Clément
Laberge pointe vers une vidéo extraite du carnet du Renard Roux qui présente en
exclusivité, en vidéo et en français ce que sera l'OLPC (One Laptop Per
Child) ou XO, l'ordinateur à 100 Dollars US pour les enfants des pays
en voie de développement.
Né de l'idée de Nicholas Negroponte, directeur du MIT Media Laboratory, l'OLPC est présenté ici par Nathanaël
Lécaudé (Université de Montréal, Faculté de Musique) qui développe une application de
composition et de lecture musical : TamTam, à découvrir plus amplement avec
des démos vidéo sur le blog dédié TamTam: Music and sound for
the OLPC.
On voit dans ce banc d'essai vidéo de l'ordinateur à 100 Dollars US, la
compacité de l'appareil et son descriptif technique (microprocesseur, mémoire,
résolution de l'écran, ports, entrées, sorties...). La machine est dotée d'un
internet sans fil de type meshworking (portée annoncée de 1 km pour
l'antenne). Cela permet de connecter plusieurs ordinateurs ensemble sans
point d'accès central. Les enfants peuvent collaborer sur des travaux en commun
sans connexion filaire.
Quelques applications disponibles en standard sur l'OLPC : un navigateur basé
sur Mozilla, Etoys (pour construire du contenu interactif), un logiciel de
clavardage, une application de traitement de texte et TamTam précédemment
évoqué.
Tag - informatique
samedi 20 janvier 2007
L'ordinateur à 100 Dollars, présentation en vidéo et en français de l'OLPC (One Laptop per Child)
Par Jean-Luc Raymond le samedi 20 janvier 2007, 23:50
Spam pump and dump (tendance 048)
Par Jean-Luc Raymond le samedi 20 janvier 2007, 18:20 - Tendance
La
rubrique tendance, c'est un mot, une expression, un lieu, une
chose comme reflet de notre temps, miroir de l'instant ou inscrit dans
l'avenir, porteur de sens dans les circonstances dans lequel on le
prononce, dans son champ énonciatif et contextuel. Mot, expression à suivre,
objet utile ou inutile, lieu en devenir...
Sur son blog, Jean-Pierre Cloutier évoque le phénomène boursier du spam pump
and dump qui prend de l'ampleur et n'est malheureusement pas nouveau :
"Le pourriel pump and dump" :
"Depuis un peu plus de deux mois, c'est le "pump and dump" qui, du moins dans ma boîte de courriel, représente la majorité des messages non sollicités. L'astuce pour les fraudeurs consiste d'abord à acheter un certain volume d'actions d'un titre boursier dormant ou coté en cents (penny stock), puis par un pourriel prenant la forme d'une recommandation d'achat de susciter de l'intérêt pour le titre dans le but d'en faire artificiellement gonfler le prix (pump) et, par la suite, une fois atteint le seuil souhaité de liquider rapidement le portefeuille (dump) et d'encaisser la marge. Évidemment, la vente en bloc du portefeuille des fraudeurs fait s'effondrer le titre et les investisseurs qui ont mordu à l'arnaque subissent des pertes."
Le blog Legitiname, dans un article de septembre 2006, parle aussi de ce type
de spam : "Pump and dump : quand le spam rejoint la bourse" qui
représenterait actuellement 15 % des spam :
"La fraude financière se taille une nouvelle entrée sur Internet. Le "pump and dump" (aussi appelé "stock dump") consiste à gonfler artificiellement le prix d'une action dans le but de réaliser une forte plus-value lors de la revente."
Le 2 septembre 2006, le site Informatique Weka précisait que le stock spam influe sur les cours de la Bourse :
"Un récent exemple de pump and dump montre la puissance du processus. À la fin du printemps 2006, le cours de l'action Southern Cosmetics s'est brutalement mis à grimper de manière totalement anormale. En volume, elle s'est échangée six fois plus qu'à l'accoutumée. Rien de la part de Southern Cosmetics ne laissait présager un tel mouvement vers le haut. En fait, le point de départ du mouvement est le 21 juin. Des centaines de milliers d'internautes jouant à la Bourse en ligne ont reçu un stock spam les informant de l'imminence d'un accord commercial entre Southern Cosmetics et Naomi LLC, une autre société spécialisée dans les cosmétiques et produits de beauté."
Industrie musicale, dématérialisation, modèle économique publicitaire renouvelé, culture remix et nouvelles formes de créations musicales snacking
Par Jean-Luc Raymond le samedi 20 janvier 2007, 16:20 - Mes réflexions
Depuis le début des années 2000, l'Internet, la téléphonie mobile et
l'apparition des lecteurs mp3 bouleversent l'univers de la musique avec comme
effet visible, des modes de distribution de la musique qui changent
: on passe d'un support matériel à immatériel d'où un changement de
valeurs et de symbolique importants de ce type de création artistique dans
notre esprit associé à la consommation même de l'oeuvre sonore
construite.
Les modèles économiques des major companies du disque stabilisés depuis la fin
de la Seconde Guerre Mondiale ne sont plus pertinents et rentables. Production,
composition, édition, fabrication, distribution, promotion et
répartition des Droits sont aujourd'hui remis en cause.
La massification du nombre d'utilisateurs d'Internet, de possesseurs de
téléphones portables et de lecteurs mp3 a favorisé cette "perte" de valeurs
patrimoniales d'une culture métier de l'industrie du disque en faveur d'une
musique instrumentée par d'autres acteurs de l'industrie : les fournisseurs
d'accès à Internet (passage obligé), les opérateurs de téléphonie mobile, les
constructeurs d'appareillage physique (lecteurs mp3, téléphones portables)
et logiciels principalement pour lire des fichiers. La "convergence" téléphonie
portable - lecteur mp3 magnifiée actuellement par la campagne de communication
de l'iPhone
générée et relayée sur Internet est l'une des étapes de ce processus.
Il faut se souvenir que les acteurs du marketing sans une véritable culture
métier du disque ont investi les organigrammes de direction de l'industrie
du disque au début des années 90 suite à l'apparition du support CD.
Cette nouvelle industrie musicale est dominée aujourd'hui par des acteurs
médiatiques informatiques qui ont façonné une restriction des droits
d'usage et de partage des créations (Microsoft, Apple, Sony),
des médias traditionnels qui ont investi dans des plateformes en ligne
comme News Corp. de
Rupert Murdoch (qui possède MySpace), des sociétés informatiques médiatiques ayant valorisé la
musique via des capacités de recherche et d'indexation multimédia
textuelles, imagées, animées et vidéo (Google, Yahoo) et tout un
champ qui se façonne mêlant le non marchand au marchand (BitTorrent,
réseaux de pair à pair...). Tous ont un point commun : chercher
dans la publicité le nirvana d'une nouvelle rentabilité où la musique devient
en quelque sorte un "addendum" à une promotion autre.
En parallèle, l'irruption du peer-to-peer (au sens large et
générique) et de réseaux d'échanges immatériels induisent un nouveau
changement de paradigme chez les consommateurs de musique : la remise en cause
de la valeur du coût de la démarche de création musicale et une course à se
procurer de manière gratuite ce qui était "traditionnellement" payant. Les
acteurs de ce marché, en amont, intermédiaires ou utilisateurs
doivent supporter le coût incompressible de la bande passante, donc de
l'utilisation des tuyaux.
Au-delà du changement des modes de distribution, ce nouveau "business model"
publicitaire renouvelé (la musique a toujours entretenu depuis le début du 20e
siècle un rapport très étroit avec l'univers publicitaire et le marketing)
est micro-discriminant car il induit une communautarisation des genres musicaux
et au sein de plateformes "reliant" des individus profilés ayant les
mêmes désirs et affects (gothiques, punk, rap...).
Cet écosystème publicitaire médiatique et économique (adjectif intimement liés)
fait renaître d'une part une culture du remix (générer une oeuvre musicale
d'autres oeuvres musicales existantes) ; lire à ce propos l'article
d'Anne-Marie Boisvert : "Idées sur le remix : du bricolage : une culture assemblée avec
les moyens du bord" (avril, mai 2003) :
"(...) La culture remix : une culture qui embrasse le recyclage et le glanage, et dont l'originalité est d'avoir transformé les oeuvres préenregistrées et les moyens de diffusion comme les tables tournantes (outils traditionnels des DJs) en moyens de création. Ici, ce sont les moyens de reproduction qui précèdent et servent à la production6. Ainsi, le concept même d'oeuvre originale s'estompe et perd son sens.
La culture remix est une culture de la citation et du remake, certes, mais aussi une culture de l'intervention et de la réinvention, avec pour but le divertissement, mais aussi la communion et la libération. L'artiste aux commandes fait sciemment place au hasard (entre autres, sous la forme de glitches) et aux moyens du bord dans son processus créatif. Car le résultat importe, mais moins que le processus, la performance et l'événement. La culture remix emprunte ainsi à la société postindustrielle sa sursaturation sensorielle, en la reproduisant dans un contexte esthétique qui la canalise. Ses oeuvres demeurent ouvertes, introduisant, au moins pour un moment, un sens dans la cacophonie du monde, au moyen d'assemblages bricolés et éphémères, toujours sujets à transformation et toujours susceptibles d'une réorganisation."
D'autre part, l'écosystème publicitaire médiatique et économique génère
des nouvelles formes courtes d'oeuvres (sonneries musicales, mini-extraits
vidéo, cartes postales virtuelles musicales) que le quotidien Le Monde qualifie
du côté des consommateurs, d'effet snacking dans un article du 19 janvier
2007 : "L'image en renfort de la musique", venant peu à peu se placer à côté
des traditionnels morceaux et albums mais ne qui manqueront pas, avec le temps,
à se substituer à ces derniers, dans la forme même créative :
""Carl Watts, directeur des programmes chez Sony-BMG, est chargé de développer des formats vidéo courts (1 min 30 maximum), adaptés aux usages des nouveaux médias, aux sites d'artistes et aux baladeurs vidéo, téléphones portables, consoles de jeu numériques. Ces "divertissements informatifs" ont gagné des noms génériques : le blogsong (un artiste explique, avec son morceau en fond sonore, son état d'esprit lors de la création du titre) ; le live and rare (extrait de concert inédit) ; le in the mix (travail en studio)... Chez Sony-BMG, on travaille à la réalisation de "documentaires" sur les artistes, des 52-minutes faciles à tronçonner sous forme de feuilleton quotidien, et destinés à forger l'image marketing d'un artiste.
Après le clip, le "snacking"
Tout cela devient du "contenu embarqué", c'est-à-dire proposé à la vente sur les consoles, téléphones, cartes mémoires, clés USB. On peut aussi les visionner sur le Net - nous voici dans la sphère du "marketing viral", où l'internaute sert de relais immédiat. "Les années 1980 ont connu le clip, poursuit Carl Watts. En 2006, les formats courts correspondent aux habitudes du "snacking" (picorage) des consommateurs.""
lundi 15 janvier 2007
Journée portes ouvertes à l'Espace Public Numérique Cyberespace de l'Agora - Association Emmaüs, Paris 1er, le mercredi 17 janvier
Par Jean-Luc Raymond le lundi 15 janvier 2007, 22:54 - Evénement
L'Espace
Public Numérique Cyberagora - Association Emmaüs est un lieu d'accès public à l'Internet
complètement atypique. Il est situé dans l'Agora, plus grand centre d'accueil
de jour de Sans Domicile Fixe à Paris (32 rue des Bourdonnais, 1er
arrondissement) en plein centre de la capitale, tout près des Halles.
Depuis 2003, cet EPN accueille pour des initiations à l'informatique et à
l'Internet, du libre service, des personnes défavorisées, à la rue,
gratuitement avec un accompagnement spécifique assuré par un coordinateur
travailleur social (Ricardo Parrilla) et des bénévoles de tous les âges et de
toutes les professions.
Cette réelle mixité sociale au service des gens démunis en fait un lieu
attachant où les ordinateurs sont des outils au service d'un réel plus pour ces
personnes. L'EPN Cyberagora possède un blog depuis
2005 où usagers, bénévoles et salariés s'expriment ; un même espace en ligne
pour une expression plurielle.
Le mercredi 17 janvier 2007, de 9h30 jusqu'à 17h, le Cyberespace de l'Agora
propose une journée portes ouvertes. Au 32 rue des Bourdonnais, bénévoles,
usagers et coordinateur vous guideront pour faire connaissance avec
l'informatique et découvrir ce lieu où le bénévolat est toujours le
bienvenu.
Voici ce qu'on fait au Cyberespace de l'Agora : "Repérer vos trajets. Regarder
des vidéos. Faire de jolies présentations. Envoyer et recevoir des
e-mails.Trouver des photos, et en envoyer. Regarder les actualités de tous les
pays. Retrouver des personnes et leurs coordonnées. Regarder des vues de
paysages ou de villages. Communiquer avec les administrations, CAF, ANPE, etc.
Écrire des textes, lettres, poèmes, nouvelles, romans etc. Écouter des
musiques, retrouver les paroles des chansons... Et ce ne sont là que quelques
exemples!
Pour tout renseignements, contacter Ricardo Parrilla par courrier électronique
agora@emmaus.asso.fr ou par
téléphone au 01 55 34 74 84.
Le multitâche ou le plurimédia chez les jeunes internautes
Par Jean-Luc Raymond le lundi 15 janvier 2007, 16:20
Béatrice
Copper-Royer (psychologue et psychothérapeute) et Catherine Firmin-Didot
(journaliste à Télérama) ont publié à la fin de l'été 2006
: "Lâche un peu ton ordinateur! Comment mettre des limites ?" (chez Albin
Michel), un livre de conseils responsabilisants pour les parents et
d'explication sur ce que sont les pratiques actuelles de
l'Internet, des jeux vidéos et de la mobilité
technologique chez les jeunes.
Sans diaboliser les risques de l'Internet, dans "Lâche
un peu ton ordinateur! Comment mettre des limites ?", Béatrice Copper-Royer et Catherine
Firmin-Didot posent des jalons pour réfléchir en famille aux utilisations
des outils technologiques par les enfants et les adolescents. Extrait de cet
ouvrage sur le multi-tâche ou le plurimédia utilisé par les enfants.
"Nous n'avons jamais bien compris comment certains enfants pouvaient faire leurs devoirs tout en regardant la télévision. Avec Internet, ils ont franchi un échelon de plus dans cette acrobatie. Car l'ordinateur n'a pas toujours remplacé le petit écran : dans certains cas, il s'y ajoute! Il n'est pas rare, en effet, que des enfants suivent d'un oeil une conversation sur MSN, tout en jetant l'autre sur un travail scolaire, le tout devant la télévision allumée ou sur un fond de musique téléchargée! Si vous vous en étonnez, ils rétorquent que le travail en question n'est du recopiage, lequel ne demande aucune concentration.
La nouvelle génération semble s'être habituée aux sollicitations multiples qui, désormais, nous assaillent sans cesse, dans la rue, dans les magasins, mais aussi dans nos foyers. On ne peut effectuer un trajet dans une ville sans subir quantité d'incitations visuelles ou sonores, par le biais de publicités, de messages ou de musique de fond. Tant de loisirs nous sont proposés que nous ne savons plus très bien où donner de la tête. Prenant conscience que nous n'aurons jamais le temps de profiter de tout, nous éprouvons un sentiment diffus de frustration. Ce problème de la pléthore que nous avons évoquée précédemment, nos enfants s'y sont adaptés à leur manière : ils consomment tout en même temps! Pas forcément pour le meilleur : les professeurs soulignent leurs difficultés croissantes à approfondir leurs idées."
dimanche 14 janvier 2007
La santé des seniors et les technologies
Par Jean-Luc Raymond le dimanche 14 janvier 2007, 21:59
L'un des enjeux
majeurs des Technologies de l'Information et de la Communication dans les
années à venir est le développement d'outils, de logiciels et d'innovation
favorisant le maintien à domicile des seniors. En France, l'espérance de vie
augmente de trois mois par an. Le nombre de centenaires a quintuplé en 5 ans et
pourrait atteindre 300 000 en 2050. C'est pourquoi c'est un enjeu de société
conséquent.
Dans l'édition du Monde du 13 novembre 2006, le journaliste Benoît Hopquin se
penche sur les solutions technologiques pour les seniors en matière de
sécurité, de maintien d'un contact social et dans l'instauration d'un lien
médical permanent. Le Professeur et chercheur Vincent Rialle
travaille sur ces sujets. Exemples de ces nouvelles
applications :
"Des ordinateurs permettent, en pointant des icônes simples sur des écrans tactiles ou même par commande vocale, d'entrer en contact visiophonique avec la famille ou le médecin par exemple. (...) Arrivent également des bracelets qui détectent les chutes, des capteurs capables de diagnostiquer des apnées du sommeil, des détecteurs d'inconscience ou des GPS qui permettent de localiser précisément et même sa position, debout, assise ou couchée. Des gilets "actimétriques" mesurent la fréquence de mouvements et les données vitales de la personne qui les porte. Il existe aussi des systèmes qui permettent de détecter des durées anormales dans certains lieux, comme les toilettes... Des techniques permettant des téléconsultations médicales sont au point mais se heurtent aujourd'hui à des restrictions du Conseil de l'Ordre.
La robotique, moins onéreuse que les aides à domicile, va seconder les personnes dans leurs tâches quotidiennes : travaux domestiques, aide à la marche, etc. Mais des faux humains ou des faux animaux de compagnie sont également pensés pour répondre aux besoins affectifs. Les Japonais ont ainsi testé un bébé phoque, Paro, qui bouge, pleure ou se montre joyeux réagissant aux émotions de son interlocuteur."
samedi 13 janvier 2007
Vidéo à la demande (tendance 045)
Par Jean-Luc Raymond le samedi 13 janvier 2007, 10:15 - Tendance
La rubrique tendance, c'est un mot, une expression, un
lieu, une chose comme reflet de notre temps, miroir de l'instant ou
inscrit dans l'avenir, porteur de sens dans les circonstances dans lequel
on le prononce, dans son champ énonciatif et contextuel. Mot, expression à
suivre, objet utile ou inutile, lieu en devenir...
La Video On Demand ou Vidéo à la Demande (VOD) consiste à louer une
vidéo (film, match, concert, émission de télévision...) par Internet ou par un
réseau cablé. C'est le principe de la location mais dématérialisée, sans avoir
à se déplacer et avec un choix bien plus vaste. Le fichier reste visible 24
heures après le début de la première lecture. Plusieurs acteurs, dont des
chaînes de télévision publiques ou privées, des opérateurs de VOD privés,
fournisseurs d'accès internet et opérateurs de téléphonie
privée, proposent déjà un service de Video On Demand (ou Vidéo à la
Demande).
L'article de Wikipédia sur la Vidéo
à la demande décrit les procédés techniques de la VOD.
vendredi 12 janvier 2007
Séminaires et intervention au Master 2 Management de l'Intégration des Technologies de l'Information et de la Communication (MITIC), Université de Marne-la-Vallée
Par Jean-Luc Raymond le vendredi 12 janvier 2007, 23:48 - Mes missions
Je me suis rendu
cet après-midi à l'un des séminaires de la spécialité Collectivités
Territoriales du Master 2 Management de l'Intégration des Technologies de
l'Information et de la Communication (MITIC) de
l'Université de Marne-la-Vallée. Le programme de ces
cours est coordonné par Bernard Corbineau (enseignant-chercheur et responsable de la
spécialité) et comprend 14 rendez-vous sur toute l'année universitaire avec une
présentation des thématiques par les étudiants en duo.
Des discutants et intervenants professionnels sont également présents et
apportent leur éclairage sur les sujets. Peuvent assister ponctuellement à
ces séminaires, des personnes impliquées dans le monde de l'informatique, de
l'internet et des collectivités locales ainsi que des étudiants en universités
ou grandes écoles. Le programme complet des séminaires M2 MITIC est indiqué sur le blog créé
par les étudiants.
Pour en revenir au sujet de ce séminaire, Delphine Cuq et Sylvain Héraut sont
intervenus sur le thème : "Etude des usages et des expériences menées en milieu
rural et analyse autour de la notion de fracture numérique" avec un exposé très
vivant où ils ont mis en relief les problèmes d'infrastructures (accès haut
débit) dans les zones blanches en France et ont souligné des expériences
intéressantes de création d'Espaces Publics Numériques dans le milieu rural ou
de services publics de proximité utilisant des réseaux à large bande. Quelques
unes de leurs références sont répertoriées sur
le blog de la spécialité.
Gilles Coester (DIACT) a présenté quelques points forts de l'action de l'Etat dans
l'aménagement du territoire en matière d'infrastructures haut débit et
Hervé Deleersnyder (chargé de mission TIC, Communauté de communes de
l'Atrébatie) est intervenu en visioconférence soulignant combien l'accès au
haut débit est important dans le rural pour l'accès à l'administration
électronique, la possibilité d'acheter en ligne pour les consommateurs ou pour
une démarche de démocratie participative en ligne. En fin de séminaire, a été
présenté une solution commerciale de mise en valeur du patrimoine touristique
et patrimonial via un système d'information géographique multimédia à contenu
rédactionnel et vidéo : SIGM, actuellement en expérimentation en Seine-et-Marne.
Ecouter des étudiants (tous quasiment sont en apprentissage), parler,
argumenter et contextualiser l'actualité de l'Internet et les enjeux des
technologies s'avère d'une grande utilité. Ils appartiennent à une génération
des moins de 25 ans, rompus à l'utilisation des différents outils TIC et leur
vision de notre monde et de son avenir décrit des interrogations notamment sur
l'équité de l'accès et de l'appropriation de l'informatique et de l'internet,
des notions comme le service universel Internet. Assister à l'un de ces
séminaires est "rafraichissant" lorsqu'on est plongé dans des pratiques au
quotidien afin de saisir des réflexions abouties ou en cours sur notre
avenir.
Pour la deuxième année consécutive, j'interviens en mars dans ce Master 2
MITIC pour les 2 spécialités : collectivités locales et entreprises. Nouveau
thème que j'aborderai cette année : le Nouvel Internet, en invitant les
étudiants à poser un regard critique sur ce thème d'actualité. Nous y
réfléchirons ensemble avec des ressources bibliographiques hors ligne, des
informations en ligne et des outils technologiques.
Eric Klinenberg, Internet et la concentration des contenus par les groupes d'informations traditionnels
Par Jean-Luc Raymond le vendredi 12 janvier 2007, 10:30
Le média
Internet n'est pas le média de la liberté absolue. Internet est un média de
concentration. Professeur de sociologie à la New York University, Eric
Klinenberg publie ce mois-ci un livre qui va à contre-courant du discours
actuel commun sur la libération de la parole sur Internet, la prolifération des
contenus, le fonctionnement des médias sur Internet et la distribution via le
Web de l'audio et de la vidéo : Eric Klinenberg "Fighting for Air: The
Battle to Control America's Media" (chez Metropolitan Books, 352 pages).
Eric Klinenberg centre son discours sur le fossé numérique : "Les personnes
disposant de revenus importants et d'un bon niveau d'instruction sont plus
aptes à se servir d'Internet et donc plus capables d'accéder en ligne aux
dernières nouvelles, à la documentation et aux services disponibles" et
sur la concentration des contenus par de grands groupes de médias.
Vous pouvez consulter une interview vidéo d'Eric Klinenberg par Bill
Moyers (PBS) à propos de son essai "Fighting
for Air: The Battle to Control America's Media" en ligne à cette
adresse.
Le Monde Diplomatique de Janvier 2007 reproduit un extrait de l'ouvrage d'Eric
Klinenberg en 2 pages avec le titre : "Les bénéficiaires inattendus du miracle
internet. Ce rêve envolé d'une information égalitaire" ; extrait :
"Les discours convenus sur l'essor révolutionnaire d'un journalisme de terrain pratiqué par une infinité de "blogueurs", menacent de dissimuler que les multinationales de la communication convergent vers Internet pour y amplifier leur voix et leur pouvoir. L'idée selon laquelle les nouvelles technologies de l'infrmation auraient rendu caducs les risques de concentration constitue le mythe principal et le plus dangereux de l'ère numérique.
Selon le "Rapport sur les médias 2006" du Project for Excellence in Journalism (PEJ) "Internet a longtemps été caractérisé par le nombre illimité de ses nouveaux sites d'un bout à l'autre du spectre des opinions politiques. Toutefois, les sites les plus populaires sont associés aux groupes de médias les plus puissants. Parmi les 20 sites les plus visités en 2005, d'après l'indice Nielsen-Net, 17 étaient liés à des groupes d'information traditionnels, c'est-à-dire produisaient l'essentiel de leur contenu mis en ligne pour des quotidiens, des chaînes de télévision ou des magazines." (...)
Les grandes entreprises de médias ont ainsi transformé les vastes espaces d'Internet en une énorme caisse de résonance où des textes identiques se font écho d'un site à l'autre sans que le journalisme original y gagne. Ne disposant pas d'un modèle économique pour Internet, les gestionnaires des principaux sites ont même eu tendance à réduire le nombre de professionnels qui y travaillaient à des tâches d'édition, de réécriture et de recherche de contenus entre 2003 et 2004.
Résultat : près de 60 % des dépêches d'agence étaient mises en ligne telles quelles. Analysant près de 2000 publiés par les 9 principaux sites, le PEJ a conclu que "le contenu qu'ils offrent sur la Toile, s'il a augmenté en volume, en actualité, et en sophistication technique, demeure largement une morgue à dépêches, sujets de seconde main et articles recyclés à partir des quotidiens du matin"."
jeudi 11 janvier 2007
Groowe, la barre d'outils idéale qui rassemble toutes vos barres d'outils préférées
Par Jean-Luc Raymond le jeudi 11 janvier 2007, 10:23
Vous travaillez
avec une barre d'outils qui vous sied et plutôt celle associée à votre moteur
de recherche de prédilection. Il devient vite difficile de s'y retrouver dans
la fenêtre de son navigateur si l'on multiplie les barres d'outils par effet de
superposition. Risque de s'y perdre et de ne plus indiquer sa requête
dans le champ adéquat sans compter sur le fait que l'on réduit inévitablement
la fenêtre d'affichage des pages Internet.
Outil judicieux à installer sur son navigateur (Firefox ou Windows Internet
Explorer), Groowe est une
application qui rassemble toutes vos barres d'outils de moteurs de recherche
préférés en une seule : Google,Yahoo, MSN, Ask, Dogpile, HotBot, Teoma... Mais
aussi d'applications de partage de favoris comme Del.icio.us ou Digg, de
plateformes vidéo comme YouTube, de bases de données en ligne comme IMDB, de
boutiques sur Internet.
La particularité qui fait de Groowe, un couteau suisse très convaincant : sélectionnez
votre source du moment (moteur de recherche, application de partage de
signets...) dans le menu déroulant Groowe et c'est la barre d'outils de votre
source qui s'affiche en un clic de souris sans l'avoir téléchargé au préalable.
Pratique et utile!
Configuration nécessaire pour télécharger la barre d'outils Groowe :
- PC avec Windows 95/98/Me/NT4/2000/XP,
- Navigateurs : Internet Explorer 5 (ou versions ultérieures), Firefox 1.0 (ou
versions ultérieures).
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