Jean-Luc Raymond

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lundi 28 août 2006

Greenpeace : Guide pour une hi-tech responsable et classement environnemental des 14 constructeurs leaders mondiaux d’ordinateurs et de téléphones portables

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Isabelle Lemaitre fait état sur son blog d’un nouveau type de classement établi par l’ONG Greenpeace : Les mauvais élèves du marché électronique (voir site) qui “classe les entreprises en fonction de l’emploi de substances chimiques dangereuses et de leurs pratiques de recyclage des déchets électroniques”. Greenpeace classe les 14 plus importants constructeurs d’ordinateurs et de téléphones mobiles, “dont aucun, pour l’instant, ne peut se targuer d’être une entreprise “verte”.”


A cette occasion, Greenpeace publie Le Guide pour une hi-tech responsable (3 pages, à télécharger ici en .pdf), qui établit un classement “des entreprises leaders de production de téléphones mobiles et d’ordinateurs en fonction de leur politique mondiale en matière d’élimination des substances chimiques dangereuses et en matière de responsabilité exercée pour gérer les produits obsolètes des consommateurs. Les entreprises sont classées uniquement sur la base des informations disponibles publiquement”.


Sont notés et commentés (en partant du meilleur score) : Nokia, Dell, HP, Sony Ericsson, Samsung, Sony, LGE, Panasonic, Toshiba, Fujitsu-Siemens, Apple, Acer, Motorola et Lenovo.


Source :

Anonyme (25 août 2006). “Les mauvais élèves du marché électronique” [En ligne], Greenpeace France, Paris, 1 p. (Page consultée le 28 août 2006)

jeudi 3 août 2006

Information : besoins et usages : caractériser les besoins, les compétences indispensables et redéfinir la fracture numérique

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Lors de la journée d’étude Thémat’IC 2006 de l’IUT Département Information-Communication de l’Université Robert Schuman de Strasbourg ayant lieu le 17 mars sur le thème : “Information : besoins et usages”, des chercheurs, enseignants et documentalistes ont présenté des travaux recouvrant la notion générique de “besoin d’information” et se sont interrogés sur le lien entre les notions de besoin, d’offre et d’usage de l’information dans notre société contemporaine.


Les actes de cette rencontre, récemment publiés, font état de plusieurs éléments de recherche particulièrement intéressants renvoyant aux notions de compétences numériques et informationnelles qu’un internaute peut développer dans son apprentissage de l’internet. En parallèle, on retiendra que certains publics ne peuvent pas développer ces compétences et sont donc exclus de pratiques numériques… Une fracture numérique d’usages sensible et évidemment liée au capital social, culturel et cognitif de chaque individu.


En introduction de la journée, Sophie Kennel, directrice des études du département Information-Communication de l’IUT Robert Schumann s’interroge sur le contexte d’absence d’usage de l’information (lire la communication) :

“Osera-t-on (…) aller jusqu’à dire aussi que l’absence d’usage n’est que le signe de l’absence de besoin ? N’est-ce pas l’usage qui engendre le besoin d’information ? Est-ce parce que nous avons Google News en page d’accueil de notre navigateur Web que nous ressentons la nécessité de nous informer sur le monde ? Ou est-ce alors le système qui crée le besoin ? Mais n risque alors de tomber dans le domaine commercial de l’offre génératrice du besoin.

Car il est évident que prétendre à une réflexion sur le besoin d’information ne peut rester pertinent que dans une réflexion plus large. Qu’il s’agisse d’un système d’information personnel ou collectif et organisationnel, volontaire ou prescrit, en situation personnelle ou de travail, il est indispensable de considérer les imbrications entre besoin et usage, compétences et savoirs, offre et pratiques informationnelles”.


Brigitte Simonnot, Maître de conférences en Sciences de l’Information et de la Communication à l’Université Paul Verlaine de Metz problématise le besoin d’information dans ces principes et les compétences mises en oeuvre ou à développer (lire la communication) ; avec un accompagnement humain parfois nécessaire qui se dessine :

“Pour répondre à un besoin d’information, il est nécessaire d’aider dans certains cas l’individu d’une part à se former une idée assez précise de la tâche qu’il doit effectuer, du but à atteindre et, en parallèle, si besoin est, à s’approprier peu à peu le domaine du sujet de sa recherche : acquisition du vocabulaire, repérage des sources pertinentes, appropriation des modes de raisonnement du domaine, etc.”


Le besoin d’information et la recherche d’information sont donc complexes et pluriformes dans leur approche, et nécessitent des compétences spécifiques. Sur ce point précis, Brigitte Simonnot ajoute :

“Identifier un besoin d’information n’est pas naturel ou inné. On peut ressentir un besoin sans savoir le caractériser, ne pas savoir de quelle information on a besoin ou ne pas avoir conscience qu’il y a problème ou lacune dans ses connaissances (…). On peut aussi ne pas être conscient de la dynamique dans laquelle le besoin d’information va nous faire entrer. (…) Pour chercher efficacement de l’information, il faut des connaissances préalables : on ne cherche que si l’on sait que l’on ne sait pas et que l’on peut trouver.”


Michèle Archambault, professeur documentaliste, s’intéresse au sujet suivant : “Les jeunes et le besoin d’information” (lire la communication). Elle décrit via une analyse critique pertinente l’environnement informationnel dont les jeunes disposent (offre d’information) et caractérise les pratiques courantes de recherche sur Internet chez les jeunes. Michèle Archambault fait ainsi ce constat dans un contexte de recherche d’information pour un jeune :

“Une question personnelle induit le réflexe d’une mobilisation des connaissances. André Tricot nous a appris que plus une personne a des connaissances plus elle a conscience de ses manques, plus elle élargit son champ d’investigation et donc identifie son besoin d’information, en prend clairement conscience. Le capital culturel et le besoin d’information sont donc liés. Ceci est visible chez le public jeune et se manifeste non par une formulation plus précise du besoin d’information mais par une fréquence moins importante d’interrogation et une rapidité accrue dans la démarche. Le jeune qui identifie clairement son besoin d’information cherche moins et trouve plus vite. Celui qui n’identifie pas son besoin est perpétuellement en quête et reste insatisfait. On se trouve dans la situation paradoxale où celui qui cherche tout le temps (manipule sans cesse) n’apprend pas à cerner son besoin et, à l’inverse, celui qui sait identifier le besoin, poser et traiter une question passe moins de temps devant les systèmes. L’observation de ces pratiques nous montre donc également que la maîtrise des outils et techniques n’est pas une question de fond”.


Plus loin dans sa présentation, Michèle Archambault conclut, en partie, sur une définition renouvelée de la fracture numérique :

“Il est temps de tourner le dos aux fausses définitions (la fracture numérique ne réside pas dans le fait que certains possèdent un ordinateur et d’autres pas, mais dans celui, plus grave, que certains n’ont aucune distance face à ce que l’outil leur propose”.


Source :

Collectif ( 16 avril 2006). “Actes de la journée d’étude Thémat’IC 2006 : “Information : besoins et usages”” [En ligne], IUT Département Information-Communication, Université Robert Schuman, Strasbourg, 1 p. (Page consultée le 3 août 2006)

lundi 24 juillet 2006

ANPE, Internet et emploi : le e-recrutement analysé (par Carole Tuchszirer)

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Le numéro de juin 2006 d’Alternatives Economiques propose un dossier très intéressant de 12 pages ”Quand Internet bouscule les marchés” (”Tourisme, musique, médias, marché du travail, de l’occasion…, L’irruption d’Internet remet en cause les positions de nombre d’acteurs économiques traditionnels et change en profondeur les rapports entre offreurs et clients”).


Dans un article de ce dossier titré “Le marché du travail à l’épreuve du e-recrutement”, Carole Tuchszirer, économiste à l’Institut de Recherches Economiques et Sociales, I.R.E.S. et co-auteur de l’excellent blog Sur l’Emploi et le marché du travail, analyse comment le recrutement sur Internet a modifié l’activité des intermédiaires du travail, dont l’A.N.P.E., ce qui n’est pas sans conséquence pour les chômeurs :

“Pour le service public de l’emploi (…), l’utilisation d’Internet n’a pas été sans contradiction. Ce n’est pas que le virage n’a pas été pris : le site le plus utilisé par les entreprises reste anpe.fr (cf. “Les employeurs qui recrutent par Internet”, par Jean-Louis Zanda, Observatoire de l’ANPE, avril 2005). Mais l’ANPE doit assurer une circulation optimale de l’information entre les usagers pour améliorer la fluidité du marché du travail, tout en veillant à favoriser l’accès à l’emploi des personnes qui en sont le plus éloignées. L’ANPE s’est donc acquittée de sa première mission en basculant sur anpe.fr quasiment toutes les offres d’emploi figurant dans ses fichiers internes. Elle en facilite ainsi l’accès à des internautes qui ne se seraient pas forcément déplacés à l’agence.

Ces offres d’emploi, pour la plupart anonymes, imposent l’intervention d’un conseiller ANPE pour mettre effectivement en relation les demandeurs d’emploi avec les entreprises. Anpe.fr ne fait donc pas disparaître le travail d’intermédiaire physique de l’agence. Cependant, 10 % des offres d’emploi sont directement déposées sur anpe.fr de façon nominative par les employeurs. Les internautes peuvent alors entrer en contact avec l’entreprise sans passer par l’ANPE.

Mais jusqu’où faut-il pousser l’information sur anpe.fr sans contrevenir à la mission de placement des publics les plus en difficulté ? L’ANPE a fait en particulier le choix de ne pas laisser aux entreprises la possibilité de déposer directement en ligne des offres de contrats aidés relevant de la politique de l’emploi. Afin de pourvoir ces emplois par une exploitation en interne des fichiers de l’agence. L’idée est de privilégier les plus fragiles et de ne pas recourir au dépôt en ligne que dans un second temps. De la même façon, la CVthèque de l’ANPE, qui est composée à 40 % de salariés en activité, pourrait poser problème si les agents de l’ANPE cherchaient à pourvoir les offres d’emploi confiées par ces candidats supposés moins éloignés de l’emploi que d’autres. Voilà pourquoi l’ANPE cherche à favoriser l’accès à Internet au plus grand nombre de chômeurs, en privilégiant ceux d’entre eux qui n’ont pas forcément intégré cette nouvelle technique de recherche d’emploi. Des dispositifs de formation ont été mis en place pour aider les chômeurs à rechercher des offres d’emploi sur Internet, à s’y abonner et à déposer leur CV en ligne.

Les sites d’emploi, en augmentant la visibilité des annonces et des CV, permettent de réduire la part du chômage, dit frictionnel, liée à une mauvaise circulation des informations sur le marché du travail. (…) Mais la contribution des sites emploi à la lutte contre le chômage ne peut aller au-delà. Le recrutement en ligne ne peut venir à bout ni du chômage structurel, lié à une mauvaise formation des salariés, ni du chômage conjoncturel, lié à un déficit de croissance.

Par ailleurs, Internet peut produire un effet d’appel sur des salariés en poste qui n’hésitent déjà plus à recourir aux sites d’emploi pour jauger leur valeur sur le marché du travail.”


Source :

Tuchszirer, Carole (juin 2006). “Le marché du travail à l’épreuve du e-recrutement”, Alternatives Economiques, Paris, n°248, pp.55-56

samedi 22 juillet 2006

Canicule et chaleurs extrêmes : conseils, plan canicule, prévention et solidarité… Internet joue son rôle d’information

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Depuis quelques semaines, le Ministère de la Santé et des Solidarités a développé sur son site une rubrique “Canicule et chaleurs extrêmes” avec une information synthétique et des numéros de téléphone utiles d’urgence. Le plan “Canicule 2006″ est téléchargeable en .pdf.


Bizarrement, le site du Ministère délégué à la Sécurité sociale, aux Personnes âgées, aux Personnes handicapées et à la Famille reste jusqu’à aujourd’hui muet sur la canicule.


En France, d’autres organismes, associations, instituts et sites Internet jouent un rôle solidaire d’information, de prévention, de solidarité et de conseil en cas de forte chaleur ou de canicule.


L’association France Bénévolat active dans la solidarité associative et des bénévoles dans le cadre du Plan Canicule 2006


L’association France Bénévolat a noué un partenariat avec le Ministère de la Santé et des Solidarités en listant les associations prêtes à intervenir en cas de canicule et en relayant les besoins de bénévoles, localement ; explications via cette page du site France Bénévolat :

“Cette confiance renouvelée correspond à l’assurance d’un dispositif adapté pour répondre aux besoins d’urgence en cas de canicule avec :- Le relais des grands réseaux associatifs, partenaire du Ministère
- Un vivier de 12 000 bénévoles potentiellement mobilisables
- La force d’un réseau national (100 centres locaux et antennes)
- Un moteur de recherche des annonces pour les bénévoles dédié pour le plan canicule 2006
- Un flash d’information localisé visible dès le lancement d’une alerte sur le site.”


Météo France fait de la vigilance canicule son cheval de bataille


Météo France dédie une rubrique de son site Internet à la “vigilance canicule” (voir le site) avec des prévisions météo à 3 jours département par département, et un système d’alerte mis à jour au moins quotidiennement comprenant un bulletin national de suivi, un guide vigilance, une carte détaillée et des bulletins de suivi régionaux.


L’Institut de Veille Sanitaire remplit une mission d’information générale sur la canicule


L’Institut de Veille Sanitaire, via sa une, diffuse de l’info sur l’état de la canicule 2006, au moins tous les 6 jours, et dans un dossier complémentaire intitulé “Chaleur et santé” (présentation du système national d’alerte canicule et santé, rapports et résultats d’études, dossiers de Presse…).


L’Institut National de Prévention et d’Éducation pour la Santé joue la carte de la prévention solidaire


Sur son site, l’I.N.P.E.S. (Institut National de Prévention et d’Éducation pour la Santé) relaie les différentes ressources de sa campagne d’information “Canicule : n’attendons pas pour être solidaires”. Textes, vidéo, message audio, dépliant, brochure et affichette sont présentés sur cette page, complétée par un document d’information du Ministère de la Santé et des Solidarités : “Canicule : Santé en Danger. Préservez votre santé et aidez les personnes fragiles qui vous entourent”.


L’Agence Française de Sécurité Sanitaie de l’Environnement et du Travail publie des liens-clés


L’A.F.S.S.E.T. (Agence Française de Sécurité Sanitaie de l’Environnement et du Travail) contribue au Plan Canicule en mesurant les “impacts sanitaires et énergétiques des installations de climatisation dans les établissements de santé et les établissements accueillant des personnes âgées” et met en avant sur son site quelques liens-clés.


Conseils pour travailler par forte chaleur et Code du Travail


Enfin, l’Institut National de Recherche et de Sécurité présente un dossier complet “Travailler par de fortes chaleurs en été” (voir le site) avec recommandations et un point sur la réglementation :

“Des conditions climatiques caniculaires exceptionnelles peuvent être à l’origine d’accidents du travail, certains pouvant entraîner la mort. Ce dossier fait le point sur le sujet. Il propose une aide à l’évaluation des risques liés à une chaleur caniculaire en milieu professionnel, ainsi que plusieurs pistes pratiques de prévention.”

À suivre également, des sites Internet avec des conseils pratiques liés à la canicule…


Le laboratoire de Santé Publique de la Faculté de médecine de Marseille a mis en place dès 2004 un site didactique et informatif : Canicule.info : “Chaleur ou canicule : comment passer un bon été!“avec une marche à suivre et des explications sur les risques liés à la chaleur pour différents types de population,


L’Office Fédéral de la Santé Publique Suisse délivre sur Canicule.ch des fiches pratiques de conseils concrets en cas de fortes chaleurs,

La Mairie de Paris, par l’intermédiaire de son portail “Solidarités”, propose une page spéciale (et une brochure à télécharger) sur le thème : “Fortes Chaleurs : comment se préparer ? Comment y faire face ?”, sans oublier une page utile : “Comment rafraîchir son logement en période de fortes chaleurs ?” et la liste des 108 fontaines Wallace à Paris (qui assurent une “distribution d’eau potable [gratuitement et] sont disséminées dans les rues, squares, jardins et bois de Paris”),


Enfin, Yahoo! France Actualités diffuse des dépêches et infos sur sa chaîne Actualités via le dossier “Canicules“.

samedi 15 juillet 2006

Précarité, médiation, lien social et TIC : compte-rendu des échanges au Forum des usages coopératifs de Brest et création d’un groupe de travail PSAUME “Populations socialement défavorisées et TIC”

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Dans le cadre du 2e Forum des Usages Coopératifs à Brest du 5 au 7 juillet 2006, un fil rouge de rencontres sur le thème “Précarité, médiation, lien social et TIC” a eu lieu en matinée et en après-midi au cours des 3 journées :

“Cette session est un lieu de partage d’expériences et de réflexions sur l’usage des TIC auprès de populations en quête de réinsertion. Elle interpelle les chercheurs et acteurs de terrain sur la problématique de la médiation, tant elle implique des processus de reconquête de l’estime de soi et de re-création de liens avec les autres”.

Nicolas Jullien, chercheur et coordinateur du réseau MARSOUIN propose sur le site de P.S.A.U.M.E. (Populations Socialement défavorisées et TIC : Analyse des (non-)Usages, des Médiations et des Expériences) un Compte-rendu des échanges des trois jours de rencontre :

* Mercredi 5 juillet : Aller au-devant des publics éloignés (animatrice : Annabelle Boutet).

Intervenants : Nathalie Lareur (A.G.E.H.B. Le Phare), Yves Bucas-Français (espace multimédia Cyberagora, Association Emmaüs), Régine Roué (Centre Social Kérourien)

* Jeudi 6 juillet en matinée : Quel(s) public(s) pour les espaces publics (animatrice : Annabelle Boutet).

Intervenants : Catherine Bigot (Conseil Régional de Bretagne), Emmanuel Mayoud (CyberPlourin), Paul Person (Club informatique pénitencier, Brest), Gaël Ferragu (Résidence Ker Digemer, Bellevue, Brest) 

* Jeudi 6 juillet en après-midi : Invitation au dialogue entre chercheurs et acteurs (animateurs : Annabelle Boutet et Nicolas Jullien)

Intervenants : Florence Gallemand (CURAPP, Université de Picardie Jules Verne), Pascal Plantard (CREAD, Université Rennes 2), Serge Proulx (LabCMO, Université de Québec, Montréal)

* Vendredi 7 juillet en matinée : Illettrisme et ordinateur (animatrice : Annabelle Boutet)

Intervenants : Pascal Kieger (ASF Espace Formation, Gouesnou, Finistère), Abdel Boureghda (Centre ICOM, Handicap International, Lyon)

* Vendredi 7 juillet en après-midi : Invitation au dialogue entre chercheurs et acteurs (animateurs : Annabelle Boutet et Nicolas Jullien)

Intervenants : Paola Bazan Becerra (Programas Nuevas Technologias, ITDG, Pérou), Claire Lobet (Directrice de Recherche de Namur), Françoise Navarre (chercheuse en psychologie à l’Asbl C.I.G.E.R.), Véronique Laurent (chercheuse F.U.N.D.P. Namur).

Pour faire suite à ce fil de rencontres, le projet de recherche P.S.A.U.M.E. mené par le laboratoire des usages de Brest et la Ville de Brest propose la création d’un groupe de travail sur le sujet des “populations socialement défavorisées et TIC : Analyse des (non-)Usages, des Médiations et des Expériences” s’adressant aux acteurs impliqués dans ces pratiques de médiation, d’observation participante et de travail auprès des populations socialement défavorisées avec l’ouverture d’une liste de diffusion PSAUME et la restructuration du site Internet PSAUME pour accueillir les contributions. On s’appuie ici sur le travail réalisé dans deux projets de recherche antérieurs les projets Psaume et Internet de rue et les rencontres avec ATD Quart-monde, Emmaüs et d’autres acteurs en 2005-2006 en intégrant les apports des laboratoires présentant aux rencontres.

Source :
Jullien, Nicolas (12 juillet 2006). “Compte-rendu des échanges des trois jours de rencontre. Forum des usages coopératifs 2006” [En ligne], PSAUME, MARSOUIN, Brest, 1 p. (Page consultée le 15 juillet 2006)

lundi 26 juin 2006

Les Français exigent des progrès de l’administration électronique (baromètre Accenture)

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Devant l'engouement de facade d'une administration électronique pour tous et de Français satisfaits par les services électroniques, la 7e édition du baromètre Accenture sur la e-administration vient tempérer des arguments souvent présentés comme des faits accompli : les français ont adopté massivement et avec satisfaction l'administration électronique.


Cette étude mêle deux enquêtes dans 21 pays dans le monde : l'une auprès de citoyens, l'autre auprès de hauts fonctionnaires de pays "leaders" en matière d'administration. La France bénéficie d'une situation contrastée aux yeux des citoyens :

"L'efficacité de la coopération entre les administrations (- 30 %) et les efforts de développement des services en ligne (- 12 %) entre 2005 et 2006 sont sensiblement en baisse)."

"Les Français sont pessimistes lorsqu'ils s'expriment sur leur perception des progrès réalisés dans le domaine de l'administration électronique : l'efficacité de la coopération entre administrations aurait baissé de 30% selon le baromètre d'Accenture."


Pour les internautes, l'exigence d'intégration de services électroniques administratifs s'est accrue. Quant aux non-internautes, cette plus forte "technicité" risque de les laisser de côté une nouvelle fois. La notion de marketing est de plus en plus développée pour faire de l'adoption de la e-administration un effet de masse concourant à des résultats plus rapides.


Accenture délivre des conseils pour améliorer la situation française :

"Pour éviter les risques de frustration, l'Administration française doit développer l'intégration des services en favorisant une approche transversale interorganismes et se montrer exigent concernant la qualité de service rendue sur les différents canaux de relation avec le citoyen."


Sources :

Rédaction (21 juin 2006). "Les Français ne perçoivent pas de progrès réalisés dans l'e-administration" [En ligne], VNUnet.fr, Paris, 1 p. (Page consultée le 26 juin 2006)

Reynard, Lucile, "Internet, le canal d'accès préféré des Français aux services administratifs" [En ligne], Le Journal du Net, Benchmark Broup, Suresnes, 1 p. (Page consultée le 26 juin 2006)

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