendance Web 2.0 (ou nouveau Web), Orangoo Spell Check propose une vérificateur orthographique en ligne plutôt performant avec des suggestions de remplacement. 28 langues sont disponibles : français, anglais, italien, portugais, roumain, suédois, etc., ce qui en fait un outil très complet.


Le Patron est un service en ligne d'aide à la rédaction créé par l'Université de l'Alberta au Canada. C'est un outil conçu pour apprendre le Français Langue Etrangère ; il "permet d'identifier des fautes d'orthographe et de grammaire que l'on trouve fréquemment dans les travaux écrits des apprenants de français langue seconde. "Le Patron" offre des explications claires qui mènent son utilisateur à être un participant actif au processus de correction et de révision."


Charles Müller, linguiste et professeur émérite (à la retraite) à l'Université de Strasbourg a inventé Orthonet, un vérificateur d'orthographe sur la base d'un lexique de 25 000 mots avec des fiches explicatives. Orthonet est aussi un site de référence où l'aide humaine n'est pas négligée : des linguistes répondent aux questions et de nombreuses pages sont consacrées à l'orthographe nouvelle, à la grammaire...

lundi 25 décembre 2006

Envie d'entreprendre, un espace collectif de partage de conseils et de compétences pour la création d'entreprise ou création d'activités

La création d'entreprise ou création d'activité est une aventure où l'isolement est la principale difficulté et les conseils sont les bienvenus. Partant du constat que l'échange d'informations et de compétences est une plus-value essentielle dans l'entrepreneuriat, des femmes et des hommes qui vivent le développement d'une activité partagent sur le blog collectif et coopératif Envie d'Entreprendre leurs fiches conseils sous forme de vécu (dans les catégories : création/reprise d'entreprise, recrutement, management de personnel/d'équipe, marketing, publicité, commercial, le télétravail, la bourse, la franchise, l’expatriation, entreprendre au féminin, la finance, relation avec sa banque...).

Une expérience intéressante qui réunit des dizaines de contributeurs vécu comme un espace citoyen, participatif et solidaire où les expériences des uns nourrissent celles des autres avec des chroniqueurs permanents et contributeurs associés ; un vrai partage de connaissances concernant le milieu de l'entreprise et de l'économie.

dimanche 24 décembre 2006

AMETIST, nouvelle revue scientifique française sur les Technologies de l'Information et de la Communication

A noter dans la hotte des cadeaux de cette fin d'année, une excellente nouvelle relevée par Maël Le Hir : la naissance d'une revue scientifique française sur les Technologies de l'Information et de la Communication. Elle porte le nom d'AMETIST comme Appropriation, Mutualisation, Expérimentations des Technologies de l'Information Scientifique et Technique, et à été créée à l'initiative de l'INIST (Institut de l'Information Scientifique et Technique, CNRS).

"Elle souhaite accueillir dans ses pages des contributions originales et inédites, proposées par des chercheurs et spécialistes de l'IST, mais aussi par des chercheurs d'autres communautés scientifiques qui portent un intérêt particulier à la question de la communication scientifique et qui trouveront là une tribune où témoigner de leurs pratiques, de leurs dispositifs ou de leur organisation et de leurs réflexions."


Sylvie Lainé-Cluzel pose aussi la question de la légitimité de la revue scientifique face au "magma informationnel" ambiant :

"L'abondance technologique peut d’ailleurs contribuer au vertige et à la sensation d'éparpillement. Il ne suffit pas de connaître la technique pour se l'approprier, c'est-à-dire l'utiliser efficacement. Il ne suffit pas de connaître les flux RSS, les podcasts et autres folksonomies pour surveiller l'évolution d’un champ scientifique, comme il ne suffit pas de participer à un blog collaboratif ou de tenir à jour son site pour avoir une activité de production scientifique légitimée."


Chaque numéro d'AMETIST paraîtra sous un forme papier et Web avec des compléments sur Internet. Le numéro 0 qui vient de paraître est téléchargeable en .pdf et est également consultable en ligne. Le numéro 1 est prévu pour le printemps 2007.


Au sommaire du numéro 0:

"Partie 1 (Appropriation : besoins, conditions)
- Sylvie Lainé-Cruzel : "Appropriation, mutualisation, expérimentations des technologies de l'information scientifique et technique"
- Carl Lagoze, Dean B. Krafft, Sandy Payette et Susan Jesuroga : "Qu'est-ce qu'une bibliothèque numérique, au juste ? Au-delà des fonctions recherche et accès dans la National Science Digital Library".

Partie 2 (Capitalisation et mutualisation)
- Claude Chrisment, Françoise Genova, Nathalie Hernandez et Josiane Mothe : "D'un thesaurus vers une ontologie de domaine pour l’exploration d'un corpus".

Partie 3 (Coups de flash)
- Françoise Grandjean, Guillaume Moureaux et Michel Servais : "Développement de la Veille à l'INRS : Approches et Retours d'Expériences"
- José M. Barrueco, Julia Osca-Lluch, Thomas Krichel, Pedro Blesa, Elena Velasco et Leonardo Salom : "INCISO : Elaboration automatique d'un index de citations des revues espagnoles en sciences sociales".

Partie 4 (ARTIST, un lieu d'expérimentation)
- Jacques Ducloy, Patricia Gautier, Magali Rasolomanana, Clotilde Roussel, Djamila Safa et Pierre Wirtz
"A propos du numéro zéro d'AMETIST : rapport sur une expérience d'appropriation"."


En France, il existe peu de revues scientifiques papier consacrées aux Technologies de l'Information et de la Communication : signalons Réseaux (éditée par Hermès avec la collaboration de France Telecom Recherche & Développement) et Terminal (aux Editions L'Harmattan).

Offrir un zébu à Madagascar, un cadeau solidaire... Internet crée du lien

L'entreprise Zebu Overseas Board vous propose d'investir à Madagascar dans un zébu. Pour 300 Euros, le zébu est mis à disposition d'une famille malgache, en location-vente, qui l'utilise au quotidien comme animal d'élevage ("pour produire du lait, labourer sa terre, engendrer des veaux ou tirer une charrette et produire du fumier naturel").


Au terme de deux ou trois années de remboursements mensuels, le paysan devient à son tour le propriétaire de l'animal et votre capital est alors réinvesti dans d'autres projets de développement agricole à Madagascar. Le Zebu Overseas Board applique le principe du micro-crédit. Internet joue un vrai rôle dans cette aventure solidaire : chaque investisseur peut voir son animal en photo sur l'espace privé de Zebu Overseas Board et avoir des nouvelles de la famille qui s'en occupe. Une action solidaire d'investissement local qui destinée directement à une population qui en a besoin. Plus de renseignements sur le site Internet Zebu Overseas Board.

jeudi 21 décembre 2006

René Trégouët, la révolution numérique portable devient planétaire

Dans l'éditorial de sa lettre d'information hebdomadaire ART Flash (du 15 au 21 décembre 2006), le sénateur honoraire René Trégouët parle de "La Révolution numérique planétaire" en portant son regard sur le nouveau rapport de l'Union Internationale des Télécommunications "Internet Report 2006 : Digital.Life" et en particulier sur la croissance exponentielle de l'équipement et des infrastructures de téléphonie mobile et à la mutation numérique mondiale ; extrait :

"Les réseaux à large bande touchent à présent près de 300 millions d’utilisateurs -un terrien sur 20-, dont 61 millions sont reliés à des réseaux mobiles.

Le rapport appelle à la prudence en ce qui concerne l’entrée dans les "modes de vie numériques". Pour Lara Srivastava, les individus sont de plus en plus pris dans le flux de connaissances et d’informations généré par les réseaux électroniques mondiaux et il existe un risque réel de perte de contrôle par les citoyens de cet océan d’informations. Lara Srivastava souligne aussi à quel point la montée en puissance des nouveaux modes d’expression et de communication numériques, "chats", blogs, forums, est en train de brouiller les frontières entre la vie publique et privée, temps de travail et temps personnel, monde réel et monde virtuel, comme le montre l’incroyable succès du "Monde 2", un univers virtuel si attractif que certains y passent plus de 80 heures par semaine !

Il ne fait aucun doute que cette mutation numérique mondiale va continuer à s’accélérer et va conduire, d’ici 10 ans, à l’émergence d’un monde radicalement nouveau, multidimensionnel, polycentrique et profondément déstabilisant, sur le plan psychologique, culturel et social, pour tous ceux qui n’auront pas pu ou pas voulu s’y préparer. Le grand défi de cette prochaine décennie va donc être de donner un sens social, culturel, cognitif et éthique à cette prodigieuse révolution technologique afin de l’humaniser et de la mettre au service du plus grand nombre. Si nous ne parvenons pas à relever ce défi de civilisation, nous risquons d’avoir à faire face à des fragmentations et des replis communautaires et culturels de plus en plus dangereux et un accroissement des inégalités sociales et cognitives qui ne pourront qu’alimenter la violence et l’instabilité du monde."

Veilleur du Web (tendance 028)

Nouvelle rubrique : tendance. Un mot, une expression, un lieu, une chose comme reflet de notre temps, miroir de l'instant ou inscrit dans l'avenir, porteur de sens dans les circonstances dans lequel on le prononce, dans son champ énonciatif et contextuel. Mot, expression à suivre, objet utile ou inutile, lieu en devenir...


Dans un article du quotidien Les Echos du 20 décembre (cahier Innovations), on parle d'une fonction relativement nouvelle au sein de l'entreprise ou reconnue comme telle, le "veilleur du Web" : "Ecouter la rumeur pour anticiper la crise" :

"On les appelle "les veilleurs du Web". Ils travaillent seuls ou en équipe au sein du département veille de l'entreprise. Leur mission ? Ecouter les rumeurs qui circulent sur les blogs, podcasts et autres forums de discussion pour repérer les signaux faibles et alerter le dirigeant. Aucun bruit de fond ne doit échapper à leur vigilance : ressenti d'un internaute sur un nouveau produit ou sur les effets secondaires d'un médicament, atteinte à l'image de marque, commentaire d'un concurrent... Tout contenu en ligne peut revêtir une dimension stratégique. "Une crise peut mettre du temps à éclater, mais écouter la musique d'ambiance qui se joue sur le Net permet d'identifier les signes précurseurs", déclare Pierre-Antoine Lorenzi, PDG de Serenus Conseil, cabinet spécialisé en management des risques.

"La blogosphère agit comme une cage de résonance. Une crise peut se produire à n'importe quel moment, partout dans le monde. Il faut pouvoir écouter les rumeurs, fédérer les sources d'information et sélectionner celles qui sont les plus pertinentes", insiste Aline Duru, responsable du département veille chez Total. Le groupe travaille avec une équipe de quatre veilleurs et réfléchit actuellement à une approche globalisée de la veille."


On retrouve toutefois l'expression "veilleur du web", il y a presque 10 ans, le 6 mars 1997, dans un papier de L'Expansion : "Les petits malins d'Internet. Ils font fortune avec peu d'argent et beaucoup d'idées". Comme quoi, cette fonction à la croisée du marketig et de la communication n'est pas nouvelle :

"Jean-Christophe Beau, veilleur du Web, www.a-media.com (site non disponible)

Il a attrapé le virus d'Internet chez Peugeot, en initiant la présence du constructeur sur le Web. En janvier 1996, Jean-Christophe Beau refuse poliment une promotion et part créer sa société à Lyon, Média Track, "un compromis entre la veille technologique et la pige publicitaire", explique-t-il. Son équipe de neuf personnes passe toutes ses journées à surfer sur le Web, traquant les nouvelles relatives au secteur automobile. Ses clients ont pour nom Peugeot, Opel, et bientôt Renault, BMW, Mercedes et Ford. Tous doivent se plier à cette règle d'airain : Jamais de papier. Les rapports hebdomadaires sont accessibles sur le Web pour les abonnés "équipés" d'un mot de passe. Il en coûte à l'utilisateur de 7 000 (pour le rapport simple) à 30 000 francs (pour un dossier très complet) par mois.

Média Track travaille également à la demande, comme pour L'Oréal, qui souhaitait comprendre les enjeux du secteur cosmétique sur Internet. La société bâtit même des plans média en ligne afin d'aider les entreprises à augmenter le trafic sur leur site Web. Elle se charge d'inscrire le site sur des moteurs de recherche efficaces et de placer les bandeaux publicitaires aux bons endroits sur Internet."

mercredi 20 décembre 2006

Ego-navigation (tendance 027)

Nouvelle rubrique : tendance. Un mot, une expression, un lieu, une chose comme reflet de notre temps, miroir de l'instant ou inscrit dans l'avenir, porteur de sens dans les circonstances dans lequel on le prononce, dans son champ énonciatif et contextuel. Mot, expression à suivre, objet utile ou inutile, lieu en devenir...


Un phénomène se développe avec les connexions permanentes à Internet (ADSL, Wifi, cable...). Il s'agit de l'ego-navigation ou "egosurfing" en anglais), l'un des phénomènes de désordre psychologique lié à l'Internet décrit par Christian Leduc dans un article du 19 décembre 2006 pour Branchez-Vous : "Etes-vous dépendant à Internet ?" :

"Parmi les dépendances recensées dans le texte à saveur humoristique du magazine britannique se retrouve en premier lieu l'«ego-navigation» : lorsque vous effectuez constamment des recherches dans Google sur votre personne pour s'assurer de votre réputation sur le Web. Si vous extrapolez ensuite vos recherches sur vos amis, vos collègues ou votre ancienne flamme, vous faites alors du «voyeurisme grâce à Google», constate le New Scientist."


Branchez-Vous fait référence à un papier de Richard Fischer pour New Scientist de décembre 2006 qui décrit des phénomènes de dépendance à l'Internet et donne la parole à des chercheurs sur ce thème : "Just Can't Get Enough".
Ces "maladies modernes" sont liées à l'utilisation de moteurs de recherches, de lecteurs mp3, de logiciels et de plateformes de réseaux sociaux ou dites "Web 2.0" :

"Blog streaking, Cheesepodding, Crackberry, Cyberchondria, Egosurfing, Infornography, You Tube narcissism, Google-stalking, MySpace impersonation, Powerpointlessness, Wikipediholism Excessive."

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