Jean-Luc Raymond

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Tag - informatique

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dimanche 6 mai 2007

Petit Précis d'Efficacité Collective : Travailler autrement en téléchargement

En 2006, Microsoft France (en partenariat avec l'AFNET, le CIGREF, l'ENSAM, La Tribune...) publiait à l'occasion des Rencontres ICC 2006 (Innovation, Compétitivité, Connaissance) le "Petit Précis d'Efficacité Collective : Tome 01 : Travailler autrement" disponible uniquement lors de cet évènement ou par correspondance sur demande à partir de cette adresse.

Cet ouvrage destiné aux organisations formelles et informelles envisage l'efficacité collective sous l'angle du développement des compétences, des modes de travail renouvelés, de la contribution de chacun à produire, réorganiser et animer des réseaux de connaissances.

Sont notamment abordées des notions-clés comme les conditions pour le bon usage des outils d'efficacité collective et de travail collaboratif, la mise en place d'un responsable de l'efficacité collective dans les organisations, l'efficacité collective et l'organisation apprenante, la convergence des intérêts individuels et collectifs...

NextModernity qui a participé à l'élaboration du Petit Précis d'Efficacité Collective, le rend disponible en téléchargement gracieux (fichier .pdf, 128 pages) et en intégralité à cet URL.

A noter que les Rencontres ICC 2007 auront lieu les 2 et 3 octobre 2007 au Palais des Congrès de Paris.

samedi 5 mai 2007

Quartier numérique à Paris, le 2e arrondissement vit à l'heure du multimédia et des services internet à partir du 22 mai pendant 18 mois

A partir du 22 mai, le 2e arrondissement de Paris devient Quartier Numérique avec le slogan "Le quartier se connecte, la vie s'embellit". Pendant 18 mois, ce quartier va être dédié aux nouvelles technologies au service des habitants, commerçants et entreprises.

Quartier Numérique complémentera les services Internet et Wi-Fi dont chacun dispose via un abonnement à un opérateur, par une mise à disposition de connexions gratuites à l'extérieur, et ce pendant 18 mois. Quartier Numérique proposera en outre des services et outils mobiles, de nouvelles technologies permettant de nouveaux usages de votre téléphone mobile et de votre ordinateur.

Dès le 22 mai, le site Quartier Numérique devient un portail Internet mentionnant les initiatives dans le cadre de cette opération et fournissant un agenda d'ateliers et de rencontres. L'initative souhaite faire émerger des initiatives locales : "Le projet vivra grâce à vos initiatives, au retour que vous apporterez sur les technologies et les services qui seront mis à votre disposition. Le Quartier Numérique c’est avant tout une ambition partagée : apporter à la vie de quartier la qualité, la facilité et l'intensité de vie des technologies numériques."

Le 22 mai à 18h30 au Centre Cerise, 46 rue Montorgueil, sera fêté le lancement de Quartier Numérique. Des informations utiles et pratiques, ainsi que l'équipement du nouveau membre de la communauté Quartier Numérique seront présentés et mis à disposition lors de cet évènement.

Ce projet est porté par un groupe d'acteurs urbains et des nouvelles technologies, engagés dans un esprit de collaboration et de soutien : Silicon Sentier, la Mairie du 2ème arrondissement de la Ville de paris, la Région Ile de France et es acteurs privés (Orange, 9 Telecom, Fon, Adael, Wistro, Ozone, Mobiluck, Peer2Phone, Airlist, EMI, Abricoo, Dailymotion, Peuplade, Vpod TV...).

Plus de renseignements sur Quartier Numérique dans ce communiqué de Presse en .pdf qui précise les objectifs de l'initiative tout comme cette page du site Internet de Silicon Sentier.

Contact : Silicon Sentier - Quartier Numerique, Marie-Vorgan Le Barzic, Tél.: +33 1 42 72 19 70
marie@siliconsentier.org - 42, boulevard Sébastopol, 75003 Paris, France.

Thierry Maillet, l'accès à l'information n'est plus réservée aux sachants

Dans le quotidien gratuit Métro du 4 mai, une tribune libre est offerte à Thierry Maillet, auteur du récent ouvrage "Génération participation : de la société de consommation à la société de participation" (M21 Editions). Thierry Maillet s'exprime sur une frange de la population qui se réunit autour de valeurs... techniques et donc technologiques :

"Internet et le téléphone portable ont, il est vrai, modifié la géographie de la France. Ses habitants sont devenus des "consom'acteurs" qui admettent dorénavant que la satisfaction matérielle n'est plus la seule réponse à leurs attentes du vivre-ensemble. Ils s'impliquent et se passionnent pour la politique car ils voient la vie en réseau grâce aux nouvelles technologies. Ils sont jeunes dans leur tête et ne représentent pas une classe d'âge mais une classe de valeurs.

L'avènement de la société numérique engage les sociétés du XXIe siècle dans une voie différente car l'accès à l'information n'est plus réservée aux sachants. L'individu de la génération participation veut coconstruire sa vie avec les pouvoirs existants en participant aux processus de décision comme l'illustre l'augmentation de la vie associative. Cette génération diffuse ses nouvelles idées collaboratives en préférant le "où vas-tu ?" plutôt que le "qui es-tu ?"."

mercredi 2 mai 2007

Le principe d'hystérie de l'immédiat de Bernard Stiegler par Jean-Claude Guillebaud

Dans le supplément TéléObs du Nouvel Observateur du 3 mai 2007, le journaliste Jean-Claude Guillebaud évoque les propos du philosophe Bernard Stiegler pour qui le triomphe de l'immédiateté est incompatible avec la vie humaine en général et la vie démocratique en particulier.

Tout se passe comme si le court terme, le tout "tout de suite", l'urgence organisaient désormais nos vies ; extrait de cette chronique :

"C'est encore les brisures du temps - notre temps! - qu'il était question l'autre lundi sur France-Inter. Dans l'émission "la Bande à Bonnaud", l'excellent Bernard Stiegler évoquait l'étrange maladie qui gouverne désormais nos rapports avec la temporalité. Cette variante de l'hystérie obéit aux sautes d'humeur, au principe d'impatience, au "tout de suite". Elle nous voit sauter sans arrêt d'un engouement à l'autre, d'un état d'esprit à son contraire. (...)

Tout se passe comme si, dorénavant, le court terme, l'immédiateté, l'urgence, la saute d'humeur, le tout ou rien, l'instabilité récurrente organisaient nos vies. Les discours que nous tenons sur nous-mêmes - par médias interposés - portent trace de ce sautillement. Un peu comme si le rythme du temps social se calquait de plus en plus sur celui de la Bourse ou, pire encore, de l'informatique qui découpe la temporalité en segments brefs. (...)

D'accord pour dire avec Stiegler qu'une telle instabilité "principielle" est plus pernicieuse qu'on ne l'imagine. Ce triomphe de l'immatériel est incompatible avec ce minimum de cohérence, de suivi, de sérénité qu'exige la vie humaine en général, et la vie démocratique en particulier. Le bonheur lui-même n'est-il pas inséparable d'une paix minimale de l'esprit, d'une relative permanence des choses et des points de vue sur le monde ."

lundi 9 avril 2007

Moovement.fr et Wanajob.com, la recherche d'emploi à la mode Google et RSS

La bataille est relancée sur le front de la recherche d'emploi sur Internet. Jusqu'à maintenant, les job boards, ces sites Internet spécialisés sur l'emploi qui centralisent des annonces avec une recherche multi-critères tiennent le haut du pavé. Une petite révolution tranquille a été amorcée en France il y a quelques jours, avec l'apparition de moteurs de recherche d'emploi dépouillés "façon Google" où les demandeurs d'emploi n'ont pas à s'inscrire, où l'on va directement à l'information demandée à partir d'une demande formalisée avec 2 champs : emploi recherché et localisation. Ces moteurs permettent de générer des flux RSS en fonction des emplois recherchés. En compétition donc, deux moteurs de recherche d'emploi : Moovement.fr et Wanajob.com.

Moovement.fr (lancé par Richard Menneveux et Jacques Froissant) demande à formaliser sa recherche par un intitulé de poste et une localisation. Pour un début, on peut regretter le manque d'explication de la syntaxe à adopter pour une recherche avancée. Il est en effet tout à fait possible de rechercher un même intitulé de poste dans des lieux différents. Les résultats s'affichent par pertinence ou par date (à la mode de Google Actualités). Il est pour le moment impossible d'obtenir des résultats par numéro de département. Sans doute des améliorations à venir... En revanche, chaque recherche peut être conservée en mémoire et générer un fil RSS pour éviter de visiter systématiquement le moteur pour une recherche similaire dans le temps.

Wanajob.com permet de lancer une requête sur le même principe en introduisant la notion plus large de mot clé (le mot "internet" figurant dans l'intitulé ou le descriptif de l'annonce par exemple) et en reconnaissant les numéros de département. Là encore, pas d'explicitation sur la méthodologie à adopter pour une recherche avancée. Dans les résultats, de nouveaux tris sont possibles (à la mode du moteur de recherche Exalead) particulièrement pertinents : communes, date de publication, diplômes ou fonction, types de contrats, salaire mensuel et types d'emploi. Chaque recherche peut être sauvegardée avec un fil RSS propre.

Ces moteurs de recherches d'emploi seront-ils largement adoptés par les internautes dans les années à venir ? Tout le laisse supposer. Aux Etats-Unis, des moteurs de recherche d'emploi à la mode Web 2.0 ont déjà fait leur apparition depuis plusieurs mois : Juju.comIndeed.com ou encore SimplyHired.com. Ils ont pour trait commun de proposer un module de recherche avancée et d'annoncer le nombre d'offres d'emploi parcourus. Ils se différencient pourtant avec des plus singuliers : SimplyHired permet de diffuser simultanément un même CV à plusieurs job boards ; Indeed a adjoint un forum à son moteur ; Juju permet de rechercher un emploi dans une zone définie en miles autour d'une ville.

En Amérique du Nord, Monster, géant des job boards sur Internet, a déjà réagi, en simplifiant sur sa page d'accueil, son moteur de recherche et en le rendant plus convivial.

Sur ce sujet, lire l'article de Corinne Zerbib pour Jobetic : "Les offres d'emploi enfin 'googlisées'" (5 avril 2007).

Machine omnipotente et polymorphe

David Kuhn, dans son éditorial de l'édition d'Avril 2007 du magazine Carrefour Savoirs, de la chaîne de magasins Carrefour, montre une vision globalisante du multi-média ; "un pour tout" en quelque sorte :

"La révolution numérique que nous sommes en train de vivre, celle qui regarde en "haut" (vers la haute définition et le haut débit) est avant tout une révolution des moeurs. Elle tend à améliorer votre quotidien via un concept simple : le tout en un. En 2007, l'ordinateur est devenu l'assistant personnel de nos existences, le téléphone est devenu son pendant nomade et, pour assurer le divertissement domestique (télévision et Internet), une simple "box" suffit. La machine est devenue omnipotente, polymorphe..."

lundi 2 avril 2007

Fernando Savater, Internet et la liberté de la connaissance

Le philosophe espagnol Fernando Savater est un penseur libre, d'abord soucieux d'éthique. Son best-seller demeure Ethique à l'usage de mon fils (Points Seuil). Fernando Savater s'exprime dans le magazine Médias (n°12, Printemps 2007) sur la philosophie et les médias. Extrait de l'entretien avec un passage sur Internet :

"C'est une chose de produire de la liberté d'expression, c'en est une autre d'accéder à la liberté de la connaissance. Cette dernière est plus importante que le fait d'écouter les gens s'exprimer sans que ce qu'ils nous racontent nous intéresse vraiment. Quelques-uns de mes étudiants ont créé un site Internet. Pour en faire la publicité, ils m'ont interviewé. Répondant à une de leurs questions semblable à la vôtre, j'ai expliqué que les blogs nécessitaient beaucoup de discernement pour faire la part de l'information et de l'arbitraire. Quelques jours après avoir mis cet entretien en ligne, mes étudiants ont reçu une volée de e-mails indignés : je prônais une attitude élitiste en soutenant qu'il y avait des opinions vraies et d'autres qui ne le sont pas. Mon argumentation allait à l'encontre de l'idée que, comme tout le monde a le droit de s'exprimer, tout le monde a raison. Les blogs favorisent, en effet, l'expression mais aussi l'illusion que toute opinion est égale et intéressante.

Mon avis sur l'univers n'a strictement aucun intérêt, celui de Stephen Hawking, oui. C'est pourquoi je pense qu'on se méprend en voyant dans cette technologie un progrès pour l'éducation. On dit qu'on va installer un écran connecté à chaque pupitre. C'est une bonne chose, comme le fait que chaque élève ait de quoi écrire. Sauf qu'Internet n'éduque pas, il nécessite même une éducation préalable. Pour un érudit, c'est un outil merveilleux. Si vous êtes versé dans la philosophie orientale, vous pouvez partager votre passion avec d'autres connaisseurs, échanger des informations, apprendre. Mais si vous n'y connaissez rien ou si vous êtes peu formé, vous ne recevrez que de la publicité, c'est-à-dire 90 % de ce qui transite sur le Net. Il n'est pas donné à n'importe qui de trier dans le flux d'informations, de savoir les analyser et les hiérarchise. (...) Nous voulons savoir tout ce qui se passe et nous avons la possibilité de le faire. C'est une sorte de vertige maladif de la connaissance."

dimanche 1 avril 2007

Jacques Attali : l'Art à l'heure du numérique

Dans son édition du 22 au 28 mars 2007 (n°2228), Le Nouvel Observateur a proposé un débat entre Jacques Attali (essayiste, biographe, perspectiviste ; plus récent ouvrage : Une Brève histoire de l'avenir, chez Fayard) et Denis Olivennes (actuel PDG de la FNAC qui vient de publier : La Gratuité, c'est le vol. Quand le piratage tue la culture) sur le thème : "La gratuité va-t-elle tuer la culture ?". Intéressants propos de Jacques Attali sur le devenir de l'Art à l'heure du numérique :

"Le virtuel va provoquer la naissance d'une économie de l'art radicalement nouvelle. Bientôt, les gens disposeront de logiciels de composition musicale permettant de créer facilement, ensemble, en mêlant la mélodie de l'un, le rythme de l'autre, l'orchestration d'un troisième, venus de partout dans le monde. Quand des millions de gens composeront ainsi, ils n'imagineront rien d'autre que le plaisir de créer ensemble, d'échanger, d'écouter, de s'inspirer. L'argent se gagnera sur des logiciels et des instruments de musique et presque plus du tout sur le CD, qui disparaîtra. Le livre résistera un peu plus longtemps : jamais l'industrie de la musique n'a réussi à inventer un objet aussi magique que le livre. (...)

Il va y avoir l'émergence d'oeuvres d'art, comme à chaque période, adaptées au nouveau modèle, qui passeront pour l'essentiel par le mélange des arts les plus éloignés en l'apparence. On le voit déjà avec l'art de la danse, qui est en train de se confondre avec la sculpture, les spectateurs façonnant des formes et les animant comme des marionnettes, mêlées à des danseurs vivants. Ce qui est aussi en train d'apparaître aujourd'hui, c'est par exemple la nécessité d'oeuvres courtes. Un exemple particulièrement rentable et artistiquement douteux : les musiques de sonnerie de téléphone. Le premier producteur de musique en Corée est le France Télécom coréen!

Ces objets nomades à la fois téléphone, vidéo, ordinateur, etc., mais aussi lecteurs de textes vont devenir universels. On verra par exemple l'émergence d'une littérature du feuilleton court, du clip, de nouvelles formes d'écriture, d'images, de cinéma. On écrira des feuilletons de 15 lignes avec des épisodes, qui correspondent tout à fait à l'air du temps. Le SMS en est un premier signe : on va vers ce qu'on pourra appeler un "e-haïku"."

mardi 27 février 2007

Lancement du Projet Techno-Ecolo à Montréal par Communautique : protéger l'environnement et contribuer à l'insertion en emploi des jeunes par les nouvelles technologies


Organisme québécois à but non lucratif visant l'appropriation collective des technologies de l'information et la communication œuvrant pour les organismes communautaires et les populations à risque d'exclusion des technologies, Communautique a annoncé il y a quelques jours le lancement du Projet Techno-Ecolo (pour protéger l'environnement et contribuer à l'insertion en emploi des jeunes) dans l'arrondissement Villeray-St-Michel-Parc-Extension à Montréal. Ce plan s'inscrit dans la démarche d'une appropriation des technologies au coeur des quartiers au sein d'Espaces Publics Numériques qu'on nomme les Centres d'Accès Communautaires.


Des jeunes de l'arrondissement pourront suivre des formations où ils apprendront à manipuler les différentes composantes matérielles d'un ordinateur pour reconstruire ou réparer des ordinateurs non fonctionnels à partir de pièces recyclées. En outre, les formations proposées visent à acquérir des compétences en dépannage informatique et en réseautage d'ordinateurs. Tout ceci va accorder aux stagiaires une expérience de travail significative favorisant leur insertion dans le monde professionnel.


Donc, une attention particulière va être portée aux incidences environnementales des déchets électriques, informatiques et électroniques produits chaque année dans ce quartier où le chômage est le plus élevé à Montréal chez les jeunes de 15 à 24 ans.


Le projet-pilote a été développé durant l'été 2006 par Juan Anguita et Pascal Landry, deux animateurs embauchés par Communautique dans le cadre de l'Initiative jeunesse du Programme d'accès communautaire, avec deux premiers «diplômés» formés en octobre dernier. Suite à cette expérience, le projet Techno-Écolo se développe désormais à une échelle plus importante dans Villeray-St-Michel-Parc-Extension, un éco-quartier où est mené (en partenariat avec la Ville de Montréal), un programme d'éco-civisme tenant compte des habitudes de vie des habitants en vue d'améliorer leur milieu de vie par des actions environnementales ciblées comme l'éducation à l'environnement chez les jeunes.


Via Communautique et Arrondissement.com.

mardi 13 février 2007

Barbara Cassin, Google-moi, La deuxième mission de l'Amérique

Barbara Cassin est philosophe et philologue, directrice de recherche au CNRS et codirectrice de la collection "l'Ordre philosophique" aux éditions du Seuil. Elle vient de publier "Google-moi. La deuxième mission de l'Amérique" chez Albin Michel et dans l'hebdomadaire Le Nouvel Observateur du 8 février 2007 (n°2205), elle décrit sa vision de Google, le moteur de recherche américain, qui ambitionne d' "organiser toute l'information du monde". Extrait de cette interview signée Gilles Anquetil et intitulée "Le nouveau monde version Google" :

"Je refuse de dire (que Google est), comme il le prétend, le «champion de la démocratie culturelle». Ou alors il faut revoir à la baisse et la démocratie et la culture. Ce qu'il appelle lui-même la «démocratie des clics» (en gros, «un clic, un vote» pour une publicité, et «un lien, un vote» pour un résultat), ça n'a rien à voir avec de la démocratie. Pour une raison simple : il n'y a aucune dimension politique là-dedans. Cliquer n'est pas voter, avec des clics, on ne construit pas de monde(s) commun(s). Pour la culture, c'est pareil : de l'information, même fiable, ce n'est pas de la culture, c'est à peine de l'information digne de ce nom - structurée. Il manque ce que Hannah Arendt appelle la dimension de l'oeuvre. Elle pense d'ailleurs que les deux se rejoignent - que le goût est une faculté politique. Je ne crois pas que Google soit le premier à (se) tromper sur la "démocratie culturelle"."

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