Jean-Luc Raymond

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Tag - initiative

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samedi 13 janvier 2007

Tu fais quoi en 2007 ? Campagne de marketing internet originale de la Croix-Rouge Française pour valoriser ses actions de secourisme

L'humanitaire aussi se lance dans le marketing viral et donne ainsi une image dynamique des actions entreprises en utilisant Internet. Jusqu'au 31 janvier 2007, la Croix-Rouge Française valorise l'opération Tu fais quoi en 2007 qu'elle invite à relayer avec cette page de bannières au choix à insérer sur son site Web ou blog.


Depuis le 1er janvier, les internautes peuvent se rendre sur le site www.tufaisquoien2007.com pour prendre de bonnes résolutions pour la nouvelle année. Sur ce site, les internautes sont invités à choisir une bonne résolution pour 2007 par lesquelles "j'arrête de fumer ; je me mets au sport ; je fais un régime ; j'arrête de dépenser n'importe comment ; j'arrête de ne penser qu'à moi ; je m'engage pour la Croix-Rouge". Un coach avec constitution d'équipes aide à la concrétisation de la (des) résolution(s) prise(s).


Cette campagne vise à faire davantage connaître les activités de secourisme de la Croix-Rouge française. Un concours sur le site Tu fais quoi en 2007 permet notamment de gagner des initiations aux gestes de premiers secours pour, comme le site l'indique : "Agir tout de suite".

jeudi 11 janvier 2007

Muhammad Yunus, prix Nobel de la Paix 2006, et la mondialisation

Muhammad Yunus, Prix Nobel de la Paix 2006, économiste, surnommé le banquier des pauvres, est fondateur de la Grameen Bank au Bangladesh, un organisme spécialiste du micro-crédit qui compte près de 7 millions de bénéficiaires.


Muhammad Yunus est interrogé dans la dernière édition du magazine L'Express (11 janvier 2007, n°2897) par son ami Jacques Attali, Eric Chol et Christian Makarian. Le Prix Nobel de la Paix 2006 s'exprime sur des enjeux majeurs du monde : l'extrême pauvreté, l'éducation, la santé, la paix et aussi sur la mondialisation ; extrait :

"Je comparerais la mondialisation à une centaine de voies d'autoroute traversant le monde de part en part. Sur ces autoroutes circulent de gros camions qui sont les grandes multinationales issues des pays riches. Il n'y a guère de couloir réservé à des pays tels que le Bangladesh. Donc, si l'on veut donner un sens à la mondialisation, il faut discerner la bonne de la mauvaise. La "bonne mondialisation", pour moi, cela consiste à instaurer un code de la route avec des voies rapides, des voies ouvertes aux poids lourds, mais aussi des voies réservées aux véhicules roulant à faible allure. Sans ces règles, la liberté de circuler ne profitera qu'aux poids lourds : c'est ce que j'appelle la "mauvaise mondialisation". Cela dit, la "bonne mondialisation" ne viendra pas d'elle-même, automatiquement. Car l'automaticité, c'est avant tout la mécanique des puissants et l'écrasement des faibles. Il faut donc instaurer un code de la route qui soit d'abord acceptable et respecté par les Grands. Des principes fondamentaux, au nombre de cinq ou de dix, posés à l'échelle internationale et appliqués par toutes les grandes compagnies partout dans le monde. Cela permettrait de limiter les dégâts de la mondialisation et d'ouvrir un espace de négociation pour les pays les plus pauvres. Le problème est de convaincre les puissants de la nécessité d'instaurer ces règles de conduite."

Wikiversité, une communauté d'apprentissage libre francophone naissante

La Wikiversité ("Wikiversity" en anglais) est le nouveau projet de la Wikimedia Foundation (qui soutient le projet Wikipédia). Communauté d'échange basée sur l'apprentissage, la Wikiversité, néologisme créé à partir de la contraction des mots "Wiki" et "Université" vise au développement d'une communauté autour de textes pédagogiques libres.


Cet espace de partage de cours de tous niveaux déposés par des contributeurs volontaires est proposé à partir d'une adresse générique avec un classement par facultés (Arts ; Sciences humaines et sociales ; Sciences exactes et naturelles ; Technologie et sciences appliquées) à partir desquelles on retrouve les différentes disciplines des savoirs.


La Wikiversité francophone en est tout juste à ses débuts. Elle fait donc appel à des contenus créés et composés par des internautes de différentes contrées apportant leurs savoirs et compétences. Pour en savoir plus sur le projet et en discuter, la salle de café est un lieu de discussion virtuel et travailler aux premiers pas de la Wikiversité.

"La Wikiversité est un centre de création et d'utilisation de ressources et d'activités destinées à l'apprentissage. Ses priorités premières et ses objectifs sont :
- la création et l'hébergement de ressources libres pour l'apprentissage, en toutes langues et pour tous âges,
- l'hébergement de projets et de communautés pour la gestion de ces ressources,
- et le développement de projets Wikimedia déjà existant afin de les compléter (par exemple un projet de trouver de bonnes sources pour les articles de Wikipédia)."

mardi 9 janvier 2007

Placeblog (tendance 043)

La rubrique tendance, c'est un mot, une expression, un lieu, une chose comme reflet de notre temps, miroir de l'instant ou inscrit dans l'avenir, porteur de sens dans les circonstances dans lequel on le prononce, dans son champ énonciatif et contextuel. Mot, expression à suivre, objet utile ou inutile, lieu en devenir...


Selon Jean-Pierre Cloutier, observateur canadien attentif des Technologies de l'Information et de la Communication depuis plus d'une dizaine d'années, le placeblogging est une nouvelle tendance dans le monde des blogs. Il en traduit une définition dans son billet du 7 janvier 2007 : "Nouvelle année, nouvelle tendance : le placeblogging" :

"Selon Lisa Williams, on appelle parfois les placeblogs des sites "hyperlocaux" parce que certains traitent en grand détail de nouvelles dans un quartier donné, et on a tendance à les associer au terme "journalisme citoyen" car ils sont produits par des non journalistes. Mais, dit-elle, les placeblogs débordent du cadre de la nouvelle. Ils constituent un acte d'attention soutenue dans le temps à une localité. Ils peuvent être produits par une personne, un groupe ou encore être ouverts à toute une collectivité. Bien qu'il puisse comporter des nouvelles, un placeblog n'est pas un journal. Un placeblog traite de l'expérience de vivre dans une collectivité, des gens qui y habitent, des petites frustrations et des grandes joies qu'on y vit, et tout ça dans un style non traditionnel."


Lisa Williams est la créatrice du site Placeblogger.com, annuaire de 760 placeblogs à travers le monde. La définition en anglais des placeblogs est consultable à cette adresse.

lundi 8 janvier 2007

Démocratie participative locale sur Internet, recommandations pour les collectivités locales

En Espagne, sur leurs blogs, des acteurs de terrain des collectivités territoriales discutent autour d'idées, de suggestions et de conseils formalisés pour une démarche participative citoyenne en ligne des internautes. Ces articles qui se répondent les uns les autres, se complètent montrent des champs des possibles et traduisent avec des mots des recommandations pour une expression des citoyens sur Internet sur leurs préoccupations locales et dans un mode d'interaction avec les collectivités locales.


Dans cette perspective, le blog collectif Administraciones en Redes vient de publier un article dont la lecture est passionnante : "Conductas politicas para  para la participación ciudadana" ("Conduites politiques pour la participation des citoyens"). En voici une traduction personnelle condensée. Ces points de travail sont également précieux dans la conduite/gestions de projets collaboratifs en ligne ; un manifeste de la participation collaborative sur Internet :


"(version Wiki pour politiciens 2.0)


A toi, professionnel de la politique, représentant de la volonté populaire ou gestionnaire de services publics, qui croit que la démocratie est plus que de voter année après année, qui rêve d'un système dans lequel la politique est un peu plus qu'une dispute habituelle entre des partis, qui souhaite être utile à ta société et qui désire que cette société accorde une légitimité au travail des politiciens, aspirant-politicien 2.0, j'offre ce catalogue de conduites pour la participation des citoyens.Et, à toi, lecteur -mon semblable, mon frère !- je t'invite à corriger, à compléter cette lettre très particulière aux Rois Mages :


1. Participation signifie partager le pouvoir.
Donner une information n'est pas la même chose que d'offrir la possibilité de participer. Rassembler des informations n'est pas permettre une participation. La participation signifie aussi la prise de décisions. Il s'établira une société civile forte quand on ouvrira les processus de décisions à la participation des citoyens.


2. Écoute, écoute, écoute.
Il est probable qu'il existe déjà une conversation sur le sujet qui te préoccupe. Si la conversation existe déjà, on peut consulter ce qui est dit et repérer qui sont les protagonistes dans ce réseau de dialogue. Internet est un locuteur très important doté d'outils pour l'écoute : Technorati, BlogSearch, Del.ici.ous...


3. Si la conversation existe déjà quelque part, il est plus adéquat de ne pas l'initier (elle existe déjà, tu te rappelles ?), de la monopoliser (pour que réduire sa diversité ?), ni de se l'accaparer (tu ne pourras pas). Il suffit d'y participer. Avec le temps, peut-être deviendras-tu un noeud significatif du réseau conversationnel.


4. Quand la conversation n'existe pas, il faut se poser la question si cela vaut la peine de l'entamer. Si le sujet n'a pas été présent jusqu'à maintenant dans les conversations, peut-être que cela n'intéresse pas les citoyens. Comment les intéresser ? Les gens prennent part à des conversations qui s'avèrent proches d'eux, habituelles, faciles, naturelles et qui offrent quelque chose de tangible à améliorer dans leur vie.


5. Lie, relie, relie. Participe aux conversations des autres mais ne sois pas le leader de toutes les conversations. Il faut s'adapter aux conversations en se faisant petit, en escaladant pas à pas la connaissancedu sujet et il faut aussi avoir de la mémoire. Il n'y a pas de meilleure façon d'obtenir que quelqu'un s'intéresse à une thématique que de le proposer en démontrant que tu t'intéresses aussi à ce que proposent les autres.


6. Ouvre-toi au monde. Pense que dans une conversation, une institution n'est pas un interlocuteur. La conversation est une affaire de personnes. Tu devras prendre des risques. Il faudra prononcer des affirmations comme provisoires et les rectifier. Sois transparent. Il faut aussi réfléchir.


7. L'attitude fait tout dans une relation entre des personnes. Il ne faut pas tout gaspiller avec une attitude qui n'est pas compréhensible. Il faut avoir de l'humour, être persévérant, élégant, tolérant, agir avec constance. Sois un simple citoyen qui participe à une conversation, mon ami.


8. Ne te préoccupe pas trop du nombre de personnes qui prennent part à la conversation mais surtout à la quantité de bonnes conversations qui s'établissent. Prendre part à une conversation est un acte volontaire. Ne pas s'intéresser à comment empêcher qu'une personne fasse un mauvais usage du pouvoir ; prendre plutôt le soin de comment pouvoir faire pour que beaucoup de personnes fassent un bon usage du pouvoir. Les menaces sont toujours plus évidentes que les avantages parce que le changement fait peur.


9. Tu dois savoir qu'il n'y a pas d'obéissance aveugle, ni même borgne. Les participants aiment se différencier les uns des autres. Si le projet collectif n'implique pas que mon avis soit considéré, je ne peux pas croire au projet.


10. Les citoyens adultes méritent d'être traités comme tels. Ne sois pas paternel, ni maternel avec eux. Laisse-leur la liberté et la responsabilité. Ils prendront en charge ce qui les concernent. Ils peuvent se tromper. La participation implique le respect des participants.


11. Les destinataires des politiques publiques peuvent améliorer leur conception et leur implantation locale et, évidemment, trouver que les décisions suite aux discussions soient plus conformes à leurs désirs. Toutefois, n'espère pas à court terme que les résultats soient extraordinaires. Le principal est l'ampleur prise par la participation. Évaluer la participation peut la tuer avant que celle-ci grandisse réellement. Le premier objectif est de construire une Communauté active, avancer pas à pas vers une citoyenneté véritablement civique.


12. Enfin, il faut avoir en tête ces trois principes : (1) La mauvaise participation est contre-indiquée, parce qu'elle sème la méfiance et le découragement. (2) L'absence de participation est encore pire que la mauvaise participation. (3) Il est dangereux de faire passer comme participation la simple manipulation."

dimanche 7 janvier 2007

Auberge numérique (tendance 042)

La rubrique tendance, c'est un mot, une expression, un lieu, une chose comme reflet de notre temps, miroir de l'instant ou inscrit dans l'avenir, porteur de sens dans les circonstances dans lequel on le prononce, dans son champ énonciatif et contextuel. Mot, expression à suivre, objet utile ou inutile, lieu en devenir...


C'est une association belge, l'Asbl Fobagra qui créé un concept nouveau d'Espace Public Numérique, une sorte d'auberge numérique inaugurée le 1er juin 2006 avec la mission locale de Schaerbeek (Bruxelles). De quoi s'agit-il ? Un partenariat unit deux Asbl : l'une met à disposition le local (la mission locale) et l'autre (Fobagra) fournit le matériel informatique reconditionné et en assure la maintenance technique.


Ce projet original va plus loin dans la démarche qui lie les deux Asbl. La mission locale "hôte" dispose d'une salle informatique et de l'utilisation du matériel informatique à moindre coût qu'elle utilise à mi-temps. L'autre mi-temps est investi par Fobagra pour développer un service de maintenance et de formation à l'informatique en recrutant des personnes faiblement qualifiées pour qu'elles apprennent un métier d'agent de maintenance ou de formateur qualifié au multimédia. Le lieu peut aussi être loué ponctuellement à des associations locales.


L'auberge numérique est donc tout à la fois un Espace Public Numérique ouvert sur la ville et ses habitants, et également un espace de formation et de professionnalisation pour des personnes en difficulté. On y optimise les coûts d'équipement, de fonctionnement, et son taux d'occupation pour des services citoyens. Une belle innovation sociale qui devrait essaimer dans d'autres communes en Belgique.


Coordonnées :
Espace Public Numérique 1030 - Maison de l'Emploi - auberge numérique
Rue de Jérusalem, 6
1030 Schaerbeek
Tél. : 02 247 77 20


Asbl Fobagra
Rue d'Alost, 7
1000 Bruxelles
Tél. : 02/213 37 90
Courriel : fobagra@win.be
Site : http://www.fobagra.org

samedi 6 janvier 2007

La démocratie participative numérique et les collectivités territoriales

La Gazette des Communes consacre sa une du 8 janvier 2007 à : "Internet : Les nouveaux usages de la démocratie participative" avec un dossier de 8 pages sur le sujet, coordonné par Maud Parnaudeau. C'est à ma connaissance une première pour l'hebdomadaire de référence des collectivités territoriales en France.


Selon la Gazette, l'essor des réseaux numériques dans la démocratie locale est une "extension" de l'utilisation des Technologies de l'Information et de la Communication. Pourtant, les expériences de démocratie locale sur Internet ont été moteurs dans le processus historique d'Internet. On redécouvre aujourd'hui cette espoir de démocratie locale via le réseau avec la massification du nombre d'internautes.
Le numérique participatif est dans l'air du temps et les Technologies de l'Information et de la Communication sont d'abord considérées par l'immense majorité des collectivités locales comme un média.
Le souci de la transparence via Internet contribue-t-il à un effort démocratique ? Rien ne le prouve. Si le pouvoir des internautes semble plus grand, les actions individuelles ou collectives peuvent faire pression sur les élus mas c'est d'abord l'information et la consultation qui prime pour la collectivité territoriale.


Quid de la liberté d'expression ? Elle est présente sur Internet remettant en cause le fonctionnement même de la démocratie représentative. Si la communication et la publication d'internautes est possible dans les faits et techniquement par le citoyen lambda sous forme de blogs, forums, podcasts audio, vidéos, ce fait en ligne qui agrège les opinions n'est pas forcément représentatif des opinions des citoyens.
Soulignons que le nombre d'internautes en France n'est pas encore écrasant et que les outils techniques évolués sont exploités par les personnes qui savent s'en servir ; une partie très importante de la population n'y a pas recours faute d'accès, de compétences, du niveau d'instruction et d'une culture numérique inexistante.


Dernier point, l'essor des réseaux numériques joue le rôle certain d'aiguillon auprès des pouvoirs politiqurs locaux même si cette forme est largement surévaluée dans le paysage médiatique ambiant.
L'expression citoyenne n'est pas l'expression politique traditionnelle même si elle est foncièrement une expression politique d'engagement dans une réflexion et/ou une critique de la vie de la cité.
Cette distanciation entre ces deux modes d'expression n'est pas seulement culturelle ; elle mêle des intérêts de pouvoir, de représentation, de marchés économiques et de questions sociales redondantes.


Vincent Feltesse, maire de Blanquefort en Gironde, résume ainsi cette nouvelle forme de contestation dans le dossier de la Gazette des Communes :

"Il est vrai qu'internet est davantage un outil de contestation que de construction. Les personnes peinent à s'emparer des espaces de discussion ouverts par les institutions ; il y a un phénomène de défiance. Aussi, pour provoquer des échanges, il peut être plus efficace de poster des messages sur des blogs citoyens que de créer des blogs institutionnels".


Quelques expériences des collectivités locales évoquées dans ce dossier sur la démocratie locale à l'heure du numérique :

Wiki-Brest (encyclopédie brestoise dans lequel chaque internaute peut publier des textes, images ou des sons ayant trait au territoire) ;
- Ma ville en poche à Laxou (portail local consultable sur téléphone mobile) ;
- La WebTV du département de la Seine-Maritime ;
- les blogs Au Fil de Dream+ (mis en place dans le cadre d'un projet de la Région Nord-Pas-de-Calais sur la démocratie locale numérique) et Démocratie participative (initié par le Conseil Régional Rhône-Alpes).

vendredi 5 janvier 2007

Braille postal de Handicap Zéro, une carte de voeux transcrite en braille et envoyée gracieusement par courrier

Hier, des instants merveilleux vécus dans le dédale des transports en commun : un enfant de 4 ans et demi tout au plus (voyant) guidait son père aveugle en lui indiquant tous les obstacles de la ville avec des phrases construites et imagées, des mots précis ; témoignage filial d'une solidarité qui relie et lie plus que tout. Moment rare de vérité et d'entraide.


Aujourd'hui, découverte via le blog de Laurence Hamonic, d'une très belle initiative de l'association Handicap Zéro qui oeuvre depuis 1987 sur la thématique du droit à l'information pour les personnes aveugles, malvoyantes ou avec des difficultés visuelles.


En cette période de voeux, Handicap Zéro propose un service gratuit solidaire baptisé Braille postal qui consiste pour toute personne à pouvoir rédiger des voeux sur Internet par un texte en minuscules dans un formulaire disponible à cette adresse. L'association se charge ensuite d'imprimer ces voeux en braille et de les envoyer gratuitement par voie postale au destinataire de votre choix malvoyant, aveugle ou avec des difficultés visuelles que vous connaissez dans votre entourage.

jeudi 4 janvier 2007

Guide solidarité Paris 2007 publié sur Internet

Vademecum indispensable des dispositifs d'aide aux personnes en situation d'exclusion, le Guide Solidarité Paris 2007 vient de paraître. Ce livret édité chaque année par la Mairie de Paris apporte des réponses concrètes en orientant les personnes en difficulté vers des structures, des lieux d'accueil et d'aide sociale spécialisées pour favoriser une réinsertion.


Le guide comprend des rubriques identifiées par des pictogrammes signifiants portant différentes couleurs : S'orienter ; Chercher un hébergement ; Se nourrir ; Se réinsérer ; Se soigner ; Vivre au quotidien. Pour chaque adresse, sont mentionnés les services fournis et les horaires d'ouverture. Les lieux d'accès à internet sont également indiqués.


Le Guide Solidarité Paris 2007 est téléchargeable à cette adresse (64 pages, en .pdf). La rubrique Personnes en difficultés du portail Solidarités de la Mairie de Paris reprend le contenu du guide, point par point, pour une consultation sans téléchargement.

mardi 2 janvier 2007

L'Observatoire des Inégalités propose un nouveau site avec un outil interactif de mesure et de comparaison sur les inégalités sociales

Le site Internet de l'Observatoire des inégalités fait peau neuve dès aujourd'hui avec une plus grande lisibilité offerte aux informations grâce à une hiérarchisation par sous rubriques (patrimoine, salaires, pauvreté...) et à une nouvelle thématique développée : l'Europe. En quelques années, ce site est devenu la référence sur la thématique des inégalités en France : actualité, compréhension du phénomène, recherche scientifique et références.


Avec cette nouvelle mouture du site, on assiste à une première en France : l'Observatoire des inégalités lance un nouvel outil interactif de mesure et de comparaison sur les inégalités sociales à partir de 250 tableaux, contenant plus de 3 500 données et permettant de sélectionner les informations chiffrées pour des catégories et des thèmes spécifiques, à l'intérieur de la base de données d'Inegalites.fr. Cet outil de comparaison unique en France a été développé spécialement pour l'Observatoire des inégalités par Julien Villalard, du réseau Moduloo.net.


Cet automne, Louis Maurin (directeur de l'Observatoire des inégalités, journaliste au magazine Alternatives Économiques) et Patrick Savidan (président de l'Observatoire des inégalités, maître de conférences en philosophie à l’Université Paris IV - Sorbonne) ont coordonné un remarquable ouvrage d'articles de spécialistes portant le titre "L'Etat des Inégalités en France - 2007" (chez Belin) déjà évoqué sur ce blog dans cette note.

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