Jean-Luc Raymond

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

Tag - initiative

Fil des billets

samedi 18 novembre 2006

Innovation sociale pédagogique, des projets scolaires concrets porteurs de sens : prix de l'innovation éducative et Taxibrousse

L'innovation sociale peut se passer de la formalisation des Technologies de l'Information et de la Communication dans bien des projets qui visent à favoriser davantage de compréhension et de respect de l'autre.


Taxibrousse relie les pratiques Nord-Sud


L'agence de Presse pédagogique canadienne Infobourg rapporte sur son site la belle initiative de Taxibrousse, une ASBL belge (association) qui propose des stages d'entraide au Sénégal, auxquels des élèves et des enseignants de la Belgique, de la France et du Québec participent : "Taxibrousse : "Je veux aider", "je veux apprendre", "je veux partager"". Ces stages d'entraide et de formation (de 15 jours à 3 mois) pour les enseignants et les élèves font renaître chez ceux qui y participent la notion d'entraide et de partage avec des projets pédagogiques humanitaires. Ce sont 400 personnes qui sont parties depuis 2002 au Sénégal, année où le projet Taxibrousse est né de l'idée Jean-Marc Quinet. Les vécus de ces stages rapportés sur le site Internet de l'ASBL Taxibrousse témoignent de la richesse sociale des échanges.


Claude Leblanc, enseignant au Collège Beaubois de Pierrefonds (au Québec) a participé à Taxibrousse :

"Pendant cinq jours, durant leur semaine de relâche, 16 élèves de 4e et 5e secondaire et leurs deux accompagnateurs se sont envolés pour le Sénégal pour y faire de la remédiation avec les jeunes sénégalais. (...) Selon monsieur Leblanc, le plus difficile pour ses élèves a été "de revenir dans une société matérialiste où ce sont les possessions matérielles qui déterminent la valeur d'une personne, et non la personne elle-même"."


Un des prochains projets de Taxibrousse prévu en août 2007 : "Nous souhaitons mettre sur pied une petite équipe d'enseignants férus d'informatique pour former leurs homologues sénégalais".


Prix de l'innovation éducative 2006 : des actions "trans-"


Le Café pédadogique consacre un reportage au Prix de l'innovation éducative 2006 remis cette année par Philippe Meirieu à deux collèges, une école, un lycée professionnel en France. La Ligue de l'enseignement et l'association "Pour l'école" parrainent cette opération qui valorise des actions innovantes dans les domaines pédagogique et éducatif conduites dans des établissements du premier et du second degré.


Les Lauréats 2006 : l'école maternelle Pablo Picasso de Perpignan a fabriqué des jeux scientifiques pour des enfants aveugles en associant les parents d'élèves. Le collège Jean-Vilar de Grigny (Essonne) s'est illustré en montant une exposition autour du "Pendule de Foucault" avec des élèves en grande difficulté, transformant ainsi leur attitude vis-à-vis des disciplines scientifiques. Le collège Laplace à Créteil (Val-de-Marne) a construit tout un travail avec une maison de retraite : "les élèves ont écrit des textes à partir des récits de vie des personnes âgées" et d'autres collégiens en Zone d'Éducation Prioritaire ont travaillé avec des artistes de l'Opéra pour façonner un spectacle. Enfin, le lycée professionnel Croix Cordier de Tinqueux (Marne) a constitué un recueil sur les poilus reposant dans les cimetières communaux, chaque élève parrainant une tombe.


Ces projets sont porteurs de partage de savoir, de reconstitution de la mémoire et de partage entre des groupes de vie bien différents. Philippe Meirieu a décrit ces projets comme "trans-" : "transgénérationnels, transdisciplinaires, transculturels. En effet, les 4 projets lancent des ponts entre les hommes."


L'UNAF indique sur son site l'ensemble des 11 projets primés. La ligue de l'enseignement présente les lauréats 2006 et invite les écoles et les collèges à participer au Prix de l'innovation éducative 2007.

mardi 14 novembre 2006

Semaine de la solidarité internationale, 9e édition

Du 11 au 19 novembre 2006, se tient la 9e édition de la Semaine de la solidarité internationale (avec le soutien du Ministère des Affaires étrangères, du Ministère de l'Éducation Nationale de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche, de la Région Ile-de-France, du Conseil Général de l'Essonne, et de la Mairie de Paris).

"En France, tous les jours, des bénévoles, des salariés, s'impliquent dans des projets et des initiatives de solidarité internationale au niveau local, national ou international. Des citoyens, par des gestes concrets (en achetant ou voyageant solidaire, en épargnant éthique, en interpellant les décideurs...) tentent, très simplement, de promouvoir des relations Nord-Sud plus justes et plus équitables. Mais avez-vous entendu parler de ces bénévoles, ces salariés, ces citoyens aux 20 heures ? La solidarité internationale est souvent absente des médias nationaux. Peu de télévisions, de radios ou de journaux nationaux la relaient. C'est pour valoriser ces engagements, dans leur diversité, que la Semaine a été créée. Pour DIRE à voix haute la solidarité internationale et offrir à ses acteurs, une semaine par an, un espace-temps pour faire connaître au grand public les actions menées tout au long de l'année et proposer des pistes d’actions concrètes à la portée de tout un chacun."

Le site Internet de la Semaine de la solidarité internationale répertorie les actions solidaires (recherche multicritères), donne des pistes de gestes solidaires et invite chacun à participer aux animations de ces 8 jours pour un monde plus juste.

lundi 13 novembre 2006

Informatique durable (tendance 008)

Nouvelle rubrique : tendance. Un mot, une expression, une chose comme reflet de notre temps, miroir de l'instant ou inscrit dans l'avenir, porteur de sens dans les circonstances dans lequel on le prononce, dans son champ énonciatif et contextuel. Mot, expression à suivre, objet utile ou inutile...


Le CNRS propose, via son groupe de travail EcoInfo, des documents et travaux s'inscrivant dans la démarche d'une informatique durable. Toute une page de ressources en ligne réactualisée est disponible sur le sujet : Groupe de travail EcoInfo (dont des documents d'information à destination du public : plaquette et posters de sensibilisation).


Le groupe de travail EcoInfo du CNRS a produit un document phare de 22 pages (en .pdf) : "Les faces cachées de l'informatique : Déchets et énergie, sous-titré : Livre Vert : comment se diriger vers une informatique durable ?" destiné aux gestionnaires de parcs informatiques et aux acheteurs de matériel informatique qui s'avère un guide essentiel pour les personnes s'intéressant aux problématiques écologiques des outils technologiques (consommation énergétique, recyclage, dangerosité des matières premières...). Le concept d'informatique durable sous-tend l'ensemble de ce document de référence présentant un état de la législation, un point sur le choix de son matériel et sur la limitation de l'achat de machines, la maîtrise de la consommation énergétique d'un parc informatique, la gestion responsable des consommables, la sensibilisation des utilisateurs et l'élimination du vieux matériel.


L'informatique durable, c'est donc la prise en compte de l'ensemble de ces préoccupations.

"La croissance du secteur informatique est l'une des facettes de la croissance mondiale, laquelle se heurte de façon de plus en plus visible aux limites de l’environnement. Les responsabilités étant partagées, cette situation résulte en dernière analyse de la somme des comportements individuels, démultipliés à l'échelle de la planète tout entière. (...) L'impact écologique du matériel informatique n'est pas anodin et il est nécessaire de prendre en compte ce facteur dans toutes les phases de sa gestion et de son utilisation. Beaucoup d'entre nous ont déjà réfléchi à ces questions et mis en oeuvre de bons réflexes qu'il faut avoir pour rendre responsable la gestion d’un parc informatique."

Via 01 Informatique - Le blog.

Colloque "Le Francilien mobile : Téléphone mobile et Cité, nouveaux usages et perspectives"

L'Association des Maires de l'Ile-de-France (AMIF), le Syndicat National des Secrétaires Généraux et Directeurs Généraux des Collectivités Territoriales, La Gazette des Communes et SFR organisent le jeudi 7 décembre de 9h à 12h30, à l'Auditorium de l'Hôtel de Ville de Paris (5 rue de Lobau, Paris 4e), le colloque "Le Francilien mobile : Téléphone mobile et Cité, nouveaux usages et perspectives" avec deux tables rondes : "Aujourd'hui, la mobilité au service de la cité" (expériences à Rennes, Rosny-sous-Bois...) et "Demain, nouvelles technologies, nouveaux usages mobiles, quelles perspectives, quels besoins ?" (points de vue économique et réglementaire, régional et de collectivités territoriales). En ouverture du colloque, Pierre-Michel Attali (Responsable stratégies territoriales à l'IDATE) dressera un panorama des usages de la téléphonie mobile dans la Cité en France et à l'étranger avec un zoom sur la Région Ile-de-France.

Renseignements et inscription obligatoire auprès de l'AMIF. Voir ce lien pour un descriptif complet du programme de la matinée et avoir accès au formulaire d'inscription du colloque.

dimanche 12 novembre 2006

Paris en images, le patrimoine photographique de Paris sur un site Internet

La Ville de Paris en association avec France Télécom vient de lancer un site Internet expérimental : Paris en Images avec la célèbre agence photos Roger-Viollet pour favoriser l'accès au patrimoine photographique de Paris. 15 000 photos sont consultables et également téléchargeables sur téléphone mobile et assistant personnel (PDA). On y découvre des oeuvres d'Atget, Brassaï, Gustave Le Gray, Disdéri, Hippolyte Blancard... La Bibliothèque Historique de la Ville de Paris et le Musée Carnavalet ont contribué par leurs fonds au site Paris en Images. Le site Internet patrimonial propose des ballades thématiques en 3D dans un quartier de la capitale et ainsi de visionner l'évolution de celui-ci.


À cette occasion, la Ville de Paris a confié la numérisation de ses archives disséminées de daguerréotypes et photos à La Parisienne de Photographies, une Société d'Économie Mixte (qui intègre désormais l'agence photographique Roger-Viollet), ayant pour mission de numériser 500 000 supports en 8 ans. Le site Paris en Images permet la consultation des images en basse résolution et proposera à la vente des reproductions pour les médias et les éditions permettant de contribuer au financement de la numérisation et de la préservation des supports.


Sur le site Paris en Images, un observatoire pédagogique a été mis en place qui présentera différents travaux. Le premier projet pédagogique a consisté en un travail de reconduction photographique pour 25 élèves d'une classe de CM1 de l'école Julien Lacroix dans le 20e arrondissement : reproduction en couleur dans les mêmes conditions de prise de vue des photos de leur quartier et ses environs datant du début du siècle. Les élèves ont aussi photographié le même lieu semaine après semaine afin d'observer les évolutions et changements. Analyser une photographie, observer son quartier, tels étaient les objectifs de cette initiative. Les enfants ont utilisé un outil Rich Media développé par France Télécom : TélénetCité qui a permis de conjuguer différents formats de contenus (textes, image et vidéo).


Source :

Guillot, Claire (10 novembre 2006). "La Ville de Paris diffuse son patrimoine photographique" (En ligne), Le Monde, Paris, 1 p. (Page consultée le 12 novembre 2006).

samedi 11 novembre 2006

Jean-Jacques Servan-Schreiber, prospectiviste des usages des technologies et précurseur des Espaces Publics Numériques

Comme L'Express et Les Echos ("JJSS et la modernité", 8 novembre 2006) le rappellent cette semaine dans un dossier consacré à sa vie, Jean-Jaques Servan-Schreiber, décédé la semaine dernière à l'âge de 82 ans, fut un visionnaire des technologies. En 1967, il publie "Le Défi Américain", un essai avec un énorme succès qui se vendra à 600 000 exemplaires, où il souligne que l'Europe est dépassée tant au niveau des méthodes de management que de l'équipement technologique et dans sa capacité de mobilisation de la recherche. C'est un livre visionnaire, traduit en 15 langues qui marqua cette époque.


Son second livre à succès, "Le Défi Mondial" sorti en 1980 s'intéressera à la puissance économique du Japon grâce au levier technologique à l'informatisation. En 1981, Jean-Jacques Servan-Schreiber convainc François Mitterrand de créer le Centre pour l'Informatisation de la France (dit "Centre Mondial Informatique et Ressource Humaine") dirigé par Nicolas Negroponte et Seymour Papert. (Photo : Jean-Jacques Servan-Schreiber et des enfants au Centre Mondial de l'Informatique en 1984). Ce centre est en avance sur son temps, il se veut...

"Instiller aux sphères politiciennes le virus micro-processorien et a pour objectifs de mettre au point un nouvel ordinateur individuel ainsi que de servir de base aux programmes pilotes dans les pays en voie de développement, une expérience sociale au profit des jeunes, des chômeurs et des personnes âgées."


Jean-Jacques Servan-Schreiber eut l'idée des Espaces Publics Numériques et d'un réseau des animateurs multimédias plus de 10 ans avant leur existence : "Un réseau national de 50 000 ateliers équipés de micro-ordinateurs professionnels" (document du Centre mondial pour l'informatique et les ressources humaines, novembre 1984), "Coordination entre les responsables de centres et les animateurs" (Note technique, 27 novembre 1984), "L'ordinateur au village : le projet français fait des vagues" (par Daniel Garric, Le Point n° 640, 24 décembre 1984), "Les chantiers populaires de la micro" (Le Matin, 23 janvier 1985).


Le Centre Mondial Informatique ferme en 1985 et on dénonce dans les médias français le gouffre financier (frais de réception et de voyage).


Il demeure de Jean-Jacques Servan-Schreiber une vision de prospectiviste indiscutable dont voici quelques citations qui font sens et qui sont toujours d'actualité plus que jamais :

"Rien n'est donc plus urgent que de tout mettre en œuvre pour brancher la puissance informatique sur le développement, avant tout, des facultés de chaque homme et de chaque femme, dans sa région, dans sa culture , dans sa langue, selon sa vocation, pour faire surgir sa propre ressource, sa propre capacité à créer. C'est vrai au nord comme au sud. Car devant la nouvelle ère qui commence nous sommes tous sous-dévelopés. ". (Le Défi Mondial, 1980)

"En 1980, et probablement avant, l'ensemble des écoles et universités américaines seront reliées avec des consoles aux ordinateurs géants dans les différentes branches des connaissances. Et les programmes d'éducation par classe, peut-être même par élève, seront adaptés et coordonnés directement par les ordinateurs." (Le Défi Mondial, 1980)

"C'est au cours de mes séjours de travail, de plus en plus fréquents, en Amérique et au Japon, que j'ai découvert cet univers tout neuf, pour nous, Français, de l'informatisation. J'ai alors perçu qu'il va tout pénétrer, tout changer - industries, agriculture, services, éducation. Convaincu qu'il était nécessaire d'en savoir rapidement plus long, j'ai participé, pendant trois mois, à des séminaires en Californie, pour mieux m'imprégner de cette nouvelle "révolution" dans les modes de liaisons entre les individus et communautés, cherchant à définir la meilleure ouverture pour une "voie française". Je me suis même fixé, pour un temps, dans la plus avancée des universités américaines en informatique, celle de Carnegie-Mellon, à Pittsburgh. Chaque bureau, chaque chambre, chaque poste de travail, y est doté d'un ordinateur personnel, directement branché sur l'ensemble des banques de données de l'Université et aussi du pays. (Un seul exemple : un étudiant, en fin de cursus, peut, de son ordinateur même, solliciter un poste dans l'ensemble du pays !) Immense progrès, encore inconcevable chez nous." (Le Fossoyeur, 1993).

Expo la Terre vue de l'Espace en mode virtuel

La Smithsonian Institution (fondation américaine sur l'éducation et la recherche) propose au Musée National de l'Air et de l'Espade de Washington, du 11 novembre 2006 au 7 janvier 2007, une exposition Earth From Space (La Terre vue de l'Espace) sur l'imagerie satellitaire. L'exposition est complétée par un site Internet ressource qui comprend une exposition en ligne dédiée sur 5 thèmes : la planète vivante, l'eau et l'air, la composition du territoire, la présence humaine et la technologie des satellites. Le site a développé toute une partie pédagogique avec des activités scolaires (plans, liens URL et fichiers .pdf) sur différents sujets liés à l'expo utilisables en classe pour des enfants de 5 à 12 ans.


En complément, pour parcourir l'Espace façon planétarium en 3D, 2 logiciels libres à télécharger : Celestia et Stellarium.


Source :

G. Jérôme (11 novembre 2006) "La Terre vue de l'Espace : exposition cyber-accompagnée" (En ligne), Génération-NT, Asnières, 1 p. (Page consultée le 11 novembre 2006)

vendredi 10 novembre 2006

Wikinomics ou wikinomie (tendance 005)

Nouvelle rubrique : tendance. Un mot, une expression, une chose comme reflet de notre temps, miroir de l'instant ou inscrit dans l'avenir, porteur de sens dans les circonstances dans lequel on le prononce, dans son champ énonciatif et contextuel. Mot, expression à suivre, objet utile ou inutile...


Journaliste et fin observateur des technologies et de leurs usages depuis des années, Francis Pisani évoque sur son blog un nouveau mot : "Encore un nouveau terme : Wikinomics".


Ce mot est le titre d'un ouvrage de Don Tapscott et Antony D. Williams à paraître en janvier 2007 chez Portfolio : Wikinomics: How Mass Collaboration Changes Everything (Wikinomics: comment la collaboration de masse change tout).


L'idée de ce livre et du terme Wikinomics (à traduire par Wikinomie ?) soutenu par le think tank New Paradigm est relevée par Francis Pisani :

"Alors que les hiérarchies ne disparaissent pas, de profonds changements dans la nature de la technologie, de la démographie et de l'économie globale sont en train de donner lieu à la montée de nouveaux modèles de production basés sur la communauté, la collaboration, et l'auto-organisation plus que sur la hiérarchie et le contrôle."


On peut en savoir plus sur le site Internet consacré à la promotion de l'ouvrage : Wikinomics, y télécharger l'introduction et le premier chapitre du livre en .pdf : "1. Wikinomics: The Art And Science of Peer Production". Les deux auteurs y expliquent l'emploi du terme Wikinomics :

"To succeed, it will not be sufficient to simply intensify existing management strategies. Leaders must think differently abut how to compete and be profitable, and embrace a new art and science of collaboration we call wikinomics. This is more than open source, social networking, so-called crowdsourcing, smart mobs, crowd wisdom, or other ideas that touch upon the subject. Rather, we are talking about deep changes in the structure and modus operandi of the corporation and our economy, based on new competitive principles such as openness, peering, sharing, and acting globally."


Plus loin, ils caractérisent le mot wikinomics (wikinomie) en 4 idées fortes de l'économie mondialisée où les "armes" de la collaboration massive jouent à plein :

"The new art and science of wikinomics is based on four powerful new ideas: openness, peering, sharing, and acting globally. These new principles are replacing some old tenets of business."


Sur l'emploi de la racine Wiki, Don Tapscott et Antony D. Williams font une analogie avec un nouveau lieu de travail :

"The "wiki workplace" wraps up the journey with a look at how mass collaboration is taking root in the workplace and creating a new corporate meritocracry that is sweeking away the hierarchical silos in its path and connecting internal teams to a wealth of external networks."

jeudi 9 novembre 2006

Actualités de la Recherche en Histoire Visuelle, un blog de veille de l'Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales, Paris

Passionnant pour ceux qui s'intéressent à l'image contemporaine et en particulier à ce qui fait son actualité dans les médias, sur Internet et dans le champ culturel, Actualités de la Recherche en Histoire Visuelle est le blog du Laboratoire d'Histoire Visuelle Contemporaine - LHIVIC (de l'EHESS - École des Hautes Etudes en Sciences Sociales, Paris), conçu pour informer les étudiants et le public intéressé des activités des chercheurs dans ce domaine. C'est un blog de veille dédié à la recherche dans le domaine des études visuelles (photographie, cinéma, médias illustrés, etc.). Le directeur de la publication est Andre Gunthert, chercheur et maître de conférences à l'EHESS.


Source :

Gunther, Andre (novembre 2006). "Actualités de la Recherche en Histoire Visuelle" (En ligne), Laboratoire d'Histoire Visuelle Contemporaine, EHESS, Paris, Blog (Page consultée le 9 novembre 2006)

La vidéo d'opinion amateur et marketing au coeur de la campagne électorale américaine

Les élections de mi-mandat aux États-Unis auront davantage accentué l'aspect marketing des campagnes électorales locales pour un enjeu national. En comparaison avec les élections ayant eu lieu aux États-Unis en 2004, le grand vainqueur technologique de la vague des outils en présence porte un nom : la vidéo.


Pendant plus de 3 mois, les différents candidats se sont affrontés via vidéos interposées diffusées sur YouTube. Cela se surajoute aux spots de pub télévisés habituels des candidats. Mais là où la nouveauté est présente : ce sont des spots de pub amateurs (toujours diffusés sur des plateformes comme YouTube) issus des équipes de campagne des candidats et d'amateurs qui traduisent en mots, en images et en arguments ou simili-preuves des critiques acerbes sur l'adversaire républicain ou démocrate. Les taux de consultation de ces vidéos sont parfois impressionnants. Elles ont servi tour à tour de sources d'informations aux chaînes de télévision locales américaines et ont parfois même été rediffusées sur les chaînes. À côté de cela, on peut trouver des vidéos de la campagne vue de l'intérieur : les bénévoles en action, les galas de dons pour les candidats, les discours au fur et à mesure de la campagne. Partout, la vidéo est présente, omniprésente, intrusive et force de témoignage.


Face à ce raz-de-marée, les grands networks américains ont changé leur fusil d'épaule pour une couverture vidéo amateur des résultats électoraux. Ainsi, ABCNews TV a donné la parole aux internautes 4 fois par heure durant près de 24 heures via un module intitulé "Be seen Be heard" où de simples citoyens ont enregistré des séquences vidéo sur des sujets liés à la campagne ou à leur candidat favori. Le network a fait largement la promotion de ce module sur son antenne plusieurs jours avant "la nuit des résultats". En parallèle, cette chaîne a laissé largement s'exprimer, durant le programme de couverture des résultats, les étudiants des campus américains, parfois avec une image de piètre qualité façon "webcam".

Le site Internet média Cyberjournalist.net indique 3 initiatives médias liées aux élections américaines : Video The Vote (faire filmer des opérations de vote dans le pays par des amateurs pour éviter ou signaler des irrégularités), Polling Place Photo Project (photographier son bureau de vote le jour du vote et l'envoyer sur le site Inernet de l'initiative) et Veek the vote 2006 (le jour du vote, des citoyens des vidéos via leur téléphone portable à Veek The Vote qui les rend disponibles et réutilisables sur des sites ou blogs).

- page 7 de 14 -