Jean-Luc Raymond

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dimanche 31 décembre 2006

Mociologie (tendance 036)

Nouvelle rubrique : tendance. Un mot, une expression, un lieu, une chose comme reflet de notre temps, miroir de l'instant ou inscrit dans l'avenir, porteur de sens dans les circonstances dans lequel on le prononce, dans son champ énonciatif et contextuel. Mot, expression à suivre, objet utile ou inutile, lieu en devenir...


Contraction des mots "mobilité" et "sociologie", la mociologie (en anglais : mociology) est un terme apparu ces derniers mois, d'abord dans le monde anglo-saxon, puis maintenant en français. Le blog Mociologic le définit ainsi :

"La mociologie (mociology) est l'étude du comportement humain dans un monde dans lequel prévaut la mobilité, et plus précisément l'étude des usages d'outils mobiles, tels que les téléphones portables ou encore les PDA."


Le néologisme Mociology fait l'objet d'un article dans Wikipedia :

"Mociology is defined as the study of human behaviour in a mobile world and the study of mobile device/phone lifestyles. This is the direct by-product of how mobile phones and mobility in modern life and modern lifestyles are affecting and changing human inter-action, behaviour and consumption in the 21st century. Mociology and it's financial and economic sub-set, "Mocio-Economics", is the fast-emerging discipline and accumulating body of research, knowledge and science, that studies the impact and effect that mobile phones, mobile technology and mobile lifestyles are having upon every layer of modern urban societies, cities and human endeavour."


Ce papier introduit le terme de mocio-économie (mocioeconomics) et signale que la création du néologisme Mociology en novembre 2005 par Ralph Simon :

"Mociology" and the term, "Mocio-Economics" was expounded by leading international mobile content and entertainment expert, Ralph Simon, (Chairman of the Mobile Entertainment Forum - Americas and President/CEO of The Mobilium Group World-wide) in the late summer of 2005, and officially unveiled at a lecture given by the RSA (Royal Society for the encouragement of Arts, Manufactures and Commerce) in their historic Great Hall, London, UK, on 7 November 2005. The lecture was titled: "Mociology - Mobile technology and culture change: how mociology and mocio-economics is changing the way we live". Ralph Simon chaired a riveting lecture, which saw three of the mobile world's most prominent thought leaders explain just how this new "impact science" is manifesting itself across many pillars of society."

samedi 30 décembre 2006

Cartes de voeux électroniques, la correspondance à haut débit par Pierre Assouline

Pierre Assouline, écrivain et journaliste, regrette les voeux de la nouvelle année, ceux de la carte choisie, de l'écriture manuscrite et de l'encre apposé sur le papier. Le courrier électronique tue-t-il la correspondance traditionnelle ? Sans doute.


Dans Le Monde 2 du 30 décembre 2006, Pierre Assouline rêve d'une jolie carte cachetée de cire dans sa chronique hebdomadaire Juste un détail, titrée "Texto de château" ; extrait :

"Les voeux électroniques font appel à ce que notre sensibilité a de plus pragmatique. Un clic et l'on répond. C'est autre chose que de calligraphier une réponse, d'adresser une enveloppe, de la timbrer et de la poster, toutes choses qui semblent désormais relever d'une attitude d'un autre temps. On écrit dorénavant une lettre au risque de paraître démodé. Après l'ère des salons littéraires puis celle d' "Apostrophes", nous entrons désormais dans un nouvel âge de la conversation, par le truchement des forums, chats, blogs et courriels.

Dans ce bouleversement technologique qui voit le triomphe de l'algorithme, la lettre demeure plus que jamais une conversation avec un absent. Mais c'est le genre épistolaire même qui est menacé. La solitude, qui en était le pivot, s'est déplacée du papier vers l'écran. C'est là que ça se passe désormais. Là qu'on s'y retrouve pour s'y consoler. Même le solitaire et l'insomniaque sont désormais pressés. Ils n'ont plus la patience d'attendre la réponse à leur lettre. Ce sont des correspondants à haut débit. Mais quoi qu'on en dise, le support a modifié le genre. Le courriel n'aura jamais l'intimité du courrier. La main qui martèle le clavier ne chuchote pas à l'oreille comme la main qui court sur la page."

lundi 11 décembre 2006

Rue de la Solidarité à Paris, un projet de développement local du secteur de l'économie sociale et solidaire

La Mairie de Paris et l'O.P.A.C. innove socialement en lançant un audacieux appel à projets auprès des associations, des coopératives ou les entreprises inscrites dans le champ de l'économie sociale et solidaire pour créer une rue sur le thème de la Solidarité dans le 19e arrondissement de la capitale.
 

L'objectif est intéressant : il s'agit de rassembler dans des locaux d'activités en pieds d'immeuble des acteurs de l'économie solidaire au sens large avec un loyer adapté, leur permettant de créer une activité ou de développer un projet. Les structures retenues bénéficieront d'un écosystème local dans le même champ éthique et social favorisant le développement économique local.


Vous pouvez télécharger le dossier de candidature au format .pdf à partir de cette page. La date limite pour l'envoi du dossier est fixée au 12 janvier 2007. Renseignements complémentaires : Mairie de Paris, Délégation à la Politique de la ville et à l'intégration - 6, rue du département, 75019 Paris. Par courriel : sebastien.arvis@paris.fr .


Le quartier concerné :

"Le quartier Danube-Solidarité est situé à l'ouest du 19e arrondissement dans le quartier Amérique. A l'instar des territoires relevant de la politique de la ville, le secteur concentre certaines difficultés et souffre d'un certain enclavement. Composé de 5400 habitants, le quartier héberge majoritairement une population issue des classes populaires. Plus des trois quarts des logements relèvent du parc social, constitué d'un patrimoine qui conserve les traces des mutations urbaines successives et se distingue par la grande diversité de ses constructions.

La revitalisation des locaux d'activités en pieds d'immeuble est l'un des enjeux fort qui permettra de modifier le fonctionnement urbain et l'image de ce quartier. La ville de Paris et l'OPAC qui, depuis 2 ans, conjuguent leurs efforts pour favoriser l'installation d'associations souhaitent aujourd'hui diversifier les activités de la rue de la Solidarité en privilégiant la dimension économique pour les nouveaux projets d'implantation Les associations qui ont été installées jusqu'ici, proposent des activités ou services de proximité qui faisaient défaut auparavant (permanences écrivain public, CAF, Equipe Emploi Insertion, activités audiovisuelles, culturelles et sportives…) et contribuent en ce sens fortement au développement
local."

jeudi 7 décembre 2006

Richesse et pauvreté dans le monde, premier bilan des pôles de compétitivité, Homère à la BNF... (brèves citoyennes de clavier)

Un rapport des Nations Unies affirme que 2% de la population mondiale possède 50% des richesses mondiales. L'AFP, via Le Monde dit que 50% de la population possédait 1% de la richesse mondiale. Références : Communiqué de Presse de l'United Nations University : "Pioneering study shows richest 2 percent own half world wealth", l'étude en anglais avec des illustrations et liens, l'étude complète (en .pdf) : "The World Distribution of Household Wealth" et l'article de l'AFP via le quotidien Le Monde : "La moitié de l'humanité se partage 1 % de la richesse mondiale" (Via Roland Piquepaille).


La société Lexmark (imprimantes et consommables) lance une campagne sur Internet pour maîtriser les coûts d'impression et ainsi faire acheter moins de papier et donc sauvegarder des arbres ; avec le site Imprimez-moins comprenant des conseils et permettant de tester ses connaissances.


Dans sa lettre d'infos La Quinzaine, L'Association Emmaüs incite les personnes sans abri à voter en 2007 et à s'inscrire sur "les listes électorales avant le 31 décembre 2006 en vue des élections présidentielle et législatives". Renseignements sur le site Internet Service-public.fr avec le mode d'emploi "Inscription des personnes sans domicile fixe (SDF)". Jacques Deroo, auteur du livre "Salauds de pauvres" (voir aussi son blog) est interviewé dans 20 Minutes à ce sujet : "Sans-abri mais pas sans avis".


La Libre Belgique annonce le lancement par le ministre de l'Economie fédéral Belge, Marc Verwilghen, d'un portail Internet associant acteurs publics et partenaires privés "visant à mieux armer le consommateur contre les dangers des spams ou des e-mails indésirables"SpamSquad.be avec des régles de base et des conseils.


Premier bilan des pôles de compétitivité (mis en place au début de l'été 2005) dans le cahier central du magazine Industries du mois de novembre 2006 (téléchargeable ici en .pdf, 13 pages) : "Il s'appuie notamment sur l'expérience des quatre pôles mondiaux basés dans les deux grandes régions de l'Ile-de-France et de Rhône-Alpes."
En écho dans le Monde : "Les pôles de compétitivité souffriraient de leur "jeunesse"" : "Cette étude a été réalisée auprès de 158 acteurs (entreprises, gouvernance, centres de recherche et de formation) de quarante pôles de compétitivités, sur les soixante-six que compte la France." Lire le communiqué de Presse de KPMG (en .pdf).


La Bibliothèque nationale de France vient d'ouvrir le site Internet Homère, sur les traces d'Ulysse consacré à l'Iliade et à l'Odyssée. "Ces premières œuvres de la littérature occidentale, imprègnent notre imaginaire ; c'est le monde fabuleux des dieux, des héros et des monstres, mais c'est aussi celui de lieux bien réels, d'objets archéologiques et d'œuvres artistiques ; c'est surtout le creuset de toutes les formes de notre littérature, le récit métaphorique de toute aventure humaine."


Culturel, le projet photographique "Vu en ville" explore l'urbain ("collection de signes donc presque devenus insignes, invisibles aux yeux des citadins dans un espace public surchargé ou négligé").


Le quotidien économique La Tribune lance des fils RSS pour suivre l'actualité société par société ; la liste étant impressionnante (Via VTech).


Pédagogique : Dossier en 6 pages du Journal du Net sur les Interfaces utilisateurs ("Etat des lieux d'un domaine en mutation, porté par le développement du Web 2.0, de la mobilité et par la montée en puissance des serveurs vocaux interactifs"), "5 clés pour produire des contenus vidéos pour son site" (toujours pour le Journal du Net), "Créer une table des matières avec OpenOffice Writer" et "Installer SPIP sur un serveur distant" chez GénérationCyb, "Comment faire un site Web mobile" expliqué par ZDnet, des ressources en ligne pour les 3-6 ans (compilation d'une animatrice multimédia).


Mise à jour de l'article phare de Dave Pollard sur l'utilisation professionnelle des outils du Web social sous l'angle de l'utilisation (et non pas de la technique informatique) : "Social networking in business". Autre ressource actualisée (mais cette fois-ci en français) : "Mon listing Web 2.0" soit plus de 500 services Web 2.0 classés par catégorie.

mardi 28 novembre 2006

Bernard Charlès, le laboratoire virtuel ou la recherche virtuelle

Dans le hors-série d'Enjeux Les Echos qui vient de paraître (décembre 2006, n°2) : "La France dans le monde demain", Bernard Charlès, président de Dassault Systèmes, décrit les conditions de l'innovation et de la créativité, et le potentiel technologique français. Il explicite le concept de "recherche virtuelle" comme futur de la technologie :

"C'est effectivement la prochaine révolution que connaîtra notre société. Une révolution bien plus profonde qu'Internet! Avant, à l'époque de l'artisanat, des compagnons, le savoir-faire, autrement dit la capacité de mettre en oeuvre un savoir, était l'élément de différenciation entre les talents. Aujourd'hui, le savoir est virtualisé, tous les textes, tous les documents sont "en ligne", les enfants font des exercices dont la réponse arrive en quelques secondes sur un moteur de recherche. La prochaine étape sera l'expérimentation virtuelle : nous simulerons des expériences en numérique, nous serons capables d'imaginer le monde réel avant de le faire, et ce dans tous les secteurs de l'économie. Aujourd'hui par exemple, on découvre de nouvelles molécules pharmaceutiques par expérimentation, mais la perspective de créer de véritables laboratoires virtuels serait révolutionnaire. On pourrait même envisager une pédagogie où, avant de lire un manuel de mathématiques ou de physique, l'élève réalise une expérience "virtuelle" pour mieux comprendre ce qu'il apprend. Je suis convaincu que les laboratoires d'apprentissage du futur seront les laboratoires virtuels dans lesquels on jouera et l'on découvrira."


Source :

Bernard, Catherine (décembre 2006). "Bienvenue dans le labo virtuel : entretien avec Bernard Charlès", in "La France dans le monde demain", Enjeux Les Echos, Hors-Série n°2, Paris, pp.72-75.

lundi 20 novembre 2006

E-Artcasting (tendance 015)

Nouvelle rubrique : tendance. Un mot, une expression, un lieu, une chose comme reflet de notre temps, miroir de l'instant ou inscrit dans l'avenir, porteur de sens dans les circonstances dans lequel on le prononce, dans son champ énonciatif et contextuel. Mot, expression à suivre, objet utile ou inutile, lieu en devenir...


L'E-Artcasting est un mot juste né d'un blog en espagnol et en anglais du même nom qui cherche à repérer des technologies "sociales" utilisées dans les musées d'Art à travers le monde, des nouvelles façons de communiquer et d'interagir avec le public (podcasting, partage de photos, systèmes d'e-learning...).
L'E-Artcasting serait donc une approche qui permet d'explorer l'Art à travers l'utilisation de nouveaux outils, de leur impact et de leurs possibilités. Selon les initiateurs du blog, l'E-Artcasting s'inscrit dans la lignée du nouveau Web (Web 2.0). Le concept d'E-Artcasting est à suivre...

Internet, passeport pour l'inégalité ? (Nicolas Arpagian, Grégoire Lucas)

Nicolas Arpagian (grand reporter) et Grégoire Lucas (consultant) ont récemment participé à la rédaction de l'ouvrage L'Opinion numérique (sorti en novembre aux Editions Dalloz), sous la direction d'Agathe Lepage (cf. la présentation du livre). Dans une tribune des Echos (daté du mercredi 15 novembre 2006) intitulée : "Internet : passeport pour l'inégalité", les deux auteurs s'interrogent sur le mot "information" comme matière première, comme témoignage ou comme information erronée et nous questionnent sur un fait saillant avec une conclusion très optimiste :

"Avec l'avènement d'Internet, notre société est-elle dès lors condamnée à compter deux sortes de populations ? Celle des initiés, capable de faire le tri parmi le foisonnement d'informations. L'autre, dont les connaissances plus limitées ne lui permettraient pas de discerner la bonne information de la mauvaise. La réponse passe avant tout par l'éducation et l'apprentissage au plus jeune âge des enjeux de la Toile.

"Science sans conscience n'est que ruine de l'âme", disait Rabelais. On pourrait penser que la consommation d'Internet dès le berceau, et son usage presque inné chez les jeunes générations, fera émerger une capacité d'utilisation éclairée, une consommation éduquée, au fait de son potentiel et de ses limites. Et que bientôt ses utilisateurs sauront "traiter" et discerner l'information présente sur le Web, et percevoir "in fine", ce qu'elle est et surtout ce qu'elle n'est pas... C'est sans nul doute le meilleur sinon le seul rempart contre certains excès et dérives que l'on peut craindre".


Source :

Arpagian, Nicolas et Lucas, Grégoire (15 novembre 2006). "Internet, passeport pour l'inégalité ?", Les Echos, Point de vue, Paris, 1 p.

vendredi 17 novembre 2006

Le Monde 2 signe un numéro spécial brillant : Bienvenue dans la technosphère

Numéro spécial passionnant du Monde 2, ce week-end, avec comme thème générique et unique : "Bienvenue dans la Technosphère" que son rédacteur en chef Yann Plougastel présente ainsi :

"Une série d'articles qui décrivent la manière dont les nouvelles technologies ont pris place dans notre vie quotidienne, laquelle ressemble désormais au village global que le visionnaire philosophe canadien Marshall McLuhan avait prophétisé dans les années 1960."


La mort annoncée de la télévision


Le premier article : "La révolution internet sous l'angle de la sociologie : A l'heure de la convergence numérique" est un entretien avec Jean-Louis Missika, sociologue, conseiller politique et aussi coach de managers de grandes entreprises en France, qui a lancé un pavé dans la mare, en mars 2006, avec la parution d'un essai dont le titre est clair : "La Fin de la télévision" (Editions du Seuil). Dans cette interview, Jean-Louis Missika annonce l'annexion de la télévision par le Web et la présence d'écrans (téléphones mobiles, ordinateurs, consoles vidéo...) qui ne cessent de diffuser en tous lieux des infos (textes, images et sons) émises par les citoyens :

"On assiste à une profonde transformation socioculturelle : aujourd'hui, la production, l'édition et la diffusion d'une information ont un coût extrêmement bas sur le Web. C'est à la portée des amateurs... Jusqu'à présent, nous étions habitués à des médias puissants et prescripteurs, où la place occupée par celui qui parle et celui qui écoute était claire et immuable. Désormais, nous sommes dans un univers foisonnant et étrange, où celui qui écoute a aussi envie de parler. L'heure est au média conversationnel.

Etre journaliste n'est plus une profession mais une position que chacun peut occuper, de temps en temps, dans sa vie sociale. Nous sommes en quelque sorte revenus en l'an 1815... 15 ans avant la Penny Press, c'est-à-dire l'invention du modèle économique qui régit encore la presse écrite aujourd'hui!"


Se connecter à Internet, visages de l'accès à Internet dans le monde


Claire Ulrich présente un étonnant article illustré sur la manière dont on peut se connecter sur Internet sur les 5 continents : "Le Net du bout du monde". Au Brésil, le "computador da um real" est un cédérom qui fait office de bureau mobile pour les personnes ne possédant pas d'ordinateurs. A Nyarukamba (Rwanda), sans électricité ni fournisseur d'accès, le village est connecté à Internet grâce à une station solaire Internet inventée par la société américaine Inveneo. En Inde, ce sont les DataMules ou facteurs Internet de DakNet qui desservent les villages via des motos, des camions ou des autobus, pour relever les messages de courrier électronique, les fichiers à envoyer et en assurer aussi la réception.


L'information collective


La même journaliste s'intéresse au phénomène Sud-coréen du site d'information Ohmynews existant depuis 2002 fait par et pour des internautes : "M. Oh et ses 40 000 cyber-reporters" :

"La formule de journalisme qu'à inventée dès 2000 M. Oh en Corée s'appelle aujourd'hui Users Generated Content (contenus produits par les particuliers). Les médias traditionnels y voient une bouée de secours. Mais ce sont d'autres investisseurs qui ont finalement permis à Ohmynews de s'exporter : les opérateurs de téléphonie, futurs distributeurs de contenus sur terminaux mobiles".


George Marion conte l'histoire légendaire des appareils photos Leica, derniers survivants de la photo argentique qui ont décidé, à marche forcée, de passer au numérique, avec 4 nouveaux modèles.


La révolution de l'encre électronique


Diane Wulweck explore le monde des bibliothèques et de la lecture en devenir via son article "Lisez branchés" qui évoque le e-book, le livre électronique et l'e-ink (encre électronique) inventée en 1998 au sein du Massachusetts Institute of Technology :

"Enfermées dans un support plastique de l'épaisseur de quelques microns, des microcapsules font naître ou disparaître un texte ou une image selon l'information électrique qu'on leur envoie. Légère, interactive, pilotable à distance, très peu gourmande en énergie... l'encre électronique promet de révolutionner le marché de l'imprimé - la presse écrite, l'édition, et bien sûr, l'affichage publicitaire."


Le design de demain se conçoit aujourd'hui


Olivier Dumons fait le portrait de Stefano Marzano, docteur en architecture et designer, chez Philips, d'objets quotidiens de l'avenir. Stefano Marzano travaille pendant des périodes de projets de 8 ou 9 mois ""sur des concepts qui sont des stimulations, des provocations, destinées à ouvrir un nouveau débat". Le véritable travail de fond sera ensuite de convaincre puis d'adapter ces concepts à des productions, et là, les délais s'allongent. En effet, ses équipes ne sont pas seulement composées de designers, mais également d'analystes de tendances, de sociologues, d'anthropologues culturels et même de psychologues".


Pierre Barthélémy présente les textiles de demain dans son papier "Tissus d'innovations", des vêtements intelligents sécurisants, augmentations du corps par leur effet intégrateur (clavier souple, lecture de musique...), sécurisant ou alertant les personnes aux alentours ("la société belge Verhaert a conçu un pyjama pour bébé censé prévenir la mort subite du nourrisson en suivant des données cardiaques et respiratoires").


Enfin, une saga en images et en textes sur l'histoire du téléphone de sa naissance au portable 3G compile 130 ans d'histoire de la téléphonie en 9 pages.


Source :

Plougastel, Yann (dir.) (18 novembre 2006). Bienvenue dans la technosphère, Le Monde 2, n°144, Paris, Numéro spécial.

lundi 13 novembre 2006

Informatique durable (tendance 008)

Nouvelle rubrique : tendance. Un mot, une expression, une chose comme reflet de notre temps, miroir de l'instant ou inscrit dans l'avenir, porteur de sens dans les circonstances dans lequel on le prononce, dans son champ énonciatif et contextuel. Mot, expression à suivre, objet utile ou inutile...


Le CNRS propose, via son groupe de travail EcoInfo, des documents et travaux s'inscrivant dans la démarche d'une informatique durable. Toute une page de ressources en ligne réactualisée est disponible sur le sujet : Groupe de travail EcoInfo (dont des documents d'information à destination du public : plaquette et posters de sensibilisation).


Le groupe de travail EcoInfo du CNRS a produit un document phare de 22 pages (en .pdf) : "Les faces cachées de l'informatique : Déchets et énergie, sous-titré : Livre Vert : comment se diriger vers une informatique durable ?" destiné aux gestionnaires de parcs informatiques et aux acheteurs de matériel informatique qui s'avère un guide essentiel pour les personnes s'intéressant aux problématiques écologiques des outils technologiques (consommation énergétique, recyclage, dangerosité des matières premières...). Le concept d'informatique durable sous-tend l'ensemble de ce document de référence présentant un état de la législation, un point sur le choix de son matériel et sur la limitation de l'achat de machines, la maîtrise de la consommation énergétique d'un parc informatique, la gestion responsable des consommables, la sensibilisation des utilisateurs et l'élimination du vieux matériel.


L'informatique durable, c'est donc la prise en compte de l'ensemble de ces préoccupations.

"La croissance du secteur informatique est l'une des facettes de la croissance mondiale, laquelle se heurte de façon de plus en plus visible aux limites de l’environnement. Les responsabilités étant partagées, cette situation résulte en dernière analyse de la somme des comportements individuels, démultipliés à l'échelle de la planète tout entière. (...) L'impact écologique du matériel informatique n'est pas anodin et il est nécessaire de prendre en compte ce facteur dans toutes les phases de sa gestion et de son utilisation. Beaucoup d'entre nous ont déjà réfléchi à ces questions et mis en oeuvre de bons réflexes qu'il faut avoir pour rendre responsable la gestion d’un parc informatique."

Via 01 Informatique - Le blog.

vendredi 10 novembre 2006

Wikinomics ou wikinomie (tendance 005)

Nouvelle rubrique : tendance. Un mot, une expression, une chose comme reflet de notre temps, miroir de l'instant ou inscrit dans l'avenir, porteur de sens dans les circonstances dans lequel on le prononce, dans son champ énonciatif et contextuel. Mot, expression à suivre, objet utile ou inutile...


Journaliste et fin observateur des technologies et de leurs usages depuis des années, Francis Pisani évoque sur son blog un nouveau mot : "Encore un nouveau terme : Wikinomics".


Ce mot est le titre d'un ouvrage de Don Tapscott et Antony D. Williams à paraître en janvier 2007 chez Portfolio : Wikinomics: How Mass Collaboration Changes Everything (Wikinomics: comment la collaboration de masse change tout).


L'idée de ce livre et du terme Wikinomics (à traduire par Wikinomie ?) soutenu par le think tank New Paradigm est relevée par Francis Pisani :

"Alors que les hiérarchies ne disparaissent pas, de profonds changements dans la nature de la technologie, de la démographie et de l'économie globale sont en train de donner lieu à la montée de nouveaux modèles de production basés sur la communauté, la collaboration, et l'auto-organisation plus que sur la hiérarchie et le contrôle."


On peut en savoir plus sur le site Internet consacré à la promotion de l'ouvrage : Wikinomics, y télécharger l'introduction et le premier chapitre du livre en .pdf : "1. Wikinomics: The Art And Science of Peer Production". Les deux auteurs y expliquent l'emploi du terme Wikinomics :

"To succeed, it will not be sufficient to simply intensify existing management strategies. Leaders must think differently abut how to compete and be profitable, and embrace a new art and science of collaboration we call wikinomics. This is more than open source, social networking, so-called crowdsourcing, smart mobs, crowd wisdom, or other ideas that touch upon the subject. Rather, we are talking about deep changes in the structure and modus operandi of the corporation and our economy, based on new competitive principles such as openness, peering, sharing, and acting globally."


Plus loin, ils caractérisent le mot wikinomics (wikinomie) en 4 idées fortes de l'économie mondialisée où les "armes" de la collaboration massive jouent à plein :

"The new art and science of wikinomics is based on four powerful new ideas: openness, peering, sharing, and acting globally. These new principles are replacing some old tenets of business."


Sur l'emploi de la racine Wiki, Don Tapscott et Antony D. Williams font une analogie avec un nouveau lieu de travail :

"The "wiki workplace" wraps up the journey with a look at how mass collaboration is taking root in the workplace and creating a new corporate meritocracry that is sweeking away the hierarchical silos in its path and connecting internal teams to a wealth of external networks."

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