Jean-Luc Raymond

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dimanche 14 décembre 2008

Formation Twitter et microblogging

Formation Twitter et microblogging en Belgique

Si vous vous intéressez à Twitter et au microblogging, je coordonne nouvellement une formation gratuite sur ce thème, le 17 décembre 2008 (de 9h à 17h) dans les locaux de Technofutur TIC (Gosselies, Belgique) : “Créer et animer un Twitter et microblog en mode interactif : Communiquer en ciblant et diffuser de l’information avec une plus-value” auquel peuvent s’inscrire les Espaces Publics Numériques et les habitants en Belgique.

En fin d'article, vous trouverez le descriptif de formation. N'hésitez pas à vous inscrire à cette adresse.

Formation Twitter et microblogging

Mon offre de formation Twitter et microblogging est également disponible en France en inter ou en intra.

Gestion de projets et coaching Twitter et microblogging

Mes compétences concernent également la gestion de projet et le coaching Twitter et microblogging.

En août et septembre 2008, je suis intervenu pour le compte d'une Organisation Non Gouvernementale internationale à Bruxelles (Belgique) en gestion de projet : Création, animation et gestion d'un Twitter de communication et d'échanges sur les activités grand public de l'ONG. Résultat en 75 jours : Création d'une communauté en ligne active de 500 internautes autour de cet espace Web Twitter.

Formation Twitter et microblogging : "Créer et animer un microblog en mode interactif : Communiquer en ciblant et diffuser de l'information avec une plus-value"

Présentation

Au début des années 2000, le blog a révolutionné le Web. Aujourd’hui, le microblogging suit le même chemin. Nouvel outil en devenir, le microblog permet de communiquer avec des articles de moins de 150 caractères (via le Web, la messagerie instantanée et les SMS) et est déjà utilisé dans le monde par plus de 5 millions de personnes… Une croissance exponentielle ! Entreprises, associations, médias et services publics investissent les services de microblogging et inventent des usages jour après jour.

Les microblogs sont de nouveaux types blogs à messages courts (moins de 150 caractères) permettant :

  • de formaliser des usages d'indication de présence (informer de ses activités en cours),
  • de communiquer au sein de groupes formels ou informels de personnes,
  • de rester en contact et d'échanger avec des relations professionnelles, et de cultiver son réseau,
  • de publier des notes rapides et d'indiquer des liens intéressants…

Public

Toute personne ayant à créer un microblog dans le contexte d'une entreprise ou d'une organisation.

Prérequis
 
Utilisation courante de fonctions de base sur Windows XP ou Vista, d'un navigateur Internet, d'un moteur de recherche, d'un client de messagerie ou outil de courrier électronique et du traitement de texte.
 
Contenu

Objectifs pédagogiques :

Connaître l'univers et les potentialités des outils de microblogging en communication et marketing. Créer et gérer un microblog au quotidien. Savoir utiliser des outils complémentaires aux microblogs pour ajouter un plus à son projet Web et/ou mobile Web.

Contenu du stage :

Les microblogs : Pourquoi faire dans un contexte d'entreprise ? Les choix techniques

  • Les basiques du microblogging : articles courts, canaux de distribution/diffusion et de réception de l'information (Web, RSS, messagerie instantanée, SMS, Web mobile), flux continu, la notion de multi-applicatif (blogs, réseaux sociaux, RSS),        
  • Panorama, fonctionnalités et comparatif des outils existants : Twitter, Pownce, Jaiku, Plurk...       
  • Usages phares des microblogs en mode projet, information/communication, veille/intelligence économique, marketing, systèmes d'alerte.


Création et gestion d'un microblog :

  • Création et gestion d'un microblog sur Twitter : mise en page et importance de l'avatar, paramètrage, apprentissage des spécificités de l'écriture microblog,    
  • Les multiples modes de partage, de communication, d'interaction et d'échanges avec les microblogueurs,     
  • La netiquette du microblogging : règles d'usage et modes de socialisation,    
  • Usages en mode collectif et capitalisation de l'information : l'agrégation de contenu.


Les plus du microblogging

  • Utilisation des clients légers Web et plug-in de navigateurs pour optimiser son utilisation du microblogging,    
  • Outils spécialisés microblogs : moteurs de recherche, géolocalisation,    
  • Rôle et utilisation des API (interfaces de programmation) et des mashups pour des fonctionnalités additionnelles au microblogging, 
  • Les tendances émergentes techniques du microblogging : agrégateurs de microblogs, microblogging vidéo, microblogs marque-pages...   
  • Utilisations innovantes des microblogs : microcommunication et microjournalisme, micromarketing, créativité et microapprentissage.

Twitter et microblogging : reconstruire des histoires et donc du sens

Dans son édition du samedi 13 décembre, Le Monde consacre un quart de page à la chronique hebdomadaire "Storytelling" de Christian Salmon (écrivain et chercheur) du nom de son essai best seller paru chez La Découverte en 2007 et désormais disponible en poche, toujours chez La Découverte.

Thème de ce nouvel épisode made in Christian Salmon : "L"histoire vouée à la casse ?" et plus exactement : l'adaptation des formats classiques de la narration aux nouveaux médias, à Internet et à l'hypercommunication... et la disparition des histoires.

L'avenir est-il aux microrécits ?

A la lecture de cette chronique, Christian Salmon explique que la narration est partiellement remise en cause par les outils multimédia et son utilisation et des microrécits (de l'ère Twitter ?) :

"Après la fin du star-system tant de fois annoncée, c'est une autre composante de son succès qui serait vouée à la casse : la "story". La bonne vieille histoire, avec un début un milieu et une fin, sans laquelle il n'y aurait tout simplement pas de cinéma hollywoodien.

(...)

Ce modèle d'écriture et de transmission des récits serait sérieusement en danger, menacé par l'explosion de la communication numérique, l'apparition de médias interactifs (téléphones, iPhones, micro-ordinateurs), la multiplication d'univers immersifs nouveaux (jeux vidéo, Second Life, "reality shows"...) et l'apparition de nouveaux formats de narration (hypertextes, multimédias).

L'audience se détournerait de plus en plus des longs tunnels narratifs de la production hollywoodienne pour se consacrer à d'autres formes et supports de lectures et d'écritures, comme les écrans et les téléphones portables. La capacité d'Hollywood à raconter une histoire serait progressivement grignotée par l'expansion des messages et des microrécits dans la médiasphère. Le récit traditionnel avec suspense, conflit et résolution serait en passe d'être noyé dans le bruit universel et le désordre visuel. Une nouvelle version de la fable du lion hollywoodien mis en échec par les moustiques de la Toile. "J'ai même vu un écran plasma au-dessus d'un urinoir", a déclaré le producteur Peter Guber (Midnight Express, The Color Purple, Rain Man, Batman...) qui donne à l'université de Californie un cours intitulé "Naviguer dans un monde narratif"..."

"Reconstruire" du narratif

La micro-écriture (phrases courtes et cadencées par le temps) offre en effet une autre rythmique aux récits. Celle-ci est témoignage (de par l'instantanéité), se veut un fil continu (dont il est difficile de relier les phrases parce que les outils s'inscrivent dans un flux qui est également un bruit) et interroge immédiatement l'autre (le locuteur - interlocuteur). C'est donc la forme narrative traditionnelle qui est froissée et élaguée.

Reconstruire des histoires... Si l'on y regarde, les services connexes développés pour Twitter (ou plateformes de microblogging similaires) tentent de reconstruire des histoires autour d'un flux échevelé (les groupes chez Twitter Groups, les indices de popularité, les sujets d'actualité chez TweeTag, les photos à partager chez Twitpic, la géolocalisation chez BrightKite...).

Ne pas rester confiné dans un bruit permanent est un enjeu tout comme reconstruire du sens qui ne soit pas uniquement synonyme de visibilité ou d'attention permanente.

dimanche 17 février 2008

Twitter, du microblogging aux micromédias

La vague des micro

Microlearning, micromédias, microblogs, microcélébrités, microédition, microformats… Le début de l’année 2008 est marqué par l’ascension du «micro » acoquiné à toutes les sauces. Alors que le macro est forcément impersonnel (vécu comme un tourbillon de la mondialisation), l’individu Internet noyé parmi des millions d’utilisateurs, le micro ne personnalise pas, il construit un univers d’un à un autre, d’un à d’autres, dans une relation « one-to-many » plongée dans une quête de sens et à la recherche d’un entre-soi formalisé. D’aubes annoncées en révolutions incertaines, les Second Life et autres Facebook sont renvoyés dans leurs gonds par des médias traditionnels cherchant leur nouvelle coqueluche technologique.

Le Deuxième Monde cherche un nouveau souffle

Exit des médias traditionnels : l’univers virtuel Second Life, miroir aux alouettes célébré un temps par le marketing comme un nouveau Deuxième Monde. Il préfigure sans doute des "metaverses" davantage participatifs et ergonomiques dans un esprit « ouvert » où les « worlds » se combinent plus qu’ils ne s’excluent et qu’ils n’excluent, où les soucis de connexion ne sont plus légion et où la compatibilité matérielle nécessite un commun minimum abordable. Second Life peine à devenir « mainstream » et donc à toucher le grand public.

"Poker" : "Tu es là ?"

Exit des médias traditionnels, peu à peu : Facebook, monde de l’Internet fermé, boum du deuxième semestre 2007 où l’identité numérique devient le cœur d’un service codifiant et qualifiant une publicité hyper-personnalisée. Cet internet de groupes où le « poke » se substitue au « hug », phagocyte le temps, sacralise à son maximum l’ami de mon ami dans un effet paroxystique où la nuée d’applications forme un univers avec une clé où l’appartenance permet d’ouvrir la porte de la connexion et de l’interaction. Sans cette clé, point de salut. Facebook gère l’existence et l'organise. Facebook signifie la présence. Existence et présence se confondent.

Twitter : remise en cause de l’outil et vie ritualisée en 140 caractères

A l’intersection du courrier électronique (email) et de la messagerie instantanée (IM), Evan Williams et son équipe ont réinventé la simplicité qui avait concouru au succès de l’adoption de la solution de blogs Blogger. Concevoir un outil ergonomique, facile à prendre en main, mu par un champ des possibles d’utilisations non définies. Twitter, c’est gazouiller et derrière le leitmotiv du cadre perpétuel à remplir « Qu’êtes-vous en train de faire ? » (« What are you doing ? ») en 140 caractères, se joue d’abord l’effet transgressif de ne pas répondre à la question, de braconner invariablement pour lancer des bouteilles à la mer, témoigner, informer, alerter, annoter, saisir l’inattendu, créer en mots...

Avec Twitter, c’est la remise en cause même de l’outil qui se manifeste. Etre prévenu par email, messagerie instantanée et par SMS en fait une machine douée d’ubiquité plongée dans le désir d’un monde occidental où la connexion à l’Internet se veut et se proclame permanente, non finie, sans frontière avouée. Sur Twitter, l’ultime barrière temporelle des fuseaux horaires n’existe plus. La « public timeline » (ligne du temps) est un flux cyclique, une humeur médiatique évènementielle et une garantie émotionnelle voguant sur les « marronniers » circonstanciés des saisons (Nouvel An, Soldes, Saint-Valentin, vacances) ; un univers de vie ritualisé.

Les sur-outils dévorent Twitter

Le nombre d’applications périphériques adjointes à Twitter ne cesse d’augmenter. Géolocalisation, popularité, audience (par followers), discussions à capitaliser, tendances sémantiques, modes d’alimentation de tweets… Invariablement, l’outil Twitter se laisse dévorer par ces modules. Hybride dans ses basiques, dépouillé dans son interface, Twitter est en outre d’une insatisfaction permanente : saturation de bande passante de la plateforme, réception plus ou moins aléatoire des SMS, implémentation minimale en interne de nouvelles fonctionnalités, utilisateurs toujours en quête d’un mieux.

Twitter est un outil de l’économie du désir qui vit de l’économie de la contribution tout en fixant l’attention. Son écosystème montre une instabilité certaine, épicentre d’un mouvement où l’on peut tour à tour renforcer sa tour d’ivoire en une solitude voulue et ou vécue, interagir en groupes établis ou naissants, composer des discussions s’évaporant quasi-instantanément, esquissant des traces censées indélébiles dans des moteurs de recherche…

Twitter, la micro-célébrité par la particularité

Avec Twitter, la célébrité est micro tout comme l’expertise emprunte des niches de sujets, préoccupations et thématiques qui poussent à la bribe de sens ou de synthèse, au dialogue contemplé ou à l’échange en interlocution. Outil « inter- » par nature et ambivalent par les sens qu’il peut construire et signifier, Twitter signifie dans l’utilisation propre non induite qu’en font les individus mêlée au devenir des 140 caractères alignés en mots.

Sur Twitter : la flexibilité de l’objet numérique

"Si son évolution actuelle se poursuit, Twitter s’engage potentiellement sur un chemin qui le conduit de son état initial de simple outil de communication à celui de puissante plateforme de gestion de présence, qui peut finir par impulser des pratiques sociales nouvelles. Twitter est unique en ce qu’il restreint le volume de la communication tout en permettant de partager largement des échanges issus de sources très diverses. A cet égard, sa singularité est d’être le premier outil de deuxième génération qui s’appuie exclusivement sur la flexibilité de l’objet numérique, sur sa taille relativement réduite quand il se limite à exprimer une option individuelle à un moment précis, et sur sa facilité d’agrégation. La tendance anthologique, en évolution constante, devient ainsi la clé d’une forme de densité sociale au sein d’une plateforme répartie de partage du savoir. La pratique anthologique actuelle est un immense succès à cause de sa façon d’exploiter l’interface entre le technologique (facilité d’accès, outils permettant d’exercer la fonction d’auteur, mots clés, etc.) et une aspiration individualiste à la distinction. Elle illustre aussi certains traits « littéraires » de la nouvelle compétence numérique, et la façon dont celle-ci récupère et s’approprie les modèles de la culture imprimée."

 
Milad Doueihi, La Grande Conversion numérique, Editions du Seuil, Paris, Janvier 2008, Collection La Librairie du XXIe siècle, Traduit de l’anglais par Paul Chemla.

Sur la micro-célébrité : contribuer marginalement

"La microcélébrité, c’est le phénomène d’être très connu, mais pas par des millions de personnes, plutôt par un millier de personnes voire quelques douzaines" selon le magazine américain Wired.

"La microcélébrité, c’est une réalité des signaux et coopérations faibles : je donne en permanence des signaux très faibles, je contribue très marginalement mais très souvent. Le moindre de mes gestes sur la Toile est un signe porteur de sens et de valeurs pour mes contacts" selon Pierre-Yves Platini du cabinet FaberNovel Consulting.

Technikart, dossier Tous micro-célèbres, Paris, Février 2008.

dimanche 11 novembre 2007

Droit de l'Internet et Espaces Publics Numériques : Dossier de ressources

Droit de l'Internet et Espaces Publics Numériques : Dossier de ressources.

A télécharger en fin de message : version 1.6 du 7 novembre 2007 (38 pages). Cliquez sur Annexe (ou) Annexes.

Avec la participation du Centre de Ressources des Espaces Publics Numériques de Wallonie et de l'Association des Jeudis des EPN.


Ce dossier de ressources francophones (Internet et papier) sur le Droit de l'Internet comprend des documents relatifs aux notions de Droit afférentes aux usages et pratiques en Espaces Publics Numériques. Il est mis à disposition sous licence Paternité - Pas d'Utilisation Commerciale 2.0 France (BY-NC 2.0 FR).

Il se veut volontairement exhaustif, porté vers des notions générales et délivrant des documents clés pour mener des animations et ateliers spécifiques en EPN en rapport avec le Droit de l'Internet au sens large. Ce livret comprend également des liens vers des informations fiables à indiquer aux usagers des lieux d'accès publics à l'Internet.

Initié suite à une intervention lors de la formation "Obligations légales des Points Cyb et des animateurs multimédias" au Centre Régional Information Jeunesse Centre (janvier 2007), le dossier a été étoffé grâce aux conseils, repérages et ressources fournis pour et par les Espaces Publics Numériques de Wallonie (dispositif régional en Belgique), aux rencontres des Jeudis des EPN en Île-de-France et en écho des journées "Internet, Droits et Publics" de la Direction Régionale Jeunesse et Sports de Franche-Comté (novembre 2007) auxquelles j'ai eu l'honneur d'être associées. Mes remerciements aux personnes qui ont rendu possible l'élaboration de ce document.

Ce livret est mis à jour régulièrement et la dernière version disponible figure en fichier joint pdf en fin de cet article (adresse permanente).

Je vous remercie de bien vouloir me signaler par courrier électronique ( jeanluc.raymond@gmail.com ) toute nouvelle ressource pertinente sur les thèmes évoqués.

Dossier créé et mis à jour par Jean-Luc Raymond

Au sommaire :


   1. Sites publics ou parapublics de référence sur le Droit de l’Internet
   2. Autres sites de référence sur le Droit de l’Internet
   3. Sites associatifs et professionnels
   4. Sites commerciaux relatifs au Droit de l’Internet
   5. Sites personnels relatifs au Droit de l’Internet
   6. Gestion des Droits d’auteur
   7. Listes et forums de discussion spécialisés sur le Droit de l’Internet
   8. Solutions techniques et logicielles
   9. Sites avec activités
  10. Documents grand public téléchargeables
  11. Documents spécialisés téléchargeables
  12. Activités en Espaces Publics Numériques
  13. Articles de Presse
  14. Sites annexes
  15. Bibliographie papier

Historique des versions :


Version 1.6 - 7 novembre 2007 - 38 pages (nouveautés : ajout de références bibliographiques et du chapitre "Activités en Espaces Publics Numériques").

dimanche 30 septembre 2007

Place de la toile, nouvelle émission de France Culture sur l'Internet, les réseaux et la révolution numérique

En cette rentrée 2007, la station de radio France Culture innove avec une nouvelle émission hebdomadaire de réflexion consacrée à l'Internet et aux réseaux : Place de la Toile conçue et animée par Caroline Broué et Thomas Baumgartner avec une chronique de Bruno Patino (réalisation : Doria Zénine).

Place de la Toile est diffusée chaque vendredi de 11h à 12h. Le programme aborde la révolution numérique sous ses aspects usages, techniques en s'appuyant sur une analyse des changements en cours de notre société (liens sociaux). Pour cela, l'émission s'appuie sur des entretiens et débats avec des spécialistes des questions abordées en s'attachant à inviter des personnes publiant de nouveaux ouvrages sur les questions évoquées.

Chaque rendez-vous de Place de la Toile est podcasté (archive sonore) ce qui permet de la réécouter à son gré via un ordinateur ou un lecteur mp3. Une bibliographie et une webographie sont proposés sur le site Internet de l'émission pour chaque édition. Emissions déjà archivées : Ciné, télé, internet, mobile : quatre écrans pour quelle image ? Les enjeux économiques et esthétiques des nouveaux modes de diffusion audiovisuels (28 septembre) ; Voulez-vous "googler" avec moi ? Moteurs de recherche : Google et les autres (21 septembre) ; En quoi internet peut-il changer notre rapport au politique ? (14 septembre) ; Rira bien qui payera le dernier ! (7 septembre) ; Quelle révolution numérique ? (31 août).

Prochains rendez-vous de Place de la Toile : Au boulot partout : nouvelles technologies et conditions de travail (5 octobre) ; Comment le réseau bouscule les journalistes (12 octobre).

samedi 29 septembre 2007

Ted Nelson, inventeur de l'hypertexte, le 2 octobre 2007 au Cube d'Issy-les-Moulineaux

L'événement de la rentrée Internet en France, c'est bien le 2 octobre à 22h30&nbsp;à l'Espace Culture Multimédia Le Cube d'Issy-les-Moulineaux avec une soirée consacrée à Ted Nelson (Theodor Holm Nelson) en sa présence, lui qui est considéré comme l'inventeur de l'hypertexte, autrement dit un personnage à part entière auquel on doit un concept essentiel des réseaux actuels et du Web.<br /><br />Pour ses 70 ans, Le Cube rend hommage à cet inventeur génial qui créa le mot "hypertexte" en 1965, alors associé au&nbsp;<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Projet_Xanadu" hreflang="fr">Projet Xanadu</a> que Ted Nelson a pensé et animé durant de longues années, un terme aujourd'hui galvaudé. La soirée sera introduite par l'ami&nbsp;<a href="http://alaingiffard.blogs.com/" hreflang="fr">Alain Giffard</a> qui a étudié les écrits de Ted Nelson et a effectué des travaux de recherche sur le thème de l'hypertexte. Plus d'infos sur cette soirée exceptionnelle&nbsp;<a href="http://www.lesiteducube.com/site/breve.php?id=344" hreflang="fr">sur cette page</a> du site du Cube.<br /><br />Sur Ted Nelson et le concept d'Hypertexte, lire ces deux écrits d'Alain Giffard : "<a href="http://alaingiffard.blogs.com/culture/2004/06/petites_introdu.html" hreflang="fr">Petites Introductions à l'hypertexte.1</a>" et "<a href="http://alaingiffard.blogs.com/culture/2004/06/petites_introdu_1.html" hreflang="fr">Petites Introductions à l'hypertexte.2</a>".<br /><br />Dans quelques semaines, un autre penseur des réseaux et de l'Internet, McKenzie Wark, auteur de l'incontournable "A Hacker Manifesto" (traduit en français&nbsp;à l'automne 2006 : "Le Manifeste Hacker" - lire à ce propos&nbsp;<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Un_manifeste_hacker" hreflang="fr">l'article francophone de Wikipédia</a> consacré à l'ouvrage) et plus récemment de "The Gamer Theory" (2007)&nbsp;sera accueilli au Centre International de Poésie de Marseille (<a href="http://www.cipmarseille.com/" hreflang="fr">CIPM</a>).<br /><br />La rentrée intellectuelle autour de l'Internet est donc particulièrement riche en France. On ne peut que s'en réjouir!</p>

samedi 19 mai 2007

Chris Anderson, la longue traîne, internet et consommation

Chris Anderson, rédacteur en chef du magazine Wired, est en interview dans Le Monde daté du samedi 19 mai 2007 sur le thème des habitudes, modes de consommation et de distribution renouvelés à l'ère de l'Internet : "Des consommateurs li-bé-rés !".

Il développe allègrement sa théorie de la Long Tail (longue traîne) à travers ces propos :

"Si on propose en ligne au consommateur 10 ou 100 fois plus de produits, son choix se répartit sur un nombre bien plus important d'articles. En conséquence, les 10 produits phares sont proportionnellement moins vendus. Cela paraît logique, mais nous en avons désormais les preuves, chiffres à l'appui, sur des marchés de plusieurs millions de produits."

Chris Anderson, dont l'ouvrage "La Longue Traîne" est désormais disponible en français (chez Pearson Education) s'attache aussi à évoquer la consommation chez les jeunes et comment elle se "modélise" au quotidien et offre de nouvelles perspectives au marketing et au mode relationnel entre les marques et les adolescents :

"Cette activité qui consiste à deviner ce qui va se vendre ou pas ne me semble plus promise à un si bel avenir. Bientôt, tout arrivera sur le marché en ligne, et la grande aventure sera d'en faire le tri. (...)

Ce seront ensuite des filtres, comme Google, qui mesureront l'intérêt des consommateurs. Les blogs sont également de plus en plus une source de recommandation. Nous avons déjà sur Internet une génération pour laquelle la valeur d'une marque n'est pas ce qu'une entreprise dit mais ce qui apparaît sur Google. (...)

La génération qui grandit actuellement sur le Net, bien qu'elle n'achète pas tout en ligne, établit ses goûts à partir du réseau. Ces jeunes, en gros les moins de 25 ans, ont la certitude qu'ils peuvent tout trouver grâce au Net. C'est la première génération exposée à une telle richesse culturelle, d'une diversité infinie. Cela va influer sur la façon dont elle s'habille, ce qu'elle mange, les vidéos qu'elle regarde, ses hobbies... En Californie, par exemple, les enfants sont désormais fans de mangas. Pas des mangas américanisés, non, des mangas japonais, et ils apprennent des mots pour les comprendre. Je pense que cette génération sera moins satisfaite que la précédente des produits imaginés pour plaire au plus grand nombre. D'ailleurs, les entreprises de grande consommation l'ont compris et sont en train de cibler ces différentes niches de consommation, l'underground, la culture souterraine."

vendredi 18 mai 2007

Jean-Marie Dru, La publicité autrement, le consommateur devient un média

Dans Le Monde 2 de ce vendredi, le Président du Réseau International TBWA et auteur du slogan d'Apple "Think Different", Jean-Marie Dru est interviewé à l'occasion de la sortie de son ouvrage "La publicité autrement" (aux Editions Gallimard, collection Autrement) avec un titre d'article choc "La publicité sera créative ou ne sera plus".

Dans cette entrevue, Jean-Marie Dru parle du nécessaire renouvellement de la publicité avec l'usage personnalisé des nouvelles technologies. Il conte comment les gens peuvent, dès maintenant et encore plus dans le futur, créer leur propre environnement médiatique et musical, leur divertissement grâce au téléchargement, aux consoles de jeux, aux télévisions auto-programmées, aux portables transformés en multimédias.

"A côté de la publicité classique, celle de l'affichage public et des magazines qui restera importante, il va falloir imaginer une nouvelle interactivité, de nouveaux messages, de nouveaux films que les consommateurs blasés auraient envie de voir. Faut-il d'ailleurs encore parler de "consommateurs" ? Aujourd'hui, chacun devient capable de créer son blog, des wikis (les pages Internet ouvertes à tous), des films, son ambiance musicale, ses avatars dans les mondes virtuels. Le consommateur devient un média, l'élément actif d'un réseau. Dans ce contexte, la plupart des gens acceptent de regarder un message publicitaire une fois ou deux, pas plus. Il faut que celui-ci les attire, les amuse, sinon ils s'en vont. Moi, je crois au retour des spots publicitaires longs, talentueux, des 60 ou 90 secondes, véritables "courts-métrages" que les gens voudront regarder, conserver. Je crains que les petits films répétitifs, didactiques, de 15 secondes apparaissent comme du matraquage. La publicité va devoir arrêter le rabâchage pour redevenir un divertissement."


Pour l'anecdote, Jean-Marie Le Dru envoie tous les jeudis un texte appelé "Jeudi" à toutes les agences du réseau TBWA, une note d'une page présentant une idée médiatique nouvelle ou un paradoxe de notre époque.

mercredi 9 mai 2007

Améliorez sa communication et son approche marketing avec Internet et l'informatique

Pour une association, une PME ou une TPE, avoir une stratégie Internet ne s'improvise pas. Encore faut-il pouvoir être guidé efficacement dans l'utilisation du Web et de l'informatique... Courrier électronique utile, lettre d'information qui se distingue, site Internet qui se démarque par son écriture et son référencement, utilisation des outils du nouveau Web (ou Web 2.0) à bon escient... Dans cet aréopage de choses à connaître, ne pas s'y perdre est un challenge permanent.

A recommander dans ce contexte, la lecture régulière du blog ConseilsMarketing.fr qui se distingue par la praticité de ses conseils avec des articles se présentant comme des mini-guides de pratiques éprouvées sur différents aspects de la communication Internet (entre autre!) ; exemples avec Comment augmenter le taux de lecture de sa newsletter ?Comment écrire un mailing percutant ?Comment rédiger un bon communiqué de Presse ?6 façons d'attirer des visiteurs de qualité sur son site Internet ? ; 15 conseils pour se faire connaître grâce aux Digg Like ! ...

mardi 8 mai 2007

Fracture numérique, l'écart d'accès à l'internet s'explique en grande partie par le niveau de diplôme

La Direction de la Recherche, des Etudes, de l'Evaluation et des Statistiques (DREES, Ministère de la Santé) a publié un numéro spécial de sa publication Etudes & Résultats en février 2007 (n°557) consacré aux laissés-pour-compte de l'infomatique et de l'Internet : "L'accès des ménages à bas revenus aux Technologies et de la Communication" (en .pdf, téléchargeable à cette adresse).

En 8 pages, cette édition synthétise différents rapports statistiques et études, principalement de ces deux dernières années, reprenant les constats de freins à l'accès et à l'utilisation de l'ordinateur, de l'Internet et de la téléphonie mobile ; un constat maheureusement redondant appuyé par des chiffres pas très enthousiastes. Les points marquants évoqués dans ce dossier :

  • Parmi les ménages à bas revenus, l’accès à un micro-ordinateur et à l’internet est beaucoup moins répandu,
  • Un quart des ménages à bas revenus disposent uniquement d’un téléphone portable (sans téléphone fixe),
  • À caractéristiques sociodémographiques comparables, le lien entre pauvreté et accès aux TIC reste manifeste,
  • Le moindre accès des ménages à bas revenus au téléphone fixe reflète la surreprésentation des personnes seules et des familles monoparentales,
  • L’écart d’accès à l’internet s’explique en grande partie par le niveau de diplôme,
  • Un sixième des ménages non équipés en micro-ordinateur l’expliquent principalement par des raisons financières (cela tord le cou à des analyses populistes signifiant que le fait d'équiper les personnes va résoudre le problème d'appropriation de l'Internet),
  • Près d’un quart des ménages ayant un micro-ordinateur mais pas l’internet parlent d’un coût élevé,
  • Parmi ceux qui n’utilisent pas de téléphone portable, un sur dix considère que c’est trop cher,
  • Ne pas avoir accès aux TIC est davantage perçu comme un manque lorsque la raison est financière.

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