Jean-Luc Raymond

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mardi 6 octobre 2009

Digitainable, Monde transparent, Consubstantielle fragilité démocratique, Ciblage comportemental

La rubrique Tendances, c'est un condensé de ce temps qui s'hume au présent avec un goût d'avenir. Expressions figurées et imagées d'aujourd'hui, bribes de sens sur notre temps, concepts du moment... Les mots soulignés correspondent à des traits de Tendances. Notre monde est en invitation permanente de signifiance. Bonne lecture!

Digitainable : l'open space intelligent

"L'open space avait montré la voie à la rationalisation des m2. Sa version 2009, étendue, pourrait sceller l'union de la rentabilité financière et du bénéfice environnemental par réduction de l'empreinte écologique des entreprises, sur fond de "Clean Tech" alliant numérique et développement durable. "Digitainable" (digital + substainable), c'est justement la formule choisie par François Denieul pour prolonger son défunt "Laboratoire des espaces intelligents" de l'université Paris XIII. Ce gourou, qui conseille banques et multinationales, n'oublie pas la question humaine. "Si les entreprises ont besoin de souplesse dans la gestion de l'espace, l'individu, lui, a toujours besoin de s'approprier un territoire", explique-t-il. Solution du futur (à l'état de prototype) : un poste de travail sensible, capable grâce à ses capteurs, de distiller l'éclairage (LED, bien sûr) approprié, tel un "cocon" lumineux".

(Thalyscope, Septembre-Octobre 2009)

Un monde transparent

"Raphaël Enthoven, philosophe : "Vous avez aimé 1984 ? Vous adorerez les années 2000, c'est-à-dire l'époque où le danger ne vient pas d'en haut, mais d'à côté. Méfiez-vous les uns les uns des autres : désormais, ce n'est plus Big Brother qui vous regarde, c'est votre voisin de portable, que son téléphone transforme en mini-Fouché. Nous avons moins à craindre un retour de la dictature ou de l'ordre moral que le despotisme sournois de la transparence, la transformation de l'espace public en une cage de verre où, devant le tribunal sans appel de l'opinion publique, l'indiscrétion tient lieu de délation, l'information disparaît sous le buzz, Internet et la presse trash font office de police secrète, où la rumeur succède à la calomnie et où l'oeil de Moscou cède la place à l'oeil de boeuf d'un appareil numérique"."

(L'Express, 1er octobre 2009)

La consubstantielle fragilité démocratique

"Jean-Claude Guillebaud : "Comment sauverons-nous la démocratie sans l'élixir de la croissance ? Nul ne le sait. C'est d'ailleurs vers cette Asie mirobolante, cette Chine affolée d'enrichissement et d'Orient industrieux que la croissance s'est expatriée. Ainsi, un fantasme nouveau hante-t-il désormais l'Europe, celui de la consubstantielle fragilité démocratique. Voyez déjà comme nos démocraties se durcissent, se raidissent tandis que réapparaissent, après démaquillage, les corporatismes, les frivolités people, les individualismes obstinés, les égoïsmes nus et cette "avidité des riches" que - bien avant le Christianisme - condamnait Aristote. Danserons-nous encore longtemps sur le Pont d'Avignon ?""

(TéléObs, 1er octobre 2009)

Ciblage comportemental des internautes

"Voilà plus d'un an que les grandes régies publicitaires sur Internet mettent en oeuvre, en catimini, ce "ciblage comportemental". (...) A en croire leurs promoteurs, une campagne ainsi conçue serait 2 à 3 fois plus efficace qu'une publicité classique. Plus besoin de se cantonner aux sites proches de son secteur d'activité pour acheter de l'espace (ciblage contextuel). (...) Tous les grands ténors du Web - Microsoft, Yahoo, AOL... - ont concocté leur offre. Google teste une solution qui devrait être commercialisée avant la fin de l'année (...) Dans son principe, le ciblage comportemental repose sur 2 procédures : le traçage de l'internaute, puis son profilage. La première opération s'effectue à l'aide d'un cookie. Ce fichier informatique envoyé par le site visité sur le disque dur de l'internaute permet de tracer l'historique de sa navigation à chaque connexion. La phase de profilage est plus délicate. Pour être efficace, une régie doit pouvoir s'appuyer sur une audience importante (10 à 15 millions de visiteurs uniques) et suffisamment diversifiée pour constituer un large panel de profils (...) A partir de quand un internaute est-il suffisamment "cerné" pour être rangé dans une famille donnée (cluster) ? L'expertise des opérateurs est encore empirique. Chacun utilise ses propres algorithmes."

(Enjeux Les Echos, Octobre 2009)

Crédit photo : Jean-Luc Raymond. Oeuvre de Street Art. Galerie Agnès B. Paris 4e. Octobre 2009.

lundi 5 octobre 2009

Formation Real Time Web - Formation Web de l'instantané

En cette rentrée 2009, j'ajoute à mon catalogue de formations, une nouveauté : une formation Real Time Web - Formation Web en Temps réel. J'apprécie la traduction : Formation Web de l'instantané.

Prochainement, j'aurai l'occasion de développer sur ce blog cette notion de "Real Time Web" qui va prendre de l'ampleur en tant que pratique personnelle mais aussi dans le monde des entreprises, des institutions et de l'économie sociale (associations...).

La première session de formation Real Time Web que je coordonne aura lieu à Paris, le 12 octobre 2009. Ci-dessous, une présentation sommaire.

Pour plus d'infos (participation, programmation d'une session de formation...) : jeanluc.raymond@gmail.com


Formation Real Time Web - Formation Web de l'instantané


Contexte

Le monde de l'internet et de ses pratiques évolue. De la facilité d'écriture et de mise en ligne de ses contributions (blogs...) à l'échange au sein de réseaux dits "sociaux" entre connaissances (Facebook...) ou pour des pratiques professionnelles (Viadeo, LinkedIn...), des outils ont favorisé la mise en ligne collaboratives de productions audiovisuelles (FlickR pour les photos, DailyMotion ou YouTube pour la vidéo...), la capitalisation de connaissances (marque-pages jouant sur la popularité tels Del.icio.us...) et la personnalisation de pages (Netvibes...) remodelant l'utilisation du Web pour les entreprises et les particuliers. Le microblogging (Twitter...) ajoute une dimension d'échanges et de publication instantanées avec un écosystème d'applications liées.

Qu'est-ce que le Web de l'instantané ?


Au-delà de ces aspects, une nouvelle tendance forte émerge sur l'Internet aujourd'hui : la création de services, outils en ligne, moteurs de recherche spécialisés... autour de la diffusion d'instants, de témoignages et d'informations sur un mode en temps réel et de façon publique. On appelle cela le "real time Web" (ou Web en temps réel) ou encore Web de l'instantané.

Ce nouveau paradigme de l'internet se présente comme un flux très abondant de données diffusées de manière continu et une surabondance, un journal minute par minute de ce qui se dit, se fait et se pense... Avec une recherche permanente de construction ou reconstruction d'une identité numérique ou empreinte numérique au sein de ce flot de données en circulation sur Internet : le lifestreaming.

Les mondes de la communication, des médias, du marketing, les entreprises et organisations se doivent de comprendre les mécanismes du Real Time Web et de mettre en place des projets d'action cohérents.

Contenu de formation


Au cours de cette journée, il est proposé de découvrir quelques outils et utilisations qui refaçonnent de façon prégnante cet Internet d'aujourd'hui en devenir autour de cette notion de Web de l'instantané :
  • La notion de "hub" (noeud de réseau) : l'identité d'une personne, d'une marque, d'une association, d'une organisation ou d'une entreprise sur Internet n'est plus associée à un site internet qui "centralise" les informations mais à un faisceau d'une présence différenciée sur le Web. Quels sont les outils et les exemples de bonnes pratiques qui permettent d'assurer une telle présence en ligne ?
  • La capitalisation et recontextualisation de l'information publiée et disponible sur le Web sur un espace Internet pluriel (lifestreaming) qui permette d'agréger des articles, photos, vidéos, annotations... Et ceci de façon simplifiée. Des outils permettent aussi de créer de nouvelles narrations et une capacité d'expression individuelle ou collective ; faisons connaissance avec ces applications,
  • L'analyse des flux de données diffusées et d'informations capitalisables à travers des nouveaux moteurs de recherche spécialisés, des outils statistiques, des agrégateurs d'infos de nouvelle génération qui permettent de filtrer et garder en mémoire les éléments qui vous intéressent. Quels logiciels en ligne utiliser pour quels objectifs ?
  • Le rôle de l'attention : Dans cet internet où l'instantanéité est de mise... Quelle est la place pour un recul critique ? Quelles compétences sont nécessaires pour agir et mettre en place des projets en tenant compte de cet Internet ?
Crédit photos : Jean-Luc Raymond. Paris, 2009.

jeudi 16 avril 2009

Vie privée et Internet, les réseaux sociaux utilisés activement pour des enquêtes

Les détectives privés utilisent bel et bien Internet et notamment les réseaux sociaux pour enquêter. Goolam Monsoor, gérant du groupe AS Consultant Détective révèle quelques-unes des pratiques dans une mini-interview pour le mensuel Chronic’Art du mois d’Avril 2009 (n°54) ; extrait :

"Les moteurs de recherche facilitent les recherches à un niveau international. Hormis les recherches classiques d’informations sur les sites des entreprises, nos abonnements à des banques de données telles que Société.com, Infogreffe, Cadastre et Kompass nous font gagner du temps. Par ailleurs, le logiciel de géolocalisation par satellite facilite les filatures dans des conditions spécifiques et la transmission des images via Internet nous permet de faire des surveillances à distance. D’autres applications permettent de rechercher les preuves de détournement de clientèle, un savoir-faire, dans des disques durs d’ordinateurs.

Facebook, LinkedIn, Plaxo, Twitter, Copains d’Avant et autres réseaux permettent d’obtenir des informations ouvertes, je dirai même « offertes » au grand public. Il est évident que nous utilisons ces réseaux, puisque les gens y exposent naturellement leur vie privée."