Jean-Luc Raymond

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Tag - fracture numerique

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jeudi 21 décembre 2006

René Trégouët, la révolution numérique portable devient planétaire

Dans l'éditorial de sa lettre d'information hebdomadaire ART Flash (du 15 au 21 décembre 2006), le sénateur honoraire René Trégouët parle de "La Révolution numérique planétaire" en portant son regard sur le nouveau rapport de l'Union Internationale des Télécommunications "Internet Report 2006 : Digital.Life" et en particulier sur la croissance exponentielle de l'équipement et des infrastructures de téléphonie mobile et à la mutation numérique mondiale ; extrait :

"Les réseaux à large bande touchent à présent près de 300 millions d’utilisateurs -un terrien sur 20-, dont 61 millions sont reliés à des réseaux mobiles.

Le rapport appelle à la prudence en ce qui concerne l’entrée dans les "modes de vie numériques". Pour Lara Srivastava, les individus sont de plus en plus pris dans le flux de connaissances et d’informations généré par les réseaux électroniques mondiaux et il existe un risque réel de perte de contrôle par les citoyens de cet océan d’informations. Lara Srivastava souligne aussi à quel point la montée en puissance des nouveaux modes d’expression et de communication numériques, "chats", blogs, forums, est en train de brouiller les frontières entre la vie publique et privée, temps de travail et temps personnel, monde réel et monde virtuel, comme le montre l’incroyable succès du "Monde 2", un univers virtuel si attractif que certains y passent plus de 80 heures par semaine !

Il ne fait aucun doute que cette mutation numérique mondiale va continuer à s’accélérer et va conduire, d’ici 10 ans, à l’émergence d’un monde radicalement nouveau, multidimensionnel, polycentrique et profondément déstabilisant, sur le plan psychologique, culturel et social, pour tous ceux qui n’auront pas pu ou pas voulu s’y préparer. Le grand défi de cette prochaine décennie va donc être de donner un sens social, culturel, cognitif et éthique à cette prodigieuse révolution technologique afin de l’humaniser et de la mettre au service du plus grand nombre. Si nous ne parvenons pas à relever ce défi de civilisation, nous risquons d’avoir à faire face à des fragmentations et des replis communautaires et culturels de plus en plus dangereux et un accroissement des inégalités sociales et cognitives qui ne pourront qu’alimenter la violence et l’instabilité du monde."

mardi 19 décembre 2006

Sur YouTube, des communautés de sourds qui s'expriment et communiquent

Les plateformes de partage vidéo connaissent des utilisations inattendues. Si les personnes handicapées exploitent les technologies avec une dextérité surprenante, elles font naître des usages différents, immédiats et pratiques à partir d'outils souvent basiques (de simples webcams, par exemple) mais essentiels pour développer un mode communicationnel qui revêt tout son sens.


C'est ainsi que sur YouTube, on note l'existence de cercles de personnes sourdes qui créent des groupes d'échange en langue des signes tel Rob Wilks de Deaf UK donnant son opinion sur la modération des propos d'un cercle de malentendants qui communiquent entre eux, qui mettent en scène des création artistiques comme ce sketch à deux ou ce karaoke humoristique en vidéo pour personnes malendantes qui nous réunit tous, entendants ou pas.


Comme le fait remarquer l'article de Making Light "Deaf video: the street finds its own uses (again)", la volonté des personnes sourdes de communiquer entre elles en utilisant YouTube comme caisse de résonnance permet d'informer à plus large échelle sur des préoccupations ou une actualité entre sourds, de porter un message politique, de se raconter au quotidien, de construire des récits ou de fournir des didacticiels/tutoriels vidéo telle cette explication du RSS en langue des signes. Via TechBee.

lundi 18 décembre 2006

Culture 2.0, séminaire de prospective des usages culturels numériques organisé par le Ministère de la Culture

Depuis le mois d'octobre 2006 et jusqu'au 20 février 2007, le Ministère de la Culture en partenariat L'Institut de Recherche et d'Innovation du Centre Pompidou (IRI) propose un séminaire de prospective des usages culturels numériques intitulé "Culture 2.0". Au coeur de ces rencontres, des échanges entre des acteurs économiques du secteur des nouvelles technologies, des chercheurs et des agents du Département des Etudes de la Prospective et des Statistiques (DEPS) du Ministère de la Culture avec un programme très étoffé (cf. cette page) :

"L'attention tend à se déplacer désormais vers les usages numériques culturels eux mêmes, sinon vers les "contenus". Ce changement de perspective amène à s'interroger sur la manière dont les logiciels, les services en ligne, les compétences et savoir-faire "numériques" des "usagers" informent les pratiques culturelles. L'objectif de ce séminaire est de dégager les lignes de force qui travaillent tant l'offre culturelle que les pratiques culturelles. Le séminaire se propose d'explorer avec des chercheurs et des praticiens les problématiques d'usages émergents. Il portera une attention particulière aux usages liés à l'univers du "Web 2.0".

Plutôt que de passer en revue l'impact du numérique sur chacune des grandes filières culturelles (l'audiovisuel, l'écrit, la photographie ou la musique), le parti a été retenu d'organiser le séminaire autour de quelques grandes thématiques d'usage transversales aux filières."

Au premier semestre 2007, un séminaire public qui constitue une phase de débats et de réflexions à partir des résultats du séminaire interne, sera proposé à destination de publics du Centre Pompidou. Il sera consacré à une mise en débat exploratoire d'une prospective de la culture et donnera lieu à un cahier de synthèse.


Pour le séminaire de prospective, un blog Culture 2.0 a été ouvert qui comprend des ressources (liens et articles) et des contributions d'intervenants.

Patrick Dieuaide, Avec les technologies de l'information et de la communication, le travail se complexifie et change de nature sous l'effet de déterminations nouvelles

Le nouveau numéro de la revue scientifique Terminal (Technologie de l'information, culture & société) (n°97-98, Editions L'Harmattan, novembre 2006) consacre un dossier complet sur le thème "Communautés et nouveaux modes de (télé)communication" découpé en 3 parties : les communautés faibles, les communautés fortes et les communautés sous contrainte. Dans ce dernier volet, Patrick Dieuaide (économiste, chercheur à l'Université de Paris I qui travaille notamment sur le capitalisme cognitif) consacre un article qui décrit combien les Nouvelles Technologies de l'Information et de la Communication dissolvent les cadres du travail. L'émergence de nouvelles modalités d'organisation du travail adossées aux réseaux rendent propice la mise sous tension de l'agir. Titre du papier de Patrick Dieuaide : "Entre précarité et révolution de l'agir" ; extrait :

"Déterritorialisation" ou virtualisation du travail d'un côté ; affaiblissement ou perte de cohérence interne de l'autre... Tout se passe donc comme si les TIC participaient d'une recomposition des modes d'organisation des entreprises au sein desquelles le travail, revenu tout ou partie sous l'autorité et la direction des travailleurs, se présentait comme un moment productif contingent, structuré à partir de relations et de comportements non hiérarchiques. D'autre part, le travail se complexifie et change de nature sous l'effet de déterminations nouvelles, linguistiques, relationnelles voire affectives requises par des situations de travail incertaines et non programmables. Ainsi, de plus en plus, s'apparente-t-il à une activité cognitive (jugement, conversation, évaluation), consommant de l'information, mobilisant des moyens discursifs et langagiers.


D'autre part, le travail s'élabore de plus en plus sur un mode réflexif, c'est-à-dire par une série d'allers et retours entre les connaissances et autres ressources dont les individus sont dépositaires et les nouvelles connaissances à construire pour identifier et résoudre les problèmes qui se posent. Les fonctionnalités des TIC peuvent accompagner voire soutenir le développement de ces différentes facettes du travail. Mais cet accompagnement ou ce soutien est ambigu. En effet, si d'un côté l'usage des TIC peut contribuer au développement d'un travail coopératif et réticulaire, de l'autre celles-ci peuvent être porteuses d'un principe de désocialisation du travailleur lui-même. Trois phénomènes sont particulièrement en cause à ce niveau.


En premier lieu, le recours aux TIC dans les domaines de la codification et de la capitalisation des connaissances peut être un facteur de précarisation du travailleur intellectuel. (...) En second lieu, en soutenant les apprentissages, individuel et collectif, les TIC tendent à favoriser une dynamique cumulative de production de capacités et de savoirs faire totalement ouverte sur l'extérieur ; dynamique qui, au plan juridique, peut soulever des problèmes de propriété (protection des brevets) et aussi de paternité (droits d'auteur). (...) Enfin, les TIC contribuent à un remodelage en profondeur de la base de compétence des organisations, soit en poussant au recrutement de travailleurs qualifiés (hypothèse du biais skills), soit en redessinant le tracé des frontières entre métiers."

dimanche 17 décembre 2006

Pascale Weil, la fracture générationnelle entre les baby-boomers et les 25-35 ans

Dans Le Monde du 2 décembre 2006, Pascale Weil, sociologue et associée à Publicis Consultants (auteur de "Tels pères... Quels fils ? aux Editions Eyrolles, avril 2006) définit la campagne présidentielle de 2007 comme un "match générationnel" ou "une fracture générationnelle" entre les baby-boomers et leurs enfants. Plus largement, elle montre le regard au monde et l'attitude de rapport aux médias bien différentes de ces deux générations qui trouvent également un écho dans l'utilisation des technologies :

"Les uns ont connu une éducation dure mais une vie douce. Les autres, une éducation douce mais une vie plus dure. Les premiers, le plein-emploi et la libération sexuelle, les seconds, la précarité et le sida. Ces deux générations ne regardent pas le monde du même prisme : les baby-boomers, élevés dans une société de croissance, hiérarchique, respectueuse des autorités, ont connu le modèle vertical et androcentrique qu'ils ont destitué, mais qui les a structurés.

Leurs enfants, dans un modèle inverse, horizontal, de parité et d'autonomisaton au foyer, se méfient de toute élite, mais manquent de repères. Leur modèle est, à l'image du Net, celui de l'instant et de la vitesse ADSL, de la décentralisation et de l'accès direct : sans corps intermédiaires. (...)

Aussi, comment donner confiance aux baby-boomers, pour qui la vérité suppose la médiation des experts, des journalistes et aux 25-35 ans, pour qui elle naît de la confrontation directe des points de vue, sans "filtre" ? Par le JT, la presse ou les blogs ? Par la culture écrite et son articulation linéaire ou la culture multimédia et ses incrustations synchroniques ?"

Un blog collectif pour les Espaces Publics Numériques de Wallonie

 

 



A la demande des animateurs multimédias des EPN wallons, le Centre de Ressources des Espaces Publics Numériques de Wallonie (Belgique) vient de mettre en place EPN-Ressources.be, un blog collectif, lieu d'échanges des activités de plus de 40 EPN en région qui peuvent donner à voir leurs ateliers, initiatives et évènements tout au long de l'année en publiant eux même leurs informations. Ce blog se veut aussi un espace de ressources ouvert sur Internet pour les animateurs, les communes et les usagers.


Créé par le centre de compétences TechnofuturTIC qui assure la coordination du réseau des Espaces Publics Numériques de Wallonie, le blog EPN-Ressources.be est motorisé sous le logiciel libre GNU-GPL de blogs Wordpress avec des modules additionnels.


J'en assure la coanimation avec mon confrère Philippe Allard et les animateurs multimédias des EPN. J'interviens également pour le réseau des EPN Wallons sur le volet formation auprès des acteurs de terrain des Espaces Publics Numériques et la capitalisation de savoirs sur l'eGroupware dédié EPN Wallonie.

jeudi 7 décembre 2006

Richesse et pauvreté dans le monde, premier bilan des pôles de compétitivité, Homère à la BNF... (brèves citoyennes de clavier)

Un rapport des Nations Unies affirme que 2% de la population mondiale possède 50% des richesses mondiales. L'AFP, via Le Monde dit que 50% de la population possédait 1% de la richesse mondiale. Références : Communiqué de Presse de l'United Nations University : "Pioneering study shows richest 2 percent own half world wealth", l'étude en anglais avec des illustrations et liens, l'étude complète (en .pdf) : "The World Distribution of Household Wealth" et l'article de l'AFP via le quotidien Le Monde : "La moitié de l'humanité se partage 1 % de la richesse mondiale" (Via Roland Piquepaille).


La société Lexmark (imprimantes et consommables) lance une campagne sur Internet pour maîtriser les coûts d'impression et ainsi faire acheter moins de papier et donc sauvegarder des arbres ; avec le site Imprimez-moins comprenant des conseils et permettant de tester ses connaissances.


Dans sa lettre d'infos La Quinzaine, L'Association Emmaüs incite les personnes sans abri à voter en 2007 et à s'inscrire sur "les listes électorales avant le 31 décembre 2006 en vue des élections présidentielle et législatives". Renseignements sur le site Internet Service-public.fr avec le mode d'emploi "Inscription des personnes sans domicile fixe (SDF)". Jacques Deroo, auteur du livre "Salauds de pauvres" (voir aussi son blog) est interviewé dans 20 Minutes à ce sujet : "Sans-abri mais pas sans avis".


La Libre Belgique annonce le lancement par le ministre de l'Economie fédéral Belge, Marc Verwilghen, d'un portail Internet associant acteurs publics et partenaires privés "visant à mieux armer le consommateur contre les dangers des spams ou des e-mails indésirables"SpamSquad.be avec des régles de base et des conseils.


Premier bilan des pôles de compétitivité (mis en place au début de l'été 2005) dans le cahier central du magazine Industries du mois de novembre 2006 (téléchargeable ici en .pdf, 13 pages) : "Il s'appuie notamment sur l'expérience des quatre pôles mondiaux basés dans les deux grandes régions de l'Ile-de-France et de Rhône-Alpes."
En écho dans le Monde : "Les pôles de compétitivité souffriraient de leur "jeunesse"" : "Cette étude a été réalisée auprès de 158 acteurs (entreprises, gouvernance, centres de recherche et de formation) de quarante pôles de compétitivités, sur les soixante-six que compte la France." Lire le communiqué de Presse de KPMG (en .pdf).


La Bibliothèque nationale de France vient d'ouvrir le site Internet Homère, sur les traces d'Ulysse consacré à l'Iliade et à l'Odyssée. "Ces premières œuvres de la littérature occidentale, imprègnent notre imaginaire ; c'est le monde fabuleux des dieux, des héros et des monstres, mais c'est aussi celui de lieux bien réels, d'objets archéologiques et d'œuvres artistiques ; c'est surtout le creuset de toutes les formes de notre littérature, le récit métaphorique de toute aventure humaine."


Culturel, le projet photographique "Vu en ville" explore l'urbain ("collection de signes donc presque devenus insignes, invisibles aux yeux des citadins dans un espace public surchargé ou négligé").


Le quotidien économique La Tribune lance des fils RSS pour suivre l'actualité société par société ; la liste étant impressionnante (Via VTech).


Pédagogique : Dossier en 6 pages du Journal du Net sur les Interfaces utilisateurs ("Etat des lieux d'un domaine en mutation, porté par le développement du Web 2.0, de la mobilité et par la montée en puissance des serveurs vocaux interactifs"), "5 clés pour produire des contenus vidéos pour son site" (toujours pour le Journal du Net), "Créer une table des matières avec OpenOffice Writer" et "Installer SPIP sur un serveur distant" chez GénérationCyb, "Comment faire un site Web mobile" expliqué par ZDnet, des ressources en ligne pour les 3-6 ans (compilation d'une animatrice multimédia).


Mise à jour de l'article phare de Dave Pollard sur l'utilisation professionnelle des outils du Web social sous l'angle de l'utilisation (et non pas de la technique informatique) : "Social networking in business". Autre ressource actualisée (mais cette fois-ci en français) : "Mon listing Web 2.0" soit plus de 500 services Web 2.0 classés par catégorie.

mercredi 6 décembre 2006

Infopauvres et inforiches (tendance 020)

Nouvelle rubrique : tendance. Un mot, une expression, un lieu, une chose comme reflet de notre temps, miroir de l'instant ou inscrit dans l'avenir, porteur de sens dans les circonstances dans lequel on le prononce, dans son champ énonciatif et contextuel. Mot, expression à suivre, objet utile ou inutile, lieu en devenir...


Un récent article scientifique "La fracture numérique, paradoxe de la génération internet" de Caroline Rizza (Maître de Conférences en Sciences de l’information - communication - Ecole Normale Supérieure des Télécommunications Paris) traite de la problématique du facteur humain dans la société en réseau en mettant en évidence que les Technologies de l'Information et de la Communication sont à la fois créatrices et destructrices de lien social. Dans sa conclusion, elle aborde la fracture numérique en introduisant deux néologismes : "inforiches" et "infopauvres" :

"Les inforiches (sont ceux) qui ont accès aux TIC et ont les connaissances requises pour les utiliser et en recevoir les messages, et qui peuvent donc communiquer avec le reste du monde et agir en son sein. Sur le versant d'en face, demeurent les infopauvres qui n'ont pas accès aux TIC et à Internet, qui ne savent pas les utiliser et qui ne peuvent donc pas agir dans un monde désormais régi par l'information."


Ces 2 termes ne sont pas nouveaux et on retrouve le mot "infopauvre" défini dans la bibliothèque virtuelle de l'Office québécois de la langue française dans un sens "mondialisé" (à partir de l'anglais "info have-nots" en signalant un équivalent "infodémunis") :

"Personnes, généralement d'un pays en développement, qui n'ont pas accès à l'information diffusée par Internet, ne pouvant profiter des infrastructures de télécommunication ou des équipements informatiques nécessaires au développement de l'inforoute et de la société de l'information. 
Note(s) : Cet accès inégal aux nouvelles technologies et aux services Internet renforce le déséquilibre Nord-Sud. Il est important de combler le retard concernant l'utilisation d'ordinateurs personnels reliés à Internet et de s'assurer que ce développement ne crée pas une nouvelle inégalité, un nouveau fossé entre les inforiches et les infopauvres. 
Mais, au Nord comme au Sud, le manque d'équipement informatique marginalise des millions de personnes."


Toujours au Canada, le pédagogue Pierre Simard parlait déjà d'inforiches et d'infopauvres en 1999 dans un scénario pédagogique sur les Questions d'accessibilité : "Exemple de mesures qui peuvent être prises pour réduire l’écart entre les infopauvres et les inforiches."


L'acception semble généralisée au Québec comme le prouve le mémoire "L'action communautaire : un outil pour la démocratisation de l'inforoute" (2000) mis en ligne par Communautique au Québec (alors qu'elle est encore peu usitée en France) :

"En 1995, l'Institut canadien d'éducation aux adultes (ICÉA) et La Puce communautaire, préoccupés par l'écart qui ne cesse de se creuser entre inforiches et infopauvres dans le contexte de l'arrivée des technologies de l'information et de la communication, unissent leurs efforts et leurs expertises pour mettre sur pied le projet Communautique."

mardi 28 novembre 2006

Un portail d'alerte et d'aide à la décision des ONG en cas de catastrophe humanitaire, projet phare de CIO Sans Frontières

Les Chief Information Officers (CIO) français se mobilisent. En 2005, AT&T, IBM, Oracle, Singapour et les Directeurs de Systèmes d'Information Pascal Anquetin (Vedior), Karine Durand (Armaris), Yves Trézières (Nexans) et Isabelle Vialettes (Invivo) ont fondé l'association CIO Sans Frontières, avec les slogans "unis pour une informatique responsable" et "le coeur a ses réseaux".


Un an après sa création, CIO Sans Frontières est sur le point d'aboutir à une belle réalisation utile et concrète : un portail d'alerte et d'aide à la décision des Organisations Non Gouvernementales en cas de catastrophe humanitaire.


Yves Trézières, Président de CIO Sans Frontières, évoque le partenariat avec Télécoms Sans Frontières et la raison de ce initiative de portail solidaire :

"Notre association va travailler sur du concret, c'est-à-dire sur des projets bien identifiés, des livrables comme nous disons dans notre jargon. Notre objectif est de fédérer des compétences et des ressources au profit d’une action simple : sauver des vies grâce à l’utilisation des technologies de l'information. Télécoms Sans Frontières est une organisation non gouvernementale française qui vient au secours des sinistrés en cas de catastrophe humanitaire par la mise à disposition temporaire des réseaux de télécommunications par satellite.

CIO sans frontières va concevoir et déployer un portail d'aide à la décision imaginé par TSF qui permettra à l'ensemble des ONG de la planète d'être informées en temps réel en cas de catastrophe humanitaire et mettra à leur disposition toutes les données indispensables à l'organisation des secours.

Nous apporterons aussi à TSF notre capacité de mobilisation des acteurs des technologies de l'information par la mise à disposition de matériel, de logiciels ou de personnel. Nous laisserons alors le temps nécessaire à TSF pour remplir sa mission : agir sur le terrain.

Nous ne nous engageons pas pour une seule cause, mais nous serons au service de toutes les ONG. C'est ce qui a retenu mon attention dès mes premiers contacts, et les besoins de TSF sont vitaux pour améliorer les secours aux sinistrés des catastrophes naturelles. Celles-ci frappent de plus en plus fort, de plus en plus souvent, y compris à la porte de chez nous."

lundi 27 novembre 2006

Journée internationale des handicapés 2006, le 3 décembre sur le thème de l'accessibilité numérique

Monique Brunel lance, à juste titre, un appel sur son blog pour la Journée internationale des handicapés qui a lieu le dimanche 3 décembre. Thème de cette année : L'accessibilité numérique ; comme le précise Kofi Annan, secrétaire général de l'O.N.U. dans le communiqué "Rendre l'Internet accessible à tous" :

""L'accessibilité numérique", le thème choisi cette année pour la Journée internationale des handicapés, nous rappelle qu'il est impératif de rendre Internet accessible à tous.


Cette évolution, nous l'appelons de nos vœux. Alors que les technologies de l'information et de la communication ne cessent de se développer dans le monde entier et que le nombre d'utilisateurs s'accroît de jour en jour, une grande partie des sites web restent inaccessibles à des millions de personnes qui ont des difficultés à manier la souris ou qui, souffrant de déficiences visuelles, ont besoin d'un "lecteur d’écran" ou de gros caractères pour déchiffrer la page. Les gouvernements et le secteur privé ont commencé petit à petit à prendre conscience des avantages économiques et sociaux que comporte l’accessibilité des sites web, et à prendre des mesures pour adapter les logiciels et le matériel.


La Convention sur les droits des personnes handicapées, qui devrait être adoptée par l'Assemblée générale dans le courant du mois, peut donner une nouvelle impulsion dans ce sens. Les Etats qui décideront de ratifier la Convention s'engageront à adopter des mesures pour fournir "aux personnes handicapées l'information destinée à la population générale dans des formats et avec des technologies accessibles et adaptés aux différents types de handicaps, dans les plus brefs délais et sans frais supplémentaires". La Convention exhorte également les entreprises privées et les médias à fournir des informations et des services dans des formats accessibles aux handicapés.


A l'occasion de cette Journée internationale des handicapés, nous renouvelons notre engagement de faire tout notre possible pour édifier une société de l'information à dimension humaine, inclusive et privilégiant le développement. Nous devons redoubler d'efforts pour permettre aux personnes handicapées d'exercer leurs droits et de participer pleinement à la vie économique, sociale et politique."


Dans son article "Proposition d'action pour le 3 décembre", Monique Brunel invite chacun à écrire sur son propre site Internet ou son blog, un billet sur l'accessibilité numérique en indiquant des ressources en ligne sur ce thème.


En France, les Espaces Publics Numériques experts des handicaps : La Cordée (Lorient), Le Centre Icom de Handicap International (Lyon), L'Access-site (Paris 13e) proposeront-ils des animations ou ateliers sur l'accessibilité numérique à l'occasion de la Journée internationale des handicapés 2006 ?

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