Comment
cartographier l'information ? Comment l'explorer ? Les typologies sont diffuses
et avec Internet, on a parfois l'impression que le concept d'information se
cherche à nouveau.
A ce challenge impossible, Ralph Lengler et Martin J. Eppler (chercheurs à
l'Université de Lugano, Suisse qui travaillent sur la Visual literacy) viennent
de répondre de façon magistrale sous la forme de la simili-table périodique des
éléments de Mendeleïev en présentant une table périodique des méthodes de
visualisation ("A periodic table of visualization methods") qui s'affiche sur une page
de format A4 en mode portrait.
La présentation de cette table est extrêmement claire : chacun des 100
éléments représente une méthode de visualisation de l'information classée en
colonnes de 6 couleurs différentes. On distingue 6 familles de visualisation
: données, information, concept, stratégie, métaphore et
composé ("data, information, concept, strategy, metaphor et
compound").
Une légende dans chaque carré d'élément permet de distinguer : le type de
visualisation (procédural ou structurel : process or structure) ;
s'il s'agit d'une pensée divergente/divergent (ajout de la complexité)
ou convergente/convergent (diminution de la complexité) ou le mode de
visualisation (détail ou synthèse ; detail or overview, ou les 2 à la
fois).
En survolant chaque élément avec la souris, la méthode de visualisation
apparaît afin de se la remémorer plus facilement avec un exemple.
Cette table périodique de 100 méthodes ou façons de
visualiser l'information est d'une grande utilité dans la gestion de
projets, le domaine de la fomation, le management et les ressources
humaines.
En complément, Ralph Lengler et Martin J. Eppler ont écrit un article
scientifique pour expliciter cette table périodique de 100 façons de visualiser
l'information : "Towards A Periodic Table of Visualization Methods for
Management" (6 pages à télécharger ici en .pdf). Via le Center for Teaching and
Learning at The University of Georgia.
Tag - innovation
lundi 15 janvier 2007
100 façons de visualiser l'information, A periodic table of visualization methods
Par Jean-Luc Raymond le lundi 15 janvier 2007, 23:40
dimanche 14 janvier 2007
La santé des seniors et les technologies
Par Jean-Luc Raymond le dimanche 14 janvier 2007, 21:59
L'un des enjeux
majeurs des Technologies de l'Information et de la Communication dans les
années à venir est le développement d'outils, de logiciels et d'innovation
favorisant le maintien à domicile des seniors. En France, l'espérance de vie
augmente de trois mois par an. Le nombre de centenaires a quintuplé en 5 ans et
pourrait atteindre 300 000 en 2050. C'est pourquoi c'est un enjeu de société
conséquent.
Dans l'édition du Monde du 13 novembre 2006, le journaliste Benoît Hopquin se
penche sur les solutions technologiques pour les seniors en matière de
sécurité, de maintien d'un contact social et dans l'instauration d'un lien
médical permanent. Le Professeur et chercheur Vincent Rialle
travaille sur ces sujets. Exemples de ces nouvelles
applications :
"Des ordinateurs permettent, en pointant des icônes simples sur des écrans tactiles ou même par commande vocale, d'entrer en contact visiophonique avec la famille ou le médecin par exemple. (...) Arrivent également des bracelets qui détectent les chutes, des capteurs capables de diagnostiquer des apnées du sommeil, des détecteurs d'inconscience ou des GPS qui permettent de localiser précisément et même sa position, debout, assise ou couchée. Des gilets "actimétriques" mesurent la fréquence de mouvements et les données vitales de la personne qui les porte. Il existe aussi des systèmes qui permettent de détecter des durées anormales dans certains lieux, comme les toilettes... Des techniques permettant des téléconsultations médicales sont au point mais se heurtent aujourd'hui à des restrictions du Conseil de l'Ordre.
La robotique, moins onéreuse que les aides à domicile, va seconder les personnes dans leurs tâches quotidiennes : travaux domestiques, aide à la marche, etc. Mais des faux humains ou des faux animaux de compagnie sont également pensés pour répondre aux besoins affectifs. Les Japonais ont ainsi testé un bébé phoque, Paro, qui bouge, pleure ou se montre joyeux réagissant aux émotions de son interlocuteur."
samedi 13 janvier 2007
Mobi, Third age suit, une combinaison qui simule le quotidien des seniors
Par Jean-Luc Raymond le samedi 13 janvier 2007, 15:37
Le Monde 2
de cette semaine (numéro 152 du 13 au 19 janvier) évoque l'expérience d'une
innovation : Mobi, un simulateur de vieillesse sous la forme d'une combinaison
qui permet aux plus jeunes de ressentir les sensations de savoir ce que c'est
que d'avoir 80 ans. Extrait de cet article : "Une combinaison simule le
quotidien des seniors. Coup de vieux sur l'innovation" par Pascale Krémer :
"Mobi, cette combinaison qui simule le vieillissement est une invention des chercheurs de l'université anglaise de Leads conçue, à l'origine, pour répondre à une demande du constructeur Ford (afin de faire comprendre aux trentenaires et quadragénaires qui conçoivent les autos les besoins spécifiques des plus de 50 ans). (...)
Sur une sorte de bleu de travail en coton épais se surajoutent des prothèses qui raidissent les principales articulations, simulant l'effet de l'arthrose. (...)Armés de cette combinaison qui vaut tous les discours théoriques, Sophie Schmitt et Cristelle Ghekière (fondatrices de Seniosphère, un cabinet de conseils en innovations sur le marché des seniors, qui se sont emparées pour l'Europe - hors Grande-Bretagne - de la licence du "third age suit" - "costume du 3e âge") sensibilisent l'entreprise à la "planète senior" et l'aident à repenser son offre, à développer aussi de nouveaux produits et services : "Lors des formations, on choisit quelqu'un pour enfiler Mobi et décrire ses sensations aux autres. Ce qui est frappant, c'est de voir que même un jeune adopte instantanément la démarche et le comportement d'un septuagénaire.""
jeudi 11 janvier 2007
Groowe, la barre d'outils idéale qui rassemble toutes vos barres d'outils préférées
Par Jean-Luc Raymond le jeudi 11 janvier 2007, 10:23
Vous travaillez
avec une barre d'outils qui vous sied et plutôt celle associée à votre moteur
de recherche de prédilection. Il devient vite difficile de s'y retrouver dans
la fenêtre de son navigateur si l'on multiplie les barres d'outils par effet de
superposition. Risque de s'y perdre et de ne plus indiquer sa requête
dans le champ adéquat sans compter sur le fait que l'on réduit inévitablement
la fenêtre d'affichage des pages Internet.
Outil judicieux à installer sur son navigateur (Firefox ou Windows Internet
Explorer), Groowe est une
application qui rassemble toutes vos barres d'outils de moteurs de recherche
préférés en une seule : Google,Yahoo, MSN, Ask, Dogpile, HotBot, Teoma... Mais
aussi d'applications de partage de favoris comme Del.icio.us ou Digg, de
plateformes vidéo comme YouTube, de bases de données en ligne comme IMDB, de
boutiques sur Internet.
La particularité qui fait de Groowe, un couteau suisse très convaincant : sélectionnez
votre source du moment (moteur de recherche, application de partage de
signets...) dans le menu déroulant Groowe et c'est la barre d'outils de votre
source qui s'affiche en un clic de souris sans l'avoir téléchargé au préalable.
Pratique et utile!
Configuration nécessaire pour télécharger la barre d'outils Groowe :
- PC avec Windows 95/98/Me/NT4/2000/XP,
- Navigateurs : Internet Explorer 5 (ou versions ultérieures), Firefox 1.0 (ou
versions ultérieures).
Wikiversité, une communauté d'apprentissage libre francophone naissante
Par Jean-Luc Raymond le jeudi 11 janvier 2007, 00:01
La Wikiversité ("Wikiversity" en anglais) est le nouveau projet
de la Wikimedia Foundation (qui soutient le projet Wikipédia).
Communauté d'échange basée sur l'apprentissage, la Wikiversité, néologisme créé
à partir de la contraction des mots "Wiki" et "Université" vise au
développement d'une communauté autour de textes pédagogiques libres.
Cet espace de partage de cours de tous niveaux déposés par des contributeurs
volontaires est proposé à partir d'une adresse
générique avec un classement par facultés (Arts ; Sciences humaines et
sociales ; Sciences exactes et naturelles ; Technologie et sciences appliquées)
à partir desquelles on retrouve les différentes disciplines des
savoirs.
La Wikiversité francophone en est tout juste à ses débuts. Elle fait donc appel
à des contenus créés et composés par des internautes de différentes contrées
apportant leurs savoirs et compétences. Pour en savoir plus sur le projet et en
discuter, la salle de café est un lieu de discussion virtuel et travailler aux
premiers pas de la Wikiversité.
"La Wikiversité est un centre de création et d'utilisation de ressources et d'activités destinées à l'apprentissage. Ses priorités premières et ses objectifs sont :
- la création et l'hébergement de ressources libres pour l'apprentissage, en toutes langues et pour tous âges,
- l'hébergement de projets et de communautés pour la gestion de ces ressources,
- et le développement de projets Wikimedia déjà existant afin de les compléter (par exemple un projet de trouver de bonnes sources pour les articles de Wikipédia)."
mercredi 10 janvier 2007
Papier équitable (tendance 044)
Par Jean-Luc Raymond le mercredi 10 janvier 2007, 23:33 - Tendance
La rubrique
tendance, c'est un mot, une expression, un lieu, une chose comme
reflet de notre temps, miroir de l'instant ou inscrit dans l'avenir,
porteur de sens dans les circonstances dans lequel on le prononce, dans
son champ énonciatif et contextuel. Mot, expression à suivre, objet utile ou
inutile, lieu en devenir...
Le papier équitable est l'objet d'un article dans Le Journal de Montréal dans
un article du 6 janvier 2007 : "Place au papier équitable" par la journaliste Jessica Nadeau.
Le papier équitable n'est pas 100 % recyclé. Il s'agit d'un papier écologique
certifié Forest Council Stewardship (FSC). Il est précisé avec des arguments
commerciaux, économiques et écologiques :
"La papetière québécoise Domtar s'est lancée dans la production de papier écologique certifié dit papier équitable. "Domtar serait la première société nord-américaine de produits de la forêt à s'engager à ce que toutes les étapes de sa chaîne d'approvisionnement entrent dans le cadre d'une certification Forest Stewardship Council (...) L'idée, c'est de réduire au maximum les impacts sur l'écosystème à toutes les étapes de la production. Sa nouvelle gamme de papier (équitable), EarthChoice, est faite à 35 % de fibres recyclées et la certification assure aux consommateurs que le papier provient de forêts gérées de façon écologique (...) Pour être certifié FSC, il faut respecter une dizaine de critères qui permettent d'assurer le renouvellement des forêts et la protection durable des plantes et des animaux (...) En plus d'encourager la réflexion sur la consommation responsable, cette initiative permet de réduire les fameux gaz à effets de serre".
L'Internet et les réseaux de solidarités, une étude sur les solidarités numériques en réseau
Par Jean-Luc Raymond le mercredi 10 janvier 2007, 17:16
En février
2005, l'Eurotechnopolis Institut a publié un document remarquable sur
l'Internet et des initiatives liées aux solidarités et à l'Economie Solidaire :
"L'Internet et les Réseaux de Solidarités" (31 pages en .pdf, à télécharger ici). Intéressant car cette étude rapporte des dizaines
de projets, montre leur implantation dans une dynamique territoriale locale ou
plus sectorielle et les classe de manière pertinente dans des champs
participatifs divers et variés.
Ce document met en lumière la solidarité numérique comme un fait ancien
sur Internet souvent lié à un activisme politique et à des préoccupations d'une
vision différente de la société en matière d'environnement,
d'économie sociale et solidaire et de réseaux non monétaires.
Souvent, les réseaux de solidarités sur le Web sont l'écho ou
précurseurs de mobilisations citoyennes, ont un aspect extrêmement pratiques et
cherchent à recréer du "lien social" ; Internet n'étant qu'un outil pour des
objectifs concrets.
L'étude "L'Internet et les Réseaux de Solidarités" souligne l'importance des
animateurs des réseaux ("les médiateurs du lien social") et livre
quelques enseignements pour l'avenir. Il est notamment proposé de favoriser la
création de services d'épargnes solidarité (par système de points, de temps
troqué), de soutenir les écoles qui veulent lancer des projets de solidarités
entre jeunes et d'aider plus avant les actions de solidarités
numériques des collectivités territoriales.
mardi 9 janvier 2007
Ecocitoyens et égocitoyens, Joël de Rosnay
Par Jean-Luc Raymond le mardi 9 janvier 2007, 15:57
Dans la revue
Tandem (journal des sociétaires de la mutuelle MACIF), Joël de Rosnay, conseiller du Président de la Cité
des Sciences et de l'Industrie de la Villette et perspectiviste, développe ses
propos sur l'écocitoyenneté. Un regard sur le concept d'écocitoyen, le rôle de
développement adaptatif régulé (expression qu'emploie Joël de Rosnay pour rebaptiser
le développement durable) et les initiatives technologiques dans ce cadre ;
extraits :
"L'égocitoyen, c'est chacun pour soi, l'écocitoyen, c'est chacun pour tous. Ceux-ci sont égoïstes, individualistes, utilisent leur voiture pour aller faire leurs courses à quelques centaines de mètres. Ceux-là ont une vision solidaire de l'évolution, de leur capacité à gérer et à contrôler leur environnement. (...)
(Quels sont, à votre avis, les recours technologiques vers lesquels s'orienter ?)
Il existe des innovations prometteuses dans le domaine des énergies alternatives et de nombreuses expériences, comme la "cheminée solaire", de l'ingénieur Jörg Schlaich, dans le désert australien. Cette cheminée de 1 000 m de haut, entourée d'une serre circulaire d'une surface équivalant à la moitié de celle de Paris, sera le plus grand édifice jamais réalisé par l'homme. En régime de croisière, elle produira 20 MW d'électricité, de quoi alimenter 200 foyers ou la totalité des besoins de la ville de Hobart.
Mais ce type de solution, intéressant du point de vue du rendement énergétique, ne peut être que local et de portée limitée.
Le plus significatif, je pense, ce sont les recherches sur la pile à combustible (PAC), qui n'est plus une innovation de science-fiction, car elle est utilisée en astronautique et en aéronautique. Pour que son développement se généralise, il faut que l'on soit capable de produire des versions "micro" pour les téléphones et les micro-ordinateurs, des versions "méso", des PAC domestiques en 20 et 50 kW pour les maisons et les voitures, et des versions "macro" pour alimenter des quartiers entiers."
lundi 8 janvier 2007
Démocratie participative locale sur Internet, recommandations pour les collectivités locales
Par Jean-Luc Raymond le lundi 8 janvier 2007, 10:34
En
Espagne, sur leurs blogs, des acteurs de terrain des collectivités
territoriales discutent autour d'idées, de suggestions et de conseils
formalisés pour une démarche participative citoyenne en ligne des internautes.
Ces articles qui se répondent les uns les autres, se complètent montrent des
champs des possibles et traduisent avec des mots des recommandations pour une
expression des citoyens sur Internet sur leurs préoccupations locales et dans
un mode d'interaction avec les collectivités locales.
Dans cette perspective, le blog collectif Administraciones en Redes vient de
publier un article dont la lecture est passionnante : "Conductas politicas para para la participación ciudadana"
("Conduites politiques pour la participation des citoyens"). En voici une
traduction personnelle condensée. Ces points de travail sont également précieux
dans la conduite/gestions de projets collaboratifs en ligne ; un manifeste de
la participation collaborative sur Internet :
"(version Wiki pour politiciens 2.0)
A toi, professionnel de la politique, représentant de la volonté populaire ou
gestionnaire de services publics, qui croit que la démocratie est plus que de
voter année après année, qui rêve d'un système dans lequel la politique est un
peu plus qu'une dispute habituelle entre des partis, qui souhaite être
utile à ta société et qui désire que cette société accorde une légitimité
au travail des politiciens, aspirant-politicien 2.0, j'offre ce catalogue
de conduites pour la participation des citoyens.Et, à toi, lecteur -mon
semblable, mon frère !- je t'invite à corriger, à compléter cette lettre très
particulière aux Rois Mages :
1. Participation signifie partager le pouvoir. Donner une information
n'est pas la même chose que d'offrir la possibilité de participer.
Rassembler des informations n'est pas permettre une participation. La
participation signifie aussi la prise de décisions. Il s'établira une société
civile forte quand on ouvrira les processus de décisions à la participation des
citoyens.
2. Écoute, écoute, écoute. Il est probable qu'il existe déjà une
conversation sur le sujet qui te préoccupe. Si la conversation existe déjà, on
peut consulter ce qui est dit et repérer qui sont les protagonistes dans ce
réseau de dialogue. Internet est un locuteur très important doté d'outils
pour l'écoute : Technorati,
BlogSearch,
Del.ici.ous...
3. Si la conversation existe déjà quelque part, il est plus adéquat de
ne pas l'initier (elle existe déjà, tu te rappelles ?), de la
monopoliser (pour que réduire sa diversité ?), ni de se l'accaparer (tu ne
pourras pas). Il suffit d'y participer. Avec le temps, peut-être deviendras-tu
un noeud significatif du réseau conversationnel.
4. Quand la conversation n'existe pas, il faut se poser
la question si cela vaut la peine de l'entamer. Si le
sujet n'a pas été présent jusqu'à maintenant dans les conversations,
peut-être que cela n'intéresse pas les citoyens. Comment les intéresser
? Les gens prennent part à des conversations qui s'avèrent proches d'eux,
habituelles, faciles, naturelles et qui offrent quelque chose de tangible à
améliorer dans leur vie.
5. Lie, relie, relie. Participe aux conversations
des autres mais ne sois pas le leader de toutes les
conversations. Il faut s'adapter aux conversations en se faisant petit, en
escaladant pas à pas la connaissancedu sujet et il faut aussi avoir de la
mémoire. Il n'y a pas de meilleure façon d'obtenir que quelqu'un
s'intéresse à une thématique que de le proposer en
démontrant que tu t'intéresses aussi à ce que proposent les autres.
6. Ouvre-toi au monde. Pense que dans une conversation, une
institution n'est pas un interlocuteur. La conversation est une affaire de
personnes. Tu devras prendre des risques. Il faudra prononcer des affirmations
comme provisoires et les rectifier. Sois transparent. Il faut
aussi réfléchir.
7. L'attitude fait tout dans une relation entre des personnes.
Il ne faut pas tout gaspiller avec une attitude qui n'est pas compréhensible.
Il faut avoir de l'humour, être persévérant, élégant, tolérant, agir avec
constance. Sois un simple citoyen qui participe à une conversation, mon
ami.
8. Ne te préoccupe pas trop du nombre de personnes qui prennent part à
la conversation mais surtout à la quantité de bonnes conversations qui
s'établissent. Prendre part à une conversation est un acte volontaire. Ne pas
s'intéresser à comment empêcher qu'une personne fasse un mauvais
usage du pouvoir ; prendre plutôt le soin de comment pouvoir faire
pour que beaucoup de personnes fassent un bon usage du pouvoir. Les
menaces sont toujours plus évidentes que les avantages parce que le changement
fait peur.
9. Tu dois savoir qu'il n'y a pas d'obéissance aveugle, ni même
borgne. Les participants aiment se différencier les uns des autres. Si
le projet collectif n'implique pas que mon avis soit considéré, je ne peux pas
croire au projet.
10. Les citoyens adultes méritent d'être traités comme tels.
Ne sois pas paternel, ni maternel avec eux. Laisse-leur la liberté et la
responsabilité. Ils prendront en charge ce qui les concernent. Ils peuvent se
tromper. La participation implique le respect des participants.
11. Les destinataires des politiques publiques peuvent améliorer leur
conception et leur implantation locale et,
évidemment, trouver que les décisions suite aux
discussions soient plus conformes à leurs désirs. Toutefois, n'espère
pas à court terme que les résultats soient extraordinaires. Le principal est
l'ampleur prise par la participation. Évaluer la participation peut la tuer
avant que celle-ci grandisse réellement. Le premier objectif est
de construire une Communauté active, avancer pas à pas vers une
citoyenneté véritablement civique.
12. Enfin, il faut avoir en tête ces trois principes
: (1) La mauvaise participation est contre-indiquée, parce qu'elle
sème la méfiance et le découragement. (2) L'absence de participation est
encore pire que la mauvaise participation. (3) Il est dangereux de faire passer
comme participation la simple manipulation."
dimanche 7 janvier 2007
Auberge numérique (tendance 042)
Par Jean-Luc Raymond le dimanche 7 janvier 2007, 23:50 - Tendance
La rubrique
tendance, c'est un mot, une expression, un lieu, une chose comme
reflet de notre temps, miroir de l'instant ou inscrit dans l'avenir,
porteur de sens dans les circonstances dans lequel on le prononce, dans
son champ énonciatif et contextuel. Mot, expression à suivre, objet utile ou
inutile, lieu en devenir...
C'est une association belge, l'Asbl Fobagra qui créé un concept nouveau
d'Espace Public Numérique, une sorte d'auberge numérique inaugurée le 1er juin
2006 avec la mission locale de Schaerbeek (Bruxelles). De quoi s'agit-il ? Un
partenariat unit deux Asbl : l'une met à disposition le local (la
mission locale) et l'autre (Fobagra) fournit le matériel informatique
reconditionné et en assure la maintenance technique.
Ce projet original va plus loin dans la démarche qui lie les deux Asbl. La
mission locale "hôte" dispose d'une salle informatique et de l'utilisation du
matériel informatique à moindre coût qu'elle utilise à mi-temps. L'autre
mi-temps est investi par Fobagra pour développer un service de maintenance et
de formation à l'informatique en recrutant des personnes faiblement qualifiées
pour qu'elles apprennent un métier d'agent de maintenance ou de formateur
qualifié au multimédia. Le lieu peut aussi être loué ponctuellement à des
associations locales.
L'auberge numérique est donc tout à la fois un Espace Public Numérique ouvert
sur la ville et ses habitants, et également un espace de formation et de
professionnalisation pour des personnes en difficulté. On y optimise les
coûts d'équipement, de fonctionnement, et son taux d'occupation pour des
services citoyens. Une belle innovation sociale qui devrait essaimer dans
d'autres communes en Belgique.
Coordonnées :
Espace Public Numérique 1030 - Maison de l'Emploi - auberge
numérique
Rue de Jérusalem, 6
1030 Schaerbeek
Tél. : 02 247 77 20
Asbl Fobagra
Rue d'Alost, 7
1000 Bruxelles
Tél. : 02/213 37 90
Courriel : fobagra@win.be
Site : http://www.fobagra.org
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