Jean-Luc Raymond

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Tag - informatique

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lundi 27 avril 2009

Boris Vian, informaticien avant l'heure

50 ans après sa mort, le génie pluriel de Boris Vian (chanteur, auteur, romancier, poète, ingénieur, inventeur) demeure inclassable. L’homme savait rêver, imaginer et fut en avance sur son époque. Une vie trop brève, pleine de sens ; une œuvre pléthorique et un personnage hors du commun que l’on a plaisir à redécouvrir dans le mensuel Lire (n°374, avril 2009).

François Roulmann, expert en livres anciens et auteur de "Boris Vian, le swing et le verbe" (Textuel) avec Nicole Bertolt, évoque le travail de Boris Vian à l’AFNOR (Association Française de Normalisation) et à l’Office du papier :

"Il a été déçu de se retrouver à faire de la normalisation de tubes en verre. Et il avait manifestement pas mal de temps à lui. Il faisait un travail d’ingénieur, mais assez fonctionnarisé. Ses différents postes sont vite devenus alimentaires, car l’autre facette de sa vie, la volonté de devenir écrivain, s’est épanouie à ce moment-là. Il a pu écrire, pendant ses heures de bureau, "L’Écume des jours" et "L’Automne à Pékin", entre autres. Mais il a conservé cet esprit d’ingénieur. Il a déposé en 1955, un brevet tout à fait sérieux de « roue à élastique ». C’était en fait un pneu sans chambre à air, qui a été testé, je crois, sur le tramway de Saint-Étienne (…)
maticien-avant-l-heure
Dans un texte, il parle d’une "machine à fabriquer du Mozart". Dans les années 50, on était au tout début des ordinateurs et il avait été frappé par une machine qui repérait les passages apocryphes dans Saint-Thomas-d'Aquin. Il a déclaré qu’en repérant les différentes formules musicales dans l’œuvre de Mozart, on pouvait écrire du Mozart. Et il ne se trompait pas. Il a eu l’intuition des développements de l’informatique, des compressions et des repérages de mots, comme on le fait aujourd’hui avec Google."

dimanche 17 février 2008

Twitter, du microblogging aux micromédias

La vague des micro

Microlearning, micromédias, microblogs, microcélébrités, microédition, microformats… Le début de l’année 2008 est marqué par l’ascension du «micro » acoquiné à toutes les sauces. Alors que le macro est forcément impersonnel (vécu comme un tourbillon de la mondialisation), l’individu Internet noyé parmi des millions d’utilisateurs, le micro ne personnalise pas, il construit un univers d’un à un autre, d’un à d’autres, dans une relation « one-to-many » plongée dans une quête de sens et à la recherche d’un entre-soi formalisé. D’aubes annoncées en révolutions incertaines, les Second Life et autres Facebook sont renvoyés dans leurs gonds par des médias traditionnels cherchant leur nouvelle coqueluche technologique.

Le Deuxième Monde cherche un nouveau souffle

Exit des médias traditionnels : l’univers virtuel Second Life, miroir aux alouettes célébré un temps par le marketing comme un nouveau Deuxième Monde. Il préfigure sans doute des "metaverses" davantage participatifs et ergonomiques dans un esprit « ouvert » où les « worlds » se combinent plus qu’ils ne s’excluent et qu’ils n’excluent, où les soucis de connexion ne sont plus légion et où la compatibilité matérielle nécessite un commun minimum abordable. Second Life peine à devenir « mainstream » et donc à toucher le grand public.

"Poker" : "Tu es là ?"

Exit des médias traditionnels, peu à peu : Facebook, monde de l’Internet fermé, boum du deuxième semestre 2007 où l’identité numérique devient le cœur d’un service codifiant et qualifiant une publicité hyper-personnalisée. Cet internet de groupes où le « poke » se substitue au « hug », phagocyte le temps, sacralise à son maximum l’ami de mon ami dans un effet paroxystique où la nuée d’applications forme un univers avec une clé où l’appartenance permet d’ouvrir la porte de la connexion et de l’interaction. Sans cette clé, point de salut. Facebook gère l’existence et l'organise. Facebook signifie la présence. Existence et présence se confondent.

Twitter : remise en cause de l’outil et vie ritualisée en 140 caractères

A l’intersection du courrier électronique (email) et de la messagerie instantanée (IM), Evan Williams et son équipe ont réinventé la simplicité qui avait concouru au succès de l’adoption de la solution de blogs Blogger. Concevoir un outil ergonomique, facile à prendre en main, mu par un champ des possibles d’utilisations non définies. Twitter, c’est gazouiller et derrière le leitmotiv du cadre perpétuel à remplir « Qu’êtes-vous en train de faire ? » (« What are you doing ? ») en 140 caractères, se joue d’abord l’effet transgressif de ne pas répondre à la question, de braconner invariablement pour lancer des bouteilles à la mer, témoigner, informer, alerter, annoter, saisir l’inattendu, créer en mots...

Avec Twitter, c’est la remise en cause même de l’outil qui se manifeste. Etre prévenu par email, messagerie instantanée et par SMS en fait une machine douée d’ubiquité plongée dans le désir d’un monde occidental où la connexion à l’Internet se veut et se proclame permanente, non finie, sans frontière avouée. Sur Twitter, l’ultime barrière temporelle des fuseaux horaires n’existe plus. La « public timeline » (ligne du temps) est un flux cyclique, une humeur médiatique évènementielle et une garantie émotionnelle voguant sur les « marronniers » circonstanciés des saisons (Nouvel An, Soldes, Saint-Valentin, vacances) ; un univers de vie ritualisé.

Les sur-outils dévorent Twitter

Le nombre d’applications périphériques adjointes à Twitter ne cesse d’augmenter. Géolocalisation, popularité, audience (par followers), discussions à capitaliser, tendances sémantiques, modes d’alimentation de tweets… Invariablement, l’outil Twitter se laisse dévorer par ces modules. Hybride dans ses basiques, dépouillé dans son interface, Twitter est en outre d’une insatisfaction permanente : saturation de bande passante de la plateforme, réception plus ou moins aléatoire des SMS, implémentation minimale en interne de nouvelles fonctionnalités, utilisateurs toujours en quête d’un mieux.

Twitter est un outil de l’économie du désir qui vit de l’économie de la contribution tout en fixant l’attention. Son écosystème montre une instabilité certaine, épicentre d’un mouvement où l’on peut tour à tour renforcer sa tour d’ivoire en une solitude voulue et ou vécue, interagir en groupes établis ou naissants, composer des discussions s’évaporant quasi-instantanément, esquissant des traces censées indélébiles dans des moteurs de recherche…

Twitter, la micro-célébrité par la particularité

Avec Twitter, la célébrité est micro tout comme l’expertise emprunte des niches de sujets, préoccupations et thématiques qui poussent à la bribe de sens ou de synthèse, au dialogue contemplé ou à l’échange en interlocution. Outil « inter- » par nature et ambivalent par les sens qu’il peut construire et signifier, Twitter signifie dans l’utilisation propre non induite qu’en font les individus mêlée au devenir des 140 caractères alignés en mots.

Sur Twitter : la flexibilité de l’objet numérique

"Si son évolution actuelle se poursuit, Twitter s’engage potentiellement sur un chemin qui le conduit de son état initial de simple outil de communication à celui de puissante plateforme de gestion de présence, qui peut finir par impulser des pratiques sociales nouvelles. Twitter est unique en ce qu’il restreint le volume de la communication tout en permettant de partager largement des échanges issus de sources très diverses. A cet égard, sa singularité est d’être le premier outil de deuxième génération qui s’appuie exclusivement sur la flexibilité de l’objet numérique, sur sa taille relativement réduite quand il se limite à exprimer une option individuelle à un moment précis, et sur sa facilité d’agrégation. La tendance anthologique, en évolution constante, devient ainsi la clé d’une forme de densité sociale au sein d’une plateforme répartie de partage du savoir. La pratique anthologique actuelle est un immense succès à cause de sa façon d’exploiter l’interface entre le technologique (facilité d’accès, outils permettant d’exercer la fonction d’auteur, mots clés, etc.) et une aspiration individualiste à la distinction. Elle illustre aussi certains traits « littéraires » de la nouvelle compétence numérique, et la façon dont celle-ci récupère et s’approprie les modèles de la culture imprimée."

 
Milad Doueihi, La Grande Conversion numérique, Editions du Seuil, Paris, Janvier 2008, Collection La Librairie du XXIe siècle, Traduit de l’anglais par Paul Chemla.

Sur la micro-célébrité : contribuer marginalement

"La microcélébrité, c’est le phénomène d’être très connu, mais pas par des millions de personnes, plutôt par un millier de personnes voire quelques douzaines" selon le magazine américain Wired.

"La microcélébrité, c’est une réalité des signaux et coopérations faibles : je donne en permanence des signaux très faibles, je contribue très marginalement mais très souvent. Le moindre de mes gestes sur la Toile est un signe porteur de sens et de valeurs pour mes contacts" selon Pierre-Yves Platini du cabinet FaberNovel Consulting.

Technikart, dossier Tous micro-célèbres, Paris, Février 2008.

vendredi 15 février 2008

Geert Lovink, rencontre au Centre Pompidou (Paris) le 17 février 2008 sur le thème : Faut-il avoir peur du Web 2.0 ?

L'évènement autour du Web de ce mois de février à Paris est la rencontre Internet Mon Amour, le dimanche 17 février 2008 de 18h à 20h au Centre Pompidou (Petite Salle) ; l'entrée est libre. Thème de ce rendez-vous : "Faut-il avoir peur du Web 2.0 ?" avec un invité qui compte dans l'univers des réseaux et de l'Internet : Geert Lovink, activiste, critique d'art et créateur de l'un des médias contributifs les plus anciens de l'Internet (1995) : la liste de diffusion NetTime, accessible en plusieurs langues et considérée comme l'un des ferments du Net.Art et d'une culture critique du Web. John Perry Barlow, Bruce Sterling ou Hakim Bey y ont souvent contribué.

Dialogueront avec Geert Lovink : Agnès de Cayeux, artiste, Géraldine Gomez, curatrice au Centre Pompidou, David Guez, artiste hacktiviste, Valentin Lacambre, figure historique de l'Internet indépendant français, fondateur d'Altern et de Gandi, Nathalie Magnan, tacticienne des médias et cyberféministe, Annick Rivoire, créatrice du site poptronics.fr, Anne Roquigny, curatrice nouveaux médias.

Informations sur ce rendez-vous sur le site du Centre Pompidou et sur la page Internet Mon Amour.

Geert Lovink a permis de théoriser sur la notion de média tactique (ABC des médias tactiques, 1997), une notion d'actualité : "C'est ce qui se passe quand les médias bon marché issus de la révolution de l’électronique domestique et permettant une diffusion étendue (que ce soit les chaînes d’accès public ou l’Internet), sont exploités par des groupes ou des individus qui se sentent lésés ou même rejetés par l’environnement culturel existant. Les Médias Tactiques ne se contentent pas de rendre compte des événements ; n’étant jamais impartiaux, ils y prennent toujours part, et c’est cela, plus que toute autre chose, qui les distingue des médias dominants."

Geert Lovink n'est pas seulement un témoin des activités du réseau ; il en est un acteur et ses positions éclairent les utilisations en cours de l'Internet tout comme ses perspectives en termes d'échanges, de coopération, d'économie, de pratiques sociales et culturelles. Son éclairage sur le Web 2.0 et nouveau Web apporte une dimension de réflexion et de recul critique manquant singulièrement à la vague d'outils et de services se positionnant sur un marché local ou mondial.

En 2006, Geert Lovink a fait paraître Zero Comments: Blogging and Critical Internet Culture (Routledge, mai 2006), un ouvrage de 344 pages qui développe une théorie générale du blogging foncièrement critique. Il est directeur de l'Institute of Network Cultures à Amsterdam.

Pour aller plus loin sur les réflexions passées et présentes de Geert Lovink, quelques documents à consulter :

  • Entretien, propos recueillis le 4 juillet 1997 à Kassel ;
  • Interview pour le magazine Transfert (28 septembre 2000) au sein du dossier "L'autre mondialisation en marche" ;
  • Plusieurs articles de Geert Lovink (publiés en 2003 et 2004) pour la revue Multitudes : "Notes on the State of Networking", "Un monde virtuel est possible : des médias tactiques aux multitudes numériques", "Virtual world is possible : from tactical media to digital multitudes", "Après le boom de la Net-économie", "After the Dotcom Crash" ;
  • Interview pour le dossier Transversales du quotidien Libération (12 janvier 2008) : "Web 2.0 : "L'anonymat n'est plus qu'une notion nostalgique"" ;
  • Interview pour Eurotopics (28 janvier 2008) : "Survivre à l'ère de l'information" ;
  • Interview pour le mensuel Chronic'Art (4 février 2008) : "Netocrate #2 : Geert Lovink, le datadandy" ;
  • et bien entendu le site officiel de Geert Lovink.

dimanche 11 novembre 2007

Droit de l'Internet et Espaces Publics Numériques : Dossier de ressources

Droit de l'Internet et Espaces Publics Numériques : Dossier de ressources.

A télécharger en fin de message : version 1.6 du 7 novembre 2007 (38 pages). Cliquez sur Annexe (ou) Annexes.

Avec la participation du Centre de Ressources des Espaces Publics Numériques de Wallonie et de l'Association des Jeudis des EPN.


Ce dossier de ressources francophones (Internet et papier) sur le Droit de l'Internet comprend des documents relatifs aux notions de Droit afférentes aux usages et pratiques en Espaces Publics Numériques. Il est mis à disposition sous licence Paternité - Pas d'Utilisation Commerciale 2.0 France (BY-NC 2.0 FR).

Il se veut volontairement exhaustif, porté vers des notions générales et délivrant des documents clés pour mener des animations et ateliers spécifiques en EPN en rapport avec le Droit de l'Internet au sens large. Ce livret comprend également des liens vers des informations fiables à indiquer aux usagers des lieux d'accès publics à l'Internet.

Initié suite à une intervention lors de la formation "Obligations légales des Points Cyb et des animateurs multimédias" au Centre Régional Information Jeunesse Centre (janvier 2007), le dossier a été étoffé grâce aux conseils, repérages et ressources fournis pour et par les Espaces Publics Numériques de Wallonie (dispositif régional en Belgique), aux rencontres des Jeudis des EPN en Île-de-France et en écho des journées "Internet, Droits et Publics" de la Direction Régionale Jeunesse et Sports de Franche-Comté (novembre 2007) auxquelles j'ai eu l'honneur d'être associées. Mes remerciements aux personnes qui ont rendu possible l'élaboration de ce document.

Ce livret est mis à jour régulièrement et la dernière version disponible figure en fichier joint pdf en fin de cet article (adresse permanente).

Je vous remercie de bien vouloir me signaler par courrier électronique ( jeanluc.raymond@gmail.com ) toute nouvelle ressource pertinente sur les thèmes évoqués.

Dossier créé et mis à jour par Jean-Luc Raymond

Au sommaire :


   1. Sites publics ou parapublics de référence sur le Droit de l’Internet
   2. Autres sites de référence sur le Droit de l’Internet
   3. Sites associatifs et professionnels
   4. Sites commerciaux relatifs au Droit de l’Internet
   5. Sites personnels relatifs au Droit de l’Internet
   6. Gestion des Droits d’auteur
   7. Listes et forums de discussion spécialisés sur le Droit de l’Internet
   8. Solutions techniques et logicielles
   9. Sites avec activités
  10. Documents grand public téléchargeables
  11. Documents spécialisés téléchargeables
  12. Activités en Espaces Publics Numériques
  13. Articles de Presse
  14. Sites annexes
  15. Bibliographie papier

Historique des versions :


Version 1.6 - 7 novembre 2007 - 38 pages (nouveautés : ajout de références bibliographiques et du chapitre "Activités en Espaces Publics Numériques").

lundi 8 octobre 2007

Révolution 2.0 : Musique, Jeux, Politique, Information, Rencontres ; hors-série de Courrier International

Le magazine Courrier International vient de publier un hors-série passionnant entièrement consacré à l’impact des nouvelles technologies dans notre société (octobre-novembre-décembre 2007 ; 7 euros). Intitulé « Révolution 2.0 : Musique, Jeux, Politique, Information, Rencontres », ce numéro de Courrier International est judicieusement sous-titré « Comment le Net va (encore) changer votre vie ».

Au sommaire, le principe récurrent qui a érigé ce magazine en référence : des articles de la Presse internationale traduits en Français, certains ont déjà figuré dans des éditions antérieures de Courrier International, d’autres sont inédits dans leur version dans la langue de Molière.

En introduction, une superbe iconographie met en avant six cybercitoyens avec le mot « Respect » en exergue. Ils ont joué pour certains joué un rôle fondateur dans l’informatique de ces 20 dernières années, pour d’autres, ils tendent à être les personnages phare de l’Internet d’aujourd’hui : Tim Berners-Lee (celui qui a créé le World Wide Web en 1989), Richard Stallman (« le logiciel libre, c’est la liberté »), Linus Torvalds (l’homme du noyau Linux), Jimmy Wales (cofondateur de la base de connaissances Wikipedia), Chris DeWolfe (un deux créateurs de MySpace) et Marc Zuckerberg (il a lancé Facebook, la plateforme qui compte 40 millions d’utilisateurs).

Courrier International décline ensuite 5 thématiques clé de l’Internet en 2007 :

  • Libérez-vous : Historique du Web 2.0, l’avènement de la culture libre, les intermédiaires remis en cause, le jeu de la célébrité en ligne, gratuit et copyright font bon ménage, la productivité réinventée du travail,
  • Partagez : Une analyse du phénomène Wikipédia, la montée en puissance de Facebook, la radiodiffusion revue et corrigée avec le podcasting, le nouveau règne de la cartographie en ligne, l’artiste amateur qui gagne à être connu sur Internet, la remise en cause de l’expert,
  • Militez : La citoyenneté en ligne et son impact sur les campagnes électorales, la liberté d’expression via le Net, le pouvoir des blogueurs d’opinion, les actions collectives des internautes,
  • Informez-vous : L’impact des blogs et des blogueurs dans les médias, la fiabilité de l’information à l’épreuve de l’opinion, la photographie amateur imprègne nos perceptions de la réalité, le statut du journaliste largement égratigné, la mobilité accélératrice de la diffusion de l’information, la vidéo et la télévision favorisant les formats courts,
  • Jouez : Plongée dans les univers virtuels Second Life et Cyworld, leurs dangers et l’économie de ces mondes, les jeux interactifs, les sitcoms interagissent avec les internautes (webcoms).

Pour chaque article, une webographie est fournie et des ouvrages faisant autorité sur les sujets évoqués sont présentés tout au cours de ce numéro hors-série. Cartes, graphiques et cartoons viennent complémenter les papiers. « Révolution 2.0 » est un guide de référence pour naviguer dans les méandres du nouveau Web de par la qualité des articles sélectionnés et la pluralité des points de vue proposés.

dimanche 30 septembre 2007

Place de la toile, nouvelle émission de France Culture sur l'Internet, les réseaux et la révolution numérique

En cette rentrée 2007, la station de radio France Culture innove avec une nouvelle émission hebdomadaire de réflexion consacrée à l'Internet et aux réseaux : Place de la Toile conçue et animée par Caroline Broué et Thomas Baumgartner avec une chronique de Bruno Patino (réalisation : Doria Zénine).

Place de la Toile est diffusée chaque vendredi de 11h à 12h. Le programme aborde la révolution numérique sous ses aspects usages, techniques en s'appuyant sur une analyse des changements en cours de notre société (liens sociaux). Pour cela, l'émission s'appuie sur des entretiens et débats avec des spécialistes des questions abordées en s'attachant à inviter des personnes publiant de nouveaux ouvrages sur les questions évoquées.

Chaque rendez-vous de Place de la Toile est podcasté (archive sonore) ce qui permet de la réécouter à son gré via un ordinateur ou un lecteur mp3. Une bibliographie et une webographie sont proposés sur le site Internet de l'émission pour chaque édition. Emissions déjà archivées : Ciné, télé, internet, mobile : quatre écrans pour quelle image ? Les enjeux économiques et esthétiques des nouveaux modes de diffusion audiovisuels (28 septembre) ; Voulez-vous "googler" avec moi ? Moteurs de recherche : Google et les autres (21 septembre) ; En quoi internet peut-il changer notre rapport au politique ? (14 septembre) ; Rira bien qui payera le dernier ! (7 septembre) ; Quelle révolution numérique ? (31 août).

Prochains rendez-vous de Place de la Toile : Au boulot partout : nouvelles technologies et conditions de travail (5 octobre) ; Comment le réseau bouscule les journalistes (12 octobre).

samedi 29 septembre 2007

Ted Nelson, inventeur de l'hypertexte, le 2 octobre 2007 au Cube d'Issy-les-Moulineaux

L'événement de la rentrée Internet en France, c'est bien le 2 octobre à 22h30&nbsp;à l'Espace Culture Multimédia Le Cube d'Issy-les-Moulineaux avec une soirée consacrée à Ted Nelson (Theodor Holm Nelson) en sa présence, lui qui est considéré comme l'inventeur de l'hypertexte, autrement dit un personnage à part entière auquel on doit un concept essentiel des réseaux actuels et du Web.<br /><br />Pour ses 70 ans, Le Cube rend hommage à cet inventeur génial qui créa le mot "hypertexte" en 1965, alors associé au&nbsp;<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Projet_Xanadu" hreflang="fr">Projet Xanadu</a> que Ted Nelson a pensé et animé durant de longues années, un terme aujourd'hui galvaudé. La soirée sera introduite par l'ami&nbsp;<a href="http://alaingiffard.blogs.com/" hreflang="fr">Alain Giffard</a> qui a étudié les écrits de Ted Nelson et a effectué des travaux de recherche sur le thème de l'hypertexte. Plus d'infos sur cette soirée exceptionnelle&nbsp;<a href="http://www.lesiteducube.com/site/breve.php?id=344" hreflang="fr">sur cette page</a> du site du Cube.<br /><br />Sur Ted Nelson et le concept d'Hypertexte, lire ces deux écrits d'Alain Giffard : "<a href="http://alaingiffard.blogs.com/culture/2004/06/petites_introdu.html" hreflang="fr">Petites Introductions à l'hypertexte.1</a>" et "<a href="http://alaingiffard.blogs.com/culture/2004/06/petites_introdu_1.html" hreflang="fr">Petites Introductions à l'hypertexte.2</a>".<br /><br />Dans quelques semaines, un autre penseur des réseaux et de l'Internet, McKenzie Wark, auteur de l'incontournable "A Hacker Manifesto" (traduit en français&nbsp;à l'automne 2006 : "Le Manifeste Hacker" - lire à ce propos&nbsp;<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Un_manifeste_hacker" hreflang="fr">l'article francophone de Wikipédia</a> consacré à l'ouvrage) et plus récemment de "The Gamer Theory" (2007)&nbsp;sera accueilli au Centre International de Poésie de Marseille (<a href="http://www.cipmarseille.com/" hreflang="fr">CIPM</a>).<br /><br />La rentrée intellectuelle autour de l'Internet est donc particulièrement riche en France. On ne peut que s'en réjouir!</p>

mercredi 9 mai 2007

Améliorez sa communication et son approche marketing avec Internet et l'informatique

Pour une association, une PME ou une TPE, avoir une stratégie Internet ne s'improvise pas. Encore faut-il pouvoir être guidé efficacement dans l'utilisation du Web et de l'informatique... Courrier électronique utile, lettre d'information qui se distingue, site Internet qui se démarque par son écriture et son référencement, utilisation des outils du nouveau Web (ou Web 2.0) à bon escient... Dans cet aréopage de choses à connaître, ne pas s'y perdre est un challenge permanent.

A recommander dans ce contexte, la lecture régulière du blog ConseilsMarketing.fr qui se distingue par la praticité de ses conseils avec des articles se présentant comme des mini-guides de pratiques éprouvées sur différents aspects de la communication Internet (entre autre!) ; exemples avec Comment augmenter le taux de lecture de sa newsletter ?Comment écrire un mailing percutant ?Comment rédiger un bon communiqué de Presse ?6 façons d'attirer des visiteurs de qualité sur son site Internet ? ; 15 conseils pour se faire connaître grâce aux Digg Like ! ...

mardi 8 mai 2007

Fracture numérique, l'écart d'accès à l'internet s'explique en grande partie par le niveau de diplôme

La Direction de la Recherche, des Etudes, de l'Evaluation et des Statistiques (DREES, Ministère de la Santé) a publié un numéro spécial de sa publication Etudes & Résultats en février 2007 (n°557) consacré aux laissés-pour-compte de l'infomatique et de l'Internet : "L'accès des ménages à bas revenus aux Technologies et de la Communication" (en .pdf, téléchargeable à cette adresse).

En 8 pages, cette édition synthétise différents rapports statistiques et études, principalement de ces deux dernières années, reprenant les constats de freins à l'accès et à l'utilisation de l'ordinateur, de l'Internet et de la téléphonie mobile ; un constat maheureusement redondant appuyé par des chiffres pas très enthousiastes. Les points marquants évoqués dans ce dossier :

  • Parmi les ménages à bas revenus, l’accès à un micro-ordinateur et à l’internet est beaucoup moins répandu,
  • Un quart des ménages à bas revenus disposent uniquement d’un téléphone portable (sans téléphone fixe),
  • À caractéristiques sociodémographiques comparables, le lien entre pauvreté et accès aux TIC reste manifeste,
  • Le moindre accès des ménages à bas revenus au téléphone fixe reflète la surreprésentation des personnes seules et des familles monoparentales,
  • L’écart d’accès à l’internet s’explique en grande partie par le niveau de diplôme,
  • Un sixième des ménages non équipés en micro-ordinateur l’expliquent principalement par des raisons financières (cela tord le cou à des analyses populistes signifiant que le fait d'équiper les personnes va résoudre le problème d'appropriation de l'Internet),
  • Près d’un quart des ménages ayant un micro-ordinateur mais pas l’internet parlent d’un coût élevé,
  • Parmi ceux qui n’utilisent pas de téléphone portable, un sur dix considère que c’est trop cher,
  • Ne pas avoir accès aux TIC est davantage perçu comme un manque lorsque la raison est financière.

lundi 7 mai 2007

Apprendre à utiliser Twitter

En janvier, on évoquait sur ce blog Twitter "Un service pour blogs, téléphones (par textos), IM (Gtalk, etc) qui permet de résumer en 150 signes ce que vous êtes en train de faire ou quelles sont vos profondes pensées du moment, pour le communiquer au monde entier ou à vos amis et connaissances (liste restreinte)".

Dans la lignée du nouveau Web ou Web 2.0, cette application de "résonnance" permanente ou indicielle de connexion continue via du micro-blogging centré sur l'utilisateur et son faisceau proche de relations bénéficie d'un écho important chez les prescripteurs de l'Internet renforcée par des outils annexes tels qu'un moteur de recherche (Twitterment), un Top 100 des conversations les plus consultées (Twitterholic), la localisation de propos d'adeptes de Twitter (Twittervision), un plugin pour le navigateur Firefox avec des fonctionnalités de partage et d'affichage d'infos supplémentaires (PowerTwitter) et un wiki des fans de Twitter qui recense les réseaux des utilisateurs de Twitter et des outils additionnels.

Pour mieux comprendre comment fonctionne Twitter, pour apprendre à l'utiliser et en entrevoir les usages, Christophe Ducamp a récemment traduit le texte de Fred Stutzman "Twitter : le Guide Officiel en 12 minutes" en 4 points : Explorer Twitter ; Twitter : utilisez-le comme vous voulez ; Culture RSS et science de l'interruption ; les hyper-gazouilleurs et l'armée montante de Twitter.

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