Jean-Luc Raymond

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Tag - informatique

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mardi 12 décembre 2006

Michel Serres, avec les nouvelles technologies, nous sommes passés à un autre temps

Le grand entretien du nouveau numéro de la revue Médias (hiver 2006, n°11) donne la parole au philosophe et historien des sciences Michel Serres : "Avec Internet, on nous arrange la vie", qui livre une vision optimiste de l'utilisation des technologies, selon lui, dans une rupture aussi grande que celle de l'invention de l'écriture. Ces nouvelles technologies changent profondément notre rapport au monde :

"Nous avons besoin aujourd'hui de prendre des notes. Nous avons perdu la mémoire parce qu'elle est passée ailleurs : de la tête à l'objet. J'appelle ça l'externalisation de la mémoire. Avec les nouvelles technologies, votre ordinateur devient votre tête. Du coup, c'est une coupure aussi importante que l'écriture, qui a permis d'inventer l'histoire. C'est donc gigantesque! Nous sommes passés à un autre temps, qui n'a probablement rien, ou très peu, à voir avec celui qui le précède."

"On peut commencer par dire des banalités : avec Internet, le monde se rétrécit et, dans le même temps, il devient plus rapide... Mais, prenons un exemple : autrefois, en guise d'adresse, on donnait les coordonnées de son domicile. Le mot adresse était donc un repère dans l'espace bien déterminé au sein duquel nous bougeons. Aujourd'hui, on donne son numéro de téléphone portable ou son adresse e-mail. On ne s'est pas aperçu que désormais l'adresse n'est plus référée à l'espace. Avant, on vivait où l'on pouvait se déplacer, où l'adresse physique permettait le repérage galiléen ou cartésien de l'espace euclidien. Tandis qu'aujourd'hui, si je vous appelle sur votre portable, vous pouvez très bien être en Estonie et moi en Californie. Si je vous envoie un e-mail, je ne sais pas où vous êtes. L'espace dans lequel nous vivons et pensons n'a plus rien à voir avec l'espace d'autrefois."

lundi 11 décembre 2006

Un terminal mobile durci pour faciliter l'expression chez des enfants handicapés : un projet Gotive - Pocketsil - Fondation Shan

La société slovaque Gotive qui développe et commercialise des terminaux mobiles professionnels communicants et durcis vient d'être récompensée au Salon Mobile Office 2006 de Paris par le Prix Spécial du Jury à l'occasion de la remise des Trophées de la mobilité 2006 pour une action de mécénat exemplaire en Belgique. Le distributeur français de Gotive : Page Up a communiqué sur cette initiative.


Gotive a collaboré activement au développement du projet Pocketsil, un outil mobile d'assistance à la personne doté d'une synthèse vocale (Acapela) couplée à une solution logicielle d'aide à l'expression sur un terminal durci à écran tactile demi VGA, le Gotive H42, pour des personnes atteintes de troubles du langage. Le système a été expérimenté en Belgique avec la Fondation Shan qui intervient auprès d'enfants handicapés.


Le principe de fonctionnement est de dialoguer soit en utilisant des thèmes enregistrés - il suffit alors de sélectionner une icône graphique sur l'écran tactile du terminal afin que celui-ci restitue une parole ; ou bien de créer ses propres discussions à l'aide d'un clavier intégré à la solution. Le terminal peut stocker jusqu'à 40 thèmes de 40 pages avec 40 items par page. Chaque "item" peut contenir 5 éléments de détails. En fonction des utilisateurs et de leur handicap, il est possible de choisir avec quelle interface du logiciel on souhaite communiquer. La différence entre les interfaces réside dans le niveau d'assistance à la saisie des informations, ainsi que dans le niveau de complexité des expressions énoncées. Le terminal Gotive H42 utilisé est équipé du système d'exploitation Windows CE (Version 5.0).


Le projet Pocketsil s'inscrit dans une démarche médico-pédagogique, d'assistance aux personnages atteintes de troubles de langage. Ce projet en expérimentation a permis de constater que l'utilisation du terminal mobile par des enfants a facilité leur expression et des besoins qu'ils ont, de gagner une confiance en soi et de perdre de l'agressivité. L'utilisation de cet outil informatique communicant a permis à l'enfant un développement de sa dextérité, de son esprit logique et de déduction. L'enfant comprend qu'avec cet outil, il tend vers une communication la plus proche de la notre. Une fois cette notion assimilée, il peut alors développer d'autres apprentissages plus complexes. Un outil innovant et original à dimension humaine.

Vaporware (tendance 022)

Nouvelle rubrique : tendance. Un mot, une expression, un lieu, une chose comme reflet de notre temps, miroir de l'instant ou inscrit dans l'avenir, porteur de sens dans les circonstances dans lequel on le prononce, dans son champ énonciatif et contextuel. Mot, expression à suivre, objet utile ou inutile, lieu en devenir...


Le Web 2.0 faisant et l'éventualité d'une bulle fait revenir au goût du jour un mot qui n'est pas encore diffusé dans le grand public, mais qui semble être repris dans des articles de la Presse informatique depuis quelques semaines avec insistance : Vaporware (ou en français "fumiciel" ou encore "logiciel fantôme").


Le Journal du Net propose cette définition pour le mot vaporware :

"Logiciel dont tout le monde parle, que l'on aimerait bien pouvoir utiliser mais dont la date de disponibilité annoncée par l'éditeur est largement dépassée. A tel point qu'on se demande s'il sortira un jour ! La plupart des grands fournisseurs ont été critiqués sur leur facheuse habitude de promettre des nouvelles versions, aux fonctions améliorées, dans des délais qu'ils ne peuvent pas tenir. Juste pour s'assurer que leur clientèle ne partira pas à la concurrence..."


Wikipédia en délivre une définition plus affirmée en matière de marketing et de compétition :

"Un vaporware ou logiciel fantôme est un logiciel annoncé longtemps, toujours retardé, et qui ne verra probablement jamais le jour. Le mot est récent, il vient de l'anglais vapor, qui se réfère à la vapeur, que l'on peut voir, entendre, sentir parfois, mais qui n'a pas de consistance réelle; et de ware, terminaison de nombreux produits de l'industrie informatique tels hardware, software, firmware, etc. Qualifier un produit de vaporware vise à le décrédibiliser. L'intention peut être neutre, ou agressive (par exemple, détourner des utilisateurs potentiels pour son propre compte, si l'on est promoteur d'un produit concurrent). À l'inverse, promouvoir un vaporware peut être une activité délibérée à l'encontre d'un concurrent visant, par exemple à détourner des clients d'un produit concurrent en les incitant à attendre."


Le mot Vaporware n'est pas nouveau. Le dictionnaire de l'informatique et d'internet en fait état depuis plusieurs années :

"Logiciel dont la sortie est déjà annoncée, avant d'avoir été programmé ou en cours de création, mais pour lequel divers problèmes de développement n'ont pas encore été résolus. Cela permet de tuer le marché car les utilisateurs attendent la sortie du logiciel annoncé. Ovation fut un célèbre "vaporware". Ce logiciel intégré, annoncé en 1984, n'a jamais vu le jour. De nos jours Microsoft est le grand champion depuis de nombreuses années. (Windows, Windows 2000)"

jeudi 7 décembre 2006

Richesse et pauvreté dans le monde, premier bilan des pôles de compétitivité, Homère à la BNF... (brèves citoyennes de clavier)

Un rapport des Nations Unies affirme que 2% de la population mondiale possède 50% des richesses mondiales. L'AFP, via Le Monde dit que 50% de la population possédait 1% de la richesse mondiale. Références : Communiqué de Presse de l'United Nations University : "Pioneering study shows richest 2 percent own half world wealth", l'étude en anglais avec des illustrations et liens, l'étude complète (en .pdf) : "The World Distribution of Household Wealth" et l'article de l'AFP via le quotidien Le Monde : "La moitié de l'humanité se partage 1 % de la richesse mondiale" (Via Roland Piquepaille).


La société Lexmark (imprimantes et consommables) lance une campagne sur Internet pour maîtriser les coûts d'impression et ainsi faire acheter moins de papier et donc sauvegarder des arbres ; avec le site Imprimez-moins comprenant des conseils et permettant de tester ses connaissances.


Dans sa lettre d'infos La Quinzaine, L'Association Emmaüs incite les personnes sans abri à voter en 2007 et à s'inscrire sur "les listes électorales avant le 31 décembre 2006 en vue des élections présidentielle et législatives". Renseignements sur le site Internet Service-public.fr avec le mode d'emploi "Inscription des personnes sans domicile fixe (SDF)". Jacques Deroo, auteur du livre "Salauds de pauvres" (voir aussi son blog) est interviewé dans 20 Minutes à ce sujet : "Sans-abri mais pas sans avis".


La Libre Belgique annonce le lancement par le ministre de l'Economie fédéral Belge, Marc Verwilghen, d'un portail Internet associant acteurs publics et partenaires privés "visant à mieux armer le consommateur contre les dangers des spams ou des e-mails indésirables"SpamSquad.be avec des régles de base et des conseils.


Premier bilan des pôles de compétitivité (mis en place au début de l'été 2005) dans le cahier central du magazine Industries du mois de novembre 2006 (téléchargeable ici en .pdf, 13 pages) : "Il s'appuie notamment sur l'expérience des quatre pôles mondiaux basés dans les deux grandes régions de l'Ile-de-France et de Rhône-Alpes."
En écho dans le Monde : "Les pôles de compétitivité souffriraient de leur "jeunesse"" : "Cette étude a été réalisée auprès de 158 acteurs (entreprises, gouvernance, centres de recherche et de formation) de quarante pôles de compétitivités, sur les soixante-six que compte la France." Lire le communiqué de Presse de KPMG (en .pdf).


La Bibliothèque nationale de France vient d'ouvrir le site Internet Homère, sur les traces d'Ulysse consacré à l'Iliade et à l'Odyssée. "Ces premières œuvres de la littérature occidentale, imprègnent notre imaginaire ; c'est le monde fabuleux des dieux, des héros et des monstres, mais c'est aussi celui de lieux bien réels, d'objets archéologiques et d'œuvres artistiques ; c'est surtout le creuset de toutes les formes de notre littérature, le récit métaphorique de toute aventure humaine."


Culturel, le projet photographique "Vu en ville" explore l'urbain ("collection de signes donc presque devenus insignes, invisibles aux yeux des citadins dans un espace public surchargé ou négligé").


Le quotidien économique La Tribune lance des fils RSS pour suivre l'actualité société par société ; la liste étant impressionnante (Via VTech).


Pédagogique : Dossier en 6 pages du Journal du Net sur les Interfaces utilisateurs ("Etat des lieux d'un domaine en mutation, porté par le développement du Web 2.0, de la mobilité et par la montée en puissance des serveurs vocaux interactifs"), "5 clés pour produire des contenus vidéos pour son site" (toujours pour le Journal du Net), "Créer une table des matières avec OpenOffice Writer" et "Installer SPIP sur un serveur distant" chez GénérationCyb, "Comment faire un site Web mobile" expliqué par ZDnet, des ressources en ligne pour les 3-6 ans (compilation d'une animatrice multimédia).


Mise à jour de l'article phare de Dave Pollard sur l'utilisation professionnelle des outils du Web social sous l'angle de l'utilisation (et non pas de la technique informatique) : "Social networking in business". Autre ressource actualisée (mais cette fois-ci en français) : "Mon listing Web 2.0" soit plus de 500 services Web 2.0 classés par catégorie.

Mode déconnecté (tendance 021)

Nouvelle rubrique : tendance. Un mot, une expression, un lieu, une chose comme reflet de notre temps, miroir de l'instant ou inscrit dans l'avenir, porteur de sens dans les circonstances dans lequel on le prononce, dans son champ énonciatif et contextuel. Mot, expression à suivre, objet utile ou inutile, lieu en devenir...


Le mode déconnecté, nous allons sans doute beaucoup en entendre parler. De quoi s'agit-il au juste ? Une expression qui cherche à s'imposer dans l'univers dit du "Web 2.0".


Le 22 novembre, Indexel l'annonçait : "Ajax supporte enfin le mode déconnecté" avec cette explication en introduction :

"Les frameworks Ajax les plus avancés commencent à proposer un cache local de données pour faciliter le travail hors connexion. Utile pour travailler dans le train, l'avion ou au bout du monde".


Et ce chapô qui suit :

"Comment proposer aux utilisateurs un mode déconnecté ? C'est-à-dire, comment leur permettre d'utiliser leurs applications favorites sans aucune connexion internet ?"

De façon concrète, il s'agit de pouvoir travailler en mode déconnecté (c'est-à-dire hors connexion à Internet) avec des applications diverses et variées (bureautique, retouche photo...) via son navigateur, en générant un cache local des données sur son propre ordinateur.


Jean-Baptiste Boisseau l'affirme sur son blog Le Web 2.0, c'est pas du buzz dès le 24 octobre 2006 : "Le client Web en mode déconnecté arrive" et cite l'exemple de Scrybe, une application de calendrier Web fonctionnant en mode déconnecté. Dans un billet du 13 novembre intitulé "Le mode offline par l'exemple", il complète son exposé en évoquant l'application Moxie, "un petit éditeur de texte en mode en web que vous pouvez utilisez hors ligne sans aucune installation."


De là à imaginer des applications fonctionnant majoritairement via un navigateur Web connecté ou en mode déconnecté et s'affranchissant de logiciels installés sur sa machine ou de plateformes fonctionnant uniquement en ligne, il n'y a qu'un pas à faire qui pourrait devenir commun dans les prochaines années.

mercredi 6 décembre 2006

Infopauvres et inforiches (tendance 020)

Nouvelle rubrique : tendance. Un mot, une expression, un lieu, une chose comme reflet de notre temps, miroir de l'instant ou inscrit dans l'avenir, porteur de sens dans les circonstances dans lequel on le prononce, dans son champ énonciatif et contextuel. Mot, expression à suivre, objet utile ou inutile, lieu en devenir...


Un récent article scientifique "La fracture numérique, paradoxe de la génération internet" de Caroline Rizza (Maître de Conférences en Sciences de l’information - communication - Ecole Normale Supérieure des Télécommunications Paris) traite de la problématique du facteur humain dans la société en réseau en mettant en évidence que les Technologies de l'Information et de la Communication sont à la fois créatrices et destructrices de lien social. Dans sa conclusion, elle aborde la fracture numérique en introduisant deux néologismes : "inforiches" et "infopauvres" :

"Les inforiches (sont ceux) qui ont accès aux TIC et ont les connaissances requises pour les utiliser et en recevoir les messages, et qui peuvent donc communiquer avec le reste du monde et agir en son sein. Sur le versant d'en face, demeurent les infopauvres qui n'ont pas accès aux TIC et à Internet, qui ne savent pas les utiliser et qui ne peuvent donc pas agir dans un monde désormais régi par l'information."


Ces 2 termes ne sont pas nouveaux et on retrouve le mot "infopauvre" défini dans la bibliothèque virtuelle de l'Office québécois de la langue française dans un sens "mondialisé" (à partir de l'anglais "info have-nots" en signalant un équivalent "infodémunis") :

"Personnes, généralement d'un pays en développement, qui n'ont pas accès à l'information diffusée par Internet, ne pouvant profiter des infrastructures de télécommunication ou des équipements informatiques nécessaires au développement de l'inforoute et de la société de l'information. 
Note(s) : Cet accès inégal aux nouvelles technologies et aux services Internet renforce le déséquilibre Nord-Sud. Il est important de combler le retard concernant l'utilisation d'ordinateurs personnels reliés à Internet et de s'assurer que ce développement ne crée pas une nouvelle inégalité, un nouveau fossé entre les inforiches et les infopauvres. 
Mais, au Nord comme au Sud, le manque d'équipement informatique marginalise des millions de personnes."


Toujours au Canada, le pédagogue Pierre Simard parlait déjà d'inforiches et d'infopauvres en 1999 dans un scénario pédagogique sur les Questions d'accessibilité : "Exemple de mesures qui peuvent être prises pour réduire l’écart entre les infopauvres et les inforiches."


L'acception semble généralisée au Québec comme le prouve le mémoire "L'action communautaire : un outil pour la démocratisation de l'inforoute" (2000) mis en ligne par Communautique au Québec (alors qu'elle est encore peu usitée en France) :

"En 1995, l'Institut canadien d'éducation aux adultes (ICÉA) et La Puce communautaire, préoccupés par l'écart qui ne cesse de se creuser entre inforiches et infopauvres dans le contexte de l'arrivée des technologies de l'information et de la communication, unissent leurs efforts et leurs expertises pour mettre sur pied le projet Communautique."

La téléphonie mobile dans le monde, l'utilisation des CMS dans les Espaces Publics Numériques, la peur des français de devenir SDF... (brèves citoyennes de clavier)

Près d'une personne sur trois dans le monde utilise aujourd'hui un téléphone mobile, selon le rapport "Internet Report 2006: Digital.Life" de l'Union internationale des télécommunications (UIT) publié le 4 décembre 2006 (à télécharger en anglais à partir de cette adresse). Dans le monde, il aura fallu 125 ans pour dépasser le milliard de personnes ayant accès à des lignes fixes et 21 ans pour arriver au même niveau pour la téléphonie mobile. En parallèle, une étude du Gartner Group (cf. l'article "Gartner Says Emerging Markets Hold the Key to Future Telecoms") révèle que 62% d'appels mobiles sont réalisés dans des pays dits émergents. Le recul mondial des communications à partir de lignes fixes est souligné par cette même étude.


Compte-rendu du rendez-vous des Jeudis des Espaces Publics Numériques à Gentilly (94) sur l'utilisation des CMS et wiki dans des espaces multimédias en France et en Belgique pour une appropriation citoyenne des Technologies de l'Information et de la Communication. A noter la mise en perspective brillante d'Alain Giffard en fin de matinée.


"La vidéo annonce des révolutions en chaînes" dit le journaliste David Carzon pour 20 Minutes. "Une webcam ou une petite caméra numérique et un logiciel de montage, chacun peut donner libre cours à son imagination" ajoute-t-il.


L'UNESCO et la bibliothèque du Congrès des Etats-Unis organisent aujourd'hui au Siège de l'UNESCO, à Paris, une réunion afin de préparer le terrain pour le lancement de la bibliothèque numérique mondiale, une banque de connaissances multiculturelles et multilingues sur Internet. Explications avec ce communiqué de l'UNESCO.


"Un Français sur deux redoute de devenir SDF", c'est l'enseignement majeur d'une d'une étude BVA pour Emmaüs-La Vie-L'Humanité révélée aujourd'hui. L'exclusion concerne de plus en plus de français et leur environnement familial. L'étude précise l'importance perçue par les Français du rôle joué par les travailleurs sociaux : "Ce sondage constitue aussi un jugement sévère pour les politiques, puisque 45 % des personnes interrogées estiment que le problème des SDF pourrait être résolu définitivement, avec une volonté politique suffisante". Consultez les résultats complets du sondage en .pdf (33 pages).


Les citoyens peuvent aussi être des citoyens-marketeurs : c'est le leitmotiv du nouveau livre "Citizen Marketers: When People Are the Message" par Ben McConnell et Jackie Hub (chez Kaplan Business) qui s'intéresse aux citoyens qui créent sur Internet, échangent, diffusent et influencent la consommation des internautes. Les gens deviennent le message. Le médium n'est plus le message (Via le Blog à Ollie).


Blogueur parisien réputé spécialiste de l'innovation, Roland Piquepaille a ouvert un photoblogue original sur le thème des "fautes d'orthographe parisiennes".


Un logiciel gratuit simple d'utilisation pour créer des calendriers : TKexe Kalender, à télécharger (Via Loïc Marot de l'Espace Public Numérique Vineuil Multimédia, 41). Quelques exemples de créations.


"L'avenir de la musique est dans le mobile" comme le souligne l'étude de Johnny Davis pour l'opérateur britannique 3UK à télécharger en .pdf (16 pages) : "Is Mobile the future of the music industry?" : "L'étude passe en revue pourquoi les jeunes utilisent cette technologie, la manière dont ils y accèdent et l'écoutent" (Via Marketing et Droit de la musique dans l'environnement numérique).


Pédagogique : "10 conseils pour lire intelligemment ses fils RSS", "Comment créer une petite Organisation Non Gouvernementale" (document en anglais et en .pdf de 82 pages : avec bonnes pratiques, où chercher le financement, management...) et les recommandations de Noël de l'UFC-Que Choisir pour les achats en ligne de fin d'année.


Le Ministère de l'Economie de l'Economie et des Finances souhaiterait créer un pôle de compétitivité sur les logiciels libres en Ile-de-France. Ceci dans la suite du rapport sur "l'Economie de l'immatériel : la croissance de demain" (184 pages en .pdf, à télécharger ici) dévoilé en début de semaine dont les auteurs sont Jean-Pierre Jouyet (chef de l'inspection générale des Finances) et Maurice Lévy (président de Publicis). Ce rapport présente 68 recommandations.

mercredi 29 novembre 2006

Martin Roulleaux Dugage, Le prix de la confiance : guide pratique de l'entreprise en réseau, ouvrage téléchargeable gratuitement

Martin Roulleaux Dugage (directeur Knowledge Management Schneider-Electric) vient de publier sur son blog une version alpha (donc non finalisée) de 148 pages de son ouvrage "Le prix de la confiance : guide pratique de l'entreprise en réseau" téléchargeable gratuitement à cette adresse en .pdf (2,9 Mo).


Martin Roulleaux Dugage explore les changements dans le monde post-industriel, le présent de l'entreprise collaborative et décrit comment favoriser, faire émerger, gérer et analyser une communauté de pratique professionnelle active, figure émergeante de l'entreprise en réseau moderne.


L'auteur s'attarde également sur les 7 espaces présents dans une grande entreprise ou un structure importante et donne des clés pour réussir une transformation managériale induite par l'utilisation de plus en plus prégnante des Technologies de l'Information et de la Communication où le leadership devient foncièrement collaboratif.


Ce livre concerne bien au-delà de la cible d'un lectorat de managers attentifs aux changements liés au multimédia dans l'entreprise. Il pose des jalons pour les personnes s'intéressant aux phénomènes de communautés de pratiques et d'échanges de flux de connaissances au sein de l'entreprise. Il délivre des grilles de lecture et, en filigrane, un guide pour agir au sein même de l'organisation dans une approche en réseau.

"Le mouvement de transformation de l'entreprise est bien en marche. Il est porté par les nouvelles technologies du Net, et nous sommes encore loin d'en avoir saisi la portée. La mondialisation associée aux nouvelles technologies de communication, maintenant largement démocratisées, donne naissance à des formes nouvelles d'organisation adaptative. Des groupes de personnes se rassemblent et s'auto organisent en réseaux et en communautés, parfois planétaires, et sans rien demander à personne. Bien plus, ces communautés commencent à établir des connexions entre elles, comme autant de neurones d'un gigantesque cerveau mondial en devenir, se jouant des frontières de la géographie et des organisations. Ce réseau mondial d'intelligence collective en est encore à ses balbutiements, mais sa croissance est explosive, et son impact sur le monde du travail est déjà considérable. Quand on sait que la valeur d'un réseau s'accroît en principe comme le carré du nombre de ses connexions, il y a là quelque chose dont l'impact sur le monde du travail est comparable à celui de la météorite qui a tué les dinosaures. Si l’homme se met à externaliser ses fonctions cognitives, les organisations hiérarchiques et cloisonnées n’y survivront pas.

Il faut donc impérativement apprendre aux managers à reconsidérer l'universalité des pratiques de contrôle héritées de l'âge industriel et en adopter de nouvelles dans le but de développer la connaissance et susciter l'innovation. Il faut rééquilibrer le système traditionnel de management de l'entreprise, centré sur la recherche de productivité des structures, par un système complémentaire centré sur les espaces d'apprentissage et d'innovation. Ainsi, aux deux piliers actuels de l'organisation d'entreprise -les hiérarchies fonctionnelles et les équipes projet-, il faudra ajouter un troisième -les communautés- qui donnera aux entreprises les moyens d'une nouvelle croissance. Les entreprises qui survivront au 21e siècle seront celles qui auront su mettre en oeuvre les systèmes d'apprentissage les plus efficaces sur leur coeur de métier, et qui auront externalisé tout le reste."


En complément, Martin Roulleaux Dugage propose un fichier en .pdf sur le thème : "Dynamiques collaboratives au-delà des frontières : éléments de théorie et de pratique pour le développement de l'entreprise en réseau" issu d'une présentation sur la dynamique collaborative des réseaux sociaux et des communautés.

mardi 28 novembre 2006

Un portail d'alerte et d'aide à la décision des ONG en cas de catastrophe humanitaire, projet phare de CIO Sans Frontières

Les Chief Information Officers (CIO) français se mobilisent. En 2005, AT&T, IBM, Oracle, Singapour et les Directeurs de Systèmes d'Information Pascal Anquetin (Vedior), Karine Durand (Armaris), Yves Trézières (Nexans) et Isabelle Vialettes (Invivo) ont fondé l'association CIO Sans Frontières, avec les slogans "unis pour une informatique responsable" et "le coeur a ses réseaux".


Un an après sa création, CIO Sans Frontières est sur le point d'aboutir à une belle réalisation utile et concrète : un portail d'alerte et d'aide à la décision des Organisations Non Gouvernementales en cas de catastrophe humanitaire.


Yves Trézières, Président de CIO Sans Frontières, évoque le partenariat avec Télécoms Sans Frontières et la raison de ce initiative de portail solidaire :

"Notre association va travailler sur du concret, c'est-à-dire sur des projets bien identifiés, des livrables comme nous disons dans notre jargon. Notre objectif est de fédérer des compétences et des ressources au profit d’une action simple : sauver des vies grâce à l’utilisation des technologies de l'information. Télécoms Sans Frontières est une organisation non gouvernementale française qui vient au secours des sinistrés en cas de catastrophe humanitaire par la mise à disposition temporaire des réseaux de télécommunications par satellite.

CIO sans frontières va concevoir et déployer un portail d'aide à la décision imaginé par TSF qui permettra à l'ensemble des ONG de la planète d'être informées en temps réel en cas de catastrophe humanitaire et mettra à leur disposition toutes les données indispensables à l'organisation des secours.

Nous apporterons aussi à TSF notre capacité de mobilisation des acteurs des technologies de l'information par la mise à disposition de matériel, de logiciels ou de personnel. Nous laisserons alors le temps nécessaire à TSF pour remplir sa mission : agir sur le terrain.

Nous ne nous engageons pas pour une seule cause, mais nous serons au service de toutes les ONG. C'est ce qui a retenu mon attention dès mes premiers contacts, et les besoins de TSF sont vitaux pour améliorer les secours aux sinistrés des catastrophes naturelles. Celles-ci frappent de plus en plus fort, de plus en plus souvent, y compris à la porte de chez nous."

samedi 25 novembre 2006

ACG-Art, l'art graphique pour tous

A Monceau-sur-Sambre (Belgique), l'association Asbl ACG-ART (Atelier de Création Graphique et Artistique) créée par Derry Turla, artiste, agrège des initiatives et projets artistiques de plus en plus marqués par l'utilisation de l'Informatique et de l'Internet. L'Asbl ACG-Art existe depuis 2002 et se définit comme un "véritable foyer culturel" en proposant une sensibilisation aux arts graphiques accessible à tous : jeunes, artistes débutants ou confirmés. Cette mixité volontaire des publics associée à des prix très démocratiques pour les ateliers et à une approche individuelle fait que cette démarche connaît un succès grandissant.


Derry Durla désire, à travers les stages de l'Absl, proposer un accès à la culture pour tous. Les artistes d'ACG-ART proposent également des services de Webdesign, pré-presse, traitement de l'image, créations de décors et d'affiches. L'Asbl souhaite prochainement ouvrir un atelier de digigraphie. Contact : derry.turla@acg-art.be.

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