Jean-Luc Raymond

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Tag - formation

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mercredi 3 janvier 2007

Technologies de l'Information et de la Communication et productivité des entreprises industrielles

La lettre du SESSI (Service des Etudes et des Statistiques Industrielles, Ministère de l'Economie et des Finances) du mois de novembre 2006 (n°223) consacre ses 4 pages aux "Technologies de l'Information et de la Communication et la productivité des entreprises" avec le sous-titre "Des liens forts" (édition à télécharger ici en .pdf).


L'analyse microéconomique conduite vise à établir un rapport entre l'utilisation des nouvelles technologies et la productivité des entreprises de l'industrie. Plus les sociétés utilisaient déjà les technologies en 2002, plus les gains ont été importants sur la période 2002-2004 mais ceux-ci restent relativement faibles : une productivité supérieure de 4 % est mesurée dans les entreprises fonctionnant avec un progiciel ou d'autres outils logiciels avancés.

Il semble que l'accompagnement humain est un facteur clé dans la productivité car ce "différentiel atteint 11 % lorsque les sociétés disposent d'un extranet, d'un call-center ou d'un outil de visioconférence." On voit là que le facteur d'assistance à la personne et d'aide en ligne fait quadrupler la productivité. C'est donc la formation dans son aspect formel et informel qui joue un rôle majeur dans l'amélioration des performances des entreprises.


Fait important : "les entreprises dont plus de la moitié des salariés utilisent le courrier électronique en 2002 ont eu une productivité supérieure de 17 % en 2004." Cela signifie clairement que l'utilisation régulière de l'Internet dans ses fonctions basiques (dans l'entreprise ou à l'extérieur de celle-ci) signifient une "montée" en compétence significative pour les employés. Il serait intéressant de quantifier et de qualifier comment ces personnes ont appris à se servir d'un ordinateur et de fonctions/outils liés à l'Internet : Est-ce dans un cadre familial ou amical ? Est-ce dans un Espace Public Numérique ? Est-ce au sein de l'entreprise lors d'une formation ou via l'entraide entre collègues ?


Ces statistiques sont toutefois à prendre avec prudence car la productivité est sujette au jeu et à la conjoncture des marchés. Enfin, cette question du lien entre productivité et Technologies de l'Information et de la Communication (TIC) a été invalidée par l'économiste américain Robert Solow en 1987 avec son "paradoxe de la productivité" qui a montré que l'effet TIC dans les entreprises touche tous les aspects d'une entreprise à l'exception de la productivité.

jeudi 28 décembre 2006

Recherche d'emploi via RSS, l'euphorie de l'e-administration qui retombe en France, nous et les Mass media... (brèves citoyennes de clavier)

Très intéressant et novateur, un article qui porte à l'action par Martin Jacques sur son blog Brouehaha : "Pour une recherche d'emploi à l'aide de RSS" avec une amorce de méthodologie : "En bref, création d'un courriel Gmail pour s'incrire aux sites d'offres d'emplois. Création de requêtes RSS pour les autres sites. Transfert des courriels de Gmail dans le lecteur de fils RSS et donc un seul endroit pour consulter toutes les offres, le lecteur de fils RSS."


L'euphorie autour de l'e-administration est-elle en train de retomber en France ? Comme le souligne Christian Bensi dans son article "Les Français et l'administration électronique en 2006" : "Les raisons qui freinent l'usage d'Internet pour effectuer des démarches administratives y sont abordées. L'absence de contact direct avec une personne, premier handicap traditionnellement cité, ne concerne plus que 18 % des internautes mais reste en tête. Les internautes sont moins anxieux face aux risques de piratage mais cela reste un frein pour 17 % des personnes interrogées. 16 % citent le manque de connaissance relative aux démarches qu’il est possible d’effectuer par le biais des sites d'e-administration. Les risques d’erreur sont cités par 14 % des internautes. La présentation des démarches au sein des sites est qualifiée de peu claire par 6 % des personnes interrogées."


Web 2.0 : Dossier "Médias/ Mondial: L'avenir du Web 2.0" chez EuroTopics en date du 27 décembre 2006 avec revue de Presse de différents journaux en Europe sur cette thématique ; FauxPhoto est une application en ligne de retouches d'images ; MailEmotion pour envoyer un email vidéo simplement en utilisant, par exemple, une webcam.


Didactique : "10 recommandations pour se protéger d'une attaque pirate sur Internet" (relayées par Didier Rossignol Francini d'AOL), différentes options pour faire soi-même son propre calendrier 2007 (par José Luis Orihuela) ; Imagination At Work permet de dessiner en ligne (seul ou à plusieurs), de sauvegarder son dessin et de l'envoyer à une personne ; la Ville de Brest avec l'Espace Culture Multimédia du Fourneau organise 2 sessions d'initiation "Captation et traitement du son" (en janvier et en février) : "s'adressant aux animateurs multimédia et une autre pour les publics "moins à l'aise" d'une journée".


Un bureau virtuel avec Backpack. Explication de Lyonel Kaufmann : "Est-il un rassembleur d'idées ? un bloc-note ? un sac à dos numérique ? un éditeur de sites web ? En tout cas, il offre une forme d'application vraiment nouvelle par ses petites spécificités. Il a été conçu pour vous aider à gérer votre quotidien et vous propose des fonctionnalités collaboratives permettant à plusieurs personnes de travailler sur le même document pour autant que le créateur de celui-ci vous y invite et autorise".


Le Cyberespace de l'Agora (Association Emmaüs, 32 rue des Bourdonnais) organise une journée portes ouvertes le mercredi 17 janvier 2007 de 9h30 à 17h. Bénévoles et usagers seront sur place pour répondre à vos questions sur cet Espace Public Numérique situé dans le plus important centre d'accueil de jour de SDF à Paris.


Economique : La Poste recompose son offre car elle souffre et profite tout à la fois d'Internet (L'Expansion, 21 décembre 2006) ; Rueducommerce.com innove en proposant d'ajouter des séquences vidéo aux petites annonces gratuites diffusées sur son site (via Génération-NT).


Pour réfléchir : "Mass media vs nous les médias", article de François-Bernard Huyghe sur la cohabitation des "vieux" mass media fonctionnant suivant une logique industrielle (un vers tous, contenu standardisé...) avec les médias numériques à la portée de chacun ; à relire "La Société du Spectacle" de Guy Debord

mercredi 27 décembre 2006

Autorité informationnelle (tendance 033)

Nouvelle rubrique : tendance. Un mot, une expression, un lieu, une chose comme reflet de notre temps, miroir de l'instant ou inscrit dans l'avenir, porteur de sens dans les circonstances dans lequel on le prononce, dans son champ énonciatif et contextuel. Mot, expression à suivre, objet utile ou inutile, lieu en devenir...


L'autorité informationnelle est un concept de l'univers documentaire du Web. Dans un article scientifique intitulé "Construction de l'autorité informationnelle sur le web" (11 pages, à télécharger ici en .pdf), la chercheuse Evelyne Broudoux examine ce concept au regard de plusieurs contextes de médiation d'un document numérique (sphère privée, sphère collective et sphère publique) avec des critères :

"l'autorité énonciative personnelle s'appuyant sur l'auteur et sa notoriété, l'autorité de groupe ou institutionnelle triant et établissant les conditions de la confiance en la fiabilité des informations, l'autorité du contenu concernant le document lui-même, son genre et sa qualité, et enfin l'autorité du support qui fixe les frontières matérielles du document."


La notion d'autorité informationnelle est l'un des repères majeurs de notre temps pour mieux situer notre rapport  à l'information, au savoir, à la transmission du savoir, voire à la notion de compétences. L'autorité informationnelle change dans le contexte numérique : "Le changement de support dû au passage au numérique remet en question les "autorités" sur lesquelles étaient basées l'attribution de confiance, la vérification et la légitimation de l'information."


Dans ces travaux de septembre 2004 à juin 2005 , l'atelier-auteur du groupe de travail de recherche RTP-DOC, Programme Société de l'Information (CNRS) délivre une acception de l'autorité informationnelle dans un document de 98 pages (téléchargeable ici en .pdf) : "Documents et contenu : création, indexation, navigation"  :

"Autorité informationnelle (proposition de définition)
- Enonciative (personnelle)
- Institutionnelle (éditeur vérifie la fiabilité des informations)
- Documentaire (type et qualité du document)
- Enoncé (contenu du document)".

mardi 26 décembre 2006

Wifi communautaire à Blanquefort, ARTE Radio qui fait des émules, site Internet L'Ecole Ensemble... (brèves citoyennes de clavier)

La municipalité de Blanquefort (15 000 habitants) a décidé d'une voie originale et citoyenne pour partager les accès à Internet des citoyens : délivrer un routeur Wifi Fon aux foyers qui le souhaitent. Coût de l'opération : 20 000 euros soit un faible investissement au regard d'une infrastructure Wifi habituelle pour couvrir toute une ville. ZDnet délivre des explications sur cette opération décidée par Vincent Feltesse, Maire de Blanquefort : "Blanquefort couvre son territoire en haut débit grâce au Wi-Fi communautaire". "Le partenariat entre Fon et la commune de Gironde ne devrait pas rester un cas isolé. "Nous sommes en discussion avec trois autres villes françaises ayant le même profil, entre 15.000 et 20.000 habitants", nous confie Jean-Bernard Magescas, responsable de Fon en France."


"Le modèle d'ARTE Radio fait des émules" signale le quotidien Le Monde dans un article de Macha Séry. Cette station de radio 100% internet née il y a quelques années, est atypique car sans publicité, axée sur les sons, proposant des reportages aux formats courts... Et avec un auditoire fidèle. "Cette curiosité s'explique par le modèle atypique inventé par Arteradio.com. Avec 400 000 visiteurs par mois en moyenne, dont 90 000 abonnés au podcast, Arte Radio a été pionnière en offrant la possibilité de télécharger par Internet les nouveautés hebdomadaires de son magazine audio qui paraît chaque mercredi."


Serge Soudoplatoff (ex-France Telecom, direction de l'innovation) publie un article passionnant sur AgoraVox : "Forums sur Internet et participation collaborative" qui explicite la richesse et l'expression massive des échanges sur les forums de discussion en France. "Le forum de discussion est la forme première et puissante d'expression d'une intelligence collective, et un puissant lieu d'émergence d'opinions. Internet a renforcé cette caractéristique, et quelques analyses qualitatives et quantitatives de ces forums montrent que les internautes ne s'y sont pas trompés" (...) "Si l'on analyse ces forums selon les valeurs du Web 2.0 alors ils sont, bien plus que les blogs, encore bien plus que les études de marchés, d'extraordinaires lieux d'émergence de formes et d'opinions."


Excellente initiative de l'UNAPEI avec la mise en ligne du site Internet Lecole-ensemble.org et un DVD offert aux enseignants et étudiants en IUFM pour faire mieux comprendre la scolarisation des enfants handicapés. "Ce DVD propose des ressources pédagogiques, ludiques et animées adaptées aux divers programmes des cycles du primaire et diffusables sur un téléviseur afin d’organiser des séances de travail collectives. Le DVD s'adresse aux enfants de tous âges avec des thèmes comme la différence, le civisme, la tolérance, le développement durable, la génétique, etc. Animations, reportages et interviews, fiches d’information et ressources pédagogiques... pour travailler avec les élèves de façon ludique."


Sur le portail Menara : "Nouli Ahmed Amine: dessiner autrement", reportage étonnant sur Amine, un adolescent handicapé de 13 ans au Maroc qui utilise l'ordinateur en manipulant la souris avec son pied gauche. Créatif, il fait des dessins sur ordinateur. "Amine vient de terminer le dessin de sa première bande dessinée : Niâma et l'ours. Amine aimerait bien trouver des sponsors pour étudier avec lui la possibilité de publier sa première bande dessinée."

dimanche 24 décembre 2006

Serious game (tendance 030)

Nouvelle rubrique : tendance. Un mot, une expression, un lieu, une chose comme reflet de notre temps, miroir de l'instant ou inscrit dans l'avenir, porteur de sens dans les circonstances dans lequel on le prononce, dans son champ énonciatif et contextuel. Mot, expression à suivre, objet utile ou inutile, lieu en devenir...


Le 4 décembre 2006, se tenait à Lyon, le Serious Game Summit Europe, une conférence sur un genre de jeux vidéos en ligne ou hors ligne qui se développe de façon exponentielle : le serious game ou jeu sérieux en français défini ainsi par l'organisation :

"Des jeux vidéo ou applications interactives pas comme les autres : Maîtriser un incendie en direct, effectuer une opération chirurgicale de pointe, gérer les crises humanitaires à distance, sont autant de possibilités que proposent les Serious Games. Ils adaptent les technologies des jeux vidéo aux marchés traditionnels (administration, santé, défense, industrie, formation)."


Wikipédia explique ce qu'est un jeu sérieux avec l'article Serious Game :

"Catégorie de jeu vidéo éducatif, assez proche du didacticiel, dont le but n'est pas de transmettre un savoir théorique, mais plutôt un savoir pratique (par exemple, America's Army) ou de sensibiliser à un enjeu social (par exemple, Darfur Is Dying). Le serious game (de l'anglais serious, "sérieux" et de game, "jeu") s'adresse généralement aux adultes, mais certains jeux comme ceux qui apprennent aux enfants à bien gérer leur problème médical (cancer, diabète) en font partie. Très souvent le serious game est un gratuiciel. Très souvent aussi, la qualité des serious games se rapproche davantage de celle des jeux libres que des jeux commerciaux."


Il existe aussi une variante avec l'Edumarket game mentionné par Wikipédia :

"Cet hyponyme de serious game, a été créé en 2006 par les universitaires français Julian Alvarez et Olivier Rampnoux, les créateurs d'un jeu vidéo nommé Technocity. Ce terme vient de l'anglais edu pour "education", de market "marché" et de game, "jeu" et pourrait se traduire par "jeu dont l'intention est d'éduquer sur un type de marché". Ce type d'application met en relation la notion d'advergaming (jeu vidéo publicitaire) et d'edutainment (jeu vidéo éducatif). Ce néologisme a pour le moment une diffusion très limitée. On ne le trouve que sur deux ou trois sites français, un site danois et un site anglais. Partout où on le trouve, le mot fait référence aux jeux Technocity et Food Force."


Les spécialistes du serious game affirment que c'est dans le secteur de la santé que ces jeux vont connaître un engouement très fort dans les années qui viennent :

"Permettant à la fois d'apporter de réelles avancées en terme de formation (enseignement général, anatomie, entraînement des chirurgiens...), et d'accompagnement thérapeutique (diagnostic, suivi des patients, médecine sportive, traitement des pathologies et des phobies...), les "Games for Health" connaissent un véritable engouement tant auprès des praticiens que des patients qui ont pu en mesurer l'efficacité."


Mais c'est sans parler du secteur de la Défense qui finance des développements de serious games. Le secteur de la formation en entreprises en est de plus en plus avide comme le montre cet article : "Les "serious games": quand la formation en entreprise passe par le jeu vidéo" (ZDnet, 15 décembre 2006).


Quelques serious games gratuits : Qwerty Warriors (pour apprendre l'utilisation du clavier Qwerty, des Jeux de l'UNICEFCityZones (de la Police britannique, pour apprendre les règles de la vie en communauté), Virtual-U (gestion d'un établissement scolaire), Hair-Be 12 (par l'Oréal, pour apprendre à gérer un salon de coiffure)...


Il existe un blog spécialisé en français sur les Serious Games : Serious-Games.fr ainsi qu'un blog thématique en anglais : Serious Games Initiative.

lundi 18 décembre 2006

Patrick Dieuaide, Avec les technologies de l'information et de la communication, le travail se complexifie et change de nature sous l'effet de déterminations nouvelles

Le nouveau numéro de la revue scientifique Terminal (Technologie de l'information, culture & société) (n°97-98, Editions L'Harmattan, novembre 2006) consacre un dossier complet sur le thème "Communautés et nouveaux modes de (télé)communication" découpé en 3 parties : les communautés faibles, les communautés fortes et les communautés sous contrainte. Dans ce dernier volet, Patrick Dieuaide (économiste, chercheur à l'Université de Paris I qui travaille notamment sur le capitalisme cognitif) consacre un article qui décrit combien les Nouvelles Technologies de l'Information et de la Communication dissolvent les cadres du travail. L'émergence de nouvelles modalités d'organisation du travail adossées aux réseaux rendent propice la mise sous tension de l'agir. Titre du papier de Patrick Dieuaide : "Entre précarité et révolution de l'agir" ; extrait :

"Déterritorialisation" ou virtualisation du travail d'un côté ; affaiblissement ou perte de cohérence interne de l'autre... Tout se passe donc comme si les TIC participaient d'une recomposition des modes d'organisation des entreprises au sein desquelles le travail, revenu tout ou partie sous l'autorité et la direction des travailleurs, se présentait comme un moment productif contingent, structuré à partir de relations et de comportements non hiérarchiques. D'autre part, le travail se complexifie et change de nature sous l'effet de déterminations nouvelles, linguistiques, relationnelles voire affectives requises par des situations de travail incertaines et non programmables. Ainsi, de plus en plus, s'apparente-t-il à une activité cognitive (jugement, conversation, évaluation), consommant de l'information, mobilisant des moyens discursifs et langagiers.


D'autre part, le travail s'élabore de plus en plus sur un mode réflexif, c'est-à-dire par une série d'allers et retours entre les connaissances et autres ressources dont les individus sont dépositaires et les nouvelles connaissances à construire pour identifier et résoudre les problèmes qui se posent. Les fonctionnalités des TIC peuvent accompagner voire soutenir le développement de ces différentes facettes du travail. Mais cet accompagnement ou ce soutien est ambigu. En effet, si d'un côté l'usage des TIC peut contribuer au développement d'un travail coopératif et réticulaire, de l'autre celles-ci peuvent être porteuses d'un principe de désocialisation du travailleur lui-même. Trois phénomènes sont particulièrement en cause à ce niveau.


En premier lieu, le recours aux TIC dans les domaines de la codification et de la capitalisation des connaissances peut être un facteur de précarisation du travailleur intellectuel. (...) En second lieu, en soutenant les apprentissages, individuel et collectif, les TIC tendent à favoriser une dynamique cumulative de production de capacités et de savoirs faire totalement ouverte sur l'extérieur ; dynamique qui, au plan juridique, peut soulever des problèmes de propriété (protection des brevets) et aussi de paternité (droits d'auteur). (...) Enfin, les TIC contribuent à un remodelage en profondeur de la base de compétence des organisations, soit en poussant au recrutement de travailleurs qualifiés (hypothèse du biais skills), soit en redessinant le tracé des frontières entre métiers."

dimanche 17 décembre 2006

Pascale Weil, la fracture générationnelle entre les baby-boomers et les 25-35 ans

Dans Le Monde du 2 décembre 2006, Pascale Weil, sociologue et associée à Publicis Consultants (auteur de "Tels pères... Quels fils ? aux Editions Eyrolles, avril 2006) définit la campagne présidentielle de 2007 comme un "match générationnel" ou "une fracture générationnelle" entre les baby-boomers et leurs enfants. Plus largement, elle montre le regard au monde et l'attitude de rapport aux médias bien différentes de ces deux générations qui trouvent également un écho dans l'utilisation des technologies :

"Les uns ont connu une éducation dure mais une vie douce. Les autres, une éducation douce mais une vie plus dure. Les premiers, le plein-emploi et la libération sexuelle, les seconds, la précarité et le sida. Ces deux générations ne regardent pas le monde du même prisme : les baby-boomers, élevés dans une société de croissance, hiérarchique, respectueuse des autorités, ont connu le modèle vertical et androcentrique qu'ils ont destitué, mais qui les a structurés.

Leurs enfants, dans un modèle inverse, horizontal, de parité et d'autonomisaton au foyer, se méfient de toute élite, mais manquent de repères. Leur modèle est, à l'image du Net, celui de l'instant et de la vitesse ADSL, de la décentralisation et de l'accès direct : sans corps intermédiaires. (...)

Aussi, comment donner confiance aux baby-boomers, pour qui la vérité suppose la médiation des experts, des journalistes et aux 25-35 ans, pour qui elle naît de la confrontation directe des points de vue, sans "filtre" ? Par le JT, la presse ou les blogs ? Par la culture écrite et son articulation linéaire ou la culture multimédia et ses incrustations synchroniques ?"

Un blog collectif pour les Espaces Publics Numériques de Wallonie

 

 



A la demande des animateurs multimédias des EPN wallons, le Centre de Ressources des Espaces Publics Numériques de Wallonie (Belgique) vient de mettre en place EPN-Ressources.be, un blog collectif, lieu d'échanges des activités de plus de 40 EPN en région qui peuvent donner à voir leurs ateliers, initiatives et évènements tout au long de l'année en publiant eux même leurs informations. Ce blog se veut aussi un espace de ressources ouvert sur Internet pour les animateurs, les communes et les usagers.


Créé par le centre de compétences TechnofuturTIC qui assure la coordination du réseau des Espaces Publics Numériques de Wallonie, le blog EPN-Ressources.be est motorisé sous le logiciel libre GNU-GPL de blogs Wordpress avec des modules additionnels.


J'en assure la coanimation avec mon confrère Philippe Allard et les animateurs multimédias des EPN. J'interviens également pour le réseau des EPN Wallons sur le volet formation auprès des acteurs de terrain des Espaces Publics Numériques et la capitalisation de savoirs sur l'eGroupware dédié EPN Wallonie.

mercredi 6 septembre 2006

Création d'entreprise et solidarité numérique, questionnements sur l'appropriation à l'Internet, une coopérative d'activité TIC en Wallonie

Sébastien Cayrolles, créateur de Ceovia, une entreprise de services sur Internet en Région Dijonnaise ("nouveau média qui va donner enfin l'occasion aux particuliers et aux professionnels de communiquer localement"), compte son aventure sur son blog : Scayaux : un créateur d'entreprise à Dijon.


Habitant de Auxonne, il informe aussi sur l'activité d'une association locale "qui procure des séances d'aide pour maîtriser l'informatique" et se questionne dans un autre article sur Internet comme espace de solidarité avec une piste de solution technique en problématisant son propos sur la culture numérique :

"Outre ces problèmes techniques de raccord au web, il y a bien évidemment le problème de la culture numérique. Il y a de nombreuses personnes avec qui j'aimerais bien échanger des photos, des séances de webcam, des lectures. Mais je crois qu'il est à peu près impensable de les convertir à Internet en l'état actuel des choses."


Aujourd'hui, les enjeux de créations d'entreprises axées sur des activités locales numériques se heurtent à des interrogations liées à l'appropriation d'Internet par les utilisateurs : quelles sont les compétences développées, à développer ? Celles qui bien évidemment conditionnent des activités économiques sur des territoires...


Dans le domaine de la création d'entreprise, la solidarité numérique peut jouer à plein comme cette idée judicieuse qui est devenue réalité, l'association Technocité Asbl (centre de compétence de la Région Wallonne en Belgique, qui a pour mission de diffuser très largement les Technologies de l'Information et de la Communication et d'en favoriser l'usage par l'initiation, la formation et le perfectionnement) créée une coopérative d'activité avec le centre de formation d'Hornu qui a pour but de faciliter l'engagement vers une activité indépendante. Pour Technocité, Pascal Kaiser décrit cette action :

"On a formé énormément de gens, à 50 % des demandeurs d'emploi. Et nos formations sont high-tech. Elles coûtent cher en matériel et en formateurs. D'où l'idée d’avoir une certaine traçabilitéde ces formations. De permettre de transformer l'essai. Il y a un fort déficit d'esprit d'entreprise. Les jeunes qui débutent comme indépendants ne savent pas se vendre, hésitent à se lancer… Or, ça peut fonctionner très fort en free-lance. C'est pour ça qu'on veut proposer une formule relativement souple qui donnera la possibilité de travailler 1 an comme free-lance tout en gardant son droit au chômage si l'activité s'arrête. On va aussi proposer des coachings en comptabilité à la demande, et surtout la possibilité de se retrouver dans des groupes de personnes tous dans la même situation."

mardi 5 septembre 2006

Autoformation en vidéo pour OpenOffice (traitement de texte, présentation, tableur)

Les EPM du Lyonnais ont repéré un cours complet en ligne du logiciel du pack logiciel OpenOffice (traitement de texte, présentation, tableur) en auto-formation, créé par la Commission Scolaire de Montréal, d'une incroyable richesse et permettant d'avancer pas à pas dans la découverte et l'appropriation de OpenOffice : OpenOffice : vidéoformations du SITSAT de Montréal.


Source :

Tousignant, Daniel (25 décembre 2005). OpenOffice : vidéoformations du SITSAT de Montréal (En ligne), Commission Scolaire de Montréal, Canada, Page ressource (Page consultée le 5 septembre 2006)

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