Jean-Luc Raymond

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Tag - informatique

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mardi 2 janvier 2007

Second life, un monde virtuel et en 3D qui ressemble à un jeu vidéo mais qui n'en est pas un

Dans son édition du samedi 2 décembre 2006, Le Monde 2 consacre sa couverture et un dossier de 8 pages sur Second Life, un univers accessible via Internet, nouvelle utopie, un monde où tout paraît possible : "Une journaliste sur Second Life : Ma vie virtuelle". Diane Wulwek décrypte le phénomène Second Life en créant son avatar et en naviguant dans ce monde virtuel à la rencontre d'autres avatars pendant plus d'un mois ; une expérience troublante.


Qu'est-ce que Second Life ?

"Un monde virtuel en ligne et en 3D qui ressemble à un jeu vidéo... mais qui n'en est pas un. Un "univers persistant social et collaboratif" créé en 2003 par Linden Lab, une société californienne, dans lequel on vient s'offrir une deuxième vie. Une simulation de la réalité qui permet de se divertir, nouer des amitiés, expérimenter des formes de sexualité inédite, créer des biens et des services et pourquoi pas gagner sa vie.

Mais aussi, une économie parallèle qui dispose de sa propre monnaie, le linden dollar (L$), convertible en billets verts (environ 275 L$ pour 1 US$), et où les échanges commerciaux s'élèvent jusqu'à 600 000 US$ par jour. Une sorte de Terre promise qui accueille déjà plus d'un million de participants - chiffre qui croit au rythme de 36 % par mois - de toutes nationalités, et qui, en dehors des technophiles et des amateurs de jeux multijoueurs en ligne, attire désormais les médias, les artistes, les marques, les multinationales, les organisations gouvernementales et même des hommes politiques. Second Life : un phénomène qui bouleverse complètement les frontières entre réel et virtuel et qui préfigure l'Internet de demain."


Les mots de Wolkman, 36 ans, de son vrai prénom Pierre-Etienne, chef de projet Internet à la Chambre de Commerce et d'Industrie de Toulouse qui tient un blog sur Second Life : SLObserver.com :

"Même si ce ne sont que des formes, des volumes ou des animations virtuelles, on dispose ici (dans Second Life) de la totale propriété, et donc des copyrights, de chacune de nos créations. Cette décision a été prise par Linden Lab quelques mois après l'ouverture de la plate-forme. De facto, un vrai marché s'est constitué. C'est ce qui a donné naissance à la première économie mixte à cheval entre le monde réel et le monde virtuel!

Tout ce que je produis ici m'appartient et je peux le vendre à d'autres avatars. Bien sûr, ils me paient en linden dollars. Mais ensuite, je peux convertir cet argent en dollars américains, via le Lindex, la Bourse d'échange et Second Life.

Certains passent ici 80 heures par semaine. On a même créé pour eux des groupes de soutien! C'est troublant, oui, mais tu es ici dans un monde ultra-complet, un monde qui pourrait très bien s'autosuffire..."


A noter la parution d'un livre en partie sur Second Life, avec des clichés de personnes réelles et leurs équivalent en avatars, en mai 2007, chez Chris Boot par le photographe Robbie Cooper : "Alter Ego". L'ouvrage sera préfacé par Julian Dibbell qui officie au magazine Wired.

lundi 1 janvier 2007

Hyperdisruption (tendance 037)

La rubrique tendance, c'est un mot, une expression, un lieu, une chose comme reflet de notre temps, miroir de l'instant ou inscrit dans l'avenir, porteur de sens dans les circonstances dans lequel on le prononce, dans son champ énonciatif et contextuel. Mot, expression à suivre, objet utile ou inutile, lieu en devenir...


Nous avions déjà évoqué dans les tendances, l'emploi de l'adjectif disruptif qui tend à se généraliser dans le vocabulaire professionnel du monde de l'internet. Dans sa note de synthèse de prévisions pour l'année 2007 dans le secteur de l'Internet, le groupe IDC introduit la notion d'hyperdisruption dans le titre même de son document "IDC Predictions 2007: Prospering in an Era of Hyperdisruption" (18 pages, à télécharger ici en .pdf) et le répète à 6 reprises (cf. également l'article condensé d'IDC). Une définition approximative est délivrée en page 3 de ce cahier de tendances technologique :

"Par hyperdisruption, nous signifions que nous voyons un nombre sans précédent de ruptures ayant lieu immédiatement dans différents vecteurs de l'industrie  - tous agissant les uns les autres, et, plus important encore, bénéficiant d'un effet d'accélération entre eux".


Le néologisme créé par IDC a été largement repris dans la Presse anglo-saxonne et sur des sites Internet d'actualité et des blogs.

dimanche 31 décembre 2006

Mociologie (tendance 036)

Nouvelle rubrique : tendance. Un mot, une expression, un lieu, une chose comme reflet de notre temps, miroir de l'instant ou inscrit dans l'avenir, porteur de sens dans les circonstances dans lequel on le prononce, dans son champ énonciatif et contextuel. Mot, expression à suivre, objet utile ou inutile, lieu en devenir...


Contraction des mots "mobilité" et "sociologie", la mociologie (en anglais : mociology) est un terme apparu ces derniers mois, d'abord dans le monde anglo-saxon, puis maintenant en français. Le blog Mociologic le définit ainsi :

"La mociologie (mociology) est l'étude du comportement humain dans un monde dans lequel prévaut la mobilité, et plus précisément l'étude des usages d'outils mobiles, tels que les téléphones portables ou encore les PDA."


Le néologisme Mociology fait l'objet d'un article dans Wikipedia :

"Mociology is defined as the study of human behaviour in a mobile world and the study of mobile device/phone lifestyles. This is the direct by-product of how mobile phones and mobility in modern life and modern lifestyles are affecting and changing human inter-action, behaviour and consumption in the 21st century. Mociology and it's financial and economic sub-set, "Mocio-Economics", is the fast-emerging discipline and accumulating body of research, knowledge and science, that studies the impact and effect that mobile phones, mobile technology and mobile lifestyles are having upon every layer of modern urban societies, cities and human endeavour."


Ce papier introduit le terme de mocio-économie (mocioeconomics) et signale que la création du néologisme Mociology en novembre 2005 par Ralph Simon :

"Mociology" and the term, "Mocio-Economics" was expounded by leading international mobile content and entertainment expert, Ralph Simon, (Chairman of the Mobile Entertainment Forum - Americas and President/CEO of The Mobilium Group World-wide) in the late summer of 2005, and officially unveiled at a lecture given by the RSA (Royal Society for the encouragement of Arts, Manufactures and Commerce) in their historic Great Hall, London, UK, on 7 November 2005. The lecture was titled: "Mociology - Mobile technology and culture change: how mociology and mocio-economics is changing the way we live". Ralph Simon chaired a riveting lecture, which saw three of the mobile world's most prominent thought leaders explain just how this new "impact science" is manifesting itself across many pillars of society."

samedi 30 décembre 2006

Folkmind (tendance 035)

Nouvelle rubrique : tendance. Un mot, une expression, un lieu, une chose comme reflet de notre temps, miroir de l'instant ou inscrit dans l'avenir, porteur de sens dans les circonstances dans lequel on le prononce, dans son champ énonciatif et contextuel. Mot, expression à suivre, objet utile ou inutile, lieu en devenir...


Le 28 mars 2006, Frédéric Bordage a mis en ligne un mini-glossaire du Web 2.0 pour Indexel. Il évoque le terme de Folkmind qu'il définit ainsi :

"FolkMind caractérise l'esprit planétaire qui émerge avec le web 2.0. Les blogs exposent des données structurées : tags, blogroll (OPML) et flux RSS. En agrégeant l'ensemble de ces flux, on peut calculer à un instant T les tags les plus utilisés et les blogs les plus influents. Comme les blogs expriment souvent une opinion, les tags les plus utilisés reflètent "l'état d'esprit" du web 2.0 et les idées fortes qui l'animent à un instant T. Exemple : BlogDex.net".


Depuis lors, Blogdex est un service qui a été racheté mais on pourrait citer dans le même registre, l'exemple de Technorati. Ce mot Folkmind renvoie à la notion d'intelligence collective, non pas dans son acception traditionnelle mais dans une explication plus basique : les idées fortes dégagées par des outils Web convergents font naître un sens nouveau au corpus de sites.


Folkmind, en anglais, c'est avant tout le rêve d'une killer application pour le Web 2.0 imaginée par George Chiramattel dans un article de son blog, le 14 octobre 2005.

"A new person who logs into FolkMind can start with the most popular folksonomy terms and from that point browse related concepts or he can start by searching for a particular concept. Each node in the mind map can be tagged with additional information like a short description, its relevance (based on algorithms similar in principle to the one used by Google page rank), and additional information. This is the highest level of abstraction and at this level the user is more concerned with the connections between concepts than the individual documents that contributed to that concept. With usage the folksonomy gets richer and more concepts and connections between concepts emerge. Once the relevant concepts are identified, the next step is to drill down to the individual documents that pertain to that subject.

If the Internet can be considered as the virtual brain that represents the collective intelligence of humanity, then FolkMind is the pictorial representation on the same expressed as a mind map – hence the name."

Rapport et guide sur la participation citoyenne sur Internet du British Council

Le blog collectif espagnol Administraciones en Red a fait état le 26 décembre dernier dans un article intitulé "Typologie d'outils pour la eparticipation" d'un guide passionnant publié en juin 2006 par l'antenne berlinoise du British Council sur la participation en ligne : "Facilitating active citizenship : E-participation in the United Kingdom and Germany. A status report with examples from both countries" (84 pages, téléchargeable ici en .pdf). Ce qui marque dans cette publication, c'est l'absence des poncifs traditionnels de la participation citoyenne sur Internet qui peuvent être débattus sans fin.


Le rapport "Facilitating active citizenship : E-participation in the United Kingdom and Germany" présente une brève contextualisation du sujet avant de s'attarder sur la méthodologie de recherche employée pour façonner cette étude. Suit une typologie exhaustive de formats (et non d'outils) facilitant la prise de parole sur le Web pour le citoyen lambda (avec à chaque fois des exemples). Alors, les auteurs décrivent des projets très concrets en Grande-Bretagne et en Allemagne de participation citoyenne sur le Web que ceux-ci soient à l'initiative d'administrations centrales, de collectivités territoriales, d'associations, d'établissements scolaires ou d'universités. Pour chaque projet, sont indiqués les coordonnées de la structure responsable.


En visant la simplicité et la praticité, ce rapport s'impose comme un véritable vademecum de la e-participation à compléter par des discussions à l'issue de sa lecture qui ont inspiré une liste de 20 questions/lignes de travail autour de la participation sur Internet et une énumération d'avantages et d'inconvénients liés à la participation citoyenne sur Internet (sous deux points de vue : celui de l'organisation qui souhaite cette participation active et celui de l'internaute "usager" qui est invité à participer).


Rien n'est figé dans la e-participation et le virtuel ne remplace pas et ne substitue pas au réel. La clé de cette "eparticipation" repose sur de la formation à l'appropriation non pas seulement à des outils mais aux enjeux qui se dessinent pour les communes, les associations et les citoyens localement. L'animation de réseau est aussi essentielle. Rien ne se construit à distance sans favoiser les rencontres des acteurs locaux et en envisageant de développer des synergies locales de participations citoyennes en ligne autour de projets communs.
Au Royaume-Uni, la participation en ligne est souvent abordée par l'angle du voisinage ("neigbourhood") car ce qui est local et microlocal est immédiatement perceptible par le citoyen et son faisceau relationnel comme facteur du changement du quotidien. Cette approche est appropriée à des projets concrets et utiles où Internet est une des composantes à côté des comités de quartiers, des centres sociaux, des services publics de proximité, de mobilisations citoyennes locales...


Voilà qui devrait intéresser la Région Nord-Pas-de-Calais engagée dans une démarche de financement de la participation citoyenne sur Internet auprès des collectivités locales :


"Le Conseil Régional Nord – Pas de Calais met en œuvre un axe de sa stratégie TIC dédié à l'emploi des TIC au service de la démocratie locale et de la participation citoyenne. Cet axe vise principalement à accompagner l'émergence des projets portés par les collectivités locales : de l'animation pour faire connaître cet usage et faire naître les idées ; de l'accompagnement pour aider les collectivités à formaliser leurs idées en projets ; un soutien pour la réalisation de quelques projets ou initiatives exemplaires pouvant être aisément reproduites dans d'autres collectivités."


Ce programme de participation citoyenne en ligne peut être suivi sur le blog Au fil de Dream+ animé par Alexandre Desrousseaux.

jeudi 28 décembre 2006

Recherche d'emploi via RSS, l'euphorie de l'e-administration qui retombe en France, nous et les Mass media... (brèves citoyennes de clavier)

Très intéressant et novateur, un article qui porte à l'action par Martin Jacques sur son blog Brouehaha : "Pour une recherche d'emploi à l'aide de RSS" avec une amorce de méthodologie : "En bref, création d'un courriel Gmail pour s'incrire aux sites d'offres d'emplois. Création de requêtes RSS pour les autres sites. Transfert des courriels de Gmail dans le lecteur de fils RSS et donc un seul endroit pour consulter toutes les offres, le lecteur de fils RSS."


L'euphorie autour de l'e-administration est-elle en train de retomber en France ? Comme le souligne Christian Bensi dans son article "Les Français et l'administration électronique en 2006" : "Les raisons qui freinent l'usage d'Internet pour effectuer des démarches administratives y sont abordées. L'absence de contact direct avec une personne, premier handicap traditionnellement cité, ne concerne plus que 18 % des internautes mais reste en tête. Les internautes sont moins anxieux face aux risques de piratage mais cela reste un frein pour 17 % des personnes interrogées. 16 % citent le manque de connaissance relative aux démarches qu’il est possible d’effectuer par le biais des sites d'e-administration. Les risques d’erreur sont cités par 14 % des internautes. La présentation des démarches au sein des sites est qualifiée de peu claire par 6 % des personnes interrogées."


Web 2.0 : Dossier "Médias/ Mondial: L'avenir du Web 2.0" chez EuroTopics en date du 27 décembre 2006 avec revue de Presse de différents journaux en Europe sur cette thématique ; FauxPhoto est une application en ligne de retouches d'images ; MailEmotion pour envoyer un email vidéo simplement en utilisant, par exemple, une webcam.


Didactique : "10 recommandations pour se protéger d'une attaque pirate sur Internet" (relayées par Didier Rossignol Francini d'AOL), différentes options pour faire soi-même son propre calendrier 2007 (par José Luis Orihuela) ; Imagination At Work permet de dessiner en ligne (seul ou à plusieurs), de sauvegarder son dessin et de l'envoyer à une personne ; la Ville de Brest avec l'Espace Culture Multimédia du Fourneau organise 2 sessions d'initiation "Captation et traitement du son" (en janvier et en février) : "s'adressant aux animateurs multimédia et une autre pour les publics "moins à l'aise" d'une journée".


Un bureau virtuel avec Backpack. Explication de Lyonel Kaufmann : "Est-il un rassembleur d'idées ? un bloc-note ? un sac à dos numérique ? un éditeur de sites web ? En tout cas, il offre une forme d'application vraiment nouvelle par ses petites spécificités. Il a été conçu pour vous aider à gérer votre quotidien et vous propose des fonctionnalités collaboratives permettant à plusieurs personnes de travailler sur le même document pour autant que le créateur de celui-ci vous y invite et autorise".


Le Cyberespace de l'Agora (Association Emmaüs, 32 rue des Bourdonnais) organise une journée portes ouvertes le mercredi 17 janvier 2007 de 9h30 à 17h. Bénévoles et usagers seront sur place pour répondre à vos questions sur cet Espace Public Numérique situé dans le plus important centre d'accueil de jour de SDF à Paris.


Economique : La Poste recompose son offre car elle souffre et profite tout à la fois d'Internet (L'Expansion, 21 décembre 2006) ; Rueducommerce.com innove en proposant d'ajouter des séquences vidéo aux petites annonces gratuites diffusées sur son site (via Génération-NT).


Pour réfléchir : "Mass media vs nous les médias", article de François-Bernard Huyghe sur la cohabitation des "vieux" mass media fonctionnant suivant une logique industrielle (un vers tous, contenu standardisé...) avec les médias numériques à la portée de chacun ; à relire "La Société du Spectacle" de Guy Debord

mercredi 27 décembre 2006

Autorité informationnelle (tendance 033)

Nouvelle rubrique : tendance. Un mot, une expression, un lieu, une chose comme reflet de notre temps, miroir de l'instant ou inscrit dans l'avenir, porteur de sens dans les circonstances dans lequel on le prononce, dans son champ énonciatif et contextuel. Mot, expression à suivre, objet utile ou inutile, lieu en devenir...


L'autorité informationnelle est un concept de l'univers documentaire du Web. Dans un article scientifique intitulé "Construction de l'autorité informationnelle sur le web" (11 pages, à télécharger ici en .pdf), la chercheuse Evelyne Broudoux examine ce concept au regard de plusieurs contextes de médiation d'un document numérique (sphère privée, sphère collective et sphère publique) avec des critères :

"l'autorité énonciative personnelle s'appuyant sur l'auteur et sa notoriété, l'autorité de groupe ou institutionnelle triant et établissant les conditions de la confiance en la fiabilité des informations, l'autorité du contenu concernant le document lui-même, son genre et sa qualité, et enfin l'autorité du support qui fixe les frontières matérielles du document."


La notion d'autorité informationnelle est l'un des repères majeurs de notre temps pour mieux situer notre rapport  à l'information, au savoir, à la transmission du savoir, voire à la notion de compétences. L'autorité informationnelle change dans le contexte numérique : "Le changement de support dû au passage au numérique remet en question les "autorités" sur lesquelles étaient basées l'attribution de confiance, la vérification et la légitimation de l'information."


Dans ces travaux de septembre 2004 à juin 2005 , l'atelier-auteur du groupe de travail de recherche RTP-DOC, Programme Société de l'Information (CNRS) délivre une acception de l'autorité informationnelle dans un document de 98 pages (téléchargeable ici en .pdf) : "Documents et contenu : création, indexation, navigation"  :

"Autorité informationnelle (proposition de définition)
- Enonciative (personnelle)
- Institutionnelle (éditeur vérifie la fiabilité des informations)
- Documentaire (type et qualité du document)
- Enoncé (contenu du document)".

mardi 26 décembre 2006

Correcteurs orthographiques en ligne (tendance 032)

Nouvelle rubrique : tendance. Un mot, une expression, un lieu, une chose comme reflet de notre temps, miroir de l'instant ou inscrit dans l'avenir, porteur de sens dans les circonstances dans lequel on le prononce, dans son champ énonciatif et contextuel. Mot, expression à suivre, objet utile ou inutile, lieu en devenir...


Ils sont là pour faciliter la vie de l'internaute perdus dans les méandres des fautes d'orthographe qui pullulent sur Internet. Les correcteurs orthographiques en ligne ont tendance à se multiplier. En insérant du texte dans un champ ou par un simple copier-coller, ils permettent de vérifier l'orthographe ou la grammaire d'une phrase ou d'un paragraphe avant d'envoyer un courrier électronique ou de rédiger un article. On compte plusieurs correcteurs orthographiques en ligne pour la langue française en utilisation gratuite.


Dans la tendance Web 2.0 (ou nouveau Web), Orangoo Spell Check propose une vérificateur orthographique en ligne plutôt performant avec des suggestions de remplacement. 28 langues sont disponibles : français, anglais, italien, portugais, roumain, suédois, etc., ce qui en fait un outil très complet.


Le Patron est un service en ligne d'aide à la rédaction créé par l'Université de l'Alberta au Canada. C'est un outil conçu pour apprendre le Français Langue Etrangère ; il "permet d'identifier des fautes d'orthographe et de grammaire que l'on trouve fréquemment dans les travaux écrits des apprenants de français langue seconde. "Le Patron" offre des explications claires qui mènent son utilisateur à être un participant actif au processus de correction et de révision."


Charles Müller, linguiste et professeur émérite (à la retraite) à l'Université de Strasbourg a inventé Orthonet, un vérificateur d'orthographe sur la base d'un lexique de 25 000 mots avec des fiches explicatives. Orthonet est aussi un site de référence où l'aide humaine n'est pas négligée : des linguistes répondent aux questions et de nombreuses pages sont consacrées à l'orthographe nouvelle, à la grammaire...

dimanche 24 décembre 2006

Agence de Valorisation des Initiatives Socio-Economiques, acteurs de la filière Déchets d'Equipements Electriques et Electroniques, Coopératives d'Activités et d'Emploi

L'Agence de Valorisation des Initiatives Socio-Economiques (AVISE) édite un site Internet ressource en matière d'innovation sociale. L'AVISE agit pour une meilleure connaissance et la consolidation des initiatives entrepreneuriales existantes et pour favoriser l'émergence de nouvelles initiatives créatrices d'emploi et porteuses de cohésion sociale. Elle base son action sur la valorisation de projets plaçant l'homme au coeur de l'entreprise et de son développement.


L'AVISE s'adresse aux promoteurs d'initiatives au carrefour du social et de l'économique, ainsi qu'à leurs réseaux ; son action bénéficie également aux services de l'Etat, aux collectivités locales, aux organismes publics ainsi qu'au milieux économiques. Son site fourmille d'idées et de bonnes pratiques de l'Economie Sociale et Solidaire. Elle publie aussi des guides à télécharger gratuitement dont deux ressources utiles pour le secteur des Technologies de l'Information et de la Communication :


- "Annuaire 2007 DEEE : Choisir les entreprises de l’économie sociale et solidaire" : Qui informe les acteurs de la filière "DEEE" (Déchets d'Equipements Electriques et Electroniques) sur les ressources que constituent les entreprises de l'économie sociale et solidaire. On y trouve des cartographies rendant compte de leurs implantations sur le territoire national (279 établissements) et des fiches par entreprise sociale qui précisent leurs domaines privilégiés d'intervention,


- "Coopératives d'Activités et d'Emploi - L'entreprise partagée" : Mieux faire comprendre le concept de CAE à partir de témoignages d'acteurs... Dans la collection "Choisir d'entreprendre autrement", la publication "Coopératives d'Activités et d'Emploi - L'entreprise partagée" propose un ensemble de repères, de témoignages et de ressources qui permettent de mieux comprendre la réalité et l'intérêt de cette forme novatrice d'entreprise sociale. Ce mini-guide comprend un carnet d'adresses et une carte de France des Coopératives d'Activités et d'Emploi (CAE) du réseau Coopérer pour entreprendre.

AMETIST, nouvelle revue scientifique française sur les Technologies de l'Information et de la Communication

A noter dans la hotte des cadeaux de cette fin d'année, une excellente nouvelle relevée par Maël Le Hir : la naissance d'une revue scientifique française sur les Technologies de l'Information et de la Communication. Elle porte le nom d'AMETIST comme Appropriation, Mutualisation, Expérimentations des Technologies de l'Information Scientifique et Technique, et à été créée à l'initiative de l'INIST (Institut de l'Information Scientifique et Technique, CNRS).

"Elle souhaite accueillir dans ses pages des contributions originales et inédites, proposées par des chercheurs et spécialistes de l'IST, mais aussi par des chercheurs d'autres communautés scientifiques qui portent un intérêt particulier à la question de la communication scientifique et qui trouveront là une tribune où témoigner de leurs pratiques, de leurs dispositifs ou de leur organisation et de leurs réflexions."


Sylvie Lainé-Cluzel pose aussi la question de la légitimité de la revue scientifique face au "magma informationnel" ambiant :

"L'abondance technologique peut d’ailleurs contribuer au vertige et à la sensation d'éparpillement. Il ne suffit pas de connaître la technique pour se l'approprier, c'est-à-dire l'utiliser efficacement. Il ne suffit pas de connaître les flux RSS, les podcasts et autres folksonomies pour surveiller l'évolution d’un champ scientifique, comme il ne suffit pas de participer à un blog collaboratif ou de tenir à jour son site pour avoir une activité de production scientifique légitimée."


Chaque numéro d'AMETIST paraîtra sous un forme papier et Web avec des compléments sur Internet. Le numéro 0 qui vient de paraître est téléchargeable en .pdf et est également consultable en ligne. Le numéro 1 est prévu pour le printemps 2007.


Au sommaire du numéro 0:

"Partie 1 (Appropriation : besoins, conditions)
- Sylvie Lainé-Cruzel : "Appropriation, mutualisation, expérimentations des technologies de l'information scientifique et technique"
- Carl Lagoze, Dean B. Krafft, Sandy Payette et Susan Jesuroga : "Qu'est-ce qu'une bibliothèque numérique, au juste ? Au-delà des fonctions recherche et accès dans la National Science Digital Library".

Partie 2 (Capitalisation et mutualisation)
- Claude Chrisment, Françoise Genova, Nathalie Hernandez et Josiane Mothe : "D'un thesaurus vers une ontologie de domaine pour l’exploration d'un corpus".

Partie 3 (Coups de flash)
- Françoise Grandjean, Guillaume Moureaux et Michel Servais : "Développement de la Veille à l'INRS : Approches et Retours d'Expériences"
- José M. Barrueco, Julia Osca-Lluch, Thomas Krichel, Pedro Blesa, Elena Velasco et Leonardo Salom : "INCISO : Elaboration automatique d'un index de citations des revues espagnoles en sciences sociales".

Partie 4 (ARTIST, un lieu d'expérimentation)
- Jacques Ducloy, Patricia Gautier, Magali Rasolomanana, Clotilde Roussel, Djamila Safa et Pierre Wirtz
"A propos du numéro zéro d'AMETIST : rapport sur une expérience d'appropriation"."


En France, il existe peu de revues scientifiques papier consacrées aux Technologies de l'Information et de la Communication : signalons Réseaux (éditée par Hermès avec la collaboration de France Telecom Recherche & Développement) et Terminal (aux Editions L'Harmattan).

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